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Immigration - Mirage et déception

Marie-Andrée Chouinard   1 novembre 2008  Québec
Les immigrants auront beau apposer leur griffe sur le plus symbolique des contrats sociaux avant de fouler le sol québécois, cela ne changera pas un iota à ce qui constitue l'un des obstacles les plus percutants à l'intégration des nouveaux arrivants, soit la discrimination.

Réglons sans tarder la question électorale. La ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James, a eu beau annoncer cette semaine en grande pompe un plan d'intégration des immigrants, les meilleures de ses intentions s'évanouiront dès que la fanfare électorale commencera à résonner, un éclat annoncé pour la semaine prochaine.

Les libéraux de M. Charest pensaient peut-être régler une fois pour toutes l'embarrassante question de l'identité en larguant des mesures destinées à marier harmonieusement société d'accueil et immigration, mais quiconque a observé quelques parades électorales le sait bien: les risques de dérapage guettent chacun des partis et l'identité, peu importe l'angle d'attaque, pourrait s'avérer une glissante pelure de banane.

Réglons également l'aspect moral de ce «contrat», qui liera dès janvier prochain les nouveaux arrivants à la société québécoise. Sans signature sur cette déclaration faisant l'apologie des valeurs communes québécoises — le fameux «socle» de Bouchard-Taylor! —, les immigrants n'auront pas droit d'entrée au Québec. Pour faire sien le «Je me souviens», il faudra s'engager à respecter les valeurs telles que la liberté et la démocratie, la séparation de l'Église et de l'État, le pluralisme, la primauté du droit et l'égalité des hommes et des femmes. Il faudra en outre «vouloir apprendre le français».

Un engagement moral, purement et simplement. Un «oui je le veux» apposé sur un papier qui s'ajoute à une abondante paperasse. Une promesse qui n'a pas force de loi dans un contexte où justement, pour les récalcitrants, chartes et lois servent de cadenas. Un sympathique rappel des évidences qui ne changera... rien.

Le véritable problème, la ministre James l'a timidement abordé avec une politique portant sur la discrimination. Intitulée La diversité: une valeur ajoutée, cette politique, lancée en même temps que le plan d'intégration, insiste sur les responsabilités de la société d'accueil plutôt que de rappeler aux immigrants leurs droits et devoirs.

Car la discrimination constitue, de l'avis de plusieurs, l'embûche la plus sérieuse sur la route de l'intégration, notamment au travail. Une seule statistique suffira à rappeler l'ampleur de la tâche: parmi les immigrants âgés de 25 à 54 ans établis ici depuis au moins cinq ans, le taux de chômage est près de trois fois supérieur à celui des natifs d'ici!

La récente entente du Québec avec la France sur la reconnaissance des qualifications professionnelles est un bon pas, auquel il faut applaudir. Mais il faudra encore plus de souplesse dans le respect des diplômes et de l'expérience acquise à l'étranger. Certaines tranches d'immigrants, notamment les Arabo-musulmans, cette population massivement francophone et fortement diplômée, subissent au quotidien discrimination et exclusion.

Or les mesures annoncées cette semaine n'annoncent pas la révolution espérée, loin de là. On a beau applaudir à la prévention dans les écoles et aux campagnes de promotion, c'est dans le camp de l'insertion au travail, voie royale de l'intégration, que les besoins sont encore les plus criants.

Ce plan, en bref, avance d'abord un contrat moral, qui rassure davantage la société d'accueil — l'électorat! — qu'il ne promet des changements. En plus d'être voué à une disparition complète si le gouvernement déclenche des élections la semaine prochaine, il affronte l'essentiel, soit la discrimination, en tournant autour du pot. Décevant.
 
 
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  • Richard Brin
    Inscrit
    samedi 1 novembre 2008 05h57
    contrat
    JUSTE UNE QUESTION SI J'ENTRAIS DANS LA POLICE HINDOU JE POURRAIS PORTE MA TUQUE DES CANADIENS VU QUE LE CANADIEN EST MA RELIGION.UNE POLICE MONTEE AVEC UN TURBAN C'EST ÇA L'INTEGRATION...........!

    RICHARD BRIN STE-ADELE

  • Zach Gebello
    Inscrit
    samedi 1 novembre 2008 08h49
    Que de contradictions !
    Chômage trois fois suppérieur chez les immigrants, mais on les accueille car on manque de main-d'oeuvre !

    Donc, les entreprises demandent au gouvernement de hausser l'immigration en même temps qu'il refusent d'embaucher cette immigration.

    L'argument de la discrimination ne tient pas la route.

