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Assemblée nationale - Que les travaux débutent !

Jean-Robert Sansfaçon   22 octobre 2008  Québec
L'élection d'un nouveau président à l'Assemblée nationale a failli tourner au drame cette semaine, alors que les libéraux s'attendaient à faire élire leur candidat, Yvon Vallières, en prenant appui sur la division du vote de l'opposition. Or, coup de théâtre, cinq minutes avant l'heure limite pour les mises en candidature, lundi, voilà que l'adéquiste Marc Picard annonce qu'il retire sa candidature au profit du péquiste François Gendron.

Furieux d'un tel revirement après des semaines de tractations — infructueuses, il faut le préciser —, le leader du gouvernement, Jean-Marc Fournier, s'est empressé de dénoncer cette «manoeuvre faite pour tromper», ajoutant sur un ton péremptoire qu'il s'agissait d'une «rupture de la cohabitation» entre le gouvernement et l'opposition.

Hier, à l'ouverture des travaux, les députés ont tenu un vote secret qui a conduit, comme prévu, à l'élection de M. Gendron. Pour la première fois en 100 ans, ce sera donc un député de l'opposition qui présidera l'Assemblée nationale.

Après avoir refusé d'accompagner le nouveau président jusqu'à son siège comme le veut la tradition, le premier ministre Charest a profité de son discours d'introduction pour dénoncer à son tour ce qu'il a qualifié de «subterfuge» du nouveau président pour se faire élire sans que le gouvernement ait été consulté. Il y a là «bris de confiance», le «contraire de la coopération», de conclure M. Charest.

Quel mélodrame! L'opposition n'a pas consulté le gouvernement, c'est vrai, et il faut le déplorer. Le parlementarisme britannique est régi par des textes écrits, mais aussi par la tradition.

Cela dit, M. Charest et son équipe savaient depuis le début que l'opposition adéquiste ne voulait rien entendre de la candidature d'Yvon Vallières qu'elle accuse d'être l'auteur des charges les plus mesquines à son endroit. Un président des débats doit être objectif, et celui-là ne l'aurait pas été, affirme Mario Dumont. C'est donc la présence d'un gouvernement minoritaire qui lui a fourni les munitions pour faire élire... un péquiste.

Même minoritaires, les libéraux avaient fait le pari que leur candidat profiterait de la division du vote entre les candidats des deux partis d'opposition. Ils ont donc refusé de tenir compte des doléances de l'ADQ et maintenu, jusqu'à la fin, leur décision de présenter Yvon Vallières au lieu d'un député plus neutre. Ce fut leur erreur.

Certaines rumeurs veulent que M. Charest utilise ce «bris de confiance» comme prétexte pour déclencher des élections hâtives. C'est son droit. Mais en cette période de crise financière aiguë, il lui sera difficile d'expliquer que la tenue d'élections générales est urgente parce que l'opposition majoritaire a préféré le député Gendron au député Vallières pour présider l'Assemblée nationale. Pas fort comme prétexte!






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  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 22 octobre 2008 02h54
    Le PLQ très provincial ne vole pas très haut
    « M. Charest avait perdu sa mesquinerie depuis quelques mois, suite à de bons conseils, ce qui l'avait fait grimper dans les sondages mais là, il l'a regagnée comme il faut et en double avec son attitude face à M. Gendron avec ses "cheap shots".

    Maintenant, on pourra recommencer à dire : Cheap comme Charest »

  • Georges Paquet
    Abonné
    mercredi 22 octobre 2008 05h20
    Peut-il y avoir d'autres "gentlemen's agreements" ?
    « Monsieur Sanfaçon, votre analyse est trop courte.

    Les dirigeants de l'opposition admettent volontiers qu'ils avaient convenu avec les libéraux de présenter chacun un candidat, et que le vote secret déterminerait celui des trois qui présiderait l'Assemblée nationale. C'est ce que l'on appelle, sous tous les cieux, un gentlemen's agreement qui engage moralement ceux qui ont pris cet engagement. En l'absence du respect de ce genre d'engagements, la société ne pourrait plus fonctionner.

