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Jean Charest frappe un grand coup

Robert Dutrisac   24 octobre 2008  Québec
clément allard le devoir
Pierre Michel Auger et André Riedl (au centre) en compagnie du premier ministre Jean Charest.
clément allard le devoir Pierre Michel Auger et André Riedl (au centre) en compagnie du premier ministre Jean Charest.
Québec — Jean Charest a frappé un grand coup, hier, en recrutant deux députés adéquistes, Pierre Michel Auger et André Riedl, qui ont choisi les couleurs libérales.

C'est en compagnie des deux transfuges que Jean Charest a fait l'annonce de ces défections hier après-midi, avant que ne commence la réunion du caucus des élus libéraux. Le député de Champlain, Pierre Michel Auger, et le député d'Iberville, André Riedl, n'ont guère ménagé le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, à qui ils reprochent son manque d'écoute.

«De toute évidence, l'ADQ est le parti d'un seul homme sans plan de match pour le Québec ni programme économique cohérent», a déclaré André Riedl, qui était porte-parole de l'opposition officielle en matière de relations internationales. «L'ADQ devait surtout démontrer qu'elle pouvait être le gouvernement en attente, ce qui n'est pas le cas.»

«Pour moi, un parti politique n'est pas l'affaire de trois ou quatre personnes», estime Pierre Michel Auger, qui était porte-parole en matière de formation professionnelle.

«Le geste que je pose aujourd'hui reflète ce que j'entends sur le terrain: les gens ont cru en l'ADQ, les gens ont voulu donner une chance à l'ADQ. Mais aujourd'hui, ils constatent tout comme moi qu'ils se sont trompés», a livré Pierre Michel Auger, qui a dit avoir «vécu déception sur déception» depuis son élection en mars 2007.

Pour Jean Charest, c'était une réplique cinglante à la déconvenue qu'a représentée pour lui l'élection mardi, à la présidence de l'Assemblée nationale, du péquiste François Gendron. Ce dernier a été préféré au candidat libéral Yvon Vallières à la suite d'une manoeuvre de l'Action démocratique du Québec. Dans ce cas-ci, le plat de la vengeance s'est mangé chaud.

L'annonce de ces défections a pris de court le chef de l'ADQ, Mario Dumont, et son entourage, qui ne se doutaient de rien. Elle survient à deux jours du Conseil général de l'ADQ, qui se déroule en fin de semaine à Drummondville, un événement pendant lequel Mario Dumont comptait remettre le parti sur ses rails. On se souviendra que la controverse entourant le salaire de 50 000 $ versé par l'ADQ à Mario Dumont avait complètement occulté le message politique du Congrès tenu en mars dernier.

Le premier ministre n'a pas manqué de présenter le Parti libéral du Québec comme un parti «rassembleur» qui pratique «l'art d'inclure». Il a souligné la «diversité» de l'équipe libérale, qui a accueilli un transfuge souverainiste, Raymond Bachand, un ancien péquiste qui a travaillé dans les cabinets de René Lévesque et de Pierre Marc Johnson et qui est aujourd'hui ministre du Développement économique et de l'Innovation.

Depuis les élections de mars 2007, les députés libéraux, dont Jean Charest, ont mis en doute à maintes reprises la compétence des élus adéquistes. Le premier ministre a toutefois vanté hier le «grand talent» des deux transfuges. Mais qu'ils ne se fassent pas trop d'illusions sur leurs chances de devenir ministre. «Je ne manque pas de talents dans mon caucus», a répété M. Charest.

Mardi soir dernier, Jean Charest a rencontré séparément les deux recrues adéquistes et confirmé qu'il les accueillait. Mais ces défections avaient été ourdies depuis un certain temps déjà. Pour André Reidl, la réflexion avait commencé à la suite d'une longue conversation avec Mario Dumont où le député avait exprimé sa déception. En septembre, une de ses connaissances libérales l'a approché, a-t-il raconté. Après le caucus adéquiste du 7 octobre, M. Reidl communiquait avec le PLQ.

Pour sa part, Pierre Michel Auger avait informé le parti qu'il ne porterait pas les couleurs de l'ADQ aux prochaines élections il y a quelques semaines, a-t-il dit. Les deux transfuges ont soutenu hier qu'ils avaient envisagé l'idée de se présenter à titre d'indépendants. Mais voilà, l'appel du grand parti de pouvoir fut irrésistible.