    Il est évident que cette immigration est imposée et ne sert que des intérêts électoraux au prix de la destruction du tissu social québécois.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 1 novembre 2008 09h05
    Décevant mais pas surprenant
    Bonne conclusion de M. Chouinard : «il affronte l'essentiel, soit la discrimination, en tournant autour du pot. Décevant.»

    Décevant est le bon terme. Décevant mais pas surprenant de ce gouvernement. Ce gouvernement très provincial full-fédéraliste ou fédéraliste 100 % pur canadien. Yes sir !

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    samedi 1 novembre 2008 09h12
    Descrimination ou refus de s'adapter à la société québécoise ?
    Vous avez dit : ''Certaines tranches d'immigrants, notamment les Arabo-musulmans, cette population massivement francophone et fortement diplômée, subissent au quotidien discrimination et exclusion.''

    C'est faux, à mon avis. Premièrement il faut séparer la reconnaissance des diplômes car ça c'est dû à l'imcompétence de nos dirigeants et non à la nationalité des immigrants. Ça n'a rien à voir avec la discrimination raciale, les français et tous les autres immigrants subissent le même sort de la lenteur de la reconnaissance des diplômes.

    Le problème de chômage avec plusieurs arabo-musulmans c'est justement parce qu'ils ne veulent pas s'intégrer à la philosophie québécoise. On n'est une société laique et l'égalité homme/femme est important pour nous.

    Ils débarquent chez-nous et veulent nous obligé à devenir religieux et tente de nous convertir à l'Islam. Si on engage une ou un musulman on n'est presqu'obligé de leur donner un local gratuitement dans un lieu de travail ou scolaire pour faire leurs prières si non on nous traite de raciste...ensuite plusieurs ne respectent pas l'autorité féminine parce que selon eux, dans leur pays d'origine les femmes ne sont qu'on objet sexuel et une manufacture de bébés.

    Pourquoi une compagnie ou une institution scolaire donnerait des locaux pour les extrêmistes religieux et pas pour les autres convictions, tel l'environnement, les droits des femmes, etc. Qu'on fasse sortir tous le monde d'une piscine parce qu'un groupe de femmes décident de se baigner tout habillé, alors qu'on ne donne pas ces avantages à tous les autres québécois. Si je demande de faire sortir les gens de la piscine parce que je n'ai pas assez de place pour faire mes longueurs, à moi on le refuse ! Si certains ne respectent pas les règlements municipaux on les laisse faire, mais si d'autres québécois pour des raisons autres que religieuses le font on les poursuit en justice !

    C'est injuste et c'est ça qui fait monter la haine contre eux. Pensez-vous que les employeurs québécois vont engager une femme avec une burka ou un hijab ? Qui représente au Québec un retour en arrière de 50 ans concernant la condition féminine. Les engager c'est accepter et promouvoir leurs convictions. Le hijab est une marque de commerce religieuse.

    Pourquoi un employeur permettrait à une femme de travailler comme réceptioniste, par exemple, avec un hijab mais pas un autre employé qui aurait une casquette qui fait la promotion des canadiens de Montréal, de l'organisation pro-choix, d'un club échangiste, d'un groupe environementaliste, etc. ?

    On ne peut pas faire ça car on serait alors une société qui prône la religion au détriment de toutes les autres convictions.

    Que dire de ceux qui veulent travailler avec des armes blanches parce que c'est leur religion qui le dit...si on permet à un individu de se promener armé on doit le permettre à tout les individus peut importe leurs convictions.

    Et si on accepte les convictions religieuses des musulmans on doit accepter toutes les convictions religieuses. Pourquoi on accepetrait les convictions de la religion musulmans et pas celle des autres religions ?

    Si pour une autre religion qui prônenerait la liberté totale et la pratique du nudisme on devrait leur permettre eux aussi d'exprimer leurs convictions et de venir travailler nu si on permet à un autre de venir travailler avec une burka... Les convictions des musulmans sont ok mais pas les convictions des autres ? Qui a décider ça ? Qui décide des convictions ou religions qui sont correctes ou pas ? On doit accepter une femme qui vient travailler avec une burka mais pas une autre qui vient travailler avec un t-shirt sauvons la planète ? Pourquoi on fera ça, pourquoi tous les québécois n'auraient pas les mêmes droits ?

    Que dire d'un chef spirituel qui vit présentement au Maroc s'il décide d'immigrer au Québec, il faut une tolé présentement au Maroc il réclame le droit de pratiquer la pédophilie !!! Le droit de se marier avec les petites filles dès l'âge de six ans, prétextant que c'est écrit dans le Coran et que Mahomet l'a fait....Donc afin de ne pas être raciste si cet homme immigre au Québec on devra se plier à sa religion et le laisser pratiquer la pédophilie avec nos enfants ?