    On a connu ce genre d'ententes dans toutes sortes de circonstances, en temps de paix comme en temps de guerre. En Affaires comme en famille. Entre la Police et la Mafia, comme entre les enfants dans la cour de l'école.

    Or, contrairement à ce que vous soutenez, ce n'est pas le fait que ce soit la première fois en 100 ans que le président de l'Assemblée nationale vienne des rangs de l'opposition qui est historique. Ce qui est nouveau et très étonnant, c'est que c'est la première fois dans l'histoire que le président de l'Assemblée nationale soit choisi sans consultation entre tous les partis politiques. Ce que l'on sait c'est que les consultations avaient débuté, de bonne foi, et que la surprise a été créée, que le malaise est survenu, quand le processus a été interrompu. Cela ne se fait pas entre gens qui doivent vivre en société. Et qui doivent normalement donner l'exemple et respecter les règles écrites et non-crites.

    Dans les circonstances, les partis politiques de l'opposition auraient pu imposer la "discipline de parti" à leurs membres et voter tous en faveur du même candidat, sans appuyer le candidat des libéraux. Les libéraux n'auraient pas perdu la face, ils n'auraient pas été obligés de retirer leur candidat, et les institutions démocratiques auraient continué à fonctionner normalement. »

  • Richard Brin
    Inscrit
    mercredi 22 octobre 2008 05h46
    yvon vallieres
    « et apres il ne comprenent pas pourquoi que les gens ne vont pas voter,

    vpous avez la reponse

    richard brin ste-adele »

  • Jean-Guy Dagenais
    Abonné
    mercredi 22 octobre 2008 07h44
    La Tradition
    « Les libéraux n'ont qu'à s'en prendre à eux-mêmes. Les premiers ils n'ont pas respecté la tradition. Et puis pourquoi le parlement du Québec devrait-il être aussi rigide ? Vu de l'extérieur les ''bris de confiance'' sonnent creux. »

  • ghislaine fortin
    Inscrite
    mercredi 22 octobre 2008 08h00
    De grâce: pas d'élection encore!
    « Il serait malvenu pour M. Jean Charest de déclencher une élection sur ce prétexte ou même un autre. Il surfe sur de bons sondages mais justement: les gens sont satisfaits d'un gouvernement minoritaire. L'arrogance des libéraux (songez au Mont Orford) en a écoeuré plus d'un. Leur grande inertie face aux syndicats, surtout de l'UPA malgré un rapport Pronovost pourtant très percutant et dévastateur, en déçoit beaucoup. M. Charest doit prendre note de ce qui vient d'arriver à M. Harper, minoritaire un jour et minoritaire toujours!! mais $300 millions de dollars plus tard.
    Comment justifier les frais d'une élection sous fonds de crise financière? Hum...bonne chance!
    Quant à moi, je suis très satisfaite de l'élection de M. Gendron, il semble être un homme très pondéré et réfléchi. Pour moi, MM. Vallière ou Arseneault ce n'était pas de bons choix.
    Beauceronne »

  • J. Maurice Arbour
    Abonné
    mercredi 22 octobre 2008 08h09
    Théâtre de 'absurde
    « L'inégalable Jean-Marc Fournier n'admet donc point que des partis d'opposition puissent passer une entente entre eux afin de faire front commun contre un gouvernement minoritaire.Sera-t-il donc interdit à l'ADQ et au PQ, au nom de la cohabitation, de défaire éventuellement ce gouvernement minoritaire sans d'abord obtenir au préalable l'accord formel de M. Charest? »

  • Alain Larouche
    Abonné
    mercredi 22 octobre 2008 08h30
    Visage dévoilé
    « "Chassez le naturel et il revient au galop". Cette maxime colle bien à M. Charest. Voyant les sondages lui étant favorable voilà que celui-ci prend des airs mesquins comme à son premier mandat. Son comportement roucoulant des derniers mois son maintenant chose du passé et voici maintenant le vrai visage de Jean Charest. »

  • Mme et M. JMR et IJ
    Abonné
    mercredi 22 octobre 2008 08h41
    Heureusement que nous sommes en gouvernement minoritaire...
    « Un croc en jambe pour Monsieur Charest qui a oublié qu'il est en gouvernement minoritaire et en gouvernement minoritaire les règles ne sont plus tout à fait les mêmes. Le choix de Monsieur Yvon Vallières comme Président de l'Assemblée Nationale n'était pas un bon choix en soi, trop de partisannerie et pas assez de diplomatie chez ce député senior. Sentant venir le mécontentement Monsieur Charest aurait du proposer un autre candidat.