Dans un point de presse, Mario Dumont a rappelé que Jean Charest avait toujours été «très hautain» à l'endroit de l'équipe adéquiste. «Soudainement, il en ramasse deux, pas nécessairement les meilleurs», a-t-il affirmé.

Ces transfuges manquent de courage, a accusé Mario Dumont. «Si des gens font dans leurs culottes pour trois ou quatre mauvais sondages, c'est peut-être mieux que ça arrive maintenant, a-t-il dit. S'ils n'ont pas les idées, les convictions et les valeurs adéquistes tatouées au coeur, on ne peut aller très loin.» Il aurait été souhaitable que les deux députés deviennent indépendants ou, encore mieux, qu'ils démissionnent pour se représenter dans l'élection partielle afin de connaître leur appui réel, selon le chef adéquiste.

Mario Dumont n'a pu donner l'assurance que d'autres défections attendaient son caucus. Il s'agit pour les députés «d'une adhésion libre et volontaire» qui s'avère plus difficile «dans un parti qui n'est pas juste là pour le pouvoir, qui n'est pas juste là dans le confort et l'indifférence à jouer dans le pouvoir, dans l'argent, dans tout ce qui est beau, mais qui se bat pour vraiment changer les choses», juge-t-il.

Mario Dumont a qualifié la semaine d'«intéressante pour les Québécois». Ils ont vu réapparaître «Jean Charest l'arrogant, la baboune», mardi à l'issue du vote sur la présidence de l'Assemblée nationale; ils voient maintenant «Jean Charest le comédien, qui se place côte à côte avec des gens qu'il a méprisés jusqu'à avant-hier», a-t-il fait valoir.

Chez les députés adéquistes, les réactions à ces défections ont été, dans l'ensemble, virulentes. Le député de Marguerite-d'Youville, Simon-Pierre Diamond, est venu à un cheveu de traiter les transfuges de putains, les comparant aux «gens qui font le trottoir».

En revanche, le député de Montmagny-L'Islet, Claude Roy, a eu une réaction étonnante. Il n'a pas voulu jeter la pierre à André Riedl, dont il se considérait l'ami mais qui ne l'a pas informé de sa décision. «Il n'y a pas de trahison», a-t-il dit. Qui plus est, Claude Roy a révélé que «tout le monde [à l'ADQ] a eu des offres, si on veut parler comme ça». A-t-il reçu une offre du PLQ lui-même? «Malheureusement non», a-t-il laissé tomber, énigmatique.

Entre le PLQ et l'ADQ, il y a eu de nombreux chassés-croisés. Évidemment, les fondateurs, dont Mario Dumont, viennent du PLQ. Mais plus récemment, la députée adéquiste de Groulx, Linda Lapointe, avait tenté de devenir candidate libérale avant de se faire tatouer adéquiste, pour rendre l'expression du chef.

Élu en 1989 dans la circonscription d'Iberville, le libéral Yvon Lafrance est devenu député indépendant en février 1994. Il s'était rallié à l'ADQ le mois suivant mais ne s'était pas représenté aux élections de 1994. Le député libéral de Drummond, Jean-Guy St-Roch, élu en 1985 puis en 1989, était devenu indépendant en 1992 et s'était présenté pour l'ADQ en 1994 pour connaître la défaite.






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  • P.Mario Charpentier
    Abonné
    vendredi 24 octobre 2008 02h40
    Avoir le Courage de ses convictions
    « M.Dutrisac,

    Je suis un militant de l'ADQ qui a quitté le PLQ il y a maintenant un an pour joindre l'ADQ,alors que la remontée dans les sondages du PLQ était clairement entamée.

    La principale raison pour laquelle j'ai posé ce geste,c'est pour tenter avec mes collègues de de l'ADQ de changer avec conviction le Québec et faire éclore le plein potentiel de l'ensemble des québécois,peu importe leur allégence politique.

    J'ai cru et je continu de croire plus que jamais en la capacité de l'ADQ comme formation politique jeune et ouverte d'accuillir les gens comme moi qui ont à coeur de défendre les intérèts des familles du Québec et d'être la voie de ceux qui n'ont pas accès aux lobéistes corporatistes ou syndicaux,c'est à dire la classe moyenne,les jeunes et nos ainés.

