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Péréquation - Ottawa versera moins au Québec l'an prochain

Alec Castonguay   4 novembre 2008  Québec
Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, et son homologue québécoise, Monique Jérôme-Forget, hier, à Toronto.
Photo : Agence Reuters
Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, et son homologue québécoise, Monique Jérôme-Forget, hier, à Toronto.
Ottawa — Confronté à des finances publiques qui se dégradent rapidement, le gouvernement Harper a annoncé hier qu'il modifiait la formule de péréquation pour ralentir la croissance des coûts de ce programme destiné aux provinces. Résultat: le Québec est légèrement désavantagé. Par contre, l'Ontario touchera pour la première fois de la péréquation, faisant ainsi son entrée dans le club des provinces pauvres au pays.

Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, rencontrait ses homologues provinciaux hier à Toronto pour faire le point sur la crise financière et le ralentissement économique. C'est à la toute fin d'une réunion de trois heures qu'il a prévenu les autres ministres que le gouvernement du Canada changeait sa formule de péréquation.

Jim Flaherty a non seulement attendu qu'il reste cinq minutes à la réunion avant d'annoncer ses intentions, mais il n'a pas davantage expliqué en quoi consistent les nouveaux paramètres de calcul utilisés par Ottawa. Tout au plus a-t-il dit que les «principes» restent les mêmes.

Cette précipitation a semblé surprendre la ministre des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget. «On ne connaît pas la nouvelle formule. On nous a seulement donné un chiffre pour l'année prochaine. Nos fonctionnaires vont travailler pour trouver la formule, question de mieux comprendre», a-t-elle dit.

Le ministre ontarien des Finances, Dwight Duncan, ne semblait pas plus heureux du peu d'explications fournies par Ottawa. «Ça ne montre pas une ouverture au dialogue», a-t-il dit.

Le programme fédéral de péréquation permet, grâce à une formule complexe, de calculer la richesse de chaque province canadienne (sa capacité fiscale) et de venir en aide à celles qui sont plus pauvres que la moyenne, et ce, afin de réduire les disparités régionales dans les services offerts. Le hic, c'est que la valeur des ressources naturelles est désormais incluse en partie dans le calcul. Avec la flambée des prix du pétrole et du gaz, les écarts entre les provinces riches (Alberta, Saskatchewan) et les moins nanties (Québec et Ontario) se sont creusés, avec pour résultat qu'Ottawa a dû verser des sommes plus importantes pour les combler.

Or, Ottawa ne veut plus que la facture de ce programme bondisse de 10 à 15 % par année. Jim Flaherty souhaite que la hausse des paiements aux provinces reflète davantage la croissance réelle de l'économie canadienne. «Les Canadiens vont être d'accord que c'est la chose responsable à faire», a dit Jim Flaherty hier. Surtout, ajoute-t-il, que 70 % de la population canadienne vit maintenant dans une province qui reçoit de la péréquation, étant donné que l'Ontario recevra une part de la cagnotte. «La réalité, c'est que c'est impossible de soutenir une croissance de 15 % par année.»

Inévitablement, ce changement fait des gagnants et des perdants. «Je pense que mes collègues ont compris, a dit Jim Flaherty. Mais c'est sûr que les gens en veulent toujours plus, et il faut s'y attendre.»

Le Québec perdant

Au chapitre des perdants figure le Québec, dont la péréquation représente près de 12 % des revenus annuels. Le changement d'Ottawa privera la province d'environ 50 millions de dollars en 2009-10. Il s'agit d'une baisse par rapport aux projections, mais pas d'une réduction nette, puisque le programme continue à croître.

Ainsi, le Québec touchera 8,355 milliards de dollars grâce à la péréquation en 2009-10, comparativement à 8,028 milliards cette année. Une hausse de 327 millions de dollars.

La perte de 50 millions n'a d'ailleurs pas semblé offusquer la ministre Monique Jérôme-Forget. «On a toujours fait des évaluations conservatrices sur ce qu'on pensait recevoir», a-t-elle dit. Selon la ministre, qui fera le point sur l'état des finances du Québec aujourd'hui, la modification d'Ottawa est «une approche raisonnable» dans le contexte actuel. «Un gouvernement ne peut pas faire face à des coûts exorbitants en hausse.» Elle dit néanmoins rester vigilante pour les années à venir.

Bien conscient que la péréquation a été utilisée pour régler en grande partie le déséquilibre fiscal, Jim Flaherty a promis hier que ce programme continuerait de croître dans les prochaines années, même si le rythme est plus lent.