    Les Partis d'opposition ont joué de stratégie pour contrer ce mauvais choix et ils ont gagné pour le plus grand bien de la démocratie. Monsieur Charest n'a qu'à s'en prendre à lui même pour son entêtement à imposer un homme qui n'a jamais fait l'unanimité. »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    mercredi 22 octobre 2008 09h17
    L'opposition majoritaire et langue française
    « Il serait très important aussi que les deux oppositions s'unissent pour faire passer des lois sur la protection de la langue française. Le parti libéral avec Charest en tête joue parfaitement le rôle des Canadians, et laisse faire, laisse pourrir, la situation de la langue française. Les partis d'opposition ont le devoir d'agir en ce sens ... »

  • Eric Barnabé
    Inscrit
    mercredi 22 octobre 2008 09h38
    Charest est d'accord avec la cohabitation... tant qu'il décide tout
    « Jean Charest est toujours d'accord avec l'opposition tant et aussi longtemps que l'opposition lui donne raison. On dirait que Jean Charest est un bon premier ministre seulement quand tout le monde le laisse faire tout ce qu'il veut sans rien dire. Le prochain budget sera évidemment difficile à faire passer pour toutes les raisons que nous connaissons déja. Je ne serais pas surpris que Jean Charest cherche à aller en élection pour ne pas à avoir à faire son travail de premier ministre, et même à perdre pour pouvoir revenir en sauveur par la suite.

    Eric Barnabé »

  • Georges Paquet
    Abonné
    mercredi 22 octobre 2008 09h40
    Un député plus neutre...
    « Monsieur l'éditorialiste,
    par quel contorsion faudrait-il passer pour suivre votre raisonnement à l'effet que les libéraux auraient commis l;'erreur de ne pas avoir proposé aux partis de l'opposition un député plus neutre que M. Yvon Vallières. Quelle analyse profonde vous permettrait de démontrer que M. François Gendron serait plus neutre que M. Vallières.
    La profondeur de votre préscience viendra un jour illuminer nos parlementaires. »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    mercredi 22 octobre 2008 09h53
    Minoritaire, Charest, tu es
    « le peuple en a décidé ainsi et c'est la qu'est la démocratie, accepter ce fait pas seulement en parole.

    On dirait que les chefs de parti des libéraux sont des mauvais perdant... »

  • Gilles Néron
    Abonné
    mercredi 22 octobre 2008 10h22
    Et la politesse!
    « La plus élémentaire politesse entre gentilhommes est d'accuser le coup et de féliciter un président élu à la majorité des députés. C'est aussi cela la tradition. Or M. Charest a eu l'orgueil trop froissé pour un tel savoir-vivre. M. Gendron a eu raison de lui demandé de se calmer sur un ton paternaliste. Vraiment M. Charest en arrivé à croire que les sondages ont le pouvoir de rendre son parti majoritaire du jour au lendemain.

    Gilles Néron
    Québec »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    mercredi 22 octobre 2008 10h37
    L'arrogant resurgit
    « On la vue et entendu, hier, à l'Assemblée Nationale, chez
    Jean Charest, chassé le naturel et il reviendra toujours
    au grand galop. Le chef du gouvernement minoritaire n'est pas
    d'accord avec le vote démocratique qui s'est au Parlement.
    En temps et lieu l'électorat saura quoi faire avec un pareil
    parti.
    Réjean Grenier. »

  • Katleen Rousseau
    Inscrite
    mercredi 22 octobre 2008 11h43
    dur dur, d'élire un Président!
    « - moi qui, à cause de mon jeune âge, ne suit que depuis 3-4 ans la politique... je vois à quel point il peut être dur de trouver un candidat qui fait l'unanimité... je serai porté à croire que M. Bissonnet (le précédent président) était et sera un des meilleur que l'Assemblée Nationale a connue...
    - ...je crois que les élections n'attendront pas longtemps avant de pointer le bout du nez...
    - quand à l'échange musclé entre M. Charest et le nouveau président, (lors du discours de M. Charest) ...je crois que ça ne présage rien de bon pour le climat à venir en chambre dans les prochains mois, surtout lors de la fameuse «période de questions»... »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    mercredi 22 octobre 2008 12h13
    Ce choix est démocratique
    « Ce choix est démocratique, n'en déplaise au PLQ. »