    Si on accpete les convictions musulmanes pourquoi on n'accepterait pas les convictions des autres groupe religieux ? On doit toutes les accepter ou en accepter aucune dans la spère publique. C'est ça l'égalité et la justice pour tous.

    Donc, s'ils désirent prendrent comme pays le Québec ils doivent aussi en accepter les règles. Ils sont donc responsables de leur rejet par les employeurs. S'ils désirent vivent au Québec, qu'ils prient chez eux, qu'ils vivent avec les congés qui sont pratiqués au Québec et qu'ils enlèvent leurs kirpans, leur hijab et leur burka dans les milieux de travail ! Aucun n'employeur québécois n'engagera et ne payera des gens qui feront la promotion de religions quelqu'onque au lieu de faire la promotion de leur compagnie...C'est ridicule de leur demander ça.

    Et ils nous faut séparer arabes et musulmans. J'ai personnellement eux deux employés arabes, un algérien je ne connais même pas sa religion tellement il respectait la laicité de son lieu de travail. Il était un excellent employé et ne manquait jamais de travail, il avait même deux emplois. J'ai aussi eu une femme marocaine (chrétienne, je crois)que j'ai adoré c'est même elle qui avait le plus gros salaire, homme et femme inclus pour son type d'emploi. Tout simplement parce qu'elle était compétente et ne nous écoeurait pas avec sa religion. Les arabes sont la plus tard du temps d'excellents commerçants et vendeurs.

    Je crois que les arabes peuvent apporter beaucoup à la culture québécoise, de plus la plupart parlent français. Cependant qu'ils laissent leur religion chez eux ! Ça on n'en veut pas on n'est une société laique. Alors qu'elles enlèvent leur burka, leur hijab, qu'elles cessent leurs demandes pour raison religieuse et elles ne manqueront pas de travail, car effectivement elles sont souvent très qualifiées.

    Quoi qu'il en soit, les libéraux ont fait d'une excellente idée pour clarifier les choses avec les nouveaux arrivants un coup d'épée dans l'eau puisqu'il n'y a aucune mesure dans le cas ou cela n'était pas respecter. C'est de la poudre aux yeux, dommages.

    Sylvie R. Tremblay
    Jeanne du Lys

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 1 novembre 2008 09h37
    Que de contradictions! QUE DE MENSONGES!
    En 2006, les Américains ont accueilli 1,266,264 immigrants, soit un nouvel arrivant pour 245 Américains.
    http://www.dhs.gov/xlibrary/assets/statistics/year
    2006/OIS_2006_Yearbook.pdf

    Le Québec, avec 300,000 chomeurs (dont 50,000 immigrants) et 230,000 assistés sociaux aptes au travail (dont 60,000 immigrants) en a accueilli 44,681 soit un nouvel arrivant pour 172 habitants, un nouvel arrivant par quelque 125 Québécois, alias les Francophones, alias les Canadiens français, alias nous-autres, alias les pure-laine, alias les ce-que-ns-sommes, alias les sans-noms à force de s'agenouiller devant la visite, histoire d'être inclusif au top au point de disparaitre sous le tapis. Yolande James et le Parti Libéral voudraient notre mort qu'ils ne feraient pas pire.

    A part six gros États qui ont accueilli le gros des immigrants, le reste du pays (souvent aussi homogène que le Québec français) a reçu très peu d'immigrants. En fait les chiffres font sursauter lorsqu'on les compare aux contingents qu'on accueille ici.

    Le New Hampshire (1,3 million hab) voisin a accueilli seulement 2990 immigrants, le Maine (1,3 m) 1713 et le Vermont (600,000), État le plus blanc du pays, un gros 895.
    Ces trois États, totalisant presque la moitié de la population du Québec, ont donc accueilli un grand total 5598 immigrants.

    http://www.infoplease.com/ipa/A0004986.html

    Le District de Columbia (leur capitale nationale...) a reçu 3775 immigrants, moins que notre capitale nationale. L'Iowa, qui a lancé Obama, 4086. L'Arkansas 2926, La Louisiane des cousins Cayens 2693, le Delaware 2,265, l'Idaho 2,377.

    L'Alaska de Sarah, aussi grand que le Québec a accueilli 1554 immigrants, le Mississipi 1480, le Montana et ses fameux cowboys boisclairiens: 505, la Virginie occidentale 763

    Enfin le Wyoming, État de Dick Cheney, un incroyable 376, soit 118 fois moins que le Québec de Charest!

