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La dangereuse folie du pouvoir

Lise Payette   31 octobre 2008  Québec
Des êtres humains, normalement constitués, entrent un jour en politique dans le but de servir leurs concitoyens et de faire en sorte que la société dans laquelle nous vivons devienne meilleure. Ils le croient vraiment. Le discours est bien connu, il a été repris dans toutes les petites et grandes démocraties. Nous avons l'habitude de l'entendre et peut-être même qu'au début, nous y avons cru. Personne ne s'est jamais présenté devant l'électorat en disant que ce qu'il voulait, c'était le pouvoir, le vrai pouvoir, celui qui fait qu'on a le sentiment d'être la personne la plus importante au monde. Aimée ou détestée, mais la plus importante. Celle qui tient le monde dans sa main. Et qui peut l'écraser au besoin.
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  • Normand Chaput
    Abonné
    vendredi 31 octobre 2008 01h52
    la solution, l'abstention
    « Ce n'est pas parce qu'ils nous disent d'aller voter qu'on doit y aller. Si persone ne vote, il n'y aura plus que des machines électorales qui feront ressortir leur prope vote. Alors, ils ne représenteront plus qu'eux même. Le ridicule ne tue peut-être pas mais mettons que ce serait, pour eux, une leçon d'humilité »

  • François Vincent
    Abonné
    vendredi 31 octobre 2008 06h25
    Vive la révolution tranquille
    « En effet , cette façon de réagir est saine et représente la perception de plusieurs.

    Pourquoi ne pas nous laisser tout simplement vivre ce que nous avons choisi ?

    Comment peut-on mobiliser les gens pour en faire une forme de révolution qui nous laisserait tranquilles.

    Vivement les élections à date fixe remplaçant cette idée fixe.
    . »

  • Dominique Boivin
    Abonné
    vendredi 31 octobre 2008 06h46
    Brouilleur de radars !
    « Madame Payette,

    Ce serait un euphémisme de dire que vous êtes fâcher ! Fâcher comme moi de constater que les motifs réels pour M. Charest de déclancher des élections sont que les écrans radars des sondages lui prédisent une majorité. Tout comme l'a fait M. Harper... avec les résultats que l'on sait. Il faut beaucoup de cynisme et d'arrogance pour agir ainsi. J'aurais pensé que M. Charest aurait compris le message suite aux résultats des dernières élections fédérales. Corrigez-moi s'il le faut mais j'ai le souvenir que pendant la dernière grande guerre, plusieurs pays occidentaux ont adopté des gouvernements de grande coalission pour gouverner. En période de grande incertitude, il m'apparaîtrait judicieux d'y recourir a nouveau... mais me direz-vous s'était une époque ou les moeurs et valeurs s'y prêtaient. Dit autrement, s'était encore l'époque ou les politiciens travaillaient dans l'intérèt supérieur de la nation plutôt que dans l'intérèt supérieur de leurs carrières ! J"ai hâte qu'on invente les brouilleurs de radars ! »

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    vendredi 31 octobre 2008 07h57
    Bravo Madame Payette(Monique Legault)
    « Vous écrivez avec justesse ce que le peuple pense mais vous avez les mots pour le dire. J'ai toujours voté à chaque élection mais si on doit recommencer le 8 décembre, je pense que je n'irai pas voter parce que j'en ai des nausées de ces politiciens qui ne pensent à leur égo et dépensent notre argent gagné à la sueur de notre front pour des futilités ou des projets qui dépassent nos moyens(CHUM)

    Le seul porjet que je porte en moi est la souveraineté. »

  • May West
    Abonnée
    vendredi 31 octobre 2008 09h43
    Abstentionnistes, abstenez-vous !
    « On peut comprendre la grande lassitude (qui dit lassitude, dit l'écoeurement ... ) des gens qui ne voient pas l'urgence de déclencher des élections pour Jean Charest.

    Ou bien, le premier ministre joue de sadisme en se payant notre tête et nous fait jaser, ou bien, la folie du pouvoir le rend totalement inconscient. Mais se pourrait-il que Jean Charest s'attende tout simplement à voir le moins de gens possible aller voter ?

    Tout «gescaïen« qu'il soit, Vincent Marissal, de Cyberpresse, l'a-t-il fait exprès de nous mettre en garde, le 28 octobre dernier ? Pernicieusement, peut-être ? À vous de juger.