  • L. thériault
    Inscrit
    mercredi 22 octobre 2008 12h24
    Bande de clowns/esses !
    « Pas très édifiant comme spectacle. Une tempête dans un quart-de-verre d'eau. Pitoyables, vous faites ! »

  • yves archambault
    Abonné
    mercredi 22 octobre 2008 13h00
    président?
    « je suis outré du manque de savoir vivre de charest dans cette affaire. il minoritaire doit accepter le verdict des citoyens j'aime un gouvernement minoritaire et j'espère le prochain minoritaire aussi... n'en déplaise à isabelle hudon. »

  • Marie Josée Godbout
    Inscrite
    mercredi 22 octobre 2008 13h03
    Dumont et Marois : une alliance circonstantielle dangereuse
    « Dommage que François Gendron ait accepté, si curieusement, d'être utilisé comme instrument de cette stratégie partisanerie oppositionniste à l'extrême et à courte vue. Venant de ce politicien de 30 ans de présence à l'Assemblée, j'en suis très étonnée et déçue, lui que je respectais même si je ne partage pas son option politique. Je me souviens de François Gendron, "le médiateur" qui avait opté pour l'intérêt du Québec avant celui de son parti, lors de la crise budgétaire de mai 2007. Une analogie me vient à l'esprit immédiatement. Le parallèle avec McCain, dont le slogan "Country First" sonne creux depuis quelques semaines. Jusqu'à sa campagne actuelle, McCain avait réussi à conserver le respect de ses adversaires politiques par sa capacité de susciter des alliances bi-partisanes et surtout, par son style et son discours modéré. Sa campagne actuelle qui atteint des sommets, ou, devrais-je dire, les bas-fonds de petite politique, en surprend donc plusieurs. Comme McCain, François Gendron a, très malheureusement, basculé et accepté de servir d'instrument politique d'une stratégie éminemment électoraliste qui ne trompe personne. Le résultat de cette nouvelle alliance circonstantielle adéquiste-péquiste, au plan politique, est d'un rare cynisme jamais égalé. Je ne sais pas ce qu'en pensent les péquistes de la région Montréal-Centre et Madame Harel dont le combat politique est à des méga km de celui de Dumont et de l'ADQ? Je présume un malaise certain, s'il lui reste encore un peu de candeur, en appuyant cette tactique. Est-ce le prélude d'un programme commun ADQ-PQ en faveur du retour de la femme au foyer, de la prière à l'Assemblée, de la mise au rancart de Montréal dans les priorités gouvernementales, et quoi d'autre encore? On vous entendra ou on vous empêchera de vous exprimer sur cette stratégie? Vous a-t-on consultés véritablement, samedi soir, à minuit moins cinq? Yvon Vallières aurait fait un excellent Président de l'Assemblée, pour ceux qui ont eu l'occasion de l'observer à travers ses interventions toujours très respectueuses envers l'Opposition en Chambre. La "job de bras" que lui impute Mario Dumont, c'est le Chef de l'Opposition officielle et député de Rivière-du-Loup qui l'a faite, samedi soir, in extremis. Il n'a donc aucune leçon à donner en matière de "job de bras!" Pauline Marois et ses propres stratèges ont sauté dans le train dumontiste en offrant la candidature de François Gendron. Peut-être quelques ententes en coulisses entre l'ADQ et le PQ sont-elles aussi inclues dans le "package" pour placer aussi des candidats poteaux aux prochaines élections? Tout est envisageable maintenant... Les électeurs auront une bonne occasion de se prononcer sur le jugement et le sens de l'État de Madame Marois comme leader aspirant à devenir Première Ministre comme ils pourront juger Mario Dumont. En ces temps de grandes remises en question économiques où l'intérêt supérieur de l'État commande un Président qui dirigera les travaux avec une parfaite impartialité, et où les citoyens attendent qu'ils s'élèvent au-dessus de la stricte ligne de parti,ça commence bien mal! Monsieur Gendron, suite à votre propre décision de dernière minute qui entache déjà lourdement votre nouvelle présidence, votre marge de manoeuvre est inexistante. Bonne chance, vous en aurez grandement besoin! »