    Depuis une décennie on a vendu aux Québécois une politique complètement irréaliste d'immigration autour d'un seul chiffre : 1,4. L'indice de fécondité des Québécoises avant le dernier "babyboom" du 21e siècle qui a propulsé l'indice à 1,6. On a culpabilisé toute une génération en leur disant que ça prenait 2,1 pour se perpétuer et qu'à 1,4 on allait bientôt disparaître de la carte, à moins bien sûr d'accueillir des tonnes d'immigrants. C'EST LE MENSONGE DU SIÈCLE.

    En 2007, les Québécois (les Québécoises surtout...) ont fait 84,200 enfants. Comme il n'y a eu que 53,800 morts, le ratio est de 153 naissances pour 100 décès. C'est l'un des meilleurs ratios du monde industrialisé.

    http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demogra
    naisn_deces/naissance/401.htm
    http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demogra
    naisn_deces/301.htm

    La Suède, qui a beaucoup en commun avec le Québec (société homogène, culture unique, pays riche, nordique, pacifique, fou du hockey, social-démocrate, 8 millions d'hab.) a seulement 105 naissances pour 100 décès.

    La Grèce est à 102 et la très catholique Pologne est dans le rouge à 96, sans capoter ni ouvrir ses portes à tous vents. L'Italie et la République Tchèque sont à 95, la Croatie 85, l'Allemagne (4e puissance économique du monde) 83, la Hongrie 71, la Lithuanie 69, la Lettonie 65 et la Bulgarie, recordman absolu du berceau vide, 62 naissances pour 100 décès.
    Le "Québec qui se meurt" est à 153 naissances pour 100 décès.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 1 novembre 2008 09h57
    @ Mme Tremblay et M. Brin et la religion du CH québécoise
    Les interventions de Mme Tremblay et M. Brin me donnent une idée. Vu que les Québécois ont délaissé la religion catholique pour le hockey, on pourrait faire un pas de plus et faire véritablement du Club Canadien...notre nouvelle religion. Yéééé ! Ça ne prendrait pas grand chose pour y arriver.

    Notre Vatican est déjà en place, le Centre Bell. On a notre signe distinctif, le CH, nos fanions sur nos chars, nos habits religieux, chandails et tuques bleu, blanc, rouge.

    Nous avons déjà nos péchés : Critiquer le CH quand il perd et être en faveur d'un autre club de l'association et notre pénitence, tenter d'acheter des billets pour une partie sur Internet pendant 12 heures de suite.

    Avec une religion avec le CH, le coût des billets "considéré comme un don" seraient déductible d'impôt et on pourrait y joindre quelques indulgences. L'enfer serait de perdre la coupe.

    La messe du dimanche matin peu fréquentée serait remplacée par la "game" du samedi soir. En espérant pouvoir continuer à la regarder`assis parce que, c'est un peu long pour être à genoux pendant 3 périodes, tous tournés vers les Dieux du state Bell à 5 millions et plus/pièce.

    Comme suggéré par M. Brin, on pourrait exiger, pour des motifs religieux, de porter la tuque du CH dans la RCMP et la Sûreté du Québec, pour voter, à l'école, dans le port de Montréal, comme travailleur de la contruction "par dessus le casque de protection parce que le Québécois n'a pas la tête assez dure pour absorber les gros chocs" et dans les avions.

  • Michel Samson
    Abonné
    samedi 1 novembre 2008 10h11
    Discriminer contre la discrimination...
    ...c'est beau, c'est grand, c'est à la mode gogauche, c'est comme full capoté, manne. Mais la réalité des nations s'empresse de lui donner une couleur, oh ai-je écrit «couleur»?, je voulais dire «teinte», que le quotidien de l'imagerie populaire reconnaît à ses façons multiples. Allez prendre une marche à Montréal-Nord, voir...

    Une amie dont je partageais le domaine d'études, l'anthropologie, accusait constamment les québécois d'être racistes à l'égard de la colonie émergente d'Haïtiens qui se constituait à Montréal durant les années '60.

    Sa thèse porta sur les choix préférentiels au mariage (lire «union») en Haïti. Elle fut renversée de découvrir en un premier temps qu'il y avait un clivage observable, principalement chez les femmes, vers la pâleur, et en un deuxième temps, que les femmes choisissaient leurs reproducteurs en tenant compte, souvent consciemment, de ce clivage. Elle cessa d'accuser l'un et l'autre de racisme, ayant peut-être saisie, à travers les conclusions de ses études, la fluidité du terme «discrimination», et par extension de la notion de racisme.