L'Ontario gagnant

Le programme de péréquation coûtera 14,2 milliards de dollars au gouvernement fédéral en 2009-10. C'est 600 millions de plus que cette année. Et une bonne partie de cette somme prendra le chemin de l'Ontario, qui touchera des paiements de péréquation pour la première fois de son histoire. La province recevra 347 millions en 2009-10.

Ce changement témoigne avec éloquence du déplacement de la richesse au pays. L'Ontario, responsable de 40 % du PIB canadien, est maintenant une province qui a besoin de l'argent du fédéral pour assurer des services équivalents à sa population, alors que les provinces riches en ressources naturelles, comme l'Alberta, la Saskatchewan, la Colombie-Britannique et Terre-Neuve, ne toucheront pas de péréquation en 2009-10.

Le ministre des Finances de l'Ontario, Dwight Duncan, semblait presque gêné de cette situation hier. «Je ne pense pas que ça va durer longtemps», a-t-il dit. Depuis la mise en place de ce programme, il y a 51 ans, l'Ontario s'est qualifiée techniquement à cinq reprises pour recevoir de la péréquation, mais n'a jamais touché d'argent.

L'Ontario, qui a longtemps été le moteur économique du Canada, est en pleine tourmente, avec un secteur manufacturier en difficulté et un secteur de l'automobile en décroissance. Jim Flaherty, qui a été ministre des Finances de l'Ontario sous le gouvernement de Mike Harris, a dit être «inquiet» pour sa province. «Oui, ça m'inquiète, a-t-il dit. Mais la réalité est que l'Ontario y a droit et que, malheureusement, la province pourrait y avoir droit pour encore un moment. [...] En tant qu'ancien ministre provincial, ça me fait quelque chose de voir ça.» L'Ontario prévoit faire un déficit de 500 millions de dollars pour l'année en cours, qui prendra fin le 31 mars prochain.

Le premier ministre de Terre-Neuve, Danny Williams, a dit que c'était un jour heureux pour sa province, qui ne touchera pas de péréquation pour la première fois de son histoire, notamment grâce aux revenus du pétrole et du gaz. Il a dit comprendre le sentiment des Ontariens. «On sympathise. On comprend c'est quoi faire face à une économie en difficulté», a-t-il dit. M. Williams estime que les Terre-Neuviens ont réussi à relancer leur économie et que cela mérite le respect de tous. «Je pense que les blagues de "Newfie", c'est terminé», a-t-il lancé.






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  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    mardi 4 novembre 2008 04h54
    Ben là, eille
    « Si toutes les provinces faisaient comme le Québec, à attendre que les neuf autres paient l'addition pour leurs services publics inefficaces et hypertrophiés, leur politiques économiques et industrielle absurdes, et leur productivité anémique, fait longtemps que la confédération aurait coulé comme le Titanic, et les séparatiss avec. Pis 8.4 milliards c'est quand même mieux qu'une claque dans la face. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 4 novembre 2008 06h38
    Le mythe fédéraliste de la péréquation
    « Comment l'Ontario, qui envoie plus de 20 milliards à Ottawa qu'elle n'en reçoit en retour, peut maintenant recevoir de la péréquation, le BS du Canada? C'est que le vrai BS est à Ottawa...

    Depuis des années, les Feds ont réussi habilement à nous faire accroire qu'on était tellement, mais tellement pauvres au Québec, que les riches Albertains et Ontariens, par pure solidarité canadienne (ils nous aiment tant) nous envoyaient un beau tchèque annuel de 8 milliards pour payer l'épicerie à Monique. Cest l'une des plus grandes légendes urbaines du fédéralisme canadien.

    D'abord le fric ne vient pas de l'Ontario et de l'Alberta mais bien d'Ottawa. Le 8 milliards fait partie d'une enveloppe de 14 milliards distribuées en péréquation à 6 provinces. Per capita les Québécois sont ceux qui reçoivent le moins(présentement)

    Ottawa lève 240 milliards en taxes et impots, coast to coast. Mais Ottawa ne redistribue pas tout le magot, loin de là. Ottawa fait disparaitre 50 milliards de dollars. Et c'est là l'attrape, trop longtemps caché. En gros 35 milliards va au paiment de la dette, 10 vont aux surplus (du temps des surplus s'entend) et 5 à l'aide internationale. Il redistribue ensuite les 190 milliards et nous fait accroire que l'on vit le fédéralisme rentable.

    Le problème évidemment est du coté des souverainistes qui ont été, jusqu'ici, incapables d'expliquer tout ça en langage simple. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 4 novembre 2008 08h44
    @ Messieurs Noel et Pau
    « M. Jacques Noel affirme : «Le problème évidemment est du coté des souverainistes qui ont été, jusqu'ici, incapables d'expliquer tout ça en langage simple.»