    Je puis vous affirmer que je n'ai jamais été décu depuis mon arrivé à l'ADQ,bien que nous ayons nos défis et nos points à améliorer.Je ne voyais pas cette volonté réelle de changement et surtout pas le courage nécessaire de faire bouger et arriver les choses au PLQ malgré les très grands moyens fianciers dont ils disposent et quoiqu'ils aient toute une machine de communication en place qui donne de bien belles impressions et qui maitrise très bien l'image et les relations médias.Ils semblent plutot bien branchés,je ne sais pas pourquoi,mais c'est clair qu'ils savent leur parler mieux que nous.La-dessus,ils ont des longueures d'avance,mais je dirais que de notre còté,on a l'avantage d'être autonome et de ne rien devoir à personne.C'est pour les citoyens du Québec qu'on travaille.

    Vous n'ètes pas oubligé de me croire mais je vous assure que l'ADQ a véritablement la volonté de s'attaquer en profondeur aux pistes de solutions pour relever les très nombreux défis qui nous attendent au Québec.C'est triste,car il y a des gens formidables au PLQ,tout comme il y en a au PQ et à l'ADQ et tout comme il y a plusieurs québécois qui ne s'impliquent pas en politique car ils sont désabusés qui verraient dans les idéées de l'ADQ l'espoir et le projet de société emballant et ambitieux qu'ils recherchent pour ètre à nouveau mobiliser si ils avaient la chance de lire notre programme et les solutions que nous proposons.On a besoin plus que jamais dans cette crise économique d'ètre unis comme québécois et de nous serrer les coudes au-delà de la partisanerie politique pour réaliser nos rèves.

    Si on prenait la peine de lire notre plateforme économique et autonomiste et de nous écouter véritablement je suis convaincu qu'on changerait le monde et que tout deviendrait enfint possible au Québec.Au moins on débaterait des idées et on pourrait s'influencer les uns les autres pour faire ressortir les meilleurs idéées et faire avancer le bien commun.Peut-être que notre formation propose trop de changements qui dérangent pour qu'on veuille à ce point nous faire taire ou nous éclypser
    à la veille de nos congrès et conseils généraux avec des distractions comme en mars avec le salaire du chef et cette fois-ci avec les deux détracteurs.Je suis peut-être naif,mais je crois encore aux idées et que le fond l'emporte sur la forme.

    Je fais donc appel à votre sens de l'objectivité et au professionalisme de vos collègues des médias pour faire place à la démocratie et analyser avec objectivité notre plateforme autonomiste qui sera déposée ce matin par notre chef Mario Dumont et étudiée par plus de 450 militants adéquistes ce week-end à Drumondville ainsi que notre programme économique déposé en mars dernier.

    Après avoir pris le temps de lire ces documents et avoir considéré au mérite les idées qu'ils contiennent, si vous venez à la conclusion que le message de l'ADQ n'est pas pertinent ou débranché en terme de pistes de solutions pour l'avenir du Québec,dites le à haute voix dans un prochain article et je réféchirai sérieusement au futur de mon militantisme au sein de l'ADQ.Toutefois,je sais déjà qu'elle sera votre réponse.Vous serez positivement surpris et je crois très enthousiaste,du moins je l'esère sincèrment.

    Ce que je puis vous dire,c'est qu'avec mes collègues de l'ADQ,j'ai participé bien humblement en collégialité avec une équipe fantastique et dévouée à l'élaboration de notre programme économique déposé et débattu au Congrès du mois de mars dernier tout comme j'ai participé avec une équipe extraordinaire de l'ADQ à la préparation du cahier du participant qui sera déposé et discuter entre nos militants en fin de semaine lors de notre Conseil Général.

    Ce document a été élaboré sous la présidence du Président de notre commission politique Stéphane Le Bouyonnec après que nous ayons fait le tour de plus d'une trentaine de régions au Québec pour écouter nos militants.

    Je ne veux pas entrer ici dans la partisanerie,mais je tiens à témoigner de toute l'attention,du respect et du très grand sens de l'écoute dont a fait preuve notre chef Mario Dumont tout au long de ce processus entamé en juin dernier et à quel point nos militants sont engagés et dévoués à la cause du Québec à l'ADQ.