    Le journaliste a donc écrit : «Le taux de participation: attention; si vous êtes allergique au cynisme, ne LISEZ PAS CECI. Oui, Jean Charest risque d'irriter les électeurs en déclenchant une autre campagne, mais la lassitude risque surtout de faire chuter le taux de participation, ce qui est BON pour les libéraux. Surtout tant que l'ADQ reste au ras des pâquerettes. Depuis 30 ans, chaque fois que la participation dépasse les 80%, le PQ gagne les élections. En 2003, dernière élection d'un gouvernement majoritaire, le taux n'a été que de 70% et les libéraux se sont sauvés avec 76 des 125 sièges, récoltant 46%, contre 33% pour la PQ et 18% pour l'ADQ.»

    Merci, à madame Payette, d'avoir si bien exprimé ce qu'on ressent! Quant à messieurs-dames, les abstentionnistes, maintenant, reste à nous d'utiliser la seule arme qu'on possède : voter. »

  • Roger Dion
    Abonné
    vendredi 31 octobre 2008 09h52
    CHAREST se prend pour ce qu il n est pas /UN HOMME D ÉTAT/et qu il ne sera jamais
    « Pour les gens qui disent/ nous n irons plus voter/, c est ca que CHAREST souhaite,car ses supporters eux vont allés voter ,il sera réélu majoritaire se qu il veut.
    Pour faire son BOSS,comme en 2003
    Alors allons voter, mais contre se petit arrogant, qui se prend pour se qu il n est pas /un homme d état/
    Car tout ce que CHAREST, a fait dans sa vie, c est de la petite politique de bas étage.
    Politique de slogans /nous sommes près/ rien n a changé depuis 2003 dans les HOPITAUX /CHUM/les routes les C P E etc.
    ROGER MONTREAL »

  • Serge Bouchard
    Abonné
    vendredi 31 octobre 2008 12h10
    Y faut c'qui faut.
    « Ces personnes (Charest, Dumont,Marois)ne pouvaient travailler ensemble. Voilà ce qu'il faut admettre et comprendre. Y s'aiment pas et ne le veulent pas, fut-ce pour les intérêts supérieurs de la nation. Le peuple dit nous voulons un gouvernement minoritaire et allez, travaillez gentiment ensemble, entendez-vous. Ça ne marche pas de même. On aurait assisté à du gossage, à de la stratégie partisane en permanence, à des menaces à la Sylvain Simard. Aussi bien régler ça maintenant. Exit l'ADQ ! Que le peuple se donne un gouvernement majoritaire, qu'il l'assume et il aura la paix pour quatre ans s'il trouve trop éreintant d'aller faire sa petite croix aux deux ans. Jean Charest est un politicien qui aime la job, voilà son intérêt, garder la job. »

  • Robert Dufresne
    Abonné
    vendredi 31 octobre 2008 12h33
    Le danger : Charest
    « Lors de la dernière élection les travailleurs du Québec, tant des services publiques que du secteur privé ont parlés. Ils ont remis les Libéraux à leur place suite à leurs offensives contre les travailleurs qui se sont traduits en début de mandat par l'adoption sous le baillon d'une kyrielle de lois visant à affaiblir les lois du travail. Pour ajouter l'insulte à l'injure il a décrété les conditions de travail des employés du secteur publique en y ajoutant une loi coercitive qui leur enlève à toute fin pratique le droit de grève et le droit de négocier. Si on ajoute le nombre de lois qui ont affaibli le tissus social des Québécois, on peut faire un bilan peu reluisant de la période ou les libéraux étaient majoritaires.

    Durant la dernière année on accuse les Libéraux de n'avoir rien fait, c'est en partie faux. Plusieurs gestes valables ont été posés et ce en accord avec les partis d'opposition et je crois que ça aurais très bien pu continuer ainsi. Mais comme vous le dites si bien, le pouvoir est une drogue puissante et adictive.

