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Rentrée très houleuse à Québec

Jean Charest dénonce les «subterfuges» ayant mené à l'élection du péquiste François Gendron à la présidence de l'Assemblée nationale

Robert Dutrisac   22 octobre 2008  Québec
Le premier ministre Jean Charest a serré la main du nouveau président de l’Assemblée nationale, le député péquiste d’Abitibi-Ouest, François Gendron, mais il a refusé d’escorter ce dernier à son siège de président, comme le veut la tradi
Photo : Agence Reuters
Le premier ministre Jean Charest a serré la main du nouveau président de l’Assemblée nationale, le député péquiste d’Abitibi-Ouest, François Gendron, mais il a refusé d’escorter ce dernier à son siège de président, comme le veut la tradi
Québec — Appuyé par les parlementaires des deux partis d'opposition, le député d'Abitibi-Ouest, François Gendron, a été élu, hier, président de l'Assemblée nationale sous les accusations de «subterfuges» et de «bris de la parole donnée» proférées par le premier ministre Jean Charest.

Au cours d'une journée houleuse où plusieurs députés libéraux et ministres ont exprimé leur indignation, l'Assemblée nationale a tenu un scrutin secret pour départager les deux doyens de l'institution: le libéral Yvon Vallières, élu pour la première fois en 1973 mais qui a été battu en 1976 pour ensuite se faire réélire en 1981 et dans les élections subséquentes, et François Gendron, élu sans interruption depuis 1976. Seul le nom du candidat victorieux a été dévoilé; le décompte n'a pas été rendu public, comme le veut le règlement.

Les députés des trois partis ont voté en principe selon la ligne de leur parti: tous les libéraux pour M. Vallières, d'une part, et adéquistes et péquistes ensemble pour M. Gendron.

À la suite du vote, Jean Charest a refusé d'escorter François Gendron, de son siège de député à celui de président, avec les chefs de l'opposition. Il s'est contenté de serrer la main du candidat victorieux. Le premier ministre rompait ainsi avec une tradition du système parlementaire britannique, a souligné le whip du Parti québécois, Stéphane Bédard. Le nouveau président et les trois chefs de parti ont ensuite pris la parole à l'Assemblée nationale. Jean Charest ne s'est pas adressé aux députés le premier, comme c'était sa prérogative; il a préféré conclure.

Le premier ministre a évoqué la tradition parlementaire du Québec, qui remonte à 1792, année de la création du Parlement du Bas-Canada. «L'absence de consultation avec les principaux partis politiques représentés à l'Assemblée nationale est en rupture avec 216 ans de tradition parlementaire. Et je ne connais aucun autre Parlement de tradition britannique où un président a été élu — envoyé au fauteuil — sans qu'il y ait préalablement une consultation avec le gouvernement», a affirmé M. Charest.

Les parlementaires du gouvernement, à commencer par son leader parlementaire Jean-Marc Fournier, ont été pris de court en apprenant lundi que le candidat adéquiste, Marc Picard, et le candidat péquiste, Maxime Arseneau, s'étaient désistés pour laisser le champ libre à François Gendron, un choix acceptable pour les députés adéquistes. N'eût été ce changement de dernière minute, les députés péquistes, après avoir voté pour M. Arseneau au premier tour, auraient voté pour M. Vallières au deuxième, a-t-on indiqué au cabinet de la chef du PQ, Pauline Marois.

Soulignant que ni lui ni son leader n'avaient jamais été informés avant lundi de ce qui se tramait, Jean Charest a parlé «d'une malheureuse intrigue». Devant les députés de l'Assemblée nationale, il a accusé François Gendron d'avoir «joué de subterfuges» pour occuper le siège du président, d'avoir «caché» sa candidature.

Assez comiquement, François Gendron a dû intervenir à titre de président et invoquer le règlement: l'imputation de motifs à un député. «Ça commence mal», a-t-il lancé du haut de sa tribune nouvellement acquise. «On se calme.» Puis, singulièrement, le président a défendu sa propre cause, niant qu'il avait caché sa candidature et assurant qu'il avait respecté les règles.