    Si notre parti était l'affaire d'un seul homme et si Mario Dumont n'était pas un chef généreux et à l'écoute de ses militants comme l'ont laissé sous-entendre les deux détracteurs d'hier,je n'aurais pas toute la place qu'on m'a donné et qu'on donne à tous ceux qui se retrousse les manches et qui travaillent fort au sein de notre formation politique.Pour avoir connud d 'autres organisations,je puis vous dire,qu'au contraire,j'ai rarement vue un endroit où on laisse autant de place au sens de l'initiative,à l'autonomie et la collégialité.Chez nous,nous sommes au royaume de idées et c'est la meilleure idée qui l'emporte peu importe de qui elle vient.L'ADQ,c'est une formation avec un très grand leader à sa tète qui a fait élire les 41 députés qui ont été élus en mars 2007.Les députés et militans de l'ADQ doivent se rappeler aujourd'hui de tout ce que Mario Dumont a fait pour eux et pour nous comme formation politique.C'est à son message de changements pour les familles et la classe moyenne que les électeurs du Québec ont dit oui pour ceux qui ont été élus sous la banière de l'ADQ.

    Je suis convaincu M.Dutrisac avec tout le professionalisme qu'on vous connait que vous allez prendre le temps ainsi que les autres journalistes et plus particulièrement ceux du Devoir de bien vouloir lire les 125 pages de contenu que nous avons pris la peine de ridiger pour nous aider à réfléchir ensemble sur les pistes de solutions qui feront véritablement avancer le Québec autonome de demain.

    Pour ce qui est du départ des deux députés aux convictions plus malléables,quand à moi celà ne constitue pas un recul pour le parti au contraire.

    Que des gens agissent ainsi par pur opportunisme ne peut qu'illustrer le peu de cas qu'ils faisaient des valeurs qu'ils prétendaient défendre.

    Il est par ailleurs ironique de constater que ces deux députés se joignent à une équipe qui les a méprisés sans arrêt depuis l'élection et qui leur trouvent soudainement des qualités.

    Cela dénote que ce sont des gens de peu de courage et de très peu de conviction qui sont plus intéressés par leur salaire et leur titre que par la conviction profonde de changer le Québec.

    Si les deux transfuges veulent trahir les électeurs qui leur ont fait confiance en mars 2007, qu'ils aient le courage de démissionner aujourd'hui et de se représenter sous leur nouvelle bannière libérale.

    Quand à nous à l'ADQ,nos militants et députés se consacreront, cette fin de semaine, à une réflexion importante sur l'autonomie et l'avenir du Québec et ne se laisseront pas distraire par cet épisode sans réelle conséquence.

    Merci de prendre le temps d'aller plus loin que la surface des jeux d'images et de prendre le temps de véritablement considérer le fonds des idées comme vous savez le faire généralement très bien au Devoir.Bref,tout comme les très nombreux militants adéquistes qui seront réunis en fin de semaine à notre Conseil Général,ayons le courage de nos convictions et faison tous ensemble avancer ce Québec que nous aimons tant.

    Mario Charpentier
    Vice-Président,Exécutif National
    Action Démocratique du Québec »

  • Richard Brin
    Inscrit
    vendredi 24 octobre 2008 05h56
    transfuges
    « liberal adequiste c'est du pareil au meme on continue à les payer avec nos taxes

    richard brin ste-adele »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 24 octobre 2008 07h37
    L'ADQ à la croisée, vient de se faire frapper. Ayoye, ça lui a fait mal !
    « Entre 16 et 18 % dans les sondages, l'ADQ ne peut plus descendre trop trop. Ce parti tient un Conseil général en fin de semaine à Drummondville. S'il n'y sort rien d'emballant pour l'autonomie provinciale du Québec, adieu l'ADQ comme opposition officielle, aux prochaines élections provinciales.

    M. Harper a fermé la porte sur les demandes de M. Dumont qui avait demandé aux Québécois de voter pour eux. Faudrait, après ça, qu'il nous dise ce que M. Dumont ferait pour aller de l'avant avec son plan d'autonomie sans séparer le Québec du Canada et contre le fédéral ou s'il achète la souveraineté du Québec devant les portes closes fédérales.

