Yolande James dévoile le plan d'intégration du gouvernement Charest - Les immigrants devront s'engager à respecter les valeurs québécoises
Photo : Jacques Nadeau
Yolande James, ministre québécoise de l’Immigration et des Communautés culturelles.
Deux ans après la commission parlementaire sur le racisme et la discrimination et un an après le début des travaux de la commission Bouchard-Taylor, le gouvernement du Québec dévoile un plan pour «intégrer les personnes immigrantes, promouvoir les valeurs communes de la société québécoise et valoriser la diversité». Cette «stratégie globale» aidera certainement les libéraux de Jean Charest à faire face aux attaques de ses adversaires politiques sur l'épineux sujet de l'intégration dans l'imminente campagne électorale.
«Notre défi, c'est de vivre ensemble dans le respect de chacun: le Québec a dit oui à l'immigration à condition que les immigrants s'intègrent à notre société», a déclaré Yolande James, ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, en révélant son «plan d'intégration» hier matin à Montréal. «C'est une stratégie globale qui va nous permettre de bien réussir cette intégration.» La ministre a refusé de conjecturer sur les raisons électoralistes pouvant expliquer le moment de l'annonce.
Les éléments nouveaux de la «stratégie» concernent essentiellement l'affirmation des valeurs communes auprès de l'immigrant et l'adoption d'une politique gouvernementale de la diversité, accompagnée de campagnes contre la discrimination. Le reste, notamment les mesures concernant la langue ou l'accès à l'emploi, était déjà connu.
Les personnes immigrantes seront dorénavant informées avant leur arrivée au Québec, et de façon détaillée, des principes fondamentaux de leur société d'accueil. Après quoi le candidat devra signer une déclaration solennelle d'engagement à respecter ces «valeurs communes de la société québécoise». La mesure sera instaurée en janvier.
Le document présente le Québec comme une «société libre et démocratique» où «les pouvoirs politique et religieux sont séparés». Il parle d'une «société pluraliste», basée sur la primauté du droit, le respect d'autrui, mais aussi sur l'égalité entre les hommes et les femmes. Le septième élément crucial souligné fait référence à la charte faisant du français la langue officielle et d'usage.
La signature du document devient une condition à l'acceptation de la candidature. Par contre, la Déclaration sur les valeurs communes de la société québécoise n'a aucune force coercitive.
La question du «socle des valeurs communes» s'est retrouvée au centre des débats de la commission sur les accommodements raisonnables tout comme le principe de l'égalité homme-femme, réglé avant même la fin des travaux des commissaires Gérard Bouchard et Charles Taylor, quand Québec a modifié sa Charte des droits et liberté de la personne. La commission recommandait aussi de mieux définir et promouvoir la «laïcité ouverte» à la québécoise. Aucune mesure dans ce sens n'a été précisée hier.
La seconde nouveauté concerne la société d'accueil, l'autre pôle essentiel du flux migratoire. Mme James a dévoilé une politique intitulée La diversité: une valeur ajoutée. Il s'agit de la réponse aux travaux de 2006 sur le racisme et la discrimination. La commission Bouchard-Taylor a aussi mis en évidence des cas flagrants de discrimination, notamment dans l'accès aux emplois.
Le plan d'intervention associé à la politique devrait inclure des actions touchant les jeunes dans les écoles, les relations avec les policiers mais aussi des campagnes de sensibilisation «soutenue et constante» auprès de la population. Les détails concrets de ces mesures demeurent toutefois inconnus.
«Notre défi, c'est de vivre ensemble dans le respect de chacun: le Québec a dit oui à l'immigration à condition que les immigrants s'intègrent à notre société», a déclaré Yolande James, ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, en révélant son «plan d'intégration» hier matin à Montréal. «C'est une stratégie globale qui va nous permettre de bien réussir cette intégration.» La ministre a refusé de conjecturer sur les raisons électoralistes pouvant expliquer le moment de l'annonce.
Les éléments nouveaux de la «stratégie» concernent essentiellement l'affirmation des valeurs communes auprès de l'immigrant et l'adoption d'une politique gouvernementale de la diversité, accompagnée de campagnes contre la discrimination. Le reste, notamment les mesures concernant la langue ou l'accès à l'emploi, était déjà connu.
Les personnes immigrantes seront dorénavant informées avant leur arrivée au Québec, et de façon détaillée, des principes fondamentaux de leur société d'accueil. Après quoi le candidat devra signer une déclaration solennelle d'engagement à respecter ces «valeurs communes de la société québécoise». La mesure sera instaurée en janvier.
Le document présente le Québec comme une «société libre et démocratique» où «les pouvoirs politique et religieux sont séparés». Il parle d'une «société pluraliste», basée sur la primauté du droit, le respect d'autrui, mais aussi sur l'égalité entre les hommes et les femmes. Le septième élément crucial souligné fait référence à la charte faisant du français la langue officielle et d'usage.
La signature du document devient une condition à l'acceptation de la candidature. Par contre, la Déclaration sur les valeurs communes de la société québécoise n'a aucune force coercitive.
La question du «socle des valeurs communes» s'est retrouvée au centre des débats de la commission sur les accommodements raisonnables tout comme le principe de l'égalité homme-femme, réglé avant même la fin des travaux des commissaires Gérard Bouchard et Charles Taylor, quand Québec a modifié sa Charte des droits et liberté de la personne. La commission recommandait aussi de mieux définir et promouvoir la «laïcité ouverte» à la québécoise. Aucune mesure dans ce sens n'a été précisée hier.
La seconde nouveauté concerne la société d'accueil, l'autre pôle essentiel du flux migratoire. Mme James a dévoilé une politique intitulée La diversité: une valeur ajoutée. Il s'agit de la réponse aux travaux de 2006 sur le racisme et la discrimination. La commission Bouchard-Taylor a aussi mis en évidence des cas flagrants de discrimination, notamment dans l'accès aux emplois.
Le plan d'intervention associé à la politique devrait inclure des actions touchant les jeunes dans les écoles, les relations avec les policiers mais aussi des campagnes de sensibilisation «soutenue et constante» auprès de la population. Les détails concrets de ces mesures demeurent toutefois inconnus.
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