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L'industrie forestière fait retirer une publicité d'Hydro

Robert Dutrisac   1 octobre 2008  Québec
Le bouleau de la publicité d’Hydro-Québec, s’affaissant lentement.
Le bouleau de la publicité d’Hydro-Québec, s’affaissant lentement.
Québec — Hydro-Québec a cédé à des pressions politiques en retirant une publicité télévisuelle qui a déplu à l'industrie forestière.

À saveur environnementale, cette publicité cherche à convaincre les clients d'Hydro-Québec d'abandonner les factures papier pour adopter la facturation par Internet, et ce, dans le but de préserver la forêt.

D'une durée de 30 secondes, la publicité, réalisée par la firme Lg2, montre un homme qui déchire des factures, assis à sa table devant sa fenêtre. Par la fenêtre qui donne sur une rivière, qui ressemble à la rivière Richelieu, on voit un arbre — un bouleau — tomber lentement. Une voix hors champ conclut: «Contribuez à sauver des arbres. Adhérez à la facture Internet d'Hydro-Québec sur notre site dès maintenant.»

Le 23 septembre dernier, le sous-ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Normand Bergeron, a communiqué avec Hydro-Québec pour lui mentionner que cette publicité indisposait la ministre Julie Boulet et des parlementaires. M. Bergeron n'a jamais visionné la publicité en cause. Le jour même, Hydro-Québec retirait sa publicité.

Ce jour-là siégeait la Commission de l'économie et du travail, qui tenait des consultations particulières sur l'occupation du territoire forestier. «Lors de cette commission parlementaire, les trois partis ont indiqué que l'image qu'on donnait dans cette publicité, que c'était un péché d'abattre un arbre, ce n'était pas très sain», a livré hier, au Devoir, le sous-ministre Normand Bergeron. «Ce n'était pas un bon message dans le cadre du nouveau régime forestier.» M. Bergeron accompagnait la ministre lors de cette commission.

C'est un représentant de l'industrie forestière, Dany Senay, de Billots Sélect Mégantic, un spécialiste de l'aménagement forestier, qui a attaché le grelot. «On a été mobilisés autour de la publicité d'Hydro-Québec, qui montrait qu'abattre un arbre, c'est criminel», a dit M. Senay devant les parlementaires.

Le préfet de la MRC du Granit, Maurice Bernier, qui était aux côtés de M. Senay, a renchéri: «Dans notre milieu, chez nous, couper un arbre, c'est presque vu comme un crime, alors que notre devise c'est: "Ce n'est pas les arbres que l'on veut protéger, c'est la forêt", a déploré M. Bernier. Les jeunes qui sont à l'école aujourd'hui, [...] et qui se font rebattre les oreilles à la journée longue avec le fait qu'il faut cesser de couper des arbres, bien, ils ne sont pas très intéressés à aller suivre un cours en foresterie.»

«La ministre acquiesçait à ces propos», a signalé hier le sous-ministre. Deux autres parlementaires présents, l'adéquiste Claude Roy, de Montmagny-L'Islet, et le péquiste Marjolain Dufour, de René-Lévesque, ont aussi critiqué la publicité d'Hydro-Québec.

L'industrie forestière avait déjà dénoncé cette publicité. Le 16 septembre dernier, Hydro-Québec a reçu une lettre d'une compagnie forestière qui se plaignait du message publicitaire.

Le 24 septembre, Guy Chevrette, président-directeur général du Conseil de l'industrie forestière du Québec, envoyait, de son côté, une lettre au sous-ministre. Il se plaignait non seulement de la publicité télévisuelle d'Hydro-Québec, mais aussi de la mention imprimée sur les enveloppes de la société d'État: «Adhérez à la facture Internet et sauvez des arbres.» Dans sa lettre, M. Chevrette écrit: «Je ne crois pas qu'il soit de bonne guerre de s'attaquer ainsi à la légitimité du système de gestion des forêts du Québec qui relève de votre ministère.»

«On dirait qu'ils [Hydro-Québec] ont fait exprès pour caler davantage l'industrie», a affirmé au Devoir Guy Chevrette.

Chez Hydro-Québec, on s'est montré surpris de cette polémique. «La publicité a été retirée parce qu'il a été porté à notre intention qu'elle pouvait être mal interprétée, que ça pouvait être interprété comme condamnant l'abattage d'arbres alors que ce n'était pas notre intention», a indiqué hier la porte-parole d'Hydro-Québec, Marie Archambault. La diffusion de cette publicité grand public avait débuté le 1er septembre et devait prendre fin à la fin du mois, a-t-elle précisé. Hydro-Québec a remplacé cette publicité par des messages sur les économies d'énergie. Aucune partie des 475 000 $ qu'a coûté le placement de cette annonce n'a été perdue, a assuré la porte-parole.

Pour sa part, le député Claude Roy a rappelé hier que l'industrie forestière et Hydro-Québec relèvent du même ministère, celui des Ressources naturelles et de la Faune. «C'est la grande incohérence dans ça, estime le député adéquiste. D'un côté, on va chercher la ressource en eau pour en faire de l'électricité et de l'autre côté, Hydro-Québec se permet de détruire l'industrie forestière qui, à l'heure actuelle, est en crise.»