«Cette manoeuvre est un bris de confiance contraire à l'esprit de cohabitation», a répliqué le premier ministre. Malgré cet accroc, Jean Charest n'a pas laissé entendre que ce bris de confiance pourrait servir de prétexte au déclenchement d'élections cet automne.

Le chef libéral a aussi cité l'ancienne leader parlementaire du PQ, Diane Lemieux, qui se scandalisait, dans Le Soleil d'hier, de la collusion entre l'ADQ et le PQ. «La chose la plus importante, c'est notre parole», a-t-elle sermonné.

Diane Lemieux a même soutenu que Pauline Marois voulait se débarrasser de M. Gendron comme leader parlementaire «parce qu'il n'est pas bon».

«Voyez ce que la vengeance cultivée pendant au-delà d'un an peut faire», a déclaré François Gendron quelques heures avant son élection.

Dans son discours devant l'Assemblée nationale, François Gendron a rendu hommage aux trois candidats qui «ont mené campagne avec sérieux, expliquant clairement leur position dans les différents caucus». C'est justement ce qu'il n'a pas fait avec les libéraux. Même Mario Dumont a loué «le véritable processus démocratique» qui s'est traduit par des gestes «inédits», soit la présence des candidats dans les caucus des formations opposées.

De son côté, Pauline Marois a salué le fait que le président de l'Assemblée nationale provienne des rangs de l'opposition alors que le gouvernement est minoritaire. «C'est normal, sain et démocratique», a-t-elle dit. Quant à la sortie de Diane Lemieux, Mme Marois s'est contentée, au cours d'un point de presse, de qualifier les propos de l'ancienne leader d'«erronés».

Une source au gouvernement a révélé, hier, que le PQ avait tenté de monnayer son appui à M. Vallières en exigeant de meilleurs budgets pour son whip et son leader parlementaire ainsi qu'une vice-présidence à l'Assemblée. Les libéraux ont refusé. Au PQ, on n'a pas nié que de telles discussions aient eu lieu, mais on a rappelé que ces demandes sont dans le paysage depuis l'élection de 2007.

Hier, plusieurs élus libéraux doutaient que l'on puisse encore faire confiance à leurs homologues de l'opposition. Jean-Marc Fournier n'a pas manqué d'insister sur ce «bris de confiance» qui rendra bien difficile le fonctionnement du gouvernement minoritaire. La ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a évoqué les discussions qui doivent avoir lieu avec l'opposition sur la situation économique alors qu'il existe «un problème de confiance». Le ministre du Développement économique et de l'Innovation, Raymond Bachand, a rappelé sa longue expérience des négociations d'affaires. «C'est probablement parmi les pires cas que j'ai vus», a-t-il dit en parlant de l'absence de «bonne foi» des deux partis d'opposition. «On parle aux partis d'opposition parce qu'on est minoritaire. Ça complique beaucoup la façon de gérer l'État», estime Raymond Bachand.
 
 
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  • NL
    Inscrit
    mercredi 22 octobre 2008 02h16
    Esprit de cohabitation
    "Cette manoeuvre est un bris de confiance contraire à l'esprit de cohabitation". Ce n'est pas parce que les décisions prises par la majorité des députés de l'Assemblée nationale ne plaisent pas au parti du gouvernement que cela implique nécessairement que le Parlement ne fonctionne pas. Au contraire, il y a eu consensus entre deux partis politiques qui ont réussi à se mettre d'accord et à obtenir la majorité des voix. Cela démontre clairement le bon fonctionnement de la démocratie parlementaire même dans une situation de gouvernement minoritaire. Il faut tout simplement savoir faire la distinction entre ce que sont le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif. Ce qui pourrait détruire cet esprit de cohabitation, ce serait l'entêtement du parti libéral à garder rancune et à essayer de se venger d'une manière ou d'une autre.

    Et pour ce qui est de la tradition, je crois que le Premier ministre n'a pas de leçons à donner considérant qu'il a lui-même contrevenu à la tradition d'escorter le nouveau président à son siège. De plus, je crois que la question de la tradition ne se pose pas lorsque l'on fait face à des députés qui appuient la réforme parlementaire.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mercredi 22 octobre 2008 02h58
    Pisse-vinaigre
    Il est rapporté plus haut : «Diane Lemieux a même soutenu que Pauline Marois voulait se débarrasser de M. Gendron comme leader parlementaire «parce qu'il n'est pas bon».