    Le peuple a de la difficulté à comprendre ce que c'est 1 milliard ou 50. Les comptes de nos gouvernements, avec le temps, se sont trop mêlés et complexifiés, même nos gouvernements ont de la difficulté à s'y retrouver. Un chat n'y retrouverait pas ses petits. Pourquoi le fédéral subventionne les pétrolières de l'Ouest et de l'Est et pas l'Hydro-Québec etc...Fait que, faut y aller au pif.

    M. Pau pense que le Québec est sur le BS canadien, une roue carrée canadienne et un empêcheur de tourner en rond. On se demande bien alors pourquoi ils ne veulent pas nous lâcher et tentent par tous leurs moyens de nous faire peur "si on sort du Canada" à chaque référendum sur la souveraineté du Québec.

    Est-ce que M. Pau pense que les habitants du ROC veulent trop notre bien et qu'ils ont peur que nous mourions de faim sans EUX ? »

  • andré michaud
    Inscrit
    mardi 4 novembre 2008 08h45
    Avantages économiques de la confédération
    « C'est pour moi une bonne nouvelle de recevoir moins de "bs" des autres provinces. C'est signe que nous progressons économiquement au Québec, et que les provinces traditionellement pauvres s'en sortent...donc c'est POSITIF!

    Ce qu'il y a de bien dans une confédération c'est qu'il y a toujours des éléments plus forts pour compenser les plus faibles et assurer une stabilité...L'Ontario a aidé d'autres provinces, et aujourd'hui c'est Terre Neuve qui aide l'Ontario.Les petits pays indépendants n'ont pas cette chance, et leur situation économique est moins stable. La solidarité qu'apporte une confédération est un gros PLUS économiquement.

    Un jour y aura t'il une confédération mondiale sous l'égide de l'ONU, avec préréquation mondiale...??? »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    mardi 4 novembre 2008 09h36
    A Bousquet
    « Je pense mon cher Gilles, un peu comme Michaud, que recevoir de la péréquation n'est pas une bonne nouvelle pour l'Ontario; qu'en recevoir autant et depuis si longtemps n'est pas une bonne nouvelle pour le Québec; et que la péréquation, comme toutes les formes d'assistanat, a des effets pervers qui amènent les sociétés, tout comme les individus, à ne pas s'aider eux-mêmes tout en attendant tout de même que le ciel les aide. Je pense aussi qu'une réforme intelligente de la péréquation serait de la frapper d'une date de péremption, assortie de transferts dégressifs avec le temps: de cette façon, les provinces récipiendaires seraient incitées à remettre leur économie, leur fiscalité, et leur gestion des finances publiques en ordre afin de passer du sortir de cette dépendance malsaine. Je pense enfin que toute carotte a besoin d'un bâton, et que sans le bâton, étant donné le manque pathétique d'envergure des politiciens québécois actueles, le Québec finira par couler tranquillement au fond du tonneau, ce qui n'est pas une perspective positive pour l'avenir du Français au Canada. »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mardi 4 novembre 2008 09h45
    Ouf...
    « Heureusement qu'on reçoit cet argent sinon ce serait la débâcle. Le secteur pharmaceutique en Ontario, c'est le top pas comme à Montréal où c'est misère. facile, regardez Workopolis et vous verrez Ontario, Ontario et encore Ontario. Ce ne sont pas les articles qui parlent mais les centres de recherche d'emplois qui sont très significatifs. le Québec serait en train de demander de l'aide au FMI s'il était indépendant. La suisse a résolu le problème depuis longtemps en ouvrant les banques aux gangsters et banksters de la planète. Comme le Luxembourg ou Andorre ou les paradis fiscaux. 8 Milliards, c'est toujours bon à recevoir, non? »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 4 novembre 2008 09h47
    @ M. André Michaud
    « Bonne suggestion de M. André Michaud «Un jour y aura t'il une confédération mondiale sous l'égide de l'ONU, avec préréquation mondiale...??? »

    Le principe est bon mais, en pratique, est-ce que ça encouragerait le manque d'initiatives ? Ferait mieux vivre des gens dans le désert à ne rien faire, ce qui ferait augmenter encore plus le nombre de ceux qui y vivent ? Cercle vicieux à éviter.

    Est-ce que le pétrole de l'Alberta et de Terre-Neuve va finir par tous nous faire vivre au Québec ? Pas trop certain.