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  • Normand Desjardins
    Abonné
    mercredi 1 octobre 2008 02h16
    Quand la rectitude politique exagère...
    « Tout le monde sait qu'un arbre debout vaut plus pour l'humanité et son environnement qu'un arbre à terre. L'abattage inutile - gaspillage de papier - d'un arbre est un symbole fort qu'on doit pouvoir utiliser pour éduquer la population sur le gaspillage des ressources forestières. Est-ce que l'industrie des mines et du pétrole va interdire les publicités sur le recyclage des canettes et des bouteilles???

    Est-ce que les écologistes ont demandé à ce qu'on retire les publicités de scie à chaîne de la compagnie Huskvarna? Non... ils sont moins "à cheval" que les lobbys de l'industrie forestière.

    Une honte de plus pour la foresterie québécoise. »

  • Keven Renière
    Abonné
    mercredi 1 octobre 2008 02h34
    Une bande d'égoiste
    « Bien sûr, Hydro-Québec nuit à l'industrie forestière. Bien sûr, cette annonce est de très mauvais goût.

    Est-ce qu'il y a des gens ici qui ne la trouve pas ironique ? Comment peut-on réprimander un geste pour sauver une ressource naturelle ? Parce que l'industrie forestière va mal ? Ce n'est pas la faute à ce genre de publicité qu'elle va mal et ce n'est pas parce qu'on va commencer à y faire attention qu'elle va aller encore plus mal, loin de là.

    Je crois que le problème se situe bien plus à un palier de gens à cravate qui pensent qu'à eux qu'au niveau d'une société d'État qui essaie de faire un peu plus et dont les annonces sont quand même conscientisantes.

    Et cher député adéquiste, comparer la ressource en eau à la ressource forestière, dans le cadre d'une utilisation d'hydroélectricité, ça c'est de l'incohérence. Même si le placement d'une centrale hydroélectrique détruit un écosystème, ce que l'exploitation forestière en générale fait, après son implantation la ressource est propre et extrêmement renouvelable. »

  • Daniel Beaudry
    Abonné
    mercredi 1 octobre 2008 06h35
    Plus bête que ça ...
    « Il y a un meilleur usage de la fibre ligneuse que le papier. Faut-il continuer à brûler le plus de pétrole possible pour sauvegarder les intérêts de l'industrie pétrolière.
    Pensons plus loin que le bout de notre nez !
    Daniel Beaudry »

  • Jean Laporte
    Abonné
    mercredi 1 octobre 2008 07h05
    gaspillage...
    « Le message d'Hydro-Québec est limpide.Il est néfaste de gaspiller du papier inutilement et ainsi abattre des arbres qui devraient en toute logique demeurer en terre. Il est révoltant que ce message soit retiré et honte à ceux qui on participé à son retrait. »

  • Geneviève Caron
    Inscrite
    mercredi 1 octobre 2008 07h43
    Temps perdu
    « Une autre preuve, s'il en fallait une, que les salariés du peuple que sont les politiciens adorent s'occuper des "problêmes" de leurs amis, mais sont moins intéressés (ou incapbles?) de s'attaquer aux véritables défis de notre société... Un nouveau summum de superficialité. »

  • Sauvé stephane
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 08h04
    Chevrette et ses courbettes....
    « Retirer la pierre du sol, et vous verrez grouiller les cafards pour fuire la lumière...

    Ce n'est qu'une question de temps pour que les incuries des Chevrettes (Porte-parole de l'industrie forestière) de ce monde soient enfin découverts... »

  • Suzanne Malak
    Inscrite
    mercredi 1 octobre 2008 08h05
    Retrait d'une publicité intelligente et honnête
    « Dommage que l'industrie forestière carbure à la peur car cette publicité est intelligente. Et pour une fois que les femmes ne sont pas utilisées comme un produit commercialisable. En effet, le message est simple, clair et son impact vise à atteindre un objectif noble, soit de "contribuer à la sauvegarde de l'environnement". Ce qui n'est pas l'apanage exclusif de l'industrie forestière mais de l'ensemble de la société. Bravo Hydro-Québec pour cette publicité. Sachez qu'elle a eu le temps de faire effet auprès du public avant son retrait dictatorial. »

  • Frédéric Gosselin
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 08h28
    ce qui prouve...
    « toute cette histoire prouve surtout combien notre environnement est subordonné à un système rigide. plutôt que de s'employer à diversifier et à réinventer nos industries, on continue de défendre des pratiques vieillissante... »

  • Tim Yeatman
    Abonné
    mercredi 1 octobre 2008 08h38
    Look who's calling the kettle black!
    « Ce que l'on a trouvé incohérent chez nous, c'est d'un côté voir Hydro-Québec aller de l'avant avec les barrages qui noient des milliers d'arbres et des écosystèmes au complet par les réservoirs, et de l'autre vouloir sauver un bouleau isolé sur une rive autrement dénudée.


    Et maintenant entendre que les papetières qui dénudent les forêts du Québec s'insurgent contre les messages de conservation de la ressource d'Hydro-Québec, c'est le bout de tout!


    Johanne Dion
    sur le courriel de mon conjoint »

  • Marc M. Davignon
    Abonné
    mercredi 1 octobre 2008 08h41
    Mort .. de rire.
    « « Éduquer la population », « sauvez la planète ». Cette idée géniale, derrière cette volonté pure de ne pas « gaspiller » des arbres, c'est de ne pas gaspiller de l'argent dans le papier.