    Il n'y a pas que M. Charest à pisser le vinaigre dans cette affaire, Mme Lemieux semble l'accompagner dans cet exercice.

  • Sauvé stephane
    Inscrit
    mercredi 22 octobre 2008 05h39
    > La collaboration est un attelage à deux, où presque toujours, l'un tire plus que l'autre. Jacques Normand...
    ...et pour poursuivre, un adage libanais dit:
    "Si les sillions de ton sol se font de travers, corrige la marche de ton boeuf le plus fort, et non du plus faible", comme quoi, à l'heure où l'on parle, les libéraux auraient intérêt à apporter les corrections qu'ils jugent nécessaires.

  • Georges Paquet
    Abonné
    mercredi 22 octobre 2008 05h42
    Cela s'appelle avoir de l'HONNEUR
    Respecter la parole donnée, cela s'appelle avoir de l'honneur. Ce devrait être la première, sinon la seule qualité des parlementaires élus pour représenter les citoyens.

    Les "gentlemen,s agreements" existent de tout temps et sous tous les cieux. Il engagent moralement ceux qui s'y adonnent. Ils permettent à la société de fonctionner. On en a connu en temps de paix comme en temps de guerre. Entre gens d'Affaires, comme entre des enfants dans la cour de l'école.
    Ce qui est historique et profondément malheureux ici, ce n'est pas que le président de l'Assemblée nationale provienne des rangs de l'opposition, c'est que c'est la première fois dans l'histoire du parlementarisme que le président d'une Assemblée délibérative soit choisi sans consultation entre les participants. Surtout que les partis de l'opposition admettent, sous la pression, il faut le souligner, que des consultations avaient bien eu lieu, jusqu'à ce que certains décident de faire fi des règles élémentaires de la vie en société. Bel exemple pour nos jeunes que l'on blâmera ensuite de ne pas s'intéresser à la politique ou de ne pas avoir d'estime pour les politiciens.

    Il faut se pincer le nez pour continuer à suivre ce qui se passe dans ces milieux.

  • Stéphan Gauvin
    Abonné
    mercredi 22 octobre 2008 06h28
    C'est un évènement historique.
    Je ne comprends pas les libéraux, c'est un évènement historique, sont-ils mécontents car ils ne sont pas les investigateurs de cet évènement. Si les libéraux ont une dent contre la démocratie, qu'ils lancent les élections pour qu'on leur montre la porte a ces anti-démocratiques.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mercredi 22 octobre 2008 08h05
    Profondeur intellectuelle de Jean Charest
    Quand Charest perd le contrôle de son milieu de travail il devient pédant. Il n`a aucune grâce face à la réalité d`un pouvoir minoritaire. Il peut bien feindre le rejet mais il doit se soumettre de bonne grâce. Dommage car il aura raté son moment de vérité.

  • Gérard Chagnon
    Abonné
    mercredi 22 octobre 2008 08h21
    Jean-Marc Fournier
    Quand même incroyable d'entendre M. Fournier parler de "problème de confiance" en pointant qui que ce soit. On parle ici d'un Ministère qui a lamentablement échoué dans le dossier des défusions municipales ainsi que dans le fiasco immobilier et financier de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Y en a qui sont pas gêné !

  • Pierre Allard
    Inscrit
    mercredi 22 octobre 2008 09h50
    Chic ! On fait un référendum...
    Ce n'est qu'une demi-plaisanterie. Ciel ! ne faisons pas d'élections, ils n'ont rien è dire et rien ne changera. Mais on pourrait occuper notre automne avec un référendum différent. un rédérendum qui unit plutot que diviser...

    http://les7duquebec.wordpress.com/2008/10/20/
    quebec-independant-quand-vous-voudrez/

    Pierre JC Allard

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mercredi 22 octobre 2008 09h58
    Une attitude indigne d'un premier ministre !
    Quel spectacle désolant de basse partisanerie que nous ont offert, hier, Jean-Marc Fournier et surtout Jean Charest !

    Franchement, c'était pénible de voir à la télé le premier ministre demander à François Gendron de justifier sa nomination comme nouveau président de l'Assemblée nationale.

