Une autre tuile pour Dumont ?
Québec — À une semaine du déclenchement des élections générales au Québec, le numéro deux adéquiste, Gilles Taillon, hésite à se porter de nouveau candidat dans sa circonscription de Chauveau.
«Je ne le sais pas, je veux réfléchir», a-t-il confié au Devoir hier. S'il certifie qu'il sera candidat pour l'Action démocratique au scrutin prochain, le critique adéquiste en matière de Finances soutient que «si M. Charest décide d'y aller, il va falloir y penser rapidement. On n'aura pas 24 heures pour prendre une décision» sur la circonscription où il sera candidat. «Je reste, c'est clair», a insisté M. Taillon hier, soulignant qu'il était responsable de la «préparation du programme de la campagne» de la formation politique, a-t-il dit, niant qu'il soit en train de se désengager de l'ADQ.
Le député a toutefois confirmé au Devoir ce qu'une rumeur persistante indiquait: il a songé cet automne à réduire au minimum ses activités politiques, voire à quitter la politique, principalement en raison du mauvais état de santé de son épouse, qui habite à Gatineau. La circonscription de Chauveau, elle, est située dans le nord de la région de Québec. Les fréquents allers-retours entre la maison et la circonscription sont longs et difficiles.
Est-ce le déclenchement hâtif des élections qui prolonge la carrière politique de M. Taillon? Selon des sources que le député n'a pas contredites hier, plusieurs versions d'une lettre de démission ont été écrites ces derniers mois. Une des dernières versions fixait même une date à la mi-novembre pour l'annonce de son départ, a-t-on appris.
«Je ne veux pas conter de blagues, il y a eu des discussions avec le chef», a-t-il admis hier. Les deux hommes en sont venus récemment à une entente sur un «allégement» des fonctions de M. Taillon. «On a convenu d'alléger mon rôle d'adjoint au chef. On a aménagé les choses pour que ce soit vivable», a-t-il confié. «Pour l'instant, je me représente. Il faut que la situation chez nous [avec son épouse] soit rétablie et on travaille là-dessus. Je ne pensais pas à 63 ans d'avoir des problèmes de conciliation travail-famille, mais c'est le cas», a-t-il commenté hier.
M. Taillon, qui a été inactif pendant un mois cet été pour soigner une hernie, avait de plus convenu avec le chef adéquiste qu'il laisserait la présidence de la Commission de l'administration publique après le passage devant elle de l'ex-lieutenante-gouverneure Lise Thibault, prévu pour aujourd'hui et demain. «Mais s'il y a déclenchement, ça tombe parce que plus personne n'a de fonction de toute façon», a-t-il dit hier.
Problèmes dans Chauveau
La circonscription de Chauveau, que M. Taillon a ravie aux libéraux avec une confortable majorité de près de 14 000 voix, le 26 mars 2007, lui a apporté son lot de difficultés dans la dernière année.
En avril, il s'est brouillé avec son exécutif de comté. Son ancien organisateur en chef, Gilles Plante, a dévoilé un enregistrement audio où l'on entendait M. Taillon évoquer la possibilité d'embaucher son épouse au poste d'attachée de presse. Cela contredisait ce que M. Taillon avait affirmé précédemment et contrevenait à une directive adoptée par le caucus adéquiste peu après l'élection du 26 mars. Cette querelle, pendant laquelle M. Taillon a menacé de traîner M. Plante devant les tribunaux, a débouché sur plusieurs démissions dans son exécutif de comté. Certains ont soutenu que M. Taillon manquait de respect à l'égard de ses bénévoles.
M. Taillon n'a plus qu'un seul employé dans Chauveau, car son attaché de presse a démissionné début octobre. «J'ai un chef de bureau dans Chauveau [...] qui fait du travail de secrétariat», a précisé M. Taillon hier, avant de confirmer que «quelqu'un avait quitté». Il a expliqué la petite taille de son équipe par l'imminence des élections: «On ne fera pas de mouvement d'embauche tant qu'on n'aura pas de certitude quant à la situation. On n'est pas pour engager du monde et les démettre le temps de partir en élection.»
Toujours en avril, il a aussi été révélé que M. Taillon avait songé à changer de circonscription pour se présenter dans Hull, circonscription devenue vacante lors de la démission du libéral Roch Cholette. Mario Dumont s'était opposé à ce déménagement. Cela avait conduit à la démission de deux organisateurs adéquistes dans la région de l'Outaouais.