    L'ADQ ne peut pas dire qu'ils attendent le retour de Libéraux au fédéral puisque ce parti "national" est encore plus centralisateur que le parti Conservateur. »

  • Richard Gauthier
    Inscrit
    vendredi 24 octobre 2008 08h14
    Vive l'autonomie.
    « Nos deux transfuges de l'ADQ se sont assurés d'une belle retraite dorée en rejoignant les libéraux. Monsieur John Charest avait donc gardé un chien de sa chienne à monsieur Dumont. Le maître de l'immobilisme en est probablement à son dernier mandat comme chef de l'opposition. Cependant, la pêche n'a pas été bonne pour Monsieur Roy. »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    vendredi 24 octobre 2008 09h14
    A bien y penser
    « Charest pourrait choisir de pénaliser Dumont en lui retirant le poste de chef de l`opposition. Il n`aurait qu`à recruter deux autres députés Adéquistes. Pas besoin de prendre le risque d`une élection en temps de récession économique. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 24 octobre 2008 10h27
    @ Pierre S. Lefebvre
    « Bonne idée M. Lefebvre mais, si seulement 2 députés adéquistes quittent pour le PQ, bingo, le PQ devient l'opposition officielle mais si c'est seulement 2 députés de plus qui déménagent au PLQ, ce n'est pas assez parce que ça n'augmente pas le nombre de députés péquistes. Ça en prendrait 4 mais je ne crois pas que M. Charest serait plus content de voir changer SES oppositions de place. »

  • Max Roujeon
    Abonné
    vendredi 24 octobre 2008 10h43
    Charest parlait de la chambre qui avait perdu sa démocratie ou un truc du genre
    « En se faisant, par conspiration, imposer un président commun ADQ-PQ, M. Charest s'est dit insulté au nom de la démocratie et que la chambre perdait toute crédibilité (les grandes phrases vides, quoi). Et là? Est-ce bien de faire voter des gens pour l'ADQ et de convertir en catimini, ces même votes en votes libéraux? Si j'avais voté pour un de ces 2 là, je ne la trouverai pas drôle! De quel droit estiment ils que leurs électeurs ont changé d'opinion politique? Je ne comprends pas que l'électorat ne dise rien. Coté courage et démocratie mon cher M. Charest, après votre indignation de vous être fait imposer un président péquiste, je suis surpris convenez en de voir cela, car ça se concoctait au moment où vous formulâtes vos reproches et fîtes état de votre indignation démocratique. Vous n'avez hélas, semble t-il de leçons à donner à personne. Il est vrai que vous virâtes allègrement et sans hésitations aucune, votre veste de conservateur pour devenir libéral, donc, les gens opportunistes et sans convictions sont, à vos yeux, de purs et sympathiques quidams dont la probité ne saurait être mise en doute.
    Au fait, pour votre plus grand bien, ce triste évènement s'est vu couronner par la bourde à M. Dumont qui a encore une fois manqué une belle occasion de se la fermer : «Ce n'est pas les meilleurs» qu'il a dit. Mon cher M. Dumont, vous avez reconnu par cela, vous être plus ou moins, entouré d'andouilles. Il fallait dire mon cher M. Dumont : c'est dommage de les voir partir, ils se sont dévoués pour l'ADQ, ...ils trahissent sans le vouloir, les gens qui ont voté pour eux ...Bla Bla, Bla. Tout sauf ce que vous avez dit. En pareil cas, on encense, on ne démolit pas et surtout on se montre bon perdant et respectueux des gens qui vous ont élu.
    Monsieur Charpentier, (1er commentaire) vous me semblez bien placé à l'ADQ si j'en juge pas votre pédigrée en signature, alors vous allez surement lire nos commentaires à tous, incluant celui-ci. Recommandez donc un cours de relations interpersonnelles 101 à M. Mario Dumont. Il semble avoir perdu le «sens des choses» depuis qu'il est devenu le leader de l'opposition et c'est bien dommage, car ne vous en déplaise, c'est lui l'ADQ, encore aujourd'hui. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    vendredi 24 octobre 2008 12h47
    Deux gougeons dans l'aquarium libéral.
    « Effectivement, Jean Charest vient de frapper un grand coup d'épée dans l'eau stagnante du marécage d'où font surface les limoneux grenouillages libéraux.