    Il ne faut pas être trop naïf! De cette façon, elles économisent beaucoup d'argent. Les arbres? Bof! C'est un effet secondaire. Vos efforts. Leurs économies. Et attention! Vous allez rire. Un petit message sera présent sur la facture « électronique » vous incitant à l'imprimer pour vos dossiers. Parce que vous savez, dans un cas de litige, qu'allez-vous faire? Pas grande chose! « Je vous en passe un papier » (!).



    Ça, les amies, on appelle ça du déplacement de coût! »

  • pascale bourguignon
    Inscrite
    mercredi 1 octobre 2008 08h49
    Censure, censure , censure.
    « Censure, censure , censure.
    Pas franchement étonnant de la part de l'industrie forestière.
    Et rien à voir avec de la rectitude politique si ce n'est que la censure se pare souvent des habits de la rectitude politique pour faire taire les revendications ou diluer les messages,
    les rendant inopérant.
    Si on en arrive à attribuer à un message publicitaire des intentions subversives...c'est qu'on n'a plus grand chose à ce mettre sous la dent. »

  • Albert Descôteaux
    Abonné
    mercredi 1 octobre 2008 09h07
    Encore ti-Guy la guidoune...
    « Fidèle à lui-même ti-Guy Chrevrette fait un fou de lui en faisant passer l'Industrie forestière pour une pauvre victime de la nouvelle conscience "écologique" qui se dessine dans la population québécoise. J'imagine qu'il fait de son mieux pour justifier le salaire que les multinationales forestières lui payent...

    Dire que ce type a été un ministre péquiste important. Après on se demande pourquoi il y a tant de cynisme envers ces bouffons de politiciens qui n'hésitent pas à se transformer en guidoune de service pour divers lobbys lorsqu'ils quittent la vie politique. »

  • marie-claude leclerc
    Inscrite
    mercredi 1 octobre 2008 09h49
    du temps à perdre...
    « Pas croyable. Une publicité qui pour une fois fait de la sensibilisation d'une manière aussi efficace et sobre contre le gaspillage. Il faudrait peut-être bannir tous les arbres des publicités pour ne pas froisser à l'image de l'industrie. C'est franchement ridicule et infantile. »

  • Maxime Champagne
    Abonné
    mercredi 1 octobre 2008 09h55
    Il n'y a rien de mal avec l'annonce d'Hydro-Québec
    « Il me semble que le message de l'annonce d'Hydro-Québec est claire: Aidez à diminuer la consommation excessive de papier pour éviter la coupe excessive d'arbre. En aucun cas on suggère que la coupe d'un arbre est 'criminelle'.

    Ce n'est pas cette publicité qui mets en danger l'industrie forestière. C'est plutôt en grande partie cette attitude de vouloir taire le gaspillage et la mauvaise gestion de la forêt d'il y a quelques années.

    Comme l'a très bien dit Mr Renière dans son commentaire précédent, ce n'est pas quand on commence à vouloir protéger une ressource naturelle que ça commence à aller mal. C'est quand on essaie de protéger et gérer une ressource naturelle de façon efficace et durable que tout le monde, y compris l'industrie qui en profite.

    En effet, c'est révoltant de voir l'annonce d'Hydro-Québec retiré des ondes. Au lieu de demander la censure du message d'Hydro-Québec, l'industrie forestière n'a qu'a continuer de montrer ses efforts pour préserver la forêt. »

  • Hubert Lavigne
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 10h02
    où est la vision globale?
    « Si l'industrie forestière avait une vrai vision globale, elle ne se serait pas retrouvée dans la situation précaire qu'elle doit subir actuellement. Chevrette et sa gang ont intérêt à refaire leur devoir et apprendre à faire la différence entre l'utilisation rationnelle des ressources et le gaspillage.
    D'ailleurs, je ne comprends pas que les dirigeants de cette industrie continue à utiliser des gens comme lui qui semblent ne voir que le court terme. Réveillez-vous, Messieurs
    Hubert Lavigne »

  • Amadeus Olivier
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 10h07
    Honte !
    « Non mais où vit-on ? En Chine, en Birmanie ou au Québec ? Qu'est-ce que c'est que ce contrôle du message qu'on impose aux moutons de citoyens, que cette censure institutionalisée, immorale à défaut d'être illégale ? J'ai honte de ces politiciens et lobbyistes minables, vendus et arriérés (Chevrette et tête) qui n'entendent rien à rien, entre autres à la cause environnementale. Il suffit qu'on diffuse UNE petite publicité qui oserait, en passant, proposer de modifier un tant soit peu nos modes de vie insoutenables pour qu'on se téléphone en haut lieu : "Vite, vite, retirons cette publicité qui pourrait laisser croire à ces connards d'électeurs qu'ils ont le choix, que le gaspillage n'est pas inévitable"... Bande de minables. »

  • Gérard Poulin
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 10h14
    Si on savait....
    « Un manque de connaissances au sujet de la fabrication du papier. Je suis très heureux que ce message donnant une information erronnée ait été retiré. Oui, le papier est fait avec de la fibre mais ce qu'il faut savoir c'est qu'il est fait avec les copeaux récupérés suite à la transformation du tronc en madriers ou planches. Auparavant cette partie de l'arbre était brûlée. Donc il est faux de prétendre que l'on sauve un arbre lorsque l'on utilise du papier car au Québec la récolte forestière est liée aux scieries et non aux papetières. Une publicité sur une base fausse qui n'aide pas le développemnt durable.
    Gérard Poulin ing.f Jonquière »

