Québec - L'opposition tente encore d'éviter des élections
Québec — Alors que la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, juge la situation économique tellement pressante qu'il faille la surveiller quotidiennement, les deux partis d'opposition à l'Assemblée nationale ont offert, hier, leur pleine collaboration au premier ministre Jean Charest afin d'éviter des élections.
Lors de la période de questions à l'Assemblée nationale, le chef de l'opposition officielle, Mario Dumont, a demandé au premier ministre qu'il dépose une liste des projets de loi ou des mesures de nature budgétaire sur lesquels son parti est prêt à travailler afin d'affronter la situation économique. La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a fait valoir, pour sa part, que la crise commandait des actions immédiates que le déclenchement des élections empêcherait.
«La population veut que le premier ministre sorte son nez des chiffres de sondages, qu'il mette son nez dans les chiffres de l'économie puis qu'il se mette au travail. Et il sait qu'il a la collaboration des partis d'opposition à l'Assemblée», a affirmé Mario Dumont au cours d'un point de presse.
Jean Charest a fait la sourde oreille, hier. Dans ses répliques teintées d'ironie, le premier ministre a accusé l'ADQ de vouloir parler de la réouverture de la Constitution, un sujet dont les adéquistes ont discuté lors de leur conseil général de la fin de semaine, plutôt que d'économie. «Entre ce que dit le chef de l'ADQ et ce qu'il fait, il y a un monde de différence», a-t-il dit.
À la chef péquiste qui l'accusait d'être «irresponsable en laissant la porte ouverte à des élections hâtives», Jean Charest a répondu qu'elle décorait son autobus de campagne, ce qu'un reportage télévisé a montré. Le PQ, qui a dévoilé samedi un manifeste pour la souveraineté, veut faire de cette question l'enjeu de sa campagne électorale, a avancé le chef libéral.
Pauline Marois s'est demandé si le premier ministre, incapable de boucler le budget de l'État, voulait «se dépêcher d'aller en élections avant l'avalanche de mauvaises nouvelles».
Hier, Monique Jérôme-Forget a indiqué que la mise à jour de la situation des finances publiques, qu'elle devait rendre publique demain, le serait mardi prochain. Lundi, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, a convié ses homologues des provinces à une rencontre à Toronto pour faire le point sur la situation économique et pour préparer la conférence fédérale-provinciale sur l'économie. Le premier ministre Stephen Harper a annoncé que cette conférence, réclamée par Jean Charest et les autres premiers ministres provinciaux, aurait lieu le 10 novembre prochain.
C'est mercredi prochain, le 5 novembre, que Jean Charest projette de déclencher les élections générales pour le 8 décembre. C'est donc en pleine campagne électorale que le premier ministre québécois assisterait à cette conférence.
La ministre des Finances suit de près la situation économique, a-t-elle souligné hier. «La situation financière change jour après jour», a-t-elle dit. «C'est un environnement qu'on suit quotidiennement.» Elle s'est réunie avec son «comité de vigilance» sur la situation financière la semaine dernière ainsi que lundi de cette semaine. Le premier ministre participait à cette dernière séance de travail. Il a rencontré les présidents des principales institutions financières québécoises — Caisse de dépôt et placement du Québec, Société générale de financement, fonds de travailleurs, Investissement Québec, Banque Nationale, Desjardins, Power Corporation, Industrielle-Alliance — qui font partie de ce comité.
Le porte-parole de l'opposition officielle en matière de finances, Gilles Taillon, a voulu savoir ce qui se cachait derrière le report de la mise à jour des finances publiques. Il a avancé l'hypothèse que «c'est un bras de fer entre le gouvernement et les fonctionnaires pour embellir la situation» qui explique ce retard. M. Taillon s'est étonné que Mme Jérôme-Forget puisse répéter que le Québec n'affichera pas de déficit ni cette année ni l'an prochain, alors que le gouvernement fédéral, qui encaissait des surplus importants, est en déficit.
Le porte-parole péquiste en matière d'économie et de finances, François Legault, s'est inquiété de la situation de la Caisse de dépôt. Si on compare la valeur de ses placements en actions au 31 décembre 2007 à leur valeur actuelle, c'est une perte de 30 milliards à laquelle la Caisse est confrontée, a calculé le député comptable. «On a devant nous un gouvernement qui retarde délibérément toutes les bonnes nouvelles. Le gouvernement libéral a l'air d'un gars qui vient de tomber du 25e étage puis, à chaque étage, il nous dit: "jusqu'à présent, ça va bien"», a-t-il illustré.
Avec un trésor de guerre d'une valeur de huit millions, le Parti libéral du Québec, qui a dévoilé le nom d'une bonne partie de ses candidats, est une machine qui n'attend plus que le signal de départ. L'ADQ a réussi à rembourser la totalité de ses dettes, mais la caisse est vide. «Dans un contexte de gouvernement minoritaire, tous les partis se maintiennent à un niveau de préparation qui est relativement élevé. Dans le cas de notre parti, c'est une préparation qui est meilleure que ce qu'on a jamais connu dans notre histoire», a soutenu M. Dumont. Au PQ, l'organisation, qui se marie à celle du Bloc québécois, est bien rodée. Mais le parti commencera la campagne avec une dette de près de 800 000 $, assurant son financement électoral durant la campagne.