    Toutes les sociétés le sont, discriminatoires, et toutes les sociétés le sont racistes. Trois ans d'Afrique et plusieurs retours me l'ont confirmé en tant que blanc occidental riche (nous le sommes tous pour quelqu'un qui a moins) et éduqué. J'y ai aussi découvert l'ouverture et l'accueil. Donc...

    Maintenant un peu de réalité : des gens qui choisissent de venir s'installer ici, quittant un pays, une région natale, pour affronter un avenir incertain ne posent-ils pas un double jugement, d'abord en rapport au pays qu'ils quittent et ensuite sur celui qui les reçoit ?

    Et si par un effet de concentration ces gens en viennent à reproduire des comportements qui ont rendu leur pays natal moins intéressant, celui qui les accueille n'est-il pas justifié de faire en sorte que les valeurs qui avaient rendu le pays d'adoption alléchant soient préservées ?

    Faites le calcul et appliquez la règle d'analyse aux communautés ethniques installées au Québec. Cela devrait vous tenir occupée quelque temps. Vous entrerez dès lors dans le territoire du politiquement incorrect et de la vérité cachée. On ne dit malheureusement pas les vraies choses. On dit cependant beaucoup de choses. Trop...

  • Michel Chayer
    Inscrit
    samedi 1 novembre 2008 10h39
    Discrimination
    « Les immigrants auront beau apposer leur griffe sur le plus symbolique des contrats sociaux avant de fouler le sol québécois, cela ne changera pas un iota à ce qui constitue l'un des obstacles les plus percutants à l'intégration des nouveaux arrivants, soit la discrimination (...) »


    En effet, la discrimination qu'entretient la nouvelle immigration à l'égard des Canadiens-français est un puissant frein à l'intégration des nouveaux arrivants dans la province de Québec...

    Ne sommes-nous pas nous-mêmes des immigrants ? À ce titre-là, comment osons-nous imposer nos règles à d'autres immigrants ?

    Que voulez-vous, les Canadiens-français ne descendent-ils pas de putains (i.e. Les Filles du Roy) et de bagnards (i.e. Les Colons) (sic) ? La France n'a-t-elle pas vidé ses geôles et ses bordels afin de peupler la Nouvelle-France (sic) ?

    D'ailleurs, de vouloir contraindre la nouvelle immigration d'apprendre le français est un sérieux frein à l'épanouissement économique de ces derniers, et cette obligation qu'impose l'engeance Canadienne-française relève d'autant du chauvinisme, de la xénophobie et du racisme le plus honteux quand on songe que les Québécois ne parlent qu'un pitoyable sabir plutôt que la véritable langue française...

    À ce compte-là, n'est-il pas légitime que les immigrants qui souhaitent évoluer en anglais au Québec puissent vivre ici comme ils l'entendent ?

    Je vous ai ainsi résumé et même synthétisé les bons mots que m'a servis au fil du temps cette nouvelle immigration dont vous vous plaisez sempiternellement à nous en vanter les vertus.

  • Zach Gebello
    Inscrit
    samedi 1 novembre 2008 10h56
    Le problème est le refus à la discrimination.
    Les Québécois n'ont jamais demandé une liste de leurs valeurs. Celà n'est que de la propagande subversive entretenue par les médias au service de l'establishment afin d'imposer ses solutions bidons.

    Pendant la commission B-T, les Québécois ont signalé clairement les valeurs qu'ils n'acceptaient pas. Voilà la réalité. Leur droit à faire une discrimination dans le choix des immigrants reçus.

    C'est cette liste de valeurs incompatibles que l'establishment évite en martellant le Québécois d'accusations d'intolérance ou d'attitude discriminatoire négative.

    C'est exactement de cette soupe infecte que fut préparé le cours d'Ethique et Culture Religieuse et dont on a déjà commencé à gaver de force nos enfants à l'école.

  • Zach Gebello
    Inscrit
    samedi 1 novembre 2008 12h28
    Médias québécois inféodés
    Cette campagne de désinformation est bien réfléchie et est supportée par tous les grands médias québécois, même le Devoir, afin d'imposer une idéologie au citoyen québécois en la présentant comme si elle fut au départ une demande faite par ce citoyen québécois.

    Le citoyen québécois a identifié des valeurs chez les nouveaux immigrants qu'il jugeait incompatibles et innacceptables. C'est cette liste que le citoyen a présenté et non une liste de ses propres valeurs qui sont plurielles et en constante évolution.

    C'est dans le refus d'aborder cette liste de valeurs incompatibles que les partis et l'establishment se sont réunis pour pondre la commission B-T qui avait comme mandat principal de détourner, avec la complicité des médias, cette liste de valeurs immigrantes, vers une liste des valeurs québécoises.