    M. Charest, habituellement modéré dans ses propos, était arrogant. On avait l'impression qu'il se comportait comme s'il était le chef d'un gouvernement très majoritaire, ce qui n'est pas le cas depuis les résultats des élections de mars 2007.

    De plus, M. Charest devrait savoir comment les choses se passent à Ottawa. Au Parlement fédéral, ce sont les députés qui choisissent le président de la Chambre et celui, qui occupe actuellement ce poste, est Peter Millikan, un député libéral, même si le gouvernement est conservateur !

  • Denis Lalande
    Inscrit
    mercredi 22 octobre 2008 10h00
    Charest, le minoritaire
    L'ADQ et le PQ ensemble sont la majorité qui représente tout le Québec. Les libéraux eux ne représentent qu'une minorité de Québécois (surtout de langue anglaise), même s'ils sont le gouvernement (système britannique oblige). Si M.Charest est tant frustré de ce qui vient de se passer, il aurait dû, lui et son parti, se faire élire avec un plus gros suffrage universel , mettons 50% + une voix. Pôvre monsieur Charest qui a perdu son calme! Le naturel revient au galop! On constate aujourd'hui que le - Charest nouveau - vient de se renverser sur la table de l'assemblée nationale.

    Denis Lalande
    Nominingue

  • Richard Gauthier
    Inscrit
    mercredi 22 octobre 2008 10h42
    La nuit des grands couteaux 2?
    Les libéraux dénoncent les subterfuges ayant mené à l'élection du péquiste François Gendron à la présidence de l'Assemblée nationale. Cela ne vous rappelle-t-il pas d'une certaine magouille de leurs grands frères, maintenant esseulés, lors de la nuit des grands couteaux en 1982? Pauvres petits, ils n'ont pas eu de consultations et par surcroît, ils ont subit un bris de la parole donnée. Briser une tradition britannique, oh quel sacrilège! Comment se sent-on? Vous êtes minoritaire, alors vous goûtez à la même médecine qu'on nous sert depuis des lustres.

    Richard Gauthier
    Québec

  • jacques lecuyer
    Abonné
    mercredi 22 octobre 2008 10h46
    l'honorable john charest ne l'est plus
    Il est certainement frustrant de perdre mais il faut savoir l'accepter, Monsieur John Charest s'est montré petit hier.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mercredi 22 octobre 2008 12h29
    @ Gilles Bousquet qui déterre des morts!
    Diane Lemieux, feu députée du PQ, ne siège plus à L`Assemblée nationale depuis le début du règne de Pauline Marois. À vouloir déterrer les morts il devrait se souvenir que John Charest, ministre du sport amateur à Ottawa, avait tenté d`influencer un juge et perdu son titre de ministre. Il faut toujours s`assurer que l`arroseur peut être arrosé.

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    mercredi 22 octobre 2008 14h24
    Les libéraux pas de leçon à donner
    Il est temps que l'opisition adopte la stratégie des libéraux. Venir se plaindre devant les caméras en victime faut le faire. On cherche à déclencher des élections mais ils oublient qu'eux contrairement aux conservateurs ils sont là que depuis un ans et quelques mois c'est fort. Pauvre ti-pit...

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mercredi 22 octobre 2008 15h14
    @ M,. Pierre S. Lefebvre
    M. Lefebvre écrit : «Diane Lemieux, feu députée du PQ, ne siège plus à L`Assemblée nationale depuis le début du règne de Pauline Marois. À vouloir déterrer les morts il devrait se souvenir que John Charest, ministre du sport amateur à Ottawa, avait tenté d`influencer un juge et perdu son titre de ministre. Il faut toujours s`assurer que l`arroseur peut être arrosé.»

    C'est quoi ça ? Un(e) ex-ministre n'est ni mort ni morte. M. Charest a voulu taper sur le PQ et l'ADQ en même temps et Mme Lemieux, seulement sur Mme Marois qui avait nommé M. Gendron comme leader et sur le PQ en même temps.