  • Raphaël Labrosse
    Abonné
    mercredi 1 octobre 2008 10h18
    Vous en avez pas assez?
    « Oui, c'est vrai, il est « criminel » de couper un arbre. Oui, je le sais, je vous le jure, un arbre c'est plus grand qu'un homme. Oui, je le sais, les arbres une fois coupés sont perdus jusqu'à la fin des temps. Pourtant, quelques fois, souvent même, on en voit pousser d'autres et de très nombreux. C'est probablement une illusion d'optique. Quelle est cette religion qui remplace doucement celle de nos parents et grands-parents qui se sont servi des arbres et des forêts pour vivre? »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 1 octobre 2008 10h41
    @ M. Albert Descôteaux
    « Qui écrit : «Fidèle à lui-même ti-Guy Chrevrette fait un fou de lui»

    Vous écrivez aussi qu'il fait la guidoune. Mais oui, quand fait une bonne offre un un ex-pur, la guidoune qui dort en lui commence à se réveiller. »

  • Diane Bouchard
    Inscrite
    mercredi 1 octobre 2008 11h30
    Mythe de sauver des arbres en ne conncommant pas de papier, réalité...
    « Je travaille en éducation auprès de jeunes de l'élémentaire et du secondaire. En 2007, j'ai expédié un courriel à la CSQ concernant le fait que l'on écrivait sur leur site :"Chaque tonne de papier récupéré permet d'éviter la coupe de 15 à 20 arbres ! " et que cette information était erronée car au Québec, il est faux de dire que lorsque nous récupérons du papier, nous sauvons des arbres. Les contrats d'aménagement et d'apporvisionnement forestiers sont accordés à des scieries ( bois d'oeuvre), les papetières reçoivent les résidus du sciages (copeaux).
    Voici ce que m'a répondu Recyc Quebec auprès duquel la CSQ s'était informée: En effet, vous avez raison. Nous ne pouvons plus parler d'économie de papier en termes d'arbres, puisque le papier fabriqué au Québec contient bien souvent, en plus des fibres vierges, des résidus de coupe et des fibres post-consommation.

    Suite à cela CSQ a enlevé l'information de son site.

    Diane Bouchard, biologiste »

  • Marc Lapointe
    Abonné
    mercredi 1 octobre 2008 11h32
    L'industrie forestière indisposée?
    « Réaction aberrante de l'industrie forestière. La publicité d'HQ est intelligente et saine. Est-ce que les élus de l'industrie seraient les seuls à être "indisposés" par ce message d'HQ. Mme Boulet et M. Chevrette seraient donc devenus les instigateurs d'une chasse aux sorcières. Depuis quelques années déjà que je reçois la presque totalité de mes factures par internet. Je suis même abonné au Devoir par internet. Mais cela ne semble pas gêner la ministre et ses sbires de l'industrie d'énoncer publiquement des propos aussi invraisemblables. M. Chevrette, HQ a d'autres priorités que d'envoyer des messages à la population afin de "caler l'industrie" (sic). Chers Québécois, ne vous gênez pas pour adopter la facturation par internet. C'est un petit pas individuel à faire pour préserver les ressources. Ne vous inquiétez pas surtout de l'avenir de l'industrie. Ils auraient intérêts à trouver des applications plus nobles pour nos arbres que de fabriquer des factures sur papier. »

  • Normand Desjardins
    Abonné
    mercredi 1 octobre 2008 11h49
    Le nombril profond...
    « de l'industrie forestière l'empêche de voir le monde extérieur. Globalement, à l'échelle de la planète, comme dans toutes les industries de ressources naturelles, on assiste à une exploitation abusive.

    Que le papier soit fabriqué en partie avec de la sciure de bois, n'empêche en rien d'éviter de valoriser le papier autrement que d'en faire des factures et de la publicité inutiles. Réduire notre consommation ralentira ultimement la déforestation ici, comme en Chine d'où nous provient de plus en plus de bois et d'emballage de toute sorte.

    Deuxièmement, un arbre de 50-100-200 ans ne se remplace pas du jour au lendemain. L'apport des vieilles forêts dans l'écosystème global de la planète est important et reconnu par la science.

    Le discours qui tend à comparer les arbres à de l'herbe - en disant que tout repousse - oublie que même si aujourd'hui on peut raser une forêt aussi rapidement qu'on passe la faucheuse dans un champs de blé, la prochaine récolte d'arbres intéressants n'aura lieu que dans une ou plusieurs générations - si les conditions pour que le bois repousse ont été respecté, ce qui est rarement le cas aujourd'hui chez nous, comme en Chine et au Brésil. »

  • Heinz Gasser
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 12h49
    Formidable
    « Fantastique! Cette article a reçu 18 interventions, dont, 12 directement en appui à Hydro Québec. Seuls deux ont soutenu l'intervention douteuses des autorités. »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    mercredi 1 octobre 2008 13h01
    Ce n'est qu'un vulgaire retour en arrière monsieur Labrosse
    « Un retour en arrière aux religions païennes qui pour la plupart vénéraient l'arbre, on a qu'a lire et a observer le logo de la fédération païenne internationale pour s'en convaincre.

    http://pfifrance.blogspot.com/


    Cela dit, il est vrai que l'arbre est très important, pour la biodiversité qu'il abrite, pour sa protection contre l'érosion des sols et pour un meilleur drainage des sols qui évite des inondations comme en Haïti qui manque cruellement d'arbre.