    Aujourd'hui, ces médias présentent tous comme une vérité les "valeurs québécoises tel que demandé par le peuple à la commission B-T".

    Pure construction des médias québécois devenus complètement inféodés à l'establishment et qui ne sont plus que des outils de désinformation et manipulation.

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    samedi 1 novembre 2008 17h30
    S'intégrer nous-mêmes d'abord!
    On n'est même pas foutu d'intégrer correctement l'immigration venue de l'intérieur du Québec dans l'agglomération montréalaise, pour cause de francophonie, imaginez-vous donc un peu! Comment voulez-vous qu'il n'y ait aucune discrimination envers les étrangers?

  • Hubert Larocque
    Abonné
    samedi 1 novembre 2008 18h00
    Le Québec déçu par l'immigration.
    Les réactions à l'article de Mme Marie-André Chouinard : "Immigration - Mirage et déception" (Samedi, 1 novembre) le désavouent de façon quasi unanime. Les Québécois refusent l'accusation de racisme et de discrimination par laquelle on les intimide pour leur faire avaler des politiques aberrantes. Ces politiques, est-il besoin de le rappeler? sont une immigration si nombreuse qu'elle menace les Québécois de submersion, de disparition; à cela il faut ajouter des tentatives de déconstruction de notre identité par une falsification de notre histoire et de notre culture.
    Les immigrants n'arrivent pas dans un pays à construire, mais dans un pays à l'identité et à la culture dont l'essentiel est clos, immuable : un pays constituant une bifurcation originale et à part entière de la France, et qui serait même capable de rivaliser avec celle-ci si on le dotait d'un système d'éducation conforme à son héritage; un pays de culture occidentale, c'est-à-dire qu'il est issu, à travers la France, de la Grèce, de Rome et du christianisme. Le "Cours d'éthique et de culture religieuse" aurait dû transmettre exactement ces traits de notre culture et donner en appendice, à titre de renseignements complémentaires, quelques notes sur les cultures et les religions étrangères. L'intégration suppose que l'immigrant sache quel est le pays où il demande à vivre, qu'il en accepte la culture, quitte à garder pour lui, dans le privé, de façon transitoire, quelques traits de ses origines.
    Les réactions confirment également le rejet du rapport Taylor-Bouchard, justement jugé comme un Second Rapport Durham. Le Lord britannique nous imposait l'assimilation à l'Anglais pour nous élever à un degré supérieur d'humanité. Taylor et Bouchard nous soumettent à l'Immigrant par le biais des « accomodements raisonnables » et nous enjoignent l' « interculturalité » comme remplacement de notre souche périmée.
    Se pourrait-il qu'en l'absence de l'action attendue de l'État québécois, et pour pallier celle-ci, le « racisme » et la « discrimination » soient devenus nos seuls modes de défense?
    Hubert Larocque, Gatineau.

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    samedi 1 novembre 2008 18h47
    @ Michel Samson et @ Jacques Noel
    Excellentes analyses. Très intéressant.

    J'avais déjà calculé la différence d'immigration du Québec par rapport à la population de la France et l'immigration qu'ils reçoivent. S'y on appliquait ce rapport on devrait recevoir au maximum 20 000 immigrants/an.

    Je viens d'apprendre d'autres ratios, merci.

    Les chien de libéraux, il font ça seulement pour se tenir en place malgré leur imcompétence et leur dictature grâce au vote ethnique. Sachant que des gens qui arrivent de pays ou ça brasse pas mal...peuvent avoir une grande crainte de tout gros changement politique, tel que l'indépendance, dans un pays qu'ils ne connaissent pas encore.

    Mais ce qui me surprend encore plus c'est lorsque j'ai appris que le PQ qui a été au pouvoir à quelques reprises n'a rien fait contre cette stratégie vicieuse et on même fait comme les libéraux. Lorsque j'ai appris aussi qu'ils avaient tout comme les libéraux financer les écoles des extrêmistes religieux et anglophones ???

    Ça signifie qu'ils sont aussi fédéralistes que les libéraux. Qu'ils aillent chercher le vote par l'émotion, en promettant un pays qu'ils n'ont pas l'intention de faire aux nationalistes et indépendantistes c'est encore plus chien que ce que font les libéraux, à mon avis...