    Alors j'espère que les Québécois vont remettre Charest et son ambition égémoniale à sa place ; l'opposition ou dans le pire des cas, minoritaire. C'est la seule façon de ne pas lui permettre de continuer son oeuvre de démolition du Québec. »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 31 octobre 2008 14h35
    Satisfaction conditionnelle
    « John Pariselle ne lui a peut-être pas dit, mais la satisfaction des Québec envers le gouvernement minoritaire de Jean Charest tient justement au fait qu'il soit majoritaire.
    Le petit « barllingue » méprisant des Cantons-de-l'Est résidant à Westmount s'achemine vers une râclée.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    vendredi 31 octobre 2008 17h40
    On est dans les voeux pieux ou quoi?
    « Je vois ici nombre de messages qui me sidèrent complètement. Comme cette éloge de l'abstention... Quand bien même nos politiciens seraient élus avec une seule voix, vous pensez qu'ils auront des remords? Oh! Ils vont s'en désoler en public, discourir sur la "Perte immeeeeense pour la dé-mô-crâ-sssîe" et de rire en coulisse. Quand à cette idée que le parlement reconduira un Jean Charest minoritaire... Je ne veux pas vous décevoir mais avec un Mario Dumont qui retourne dans ses terres (15-18% des intentions de vote), une Pauline qui n'a pas fini de réparer les dommages au PQ, un 20% de l'électorat qui vote même Libéral sans même regarder le nom sur le buletin de vote (it's a no-brainer after all!) et un électorat francophone qui veut pas se grouiller le cul pour aller voter (pas par vertu, parce que ÇA LUI TENTE PAS), on est parti pour être pris avec Jean Charest pour un autre 4 ans. 4 ans, et toujours pas de CHUM. Pas d'îlot Voyageur. Une baisse de la population francophone, la dernière en Amérique du Nord, endormie par plein de belles promesses de barrages comme dans le temps de la révolution tranquille, quand ce parti-là avait des idées... Vous aimez mon scénario?
    Moi non plus. C'est pour ça que j'irai voter. »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    vendredi 31 octobre 2008 19h32
    Opposition majoritaire
    « Si, Mister Canada, Jean Charest, veut déclencher des élections rapides, je recommande aux parties d'opposition d'unir leurs forces, et de former un gouvennement majoritaire, et ce, sans élections.

    À bien y penser, l'ADQ et le PQ devrait faire ça immédiatement, même si Canada Boy ne déclenche pas des élections.

    On pourrait alors s'occuper de dossiers importants que le gouvernement libéral actuel laisse pourrir; comme: la protection de la langue français (renforcement de la loi 101), l'économie, etc. »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    samedi 1 novembre 2008 08h51
    Le pouvoir
    « Aussi, Jean Charest a été placé là, et a accepté d'être premier ministre du Québec pour mettre le Québec à sa place ; de faire du Québec une province comme les autres, et une province bilingue.

    Il n'est pas vraiment là par idéologie, par conviction, il est là pour faire une bob; il est en quelque l'employé des gens qu'ils l'ont placé là...

    Je pense qu'il serait grand temps que tout le Québec, incluant les membres et sympatisants du parti libéral, se réveillent et comprennent bien ce qui se passe actuellement au Québec ce premier ministre. »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 1 novembre 2008 11h52
    Quel article partisan...
    « "les dernières élections ont eu lieu en mars 2007 seulement, que le parlement fonctionne et que les deux oppositions ont répété sur tous les tons qu'elles sont prêtes à collaborer si le gouvernement décide enfin de gouverner."

    Mme Payette aurait plutôt dû écrire (..) les deux oppositions ont répété sur tous les tons qu'elles sont prêtes à collaborer si le gouvernement décide enfin de LES LAISSER GOUVERNER .....

    Aux dernières élections, ce ne sont pas les libéraux qui ont mangé la claque, comme elle voudrait bien nous en convaincre, mais bien le PQ qui s'est retrouvé dans le pigeonnier; ça ne sert rien d'essayer de détourner l'attention et de nier l'évidence mais c'est bel et bien ce qui s'est produit.

    La seule alternative qui reste au PQ est d'essayer de déloger Mario Dumont et de regagner sa place comme parti d'opposition officiel; ce que notre Mario ne souhaite pas nécessairement de peur de perdre les 50,000$ additionnel que lui verse son parti. Il aurait eu avantage à se coller sur le PLQ au lieu du PQ et il va l'apprendre à ses dépens.

    Hypocritement, le PQ lance des hauts cris et fait semblant de ne pas souhaiter d'élections quand on sait pertinemment qu'il en meure d'envie.

    Quelle différence entre des élections en décembre 2008, ou en janvier 2009, puisque le PQ avait l'intention de défaire le gouvernement, crise économique ou pas, comme nous l'apprenait, si candidement, un certain député lors du dernier rassemblement du PQ.

    Je souhaite quasiment que le PQ soit élu minoritaire pour mieux être renversé dans les mois qui suivent; ainsi, il pourra goûter à sa propre médecine et juger des vertus d'un gouvernement minoritaire.

    Et pourquoi pas, après ça, le choix d'un nouveau chef puisque c'est ancré dans les moeurs de ce parti; ça leur prendrait un petit dictateur à la Duceppe pour les asseoir un peu et leur inculquer un peu de discipline puisque tous les chefs précédents n'ont pas réussi à se faire respecter. »

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