    S'il n'y avait pas eu de guerres de famines et d'épidémies depuis 100 ans, combien de milliards d'humains est-ce qu'il y aurait sur la terre ? Faudrait contrôler les naissances, à la place. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 4 novembre 2008 10h45
    Ottawa nous avolé deux Baie James entre 200 et 2005
    « En 2000, les Québécois ont envoyé 39,493 milliards à Ottawa et n'ont reçu que 30,524 milliards pour un vol de 8,960 milliards

    En 2001, les Québécois ont envoyé 38,184 milliards à Ottawa et n'ont reçu que 32,109 milliards, pour un vol de 6,075 milliards

    En 2002, les Québécois ont envoyé 38,093 milliards à Ottawa et n'ont reçu que 32,579 milliards, pour un vol de 5,514 milliards

    En 2003, les Québécois ont envoyé 39,709 milliards à Ottawa et n'ont reçu que 34,762 milliards, pour un vol de 4,947 milliards

    En 2004, les Québécois ont envoyé 41,127 milliards à Ottawa et n'ont reçu que 34,512 milliards, pour un vol de 6,615 milliards

    En 2005, les Québécois ont envoyé 43,428 milliards à Ottawa et n'ont reçu que 39,249 milliards pour un vol de 4,179 milliards

    http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/econm_finnc/conjn_econm/TSC/pdf/chap13.pdf

    Entre 2000 et 2005, le Canada nous a volé 36,299 milliards. C'est deux Baie James, payées cash. Mais on continue de nous remplir avec le BS de la péréquation, qui viendrait des généreux Albertains et Ontariens, qui nous aiment tellement.

    Si le Québec envoie beaucoup plus d'argent à Ottawa qu'il n'en recoit, pourquoi a-t-il besoin de la péréquation pour boucler ses fins de mois? C'est qu'Ottawa fait disparaitre du fric avant de le distribuer.

    Ottawa collecte quelque 240 milliards d'un océan à l'autre. Mais il ne retourne que 190 milliards au bon peuple. Ottawa fait disparaitre 35 milliards dans le paiement de la dette, 10 dans les surplus (du temps qu'il y en avait) et 5 en aide internationale. Mais ça on le cache aux Québécois. On leur "bille" tout ça, pis après on leur donne de la péréquation en leur disant qu'on leur fait un cadeau avec leur argent. Et Pauline et Ti-Gilles dorment sur la swich, se laissant remplir comme les autres. »

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 4 novembre 2008 16h30
    Une nouvelle souveraineté-association
    « L'autrefois très riche province de l'Ontario va passer sous le BS fédéral au moment même où le fédéral, actuellement conservateur, cherche à plafonner la péréquation. L'Ontario et le Québec devront bientôt s'associer pour éviter que les décisions capitales qui les concernent ne soient prises à Calgary et Régina. Vive le Quétario libre !
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Amadeus Olivier
    Inscrit
    mardi 4 novembre 2008 17h09
    Quelle disparition ?
    « J'ai lu plusieur fois ici qu'Ottawa faisait "disparaître" $50G par année, en paiement des intérêts, en remboursement de la dette, et en aide internationale. Et certains trouvent que c'est du vol ? Qu'est-ce que le gouvernement devrait faire ? Ne pas payer les intérêts sur la dette peut-être ? Très réaliste, vraiment, j'en conviens... Mieux, plutôt que de rembourser notre énorme dettes, on devrait revenir aux temps des déficits, et par la suite abolir tout les programmes internationaux. J'imagine que, cette situation d'injustice règlée, ces gens accusateurs seraient alors content. Vraiment n'importe quoi. »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 4 novembre 2008 17h26
    La dépendance canadienne
    « Il faut lire ces "on ne sait pas qui on est" pour voir leur dépendance crasse. Il est si généreux ce Canada pour les pas capable du Québec ! Monique-près-de-sa-sacoche suivra ça de près alors qu'elle vient de refuser les points de TPS. C'est tellement facile de faire gérer ses affaires par Ottawa. On est tellement bien il ne faut donc pas prendre de chance d'être mieux!

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    mardi 4 novembre 2008 22h57
    Monsieur Bernard, vous êtes dans l'erreur
    « C'est incroyable de voir à quel point certains sont prêt à accepter n'importe quoi qui les conforte dans leurs idées, non, le Québec n'est pas derrière l'Ontario au niveau des entreprises pharmaceutiques

    R&D en santé Le Québec au premier rang

    Selon les plus récentes données de Statistique Canada en matière de recherche et développement dans le domaine de la santé, c'est au Québec que les dépenses sont proportionnellement les plus élevées. Cela dit, les dépenses de R&D en santé qui sont incluses dans les dépenses intérieures brutes en recherche et développement (DIRD) au Canada n'ont cessé d'augmenter année après année, passant de 1,2 milliard $ en 1988 (soit 13,5 % des DIRD) à 5,7 milliards $ en 2004 (24 %). Pour cette même année 2004, le total des dépenses intérieures brutes en R&D était estimé à 24,5 milliards $ (dont 24 % pour la R&D en santé). L'enseignement supérieur (universités et hôpitaux d'enseignement) accaparait 60 % des dépenses (3,5 milliards $) en 2004 suivi du secteur des entreprises commerciales représentant 35 % (2 milliards $) des DIRD en santé.