    Kebeca Liberata !
    Sylvie R. Tremblay
    Jeanne du Lys

  • Jolana Jarotkova
    Inscrite
    samedi 1 novembre 2008 20h07
    Ils partagent nos valeurs... et connaissent la discrimination
    Dans le cadre de ma maîtrise en sociologie, je suis en train d'effectuer une recherche sur l'intégration d'immigrants d'origine latino-américaine. Jusqu'à présent, j'ai pu constater que certaines personnes faisant partie de cette population étaient victimes de discrimination, notamment en terme d'accessibilité à l'emploi. Pourtant, suivant la logique de certaines interventions, ces personnes ne devraient pas avoir de difficulté d'intégration puisqu'elles proviennent d'une culture qui a, entre autres, pour base la même religion que celle qui est à la base d'une partie de la culture québécoise ! Mais, selon les derniers chiffres publiés par le Ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles, le chômage de cette population atteignait 14,1% en 2001, soit près du double de celui de la population québécoise en générale. Certains vont alors répliquer que ces immigrants"profitent de notre système". C'est étrange, tous les immigrants que j'ai rencontré estiment que le fait de travailler - et non seulement de travailler, mais de travailler dans son domaine et à la mesure de ses capacité - est une dimension importante de l'intégration, car c'est DANS le milieu de travail qu'il est possible d'arriver à mieux CONNAÎTRE et COMPRENDRE la société dans laquelle ils vivent. Si ces personnes n'ont pas cette possibilité, même après plusieurs tentatives et parfois des mois de recherche, alors il ne faut pas s'étonner qu'elles deviennent amères face à la société. Aussi, il faut souligner la volonté qu'ont manifesté toutes les personnes que j'ai pu rencontrer quant à la nécessité de créer des liens avec les Québécois et d'éviter l'isolement culturel. Ils ont manifesté bien plus d'ouverture que certains d'entre vous qui ont écrit ici. Oui, la discrimination existe partout, mais ce n'est pas une raison de pas essayer de faire mieux !

  • jacques noel
    Inscrit
    dimanche 2 novembre 2008 07h51
    Le Québec a trop d'immigrants
    Pas étonnant que le chomage soit élevé chez les nouveaux immigrants: notre société ne peut tout simplement pas les absorber parce que la maison est pleine.

    Au recensement de 2006, le Québec comptait 11,5% d'immigrants. On est rendu à plus de 12% aujourd'hui, plus qu'aux USA. Y'a plus d'immigrants (en %) au Québec que dans 41 États américains

    http://www.gcir.org/about_immigration/usmap.htm

    Le Rhode Island 11,3%
    Le Connecticut 10,9% (c'est une banlieue newyorkaise)
    L'Oregon a 8,5% d'immigrants
    La Virginie: 8,1%
    La Géorgie 7% (c'est l'État d'Atlanta)
    L'Alaska 5,9% (ce sont des Nordiques comme nous)
    Maryland 5,8% (c'est l'État de Baltimore)
    La Caroline du Nord 5,7%
    Delaware 5,7% (c'est une banlieue de Washington)
    Le Minnesota 5,3%
    Le Michigan 5,3% (c'est Détroit!)
    Le Kansas: 5%
    L'Idaho 4,9%
    Le Nebraska 4,4%
    Le NH 4,4% (ce sont nos voisins)
    La Pennsylvanie (c'est Philadelphie et Pittsburg) 4,1%
    L'Oklahoma 3,8%
    Le Tennesse 3,8%
    Le Vermont 3,8% (ce sont nos voisins)
    Le Missouri 3,7%
    Le Wisconsin 3,6%
    L'Iowa 3,1%
    L'Utah 3,1%
    L'Indiana: 3%
    L'Ohio 3% (c'est Cleveland, l'un des États plus populeux du pays qui a élu Bush)
    La Caroline du Sud 2,9%
    Le Maine 2,9% (ce sont nos voisins)

    En France, où les banlieues sont en feu, les immigrants ne font 5,6% de l'Hexagone. Au Danemark, où l'extrême-droite est en hausse dans un pays traditionnement tolérant, c'est 4,8%. La Hollande, hyper-tolérante hier encore, et qui a dit non (63%) à l'Europe à cause surtout de l'immigration et de l'assassinat de Van Gogh, il n'y a que 4,1% d'immigrants. Au Royaume-Uni, où les bombes sautent dans le métro, les immigrants ne font que 4%.

    --------

    LE MYTHE DE LA POPULATION QUI DÉCROIT

    En 2006, la population québécoise a crû de 0,70%, c'est deux fois mieux que la France (0.35%) et le Danemark (0,33%), 5 fois mieux que la Finlande (0,14%), l'Espagne (0,13%) et la Belgique (0,13%), 8 fois mieux que l'Autriche (0,09%) et 35 fois mieux que le Japon (0.02%). Et c'est à des années-lumière des pays en perte de population comme la Pologne (-0,05%), la Roumanie (-0,12%) et la Russie (-0,33%).