    Par contre, l'arbre est aussi très utile une fois transformé et c'est ça que veut défendre l'industrie forestière et avec raison. Il est vrai qu'on nous présente dans cette annonce l'abatage d'un arbre comme une mauvaise chose alors que ça peut en être une bonne si l'exploitation forestière est bien faite. Ici, au Québec, la forêt se régénère plus vite qu'on la coupe, contrairement à ce qu'on voudrait faire croire, mais bon, ça ne change rien au fait que souvent, les forestières ont des comportements pas mal douteux.... Mais ils ne peuvent toujours avoir tort et là, ils ont raison.

    Et la facture en ligne, c'est une crosse, comme dit mr Davignon, ça permet à la compagnie d'économiser du papier, de l'encre et des timbres. »

  • BERTRAND LEGER
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 13h11
    Franchement !
    « Dire que le papier au Québec est fait à partir de sciures et non d'arbres me laisse pantois !
    De la sciure de quoi ? des arbres, peut-être....
    Fallait comprendre ce message au 2e degré, effort surhumain pour certains... »

  • Michel Dufour
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 13h35
    Dommage!
    « Encore une fois, les efforts portant à éduquer les gens sur la gestion responsable des ressources aura été contré par l'omniprésence des Lobby qui en profitent joyeusement pour se remplir les poches à même nos forêts.

    Je n'ai jamais senti un seul instant que l'on attaquait l'industrie forestière qui, soit dit en passant, est nécessaire à nos besoin primaires et à l'économie, mais qu'on cherchait plutôt à économiser beaucoup d'argent en faisant participer la population et en se servant d'un thème cher à plusieurs, soi l'écologie.

    C'est de bonne guerre! Chacun y trouve ce qui lui convient. C'est bien dommage de perdre une si belle occasion d'amener les gens à réfléchir sur les grands enjeux palnétaire à cause d'esprit tortueux qui cherchent à protéger leur "Bacon"! »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 13h36
    Lamentable
    « Au royaune du ti-Québec, rien ne change, rien n'a changé, et rien ne changera jamais. »

  • Dominic Demers
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 14h48
    abattre un arbre, c'est criminel
    « Je me demandais bien qui peut croire le contraire. Surement une industrie qui profite de notre bien collectif pour s'enrichire. Je suis triste de voir que notre institution a encore une fois plier devant les compagnies privees. »

  • Hugo Lacasse
    Abonné
    mercredi 1 octobre 2008 15h09
    un peu de sens dans tout ça
    « C'est bien vrai que ce n'est pas couper un arbre qui est le problème, mais la gestion de la forêt dans une optique de pérennité.

    Il est bien vrai que nous sommes bombardés de messages qui diabolisent l'abattage d'arbres et que le lobby de l'industrie forestière agit en vierge offensée.

    Un souci de justesse de propos pour inciter au virage sans papier sans faire appel à nous nouveaux mythes (le méchant bucheron!) n'est pas une demande injustifiée.

    Lorsque l'industrie forestière informera le public des ses propres incitations à la réduction de la consommation de bois (il n'y a pas que le papier...) et qu'elle nous éduquera sur les moyens qu'ont les individus pour agir en ce sens, peut-être pourra-t-elle prétendre faire la police sur d'autres messages qui touche à son domaine... »

  • William Fortin
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 15h26
    Il y a peut-être un mythe, mais il serait bon de parler de toutes les variables...
    « Le papier est peut-être, au Québec, produit en grande partie de copeaux de bois et de papiers recyclés. Mais ces copeaux viennent-ils vraiment toujours de coupes de bois pour produire du bois d'oeuvre. Cela reste à démontrer!

    Pourvu que c'est bien le papier produit au Québec que l'on utilise...

    Une chose est certaine c'est qu'il y a un coût environnemental à l'envoi de factures en papier, soit pour son transport, la pollution chimique et le coût énergétique pour produire ce papier et le recycler. Hydro-Québec devrait sans doute axer son message sur les coûts environnementaux globaux de l'usage du papier.

    William Fortin, biologiste »

  • Claude Demers
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 16h06
    Non mais...
    « Que de stupidité!!! Chaque fois que je m'étonne et que je crois avoir tout entendu de la part de nos politiciens sans envergure, il y en a toujours un ou une pour atteindre un nouveau sommet d'imbécilité! Chère Julie Boulet et l'industrie forestière qui se sentent indisposés... non mais quelle farce!!!

    Que certaines personnes voient dans cette publicité un message qui laisse sous-entendre que c'est criminel de couper un arbre est aussi aberrant que de nier que le papier vient des arbres! Il faut être complètement englué dans un système de valeurs fantoches pour y voir une telle chose!

    On est vraiment, mais vraiment au prise avec ce qu'il y a de pire comme être humain en politique, c'est de la médiocrité devenue chose banale et surtout devenue référence en ce qui définit un politicien... c'est démoralisant et surtout sans espoir!

    Vivement la retraite pour cette génération de politiciens à la philosophie arriérée et à la peau si malhonnêtement mince!

    Claude Demers
    Chambly »

  • Hape Xavier
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 16h11
    Faites comme Sarah Palin, niez le réchauffement climatique
    « De l'autre coté de la frontière, chez nos amis américains une tendance à favoriser les intérêts industriels et les objectifs de croissance économiques au détriment d'une logique de simple pérennité de la présence humaine sur terre se développe aussi.