«Je ne le sais pas, je veux réfléchir», a-t-il confié au Devoir hier. S'il certifie qu'il sera candidat pour l'Action démocratique au scrutin prochain, le critique adéquiste en matière de Finances soutient que «si M. Charest décide d'y aller, il va falloir y penser rapidement. On n'aura pas 24 heures pour prendre une décision» sur la circonscription où il sera candidat. «Je reste, c'est clair», a insisté M. Taillon hier, soulignant qu'il était responsable de la «préparation du programme de la campagne» de la formation politique, a-t-il dit, niant qu'il soit en train de se désengager de l'ADQ.
Le député a toutefois confirmé au Devoir ce qu'une rumeur persistante indiquait: il a songé cet automne à réduire au minimum ses activités politiques, voire à quitter la politique, principalement en raison du mauvais état de santé de son épouse, qui habite à Gatineau. La circonscription de Chauveau, elle, est située dans le nord de la région de Québec. Les fréquents allers-retours entre la maison et la circonscription sont longs et difficiles.
Est-ce le déclenchement hâtif des élections qui prolonge la carrière politique de M. Taillon? Selon des sources que le député n'a pas contredites hier, plusieurs versions d'une lettre de démission ont été écrites ces derniers mois. Une des dernières versions fixait même une date à la mi-novembre pour l'annonce de son départ, a-t-on appris.
«Je ne veux pas conter de blagues, il y a eu des discussions avec le chef», a-t-il admis hier. Les deux hommes en sont venus récemment à une entente sur un «allégement» des fonctions de M. Taillon. «On a convenu d'alléger mon rôle d'adjoint au chef. On a aménagé les choses pour que ce soit vivable», a-t-il confié. «Pour l'instant, je me représente. Il faut que la situation chez nous [avec son épouse] soit rétablie et on travaille là-dessus. Je ne pensais pas à 63 ans d'avoir des problèmes de conciliation travail-famille, mais c'est le cas», a-t-il commenté hier.
M. Taillon, qui a été inactif pendant un mois cet été pour soigner une hernie, avait de plus convenu avec le chef adéquiste qu'il laisserait la présidence de la Commission de l'administration publique après le passage devant elle de l'ex-lieutenante-gouverneure Lise Thibault, prévu pour aujourd'hui et demain. «Mais s'il y a déclenchement, ça tombe parce que plus personne n'a de fonction de toute façon», a-t-il dit hier.
Problèmes dans Chauveau
La circonscription de Chauveau, que M. Taillon a ravie aux libéraux avec une confortable majorité de près de 14 000 voix, le 26 mars 2007, lui a apporté son lot de difficultés dans la dernière année.
En avril, il s'est brouillé avec son exécutif de comté. Son ancien organisateur en chef, Gilles Plante, a dévoilé un enregistrement audio où l'on entendait M. Taillon évoquer la possibilité d'embaucher son épouse au poste d'attachée de presse. Cela contredisait ce que M. Taillon avait affirmé précédemment et contrevenait à une directive adoptée par le caucus adéquiste peu après l'élection du 26 mars. Cette querelle, pendant laquelle M. Taillon a menacé de traîner M. Plante devant les tribunaux, a débouché sur plusieurs démissions dans son exécutif de comté. Certains ont soutenu que M. Taillon manquait de respect à l'égard de ses bénévoles.
M. Taillon n'a plus qu'un seul employé dans Chauveau, car son attaché de presse a démissionné début octobre. «J'ai un chef de bureau dans Chauveau [...] qui fait du travail de secrétariat», a précisé M. Taillon hier, avant de confirmer que «quelqu'un avait quitté». Il a expliqué la petite taille de son équipe par l'imminence des élections: «On ne fera pas de mouvement d'embauche tant qu'on n'aura pas de certitude quant à la situation. On n'est pas pour engager du monde et les démettre le temps de partir en élection.»
Toujours en avril, il a aussi été révélé que M. Taillon avait songé à changer de circonscription pour se présenter dans Hull, circonscription devenue vacante lors de la démission du libéral Roch Cholette. Mario Dumont s'était opposé à ce déménagement. Cela avait conduit à la démission de deux organisateurs adéquistes dans la région de l'Outaouais.
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