  • Georges Paquet
    Abonné
    mercredi 22 octobre 2008 16h15
    Le PQ et l'ADQ donnent un bien mauvais exemple.
    Les dirigeants de l'opposition admettent volontiers qu'ils avaient convenu avec les libéraux de présenter chacun un candidat, et que le vote secret déterminerait celui des trois qui présiderait l'Assemblée nationale. C'est ce que l'on appelle, sous tous les cieux, un gentlemen's agreement qui engage moralement ceux qui ont pris cet engagement. En l'absence du respect de ce genre d'engagements, la société ne pourrait plus fonctionner.

    On a connu ce genre d'ententes dans toutes sortes de circonstances, en temps de paix comme en temps de guerre. En Affaires comme en famille. Entre la Police et la Mafia, comme entre les enfants dans la cour de l'école.

    Or, contrairement à ce que vous soutenez, ce n'est pas le fait que ce soit la première fois en 100 ans que le président de l'Assemblée nationale vienne des rangs de l'opposition qui est historique. Ce qui est nouveau et très étonnant, c'est que c'est la première fois dans l'histoire que le président de l'Assemblée nationale soit choisi sans consultation entre tous les partis politiques. Ce que l'on sait c'est que les consultations avaient débuté, de bonne foi, et que la surprise a été créée, que le malaise est survenu, quand le processus a été interrompu. Cela ne se fait pas entre gens qui doivent vivre en société. Et qui doivent normalement donner l'exemple et respecter les règles écrites et non-crites.

    Dans les circonstances, les partis politiques de l'opposition auraient pu imposer la "discipline de parti" à leurs membres et voter tous en faveur du même candidat, sans appuyer le candidat des libéraux. Les libéraux n'auraient pas perdu la face, ils n'auraient pas été obligés de retirer leur candidat, et les institutions démocratiques auraient continué à fonctionner normalement.

  • michel rheault
    Inscrit
    mercredi 22 octobre 2008 16h18
    À la dérive M Charest?!? ...changez de "cap".
    Quand MM Charest et Fournier se fâchent en même temps,c'est signe que "Ça va mal à la "shop"!

    Allo, département du "protocole", réveillez-vous, on perd le cap. La démocratie vient de se prononcer, et ça, c'est pas bon pour nous, la session va être longue!

    Vaudrait peut-être mieux lorgner du coté d'Ottawa, ils ont besoin d'un sauveteur.....le poste est libre.

  • jacques lecuyer
    Abonné
    mercredi 22 octobre 2008 16h31
    le bebeisme de john
    Il serait temps de veillir mon John et de cesser de larmoyer et d'envoyer Fournier provoquer en fafaron les adversaires. Occupez-vous vous donc vraiment de Québécois et soyez respectueux du poste que les Québécois(en petite minorité) vous ont confié.

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 22 octobre 2008 17h21
    Cynisme oblige
    Les Québécois ne croient plus à leur système parlementaire. Comment imaginer qu'ils accorderont quelque importance à ce qu'un député péquiste soit élu président de l'Assemblée nationale sous un gouvernement libéral minoritaire ?
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Linda Hart
    Inscrite
    mercredi 22 octobre 2008 17h27
    M. Charest fait du boudin
    M. Charest enfin semblable à lui même. Il voudrait bien aller en élection, mais avec une aussi mince raison ... il risque de perdre encore des sièges, il doit donc endurer Gendron. Très très amusant !!! Vive la démocratie parlementaire !!!

  • Patrick Lépine
    Inscrit
    jeudi 23 octobre 2008 00h01
    Enfin! Une tradition parlementaire québecoise qui s'écrit!
    J'ai lu quelque part:"«L'absence de consultation avec les principaux partis politiques représentés à l'Assemblée nationale est en rupture avec 216 ans de tradition parlementaire. Et je ne connais aucun autre Parlement de tradition britannique où un président a été élu -- envoyé au fauteuil -- sans qu'il y ait préalablement une consultation avec le gouvernement» "!

    Nos bons députés se sont enfin décidés à nous représenter dignement, et viennent de marquer par leur façon de faire peu commune, notre propre tradition parlementaire. Nous avons maintenant ici au Québec, des députés, décidés à faire appliquer par la démocratie, les valeurs et aspirations québecoises. Notre Assemblée Nationale n'est plus une tradition parlementaire britannique, mais bien nôtre, québecoise, et excèdée des magouilles politiques traditionnelles... L'avenir s'annonce meilleur que je ne le pensais!

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