    Je suis ravi de voir que le Canada se vôtre également dans le négationnisme écologique et jugule la moindre tentative de sensibilisation de la part d'hydro-quebec. Vous pourriez aussi nier la menace qui plane sur les Ours Polaires afin de favoriser l'exploration pétrolière dans leur zone d'habitat. Allez voir aussi en Antarctique, une jolie terre vierge qu'il me tarde de voir souillée par le pétrole.

    Sinon je peux aussi vous conseiller de contredire les études sur le réchauffement climatique et puis aussi, tant qu'on y est, devenons tous créationnistes c'est tellement plus simple de croire au dessin intelligent de de se faire chier a se creuser la tête pour faire avancer la connaissance.

    Restons idiots et tuons nous tous à petit feu !

    Ca fait plaisir, ça donne envie de faire des enfants pour leur expliquer à quel point ils devraient prendre exemple sur leurs parents qui sont des gens bien, qui savent eux...

    Je vous laisse je vais attendre la mort en fumant une cigarette, la meilleure manière de me provoquer un bon cancer et de me libérer de tout ça. »

  • David Thibault
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 16h13
    Ne pas voir plus loin que le bout de son nez!!
    « Comment des personnes avec des qualifications comme biologistes ou ingénieurs font pour dire que la facture papier ce n'est pas grave car maintenant on utilise les coupeaux, «sous-produits» qui n'étaient pas utilisés au paravant. REGARDER PLUS LOIN QUE LE BOUT DE VOTRE NEZ!! et arrêter d'utiliser votre titre d'université pour vous donnez une crédibilité.

    La facture papier ne fait pas gaspiller du papier au sens propre, mais plein de ressource qui aurait pu être épargner. POur faire cette facture, il faut de l'énergie pour faire le papier, l'impression (avec tout ce qui la comporte), l'expédier (auto-camion,...), récuppérer par la suite cette facture pour le recyclage,.....

    La publicité de HQ avait pour but premier d'aider l'environnement avec un message frappant et simpliste.

    Auriez-vous vu une publicier expliquant d'un bout à autre le principle écologique de ne plus recevoir la facture papier ? Elle aurait été plus qu'assommant et sans impact!! »

  • Johanne Lavallée
    Inscrite
    mercredi 1 octobre 2008 16h41
    L'arbre devant la forêt
    « Je ne comprends pas le problème de sauver du papier. Nous sommes en crise forestière, et certains sont froissés que l'on parle d'essayer d'économiser le papier. Il faut cesser de diaboliser la foresterie oui, mais il faut aussi cesser de prendre nos ressources comme des sources intarissables.

    Il faut aussi marteler dans la tête de nos jeunes qu'une belle forêt c'est pas des kilomètres carrés d'épinettes, ultra vulnérable à toute nouvelle épidémie de tordeuse !

    Les entreprises forestières étaient trop occupées à faire des profits avant qu'il soit trop tard, pour recycler leurs employés dans les nouvelles technologies du bois. Au diable les employés, on les coupera pour conserver notre sacro-sainte croissance de profits...

    Maintenant y'en a qui pleurent parce que la foresterie a une mauvaise image, une mauvaise opinion publique. Les mêmes qui sont si bons en ressources humaines. »

  • Mario Dallaire
    Abonné
    mercredi 1 octobre 2008 20h53
    Politically ridiculous
    « C'est tout à fait ridicule, la publicité en question est adéquate, et n'enlèvera aucun emploi utile en forêt »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    jeudi 2 octobre 2008 01h24
    Je vais niez la menace qui pèse sur les ours polaires monsieur Xavier.
    « Les Inuits réclament une levée des quotas de chasse du grand Nanuq, l'ours blanc ou polaire avec comme argument qu'il y en a de plus en plus et qu'ils pourraient en vivre et limiter la menace, car sous des apparences de toutou, cet animal fait parti des animaux les plus agressifs envers l'homme. Ils doivent s'avoir de quoi ils parlent?

    Tiens, je vais mettre un peu de viande sur l'os.


    Selon Geographica, un cahier de la revue l'actualité, la population d'ours polaire est passé de 10 000 à 25 000 en 25 ans.

    "L'espèce n'est pas en voie d'extinction. Au contraire, ses effectifs à l'échelle mondiale ont plus que doublé en 25 ans, passant de 10 000 à environ 25 000 individus(chiffres estimatifs). Le Canada en compterait à lui seul 15 000, répartis en 14 populations distinctes. Les limites de ces populations sont déterminées à partir de l'observation des déplacements d'ours étiquetés de même qu'au moyen d'études télémétriques. Ainsi, on sait que trois d'entre elles fréquentent le territoire québécois: ce sont celles du sud de la baie d'Hudson(SH), du bassin Foxe(FB)et du détroit de Davis(DS)."

    http://www.lactualite.com/nature/article.jsp?content=20070301_151025_6656

    Voilà un scan de la version papier

    http://img53.imageshack.us/my.php?image=ourspolairenw6.jpg

    Certes, on a noté une diminution de la taille des ours, mais nullement de la fertilité.

    Si l'ours est menacé par la fonte des glaces, c'est dû à des phénomènes naturels, n'ont pas à l'activité humaine, cela dit, si exploitation pétrolière il y a, elle ne devrait pas être fait en broche à foin....