    Le prestige que remportent le PQ et la solidarité oppositionniste, en permettant à François Gendron d'accéder au poste le plus imposant de l'Assemblée nationale, n'a rien de comparable avec le presse-tige de la putasserie perverse que récolte le PLQ. À l'instar des déploiements qui caractérisent toutes les « voiries » des cantons du Québec, le PLQ vient d'ajouter deux «tits casques» aux autres désoeuvrés qui regardent les nids de poules, les fissures, les affaissements et les trous d'un Québec laissé à lui-même. Deux caméléons qui, officieusement, ne faisaient rien et qui reproduisent maintenant les coloris insipides des libéraux qui officiellement ne font rien d'autre que d'étirer et de tuer le temps. VOULOIR NE RIEN FAIRE est devenu leur leitmotiv. Ils vont s'agenouiller et s'avachir devant celui qui, comme pas un, les a méprisés et ridiculisés jusqu'à en baver. Ils ont troqué leur «pot de chambre» de tristounets oppositionnistes constipés pour le «crachoir odieux» des girouettes minoritaires, dans le seul but de flusher le désarroi qu'ils voulaient évacuer. Leur déloyauté les couvre de honte et, aux dernières banquettes des arrogants grabataires et suffisants minoritaires, ils tueront le temps. Ils appuieront silencieusement et ils aideront lâchement et servilement leur bourreau devenu leur maître, à étirer le temps de l'insignifiance politique qui les discréditera auprès de leurs commettants dont la trahison est inqualifiable. Ils joueront au passe-temps libéral qui nous coûte la peau des fesses, au jeu du RIEN-FAIRE, tout en payant grassement des tizamis lèche-bottes libéraux pour jouer aux commissionnaires et pour faire des études d'infaisabilité, d'incongruité, d'irréalité, d'impossibilité, de passivité, d'inutilité, d'inanité, de nullité et d'irresponsabilité dont les conclusions sont farcies des fatuités et des vanités auxquelles la précarité subliminale du pompeux PM Charest carbure à plein régime. Deux transfuges qui mireront de loin le plat de la grosse poutine de fatuités et de vanités dont se gave l'obésité politique du triomphaliste Charest, lui-même étant cet incomparable et inégalable transfuge passéiste que subissent les Québécois, depuis 2003.

    La nomination du péquiste François Gendron à la Présidence de l'Assemblée nationale du Québec, est une victoire. Par contre, l'assujettissement, l'avilissement et la subordination esclavagiste des Pierre Michel Auger et André Riedl, les marquent au fer rouge du bleu Charest. Un tel racolage tissé d'indignité et un pareil maraudage tissé de tripotage de bas étage, ce qui semble faire partie des droits et des libertés des accros de la trahison monnayable qui hantent les corridors et placards du politique, est tout à fait à la hauteur et digne des libéraux de Charest, Jérôme-Forget, Fournier et al que les sondeurs tordeurs nous proposent comme idéal d'avenir

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Magnan Daniel
    Inscrit
    vendredi 24 octobre 2008 14h08
    Riedl une girouette opportuniste
    « Voici deux citations de Riedl, vous remarquerez à quel point ce grossier personnage - qui croit que le Québec est le BS du Canada et qui refuse de s'impliquer dans son comté sur des questions de santé publique - est un vire-capot de première catégorie :

    « André Riedl dit avoir été séduit par la vision économique du PLQ, «claire, porteuse et audacieuse».» (http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/200810/24/01-32402-ladq-est-le-parti-dun-seul-homme.php)

    Puis, en 2007 voici ce qu'il disait à l'Assemblée nationale :
    « M. Riedl: Alors, M. le Président, nos entreprises continuent de fermer à un rythme alarmant. 80 000 emplois de perdus entre 2004 et 2007 dans le secteur manufacturier seulement. La balance commerciale du Québec est négative, 8 milliards de déficit entre nos exportations et nos importations l'année dernière. Notre dollar vient d'atteindre un nouveau sommet, à 1,08 $ US, il pourrait bien se rendre à 1,10 $.