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 22 octobre 2008 14h51
    Influencer les élections
    « Il ne faudrait penser que l'élection du péquiste Gendron à la présidence de l'Assemblée nationale risque d'influencer le résultat des élections pour quelque parti que ce soit. Il faut se faire une idée : s'il est vrai que la population est de plus en plus cinique par la politique, imaginez leur réaction à ce petit tour de passe-passe. Aucune ! Charest est indigné. Souhaitons qu'il apprendra...
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Georges Paquet
    Abonné
    mercredi 22 octobre 2008 16h12
    Il faut respecter la parole donnée...
    « Respecter la parole donnée, cela s'appelle avoir de l'honneur. Ce devrait être la première, sinon la seule qualité des parlementaires élus pour représenter les citoyens.

    Les "gentlemen,s agreements" existent de tout temps et sous tous les cieux. Il engagent moralement ceux qui s'y adonnent. Ils permettent à la société de fonctionner. On en a connu en temps de paix comme en temps de guerre. Entre gens d'Affaires, comme entre des enfants dans la cour de l'école.

    Ce qui est historique et profondément malheureux ici, ce n'est pas que le président de l'Assemblée nationale provienne des rangs de l'opposition, c'est que c'est la première fois dans l'histoire du parlementarisme que le président d'une Assemblée délibérative soit choisi sans consultation entre les participants. Surtout que les partis de l'opposition admettent, sous la pression, il faut le souligner, que des consultations avaient bien eu lieu, que l'on s'était entendu sur la procédure à suivre, jusqu'à ce que certains décident de faire fi des règles élémentaires de la vie en société. La parole donnée devrait toujours engager moralement tous ceux qui ont fait ce geste librement.

    Avec ce tout de passe-passe,le PQ et l'ADQ donnent un bel exemple de civisme à nos jeunes que l'on blâmera ensuite de ne pas s'intéresser à la politique ou de ne pas avoir d'estime pour les politiciens.

    Il faut se pincer le nez pour continuer à suivre ce qui se passe dans ces milieux. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 22 octobre 2008 16h47
    Truc simpliste Libéral très provincial
    « La truc est ceci : Le parti Libéral très provincial est minoritaire en chambre mais il a plus de députés que le PQ et l'ADQ pris séparément. Fait que...en obligeant les 2 partis qui forment l'opposition à présenter 2 candidats, M. Charest du PLQ avait une très bonne chance de faire élire M,. Vallières qu'il voulait imposer à la chambre. Imposer, parce que M. Dumont avait bien dit qu'il ne trouvait pas acceptable La candidature de M. Vallières mais M. Charest n'a pas bougé...il ne voulait rien savoir. Voilà toute l'histoire. »

  • Linda Hart
    Inscrite
    mercredi 22 octobre 2008 17h37
    M. Paquet s'enfarge dans son cheval rouge
    « Les institutions démocratiques ont très bien fonctionné, même si cela ne fait pas l'affaire de votre cheuf, le petit boudin frisé. Arrêtez un peu la salade de M. Charest le grand démocrate et des autres gros méchants qui n'ont pas de parole. Relisez-vous, vous traitez cette affaire comme une question de vie ou de mort. Votre cheuf a plein de très gros cadavres dans son armoire, alors SVP cessez de nous bassiner et de monter sur votre grand cheval rouge pour ce qui finalement représente une belle manifestation de démocratie en action ! »