    J'oubliais, les Inuits eux n'ont pas peur des changements climatiques, ils ont d'autres chats à fouetter :

    "«Nous nous sentons concernés, mais pas trop inquiets des changements climatiques», confie un vieil Inuit dans le documentaire Perspective from the land, réalisé par Judith Alain. Dans son film, l'étudiante à la maîtrise délaisse les visions alarmistes et apocalyptiques pour nous plonger dans ses observations scientifiques ramenées de quelques mois passés dans les villages d'Umiujaq et de Kangiqsualujjuaq au Nunavik.

    Judith Alain, l'étudiante à la maîtrise en santé communautaire, présentait son film pour la première fois à l'Université Laval la semaine dernière, lors du colloque étudiant de l'Institut environnement, développement et société. Basée quelques mois au Nunavik pour mener le terrain de son projet de maîtrise, qui porte sur la sécurité alimentaire dans ces régions dans le contexte des changements climatiques, c'est dans un «élan de motivation» que Judith Alain se lançait parallèlement dans la réalisation d'un documentaire d'une dizaine de minutes.

    Elle relate que «les gens étaient surpris que je m'intéresse à l'impact des changements climatiques sur leur alimentation. Oui, ça se réchauffe, disent-ils, et puis? Ça fait partie de leur quotidien». Dans le Nord, il faut prendre l'avion pour se rendre d'un village à l'autre. «Ils sont surpris que d'autres communautés, comme celles en Finlande, vivent les mêmes réalités qu'eux, et qu'ils sont des témoins privilégiés de ce qui se passe sur la planète en ce moment». Les propos qu'ils rapportent dans le documentaire trouvent leur écho partout dans les régions circumpolaires.

    Passionnée de vulgarisation scientifique, l'étudiante a choisi le documentaire comme moyen de retourner le résultat de ses recherches dans les communautés. Elle se sentait en quelque sorte redevable de ces gens qui avaient participé à son étude. Elle désirait également le diffuser aux jeunes et aux décideurs locaux. «Le format vidéo est très bien accueilli, car il est en accord avec la très forte tradition orale des peuples Inuits», explique-t-elle.

    Dans son mémoire de maîtrise sous la direction de Christopher Furgal, l'étudiante conclut que bien que les changements climatiques influencent l'alimentation traditionnelle, les Inuits s'adaptent. «Les Inuits ont fait face à 4 ou 5 mille ans d'adaptation. Actuellement, ils doivent combiner l'adaptation aux changements climatiques et à la modernisation.» Les troupeaux s'éloignent d'une région ou les ours polaires, trop près des villages, menacent les chasseurs? On mobilise un avion pour une expédition plus lointaine. On assiste aussi à des échanges de nourriture entre les communautés. La pêche est déplacée selon les nouvelles habitudes saisonnières des poissons.

    Judith croit qu'il faut miser sur un partenariat entre les scientifiques et les communautés: «La science a beaucoup à gagner en intégrant le savoir local. Souvent, les observations scientifiques et le savoir local concordent ou se complètent».

    Le documentaire a reçu un excellent acceuil lors de sa présentation dans un colloque scientifique en Ontario. Aussi, le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien a offert son support financier à la jeune réalisatrice pour permettre la traduction du film en anglais, en français et en Inuktitut, et sa distribution dans les communautés."


    http://impactcampus.sys-tech.net/science/20080311/003763.html

    Je suis plus capable des millions de MENSONGES verts qu'on nous conte. »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    jeudi 2 octobre 2008 12h11
    Si vous me le permettez, monsieur Xavier, je vais nier la menace qui pèse sur les ours polaires
    « Les Inuits réclament une levée des quotas de chasse du grand Nanuq, l'ours blanc ou polaire avec comme argument qu'il y en a de plus en plus et qu'ils pourraient en vivre et limiter la menace, car sous des apparences de toutou, cet animal fait parti des animaux les plus agressifs envers l'homme. Ils doivent s'avoir de quoi ils parlent?

    Tiens, je vais mettre un peu de viande sur l'os.


    Selon Geographica, un cahier de la revue l'actualité, la population d'ours polaire est passé de 10 000 à 25 000 en 25 ans.

    "L'espèce n'est pas en voie d'extinction. Au contraire, ses effectifs à l'échelle mondiale ont plus que doublé en 25 ans, passant de 10 000 à environ 25 000 individus(chiffres estimatifs). Le Canada en compterait à lui seul 15 000, répartis en 14 populations distinctes. Les limites de ces populations sont déterminées à partir de l'observation des déplacements d'ours étiquetés de même qu'au moyen d'études télémétriques. Ainsi, on sait que trois d'entre elles fréquentent le territoire québécois: ce sont celles du sud de la baie d'Hudson(SH), du bassin Foxe(FB)et du détroit de Davis(DS)."

    http://www.lactualite.com/nature/article.jsp?content=20070301_151025_6656

    Voilà un scan de la version papier

    http://img53.imageshack.us/my.php?image=ourspolairenw6.jpg

    Certes, on a noté une diminution de la taille des ours, mais nullement de la fertilité.

    Si l'ours est menacé par la fonte des glaces, c'est dû à des phénomènes naturels, n'ont pas à l'activité humaine, cela dit, si exploitation pétrolière il y a, elle ne devrait pas être fait en broche à foin....