    L'inaction gouvernementale ne donne qu'un résultat: nous exportons nos consommateurs aux États-Unis et nous importons de plus en plus de produits. Non seulement le ministre n'agit pas, mais en plus il demande aux autres d'agir à sa place. Nous vivons un état d'urgence, M. le Président, qui nécessite des mesures d'urgence.» (http://www.assnat.qc.ca/FRA/38legislature1/debats/journal/
    ch/071106.htm#_Toc182212710)

    Méchant vire-capot, ce Riedl! Méchant opportuniste qui j'espère aura la noblesse de démissionner et se présenter dans une partielle. On devrait faire une pétition pour demander son départ. Il a démissionné parce qu'il a honte de l'ADQ, je suis du comté d'Iberville et j'ai honte de lui, qu'il démissionne! »

  • Roger Bédard
    Inscrit
    vendredi 24 octobre 2008 16h28
    @ Gerry Pagé
    « L'eau stagnante du marécage d'où font surface les limoneux grenouillages libéraux ;
    le presse-tige de la putasserie perverse que récolte le PLQ ; deux «tits casques» ; Deux caméléons qui, officieusement, ne faisaient rien et qui reproduisent maintenant les coloris insipides des libéraux qui officiellement ne font rien d'autre que d'étirer et de tuer le temps ; s'agenouiller et s'avachir devant celui qui, comme pas un, les a méprisés et ridiculisés jusqu'à en baver ; leur «pot de chambre» de tristounets oppositionnistes constipés ; le «crachoir odieux» des girouettes minoritaires ; flusher le désarroi qu'ils voulaient évacuer ; des arrogants grabataires et suffisants minoritaires ; ils aideront lâchement et servilement leur bourreau devenu leur maître ; des tizamis lèche-bottes libéraux pour jouer aux commissionnaires ; des études d'infaisabilité, d'incongruité, d'irréalité, d'impossibilité, de passivité, d'inutilité, d'inanité, de nullité et d'irresponsabilité dont les conclusions sont farcies des fatuités et des vanités ; la grosse poutine de fatuités et de vanités dont se gave l'obésité politique du triomphaliste Charest ; l'assujettissement, l'avilissement et la subordination esclavagiste des Pierre Michel Auger et André Riedl ; un pareil maraudage tissé de tripotage de bas étage ; des accros de la trahison monnayable qui hantent les corridors et placards du politique.

    Monsieur Pagé, vous avez l'insulte facile ! et depuis que vous sévissez, il est évident que rien ne trouve grâce à vox yeux. Vous croyez-vous au-dessus de tout ? »

  • Max Roujeon
    Abonné
    vendredi 24 octobre 2008 18h39
    @ M. Daniel Magnan
    « Bravo! Si j'étais vous je brasserai tout ça. Car, c'est ni plus ni moins qu'une claque à la si chère démocratie. Ça pourrait aussi bien devenir une technique préméditée.
    Supposons qu'un gouvernement veut être majoritaire mais ne le peux pas et le sait d'avance. Les sondages sont contre lui à 100%. Solution?
    Il laisse voter et ensuite convertit les élus (faibles, ambitieux, sans conviction...) de l'opposition à se joindre à lui! Plus facile de se mettre 2 «touits» sans vergogne de son bord que d'obtenir les votes qu'ils ont eus!
    Il pourrait même, si cette pratique se répandait mettre des copains chez l'ennemi, les faire élire et les accueillir quelques temps plus tard et rafler tous les sièges. Désolé, mais il faut une nouvelle élection, sinon ça risque de dégouter encore plus les gens d'aller voter.
    Votre droit d'électeur est allègrement bafoué! Par un PM en plus et qui ne parle que de démocratie et de justice sociale. J'en perds des bouts. »

  • Pierre Allard
    Inscrit
    vendredi 24 octobre 2008 21h05
    Vendre le bien d'autrui.
    « On vote pour un parti. Pour choisir qui va gouverner. Le candidat local compte pour 6% dans le choix des électeurs. Changer de camp serait affaire d'opinion... si le transfuge ne partait pas avec le vote qu'il porte et qu'on ne lui a pas vraiment donné à lui, mais au parti dont il a accepté de porter les couleurs. Je n'ai aucun respect pour ces gens...

    Pierre JC Allard
    http://nouvellesociete.org/6.html »

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