  • Georges Paquet
    Abonné
    mercredi 22 octobre 2008 18h41
    Mme Linda Hart a une drôle de conception de la démocratie.
    « La belle manifestation de la démocratie en action dont parle Mme Linda Hartse résumerait à admirer son parti politique préféré, le PQ et son ennemi, l'ADQ qui se sont entendus comme larrons en foire pour renier la parole donnée, (et ceci ils l'on admis) de procéder à un vote secret de tous les députés pour départager les trois candidats présentés à la présidence de l'Assemblée nationale par chacun des partis. Décider en aparté qu'il n'en sera plus ainsi, sans en informer les gens avec lesquels on s'était entendu, c'est un reniement de la parole donnée. Quand un tel gentlemen's agreement n'est plus respecté, ceux qui sont responsable de ce croc-en-jambe n'enseignent pas de bien belles leçons de civisme et de démocratie.
    On viendra se pleindre ensuite que les citoyens ont une bien piètre opinion de leurs politiciens. »

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    jeudi 23 octobre 2008 01h34
    L'art de la guerre : avec Tsan Tsu (Charest) et Machiavel (Parisella)...
    « Bonjour M. Sansfaçon,

    VOTRE explication : « Ils ont donc refusé de tenir compte des doléances de l'ADQ et maintenu, jusqu'à la fin, leur décision de présenter Yvon Vallières au lieu d'un député plus neutre. Ce fut leur erreur. »

    La MIENNE :
    ............. Et si c'était voulu, par stratégie,ce choix de Vallières?

    1- De 2003 à 2007 :
    Après la désorganisation civile (défusions) qui n'aura jamais de fin à Montréal et Longueuil ;
    après les nombreuses décisions de qui s'apparentent à la déconstruction du Québec ;
    après 3 ans de réingénierie où le le marché devait tout réguler ;
    après les 2 ans de tragicomédie à l'OLF et à l'immigration -- en cachant des dossiers et en coupant dans les budgets : catastrophique et néfaste pour NOUS francophones et tout ça pour mieux bâtir le Canada -- Tsan Tsu s'est effacé pour se refaire une virginité : il est devenu la "Mouche du Coche" !

    RÉSULTAT : cela a marché au delà des espérances! Satisfaction envers Tsan Tsu : 60%.
    Le bonheur total: le peuple en redemande ; ils ne se souviennent de rien!

    *
    2- Maintenant, que faut-il faire pour continuer?
    Tendre un piège où de toutes les façons il ne pouvait que sortir gagnant : au pire, mettre sur la chaise un président peu objectif, OU BIEN, au mieux, espérer, tout en faisant semblant d'être furieux, qu'un député de l'opposition soit élu ...afin de pouvoir discréditer pour longtemps l'ADQ et le PQ!

    RÉSULTAT : Cela a marché encore au delà des espérances!

    *
    3- Je vous prédis que, cette phrase de Tsan Tsu va être recyclée jusqu'aux et durant les prochaines élections :
    « ....le «subterfuge» du nouveau président pour se faire élire sans que le gouvernement ait été consulté. Il y a là «bris de confiance», le «contraire de la coopération», de conclure M. Charest ». «Manoeuvre faite pour tromper», dixit M. Fournier!

    Tsan Tsu (Charest) et Machiavel (Parisella) sont tous les deux très habiles dans l'art de la guerre : rappelez-vous l'arrivée de l'invincible Boisclair à l'Assemblée Nationale!

    Conlusion:

    J'espère que M. Parisella (conseiller personnel du PM) qui siège au CA de notre Devoir, s'en est au moins temporairement retiré?

    M. Sansfaçons, dites-nous, par respect pour vos clients abonnés, que vous allez nous informer de la situation?

    Et, j'espère que Le Devoir ne prendra pas 16 mois, comme dans le cas du changement de question sur la Souveraineté :

    Voici la nouvelle question posée par CROP, depuis mai 2007, pour informer adéquatement vos lecteurs :
    ........ « Si un référendum avait lieu aujourd'hui vous demandant si vous voulez que le Québec devienne «un Pays Souverain» , voteriez-vous Oui ou voteriez-vous Non?
    Source : www.quebecpolitique.com

    N.B. Contrairement à ce que véhicule M.David, ce n'est pas de 10 points que la souveraineté a descendu, mais de seulement 5 points... avec une question dure!
    Depuis un an l'indépendance est exactement(moyenne) à 39%! Moi, je trouve que c'est une excellente nouvelle!
    Pourquoi la cacher, ou nous induire en erreur avec cette baisse de 10 points? Il n'y a pas à dire...


    Bonne semaine, »

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