    J'oubliais, les Inuits eux n'ont pas peur des changements climatiques, ils ont d'autres chats à fouetter :

    "«Nous nous sentons concernés, mais pas trop inquiets des changements climatiques», confie un vieil Inuit dans le documentaire Perspective from the land, réalisé par Judith Alain. Dans son film, l'étudiante à la maîtrise délaisse les visions alarmistes et apocalyptiques pour nous plonger dans ses observations scientifiques ramenées de quelques mois passés dans les villages d'Umiujaq et de Kangiqsualujjuaq au Nunavik.

    Judith Alain, l'étudiante à la maîtrise en santé communautaire, présentait son film pour la première fois à l'Université Laval la semaine dernière, lors du colloque étudiant de l'Institut environnement, développement et société. Basée quelques mois au Nunavik pour mener le terrain de son projet de maîtrise, qui porte sur la sécurité alimentaire dans ces régions dans le contexte des changements climatiques, c'est dans un «élan de motivation» que Judith Alain se lançait parallèlement dans la réalisation d'un documentaire d'une dizaine de minutes.

    Elle relate que «les gens étaient surpris que je m'intéresse à l'impact des changements climatiques sur leur alimentation. Oui, ça se réchauffe, disent-ils, et puis? Ça fait partie de leur quotidien». Dans le Nord, il faut prendre l'avion pour se rendre d'un village à l'autre. «Ils sont surpris que d'autres communautés, comme celles en Finlande, vivent les mêmes réalités qu'eux, et qu'ils sont des témoins privilégiés de ce qui se passe sur la planète en ce moment». Les propos qu'ils rapportent dans le documentaire trouvent leur écho partout dans les régions circumpolaires.

    Passionnée de vulgarisation scientifique, l'étudiante a choisi le documentaire comme moyen de retourner le résultat de ses recherches dans les communautés. Elle se sentait en quelque sorte redevable de ces gens qui avaient participé à son étude. Elle désirait également le diffuser aux jeunes et aux décideurs locaux. «Le format vidéo est très bien accueilli, car il est en accord avec la très forte tradition orale des peuples Inuits», explique-t-elle.

    Dans son mémoire de maîtrise sous la direction de Christopher Furgal, l'étudiante conclut que bien que les changements climatiques influencent l'alimentation traditionnelle, les Inuits s'adaptent. «Les Inuits ont fait face à 4 ou 5 mille ans d'adaptation. Actuellement, ils doivent combiner l'adaptation aux changements climatiques et à la modernisation.» Les troupeaux s'éloignent d'une région ou les ours polaires, trop près des villages, menacent les chasseurs? On mobilise un avion pour une expédition plus lointaine. On assiste aussi à des échanges de nourriture entre les communautés. La pêche est déplacée selon les nouvelles habitudes saisonnières des poissons.

    Judith croit qu'il faut miser sur un partenariat entre les scientifiques et les communautés: «La science a beaucoup à gagner en intégrant le savoir local. Souvent, les observations scientifiques et le savoir local concordent ou se complètent».

    Le documentaire a reçu un excellent acceuil lors de sa présentation dans un colloque scientifique en Ontario. Aussi, le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien a offert son support financier à la jeune réalisatrice pour permettre la traduction du film en anglais, en français et en Inuktitut, et sa distribution dans les communautés."


    http://impactcampus.sys-tech.net/science/20080311/003763.html

    Je suis plus capable des millions de MENSONGES verts qu'on nous conte. »

  • Alain Castonguay
    Inscrit
    mardi 7 octobre 2008 15h08
    Retrait inutile, mais débat utile
    « Je ne suis pas d'accord pour que l'industrie forestière réclame et obtienne le retrait de la publicité d'Hydro-Québec. C'est une excellente pub, le message était clair et limpide et comme le dit Mario Dallaire, aucun emploi n'était menacé.
    Par ailleurs, je déplore cette façon puérile de critiquer la personnalité de Guy Chevrette sous prétexte qu'il est devenu porte-parole de l'industrie forestière après avoir été ministre. Cet homme avait quitté le gouvernement trois ans et demi avant d'être embauché au CIFQ, et n'était plus ministre responsable de la forêt publique depuis décembre 1998, soit six ans et demi avant sa nomination. Je ne sais pas combien de temps cela prend pour se refaire une virginité une fois sorti de la politique, mais il me semble que dans son cas, le purgatoire a été assez long.
    Il y a eu des passages dans le privé bien plus rapide et éthiquement douteux dans l'histoire, comme celui du ministre fédéral de l'Industrie, Brian Tobin, qui a quitté la politique pour devenir v.-p. chez Kruger. »

  • Isabelle Poirier
    Inscrite
    jeudi 16 octobre 2008 08h32
    Comment faire parler
    « Voyons donc... j'ai vu la publicité plusieurs fois à la télé et je la trouve très bonne. Le ligne de texte qui parle de "adhérez à la facture en ligne et sauver des arbres", je me demande bien qui a pu voir ça comme : Oh mon dieu ! les arbres sont maltraités, les travailleurs forestiers sont des bourreaux. Voyons donc... ridicule. Le domaine forestier va pas bien et ils cherchent à faire pitié, et à faire parler d'eux. C'est n'importe quoi.

    Une autre chose qui est ridicule... le long formulaire à remplir qui me demande de raconter ma vie avant de me laisser écrire un commentaire pour la première fois. À l'encontre de ce que devrait être un outil de discussion et d'opinion à la web 2.0. Dans le fond, on nous donne "la chance" de donner notre opinion dans le seul but d'avoir un email et un profil ciblé de plus à vendre aux annonceurs. Décevant. »

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