    En 2002, dernière année pour laquelle les données provinciales de R&D sont accessibles, les dépenses pour l'ensemble des secteurs de financement (administrations fédérale et provinciales, entreprises commerciales, enseignement supérieur, organismes privés à but non lucratif, étranger) ont été de 2,93 milliards $. C'est au Québec (906 millions $) et en Ontario (1,18 milliard $) que les dépenses ont été les plus élevées (une dépense par habitant de 122 $ pour le Québec et de 97 $ pour l'Ontario, comparativement à 93 $ pour l'ensemble du Canada). De ces montants, 406 millions $ et 486 millions $ des dépenses provenaient respectivement des établissements d'enseignement supérieur du Québec et de l'Ontario. Le montant provenant des entreprises commerciales était cependant deux fois et demie fois supérieur en Ontario (139,1 millions $) par rapport au Québec (57,0 millions). La contribution de l'étranger était aussi deux fois plus élevée en Ontario qu'au Québec (20,9 millions $ versus 10,5 millions $). Le faible financement provenant du secteur privé pose certainement un défi pour le Québec.

    Les projections pour 2004 révèlent en fait que les entreprises commerciales demeurent les principales sources de financement (1,6 milliard $ l'an dernier, soit 100 millions $ de plus que les universités) pour l'ensemble de la R&D en santé, et ce, tant pour les universités que pour les laboratoires privés.

    http://www.cma.ca/index.cfm?ci_id=10027796&la_id=2


    Et j'ajouterais ceci

    Une industrie concentrée en Ontario et au Québec
    En 2001, l'industrie pharmaceutique employait 1,2 % de tous les travailleurs du secteur de la fabrication.
    Environ 24 000 personnes travaillaient dans cette industrie en 2001, comparativement à 19 900 en 1997.
    Durant cette période de 5 ans, l'emploi dans le secteur pharmaceutique a augmenté de 22 %,
    comparativement à 9 % pour l'économie dans son ensemble.
    Ces emplois étaient localisés principalement dans deux provinces, l'Ontario et le Québec. En 2001, les
    entreprises en Ontario employaient environ 12 000 personnes ou 50 % du total. Les compagnies au
    Québec employaient autour de 8 700 personnes ou 37 % du total. La part du Québec a diminué légèrement
    depuis 1997, où elle s'établissait à 41 % de l'ensemble de l'emploi national dans l'industrie pharmaceutique

    http://www.statcan.ca/francais/freepub/15-001-XIF/00702/pharm_fr.pdf

    37 % des employés en R&D au Canada demeure au Québec alors qu'on est 23% de la population.

    C'est mieux que L'Ontario qui ont 50% des employés en R&D pharmaceutique pour 39% de la population. »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mercredi 5 novembre 2008 08h33
    @ Dominic Pageau
    « Voyez les sites d'emploi et faites la comparaison et interrogez les Headhunters à ce point de vue. Je vous parle de 2008 et bientôt de 2009. Je travaille et évolue dans ce milieu comme Clinical Research Associate (CRA)(Les PM, Projects Managers, c'est la même situation), je vais souvent en Ontario/USA et je peux vous dire que malgré les statistiques, il y a aussi une réalité facile à démontrer en terme de recherche de position dans ce milieu. Je connais fort bien les directeurs et autre CEOs de compagnies pharma pour en savoir quelque peu sur la situation. Je ne vous pas de recherche universitaire, je vous parle de CRO (Clinical Research Organisation) et autres importantes compagnies de recherches et développements. »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    mercredi 5 novembre 2008 17h30
    On fait mieux que l'Ontario en R&D
    « Que ça vous dérange ou pas, les chiffres le disent, par rapport à notre population, on a la plus grosse par des emplois en R&D au Canada, l'Ontario est second »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    mercredi 5 novembre 2008 17h54
    Autre chose
    « C'est pas parce qu'on engage moins que l'Ontario présentement que leur secteur de la R&D est plus important par rapport aux nombres d'habitants. »

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