Lors de la période de questions à l'Assemblée nationale, le chef de l'opposition officielle, Mario Dumont, a demandé au premier ministre qu'il dépose une liste des projets de loi ou des mesures de nature budgétaire sur lesquels son parti est prêt à travailler afin d'affronter la situation économique. La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a fait valoir, pour sa part, que la crise commandait des actions immédiates que le déclenchement des élections empêcherait.
«La population veut que le premier ministre sorte son nez des chiffres de sondages, qu'il mette son nez dans les chiffres de l'économie puis qu'il se mette au travail. Et il sait qu'il a la collaboration des partis d'opposition à l'Assemblée», a affirmé Mario Dumont au cours d'un point de presse.
Jean Charest a fait la sourde oreille, hier. Dans ses répliques teintées d'ironie, le premier ministre a accusé l'ADQ de vouloir parler de la réouverture de la Constitution, un sujet dont les adéquistes ont discuté lors de leur conseil général de la fin de semaine, plutôt que d'économie. «Entre ce que dit le chef de l'ADQ et ce qu'il fait, il y a un monde de différence», a-t-il dit.
À la chef péquiste qui l'accusait d'être «irresponsable en laissant la porte ouverte à des élections hâtives», Jean Charest a répondu qu'elle décorait son autobus de campagne, ce qu'un reportage télévisé a montré. Le PQ, qui a dévoilé samedi un manifeste pour la souveraineté, veut faire de cette question l'enjeu de sa campagne électorale, a avancé le chef libéral.
Pauline Marois s'est demandé si le premier ministre, incapable de boucler le budget de l'État, voulait «se dépêcher d'aller en élections avant l'avalanche de mauvaises nouvelles».
Hier, Monique Jérôme-Forget a indiqué que la mise à jour de la situation des finances publiques, qu'elle devait rendre publique demain, le serait mardi prochain. Lundi, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, a convié ses homologues des provinces à une rencontre à Toronto pour faire le point sur la situation économique et pour préparer la conférence fédérale-provinciale sur l'économie. Le premier ministre Stephen Harper a annoncé que cette conférence, réclamée par Jean Charest et les autres premiers ministres provinciaux, aurait lieu le 10 novembre prochain.
C'est mercredi prochain, le 5 novembre, que Jean Charest projette de déclencher les élections générales pour le 8 décembre. C'est donc en pleine campagne électorale que le premier ministre québécois assisterait à cette conférence.
La ministre des Finances suit de près la situation économique, a-t-elle souligné hier. «La situation financière change jour après jour», a-t-elle dit. «C'est un environnement qu'on suit quotidiennement.» Elle s'est réunie avec son «comité de vigilance» sur la situation financière la semaine dernière ainsi que lundi de cette semaine. Le premier ministre participait à cette dernière séance de travail. Il a rencontré les présidents des principales institutions financières québécoises — Caisse de dépôt et placement du Québec, Société générale de financement, fonds de travailleurs, Investissement Québec, Banque Nationale, Desjardins, Power Corporation, Industrielle-Alliance — qui font partie de ce comité.
Le porte-parole de l'opposition officielle en matière de finances, Gilles Taillon, a voulu savoir ce qui se cachait derrière le report de la mise à jour des finances publiques. Il a avancé l'hypothèse que «c'est un bras de fer entre le gouvernement et les fonctionnaires pour embellir la situation» qui explique ce retard. M. Taillon s'est étonné que Mme Jérôme-Forget puisse répéter que le Québec n'affichera pas de déficit ni cette année ni l'an prochain, alors que le gouvernement fédéral, qui encaissait des surplus importants, est en déficit.
Le porte-parole péquiste en matière d'économie et de finances, François Legault, s'est inquiété de la situation de la Caisse de dépôt. Si on compare la valeur de ses placements en actions au 31 décembre 2007 à leur valeur actuelle, c'est une perte de 30 milliards à laquelle la Caisse est confrontée, a calculé le député comptable. «On a devant nous un gouvernement qui retarde délibérément toutes les bonnes nouvelles. Le gouvernement libéral a l'air d'un gars qui vient de tomber du 25e étage puis, à chaque étage, il nous dit: "jusqu'à présent, ça va bien"», a-t-il illustré.
Avec un trésor de guerre d'une valeur de huit millions, le Parti libéral du Québec, qui a dévoilé le nom d'une bonne partie de ses candidats, est une machine qui n'attend plus que le signal de départ. L'ADQ a réussi à rembourser la totalité de ses dettes, mais la caisse est vide. «Dans un contexte de gouvernement minoritaire, tous les partis se maintiennent à un niveau de préparation qui est relativement élevé. Dans le cas de notre parti, c'est une préparation qui est meilleure que ce qu'on a jamais connu dans notre histoire», a soutenu M. Dumont. Au PQ, l'organisation, qui se marie à celle du Bloc québécois, est bien rodée. Mais le parti commencera la campagne avec une dette de près de 800 000 $, assurant son financement électoral durant la campagne.
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