  • Zach Gebello
    Inscrit
    dimanche 2 novembre 2008 09h48
    @Jolana Jarotkova
    Que voilà une autre sociologue en "formation" par l'establishment. Pour avoir sa maîtrise, elle devra avoir ingurgité parfaitement ce qu'on lui aura donné à boire et ne verra donc la société que par cette croute de la société qu'on lui présentera comme c'elle de tous les problèmes à régler.

    "C'est étrange, tous les immigrants que j'ai rencontré estiment que le fait de travailler - et non seulement de travailler, mais de travailler dans son domaine et à la mesure de ses capacité - est une dimension importante de l'intégration, car c'est DANS le milieu de travail qu'il est possible d'arriver à mieux CONNAÎTRE et COMPRENDRE la société dans laquelle ils vivent." (Jolana Jarotkova)

    Comme si les Québécois travaillaient tous dans leur domaine choisi et à la mesure de leur capacité. Comme si ces immigrants n'avaient pas un milieu d'affaires par lequel eux aussi embauche en discriminant en faveur des leurs. La "formation" de notre sociologue ne lui permet pas de voir cette réalité, mais la conserve dans cette croute d'où elle ne peut que percevoir le tout comme "anormal" ou "étrange".

    "Si ces personnes n'ont pas cette possibilité, même après plusieurs tentatives et parfois des mois de recherche, alors il ne faut pas s'étonner qu'elles deviennent amères face à la société. Aussi, il faut souligner la volonté qu'ont manifesté toutes les personnes que j'ai pu rencontrer quant à la nécessité de créer des liens avec les Québécois et d'éviter l'isolement culturel. Ils ont manifesté bien plus d'ouverture que certains d'entre vous qui ont écrit ici." (Jolana Jarotkova)

    Et voilà l'étude de la croute terminée et le jugement rendu par la sociologue ; Ces "personnes" deviennent amères face à la "société". Si notre sociologue s'en tient à ne voir cette croute entre les croutes de classes comme étant toute la société, elle aura toutes les chances de travailler dans son domaine et à la "mesure de ses capacité". Tant qu'elle ne fera pas son étude et son jugement du côté de la croute des employeurs, de la grande entreprise, des institutions autant publiques que privées, des clubs d'affaires, chambres de commerce, qu'elle "sous-entend" font la discrimination, elle "réussira" parfaitement elle-même à "s'intégrer" et n'y verra rien d'étrange.

    Et surtout, ne jamais, au grand jamais, faire une étude sociologique sur la turbine à sociologues du Ministère de l'Éducation.

    Les problèmes et les réponses sont dans la croute, et si vous n'en voyez pas produisez-les.

  • Claudie Massicotte
    Inscrite
    dimanche 2 novembre 2008 14h42
    La vraie nature du contrat
    La nature véritable de ce contrat est de servir d'avertissement à l'immigrant qui s'apprête à le signer. C'est un avertissement de la manière de penser de la société d'accueil, de son histoire partagée entre une quête légitime de souveraineté et un malaise qui ne s'évacue que par des moyens du blâme, du bouc émissaire, de la généralisation : si on ne peut pas s'attaquer aux patrons anglophones et à nos chers voisins, il faut le faire alors contre le plus faible, c'est-à-dire, le concierge, le chauffeur de taxi, ou la femme voilée qui, avec leur carnation, accent et habillement, envahissent un paysage mental, sonore et imaginaire. Le problème de ce contrat et de son avertissement, c'est que celui-ci ne peut pas être plus explicite. L'immigrant s'engageant à respecter les valeurs de la société d'accueil se rend compte une fois rendu sur le site de ce que ce contrat voulait dire. Voilà ce qu'un contrat hypothétique et impossible devrait stipuler : En signant ce contrat, cher monsieur, chère madame, vous acceptez de confronter une société qui vous accueille dans la théorie et les lois, mais qui vous trouve encombrant et suspect dans la pratique quotidienne. C'est à vous de prendre ce risque.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    lundi 3 novembre 2008 12h30
    Sylvie Tremblay
    Vous qualifiez les libéraux de chiens, belle mentalité péquiste qui fait qu'on vous aime tant et qu'on se garroche tous pour appuyer votre projet utopiste de souveraineté, comment le pourrait-on d'ailleurs, avec la perspective de gens comme vous à la tête du pays.....!!!

    Pour ma part, je préfère les chiens aux hyènes.....

    Tous les chiens du Québec vous salue, noble dame!

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