La tentation de Charest
Le premier ministre sautera-t-il sur l'occasion quand elle se présentera pour déclencher des élections ?
Jean Charest
Québec — Lors d'un passage à Québec à la mi-août, Jean Chrétien a affirmé qu'il trouvait Stephen Harper «niaiseux» d'avoir fait adopter une loi imposant la tenue des élections générales à date fixe. Déterminer la date des élections, «c'est le seul instrument que le premier ministre a, la seule carte qu'il peut jouer. Et je m'en suis servi avec efficacité deux fois», avait-t-il lancé avec la brutale bonhomie qui le caractérise. Décider de la date des élections, ce n'est pas la seule prérogative d'un premier ministre dans un système parlementaire britannique, tant s'en faut. C'est tout de même un avantage indéniable pour le chef du parti au pouvoir. Quitte à faire preuve d'un opportunisme crasse. Mais qui veut d'un premier ministre qui manquerait d'opportunisme, de le sens du «timing» qui est une qualité essentielle en politique?
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