Québec solidaire et le Parti vert veulent une place au débat des chefs
Ils unissent leur voix pour se faire entendre. Québec solidaire (QS) et le Parti vert du Québec (PVQ) exigent qu'une place leur soit faite au débat des chefs qui pourrait se tenir lors de la prochaine élection provinciale. C'est en tout cas ce qu'ont annoncé hier les deux formations politiques qui souhaitent interpeller dans les prochains jours le consortium des télédiffuseurs — Radio-Canada, TVA et Télé-Québec — ainsi que les chefs des trois grands partis politiques pour «faire appel à leur sens démocratique».
«Il y a des exemples qui nous inspirent ces temps-ci», a indiqué en conférence de presse à Montréal, Françoise David, principale porte-parole de QS en faisant référence à la présence d'Elizabeth May, chef du Parti vert du Canada, au débat des chefs diffusé ce soir dans le cadre de l'actuelle campagne électorale fédérale. «Nous avons certainement une place dans un débat [au provincial] en raison du nombre d'électeurs que nous rallions. Et en plus, cela apporterait une petite bouffée d'air frais dans un débat qui en a bien besoin.»
Pour Guy Rainville, chef du PVQ, dans les dernières années, les sondages d'opinion créditent d'ailleurs plus de 10 % des suffrages aux deux formations politiques, a-t-il rappelé. «Cela représente près de 500 000 personnes qui méritent considération et respect et qui ont le droit de voir dans un débat ceux pour qui ils veulent voter.»
Tout en qualifiant leur exclusion du débat des chefs de preuve qu'un «déficit démocratique» frappe notre époque, le PVQ et QS vont demander une audience au consortium des téléviseurs qui, avec les partis politiques traditionnels, décide de la forme et des règles de diffusion du débat des chefs en période électorale. De plus, le binôme politique interpelle également Jean Charest, Pauline Marois et Mario Dumont pour que les trois chefs acceptent sa présence au débat, une «responsabilité démocratique», selon M. Rainville et Mme David.
La loi électorale
«Nous avons la loi de notre côté, dit le chef des verts. La loi électorale mentionne en effet que les partis qui ont obtenu plus de 3 % des suffrages à la dernière élection doivent avoir droit au même temps d'antenne gratuit offert par les médias, ce qui inclut le débat des chefs, selon nous.»
En 2007, le PVQ a obtenu 3,85 % des votes contre 3,64 % pour QS. Toutefois, depuis des années, les stations de télévision arguent que le débat des chefs est une émission d'affaires publiques. Elle ne rentre donc pas dans le temps d'antenne offert aux formations politiques, ce qui justifierait la marginalisation du parti de gauche réformiste et des verts.
«Si nos démarches ne donnent rien, nous n'excluons pas de nous adresser aux tribunaux», a indiqué Mme David en évoquant la chose comme une «solution de dernier recours». Mais elle ajoute: «On ne devrait pas se rendre jusque-là puisque demain [aujourd'hui], les gens vont voir qu'un débat à cinq, ça fonctionne.»
«Il y a des exemples qui nous inspirent ces temps-ci», a indiqué en conférence de presse à Montréal, Françoise David, principale porte-parole de QS en faisant référence à la présence d'Elizabeth May, chef du Parti vert du Canada, au débat des chefs diffusé ce soir dans le cadre de l'actuelle campagne électorale fédérale. «Nous avons certainement une place dans un débat [au provincial] en raison du nombre d'électeurs que nous rallions. Et en plus, cela apporterait une petite bouffée d'air frais dans un débat qui en a bien besoin.»
Pour Guy Rainville, chef du PVQ, dans les dernières années, les sondages d'opinion créditent d'ailleurs plus de 10 % des suffrages aux deux formations politiques, a-t-il rappelé. «Cela représente près de 500 000 personnes qui méritent considération et respect et qui ont le droit de voir dans un débat ceux pour qui ils veulent voter.»
Tout en qualifiant leur exclusion du débat des chefs de preuve qu'un «déficit démocratique» frappe notre époque, le PVQ et QS vont demander une audience au consortium des téléviseurs qui, avec les partis politiques traditionnels, décide de la forme et des règles de diffusion du débat des chefs en période électorale. De plus, le binôme politique interpelle également Jean Charest, Pauline Marois et Mario Dumont pour que les trois chefs acceptent sa présence au débat, une «responsabilité démocratique», selon M. Rainville et Mme David.
La loi électorale
«Nous avons la loi de notre côté, dit le chef des verts. La loi électorale mentionne en effet que les partis qui ont obtenu plus de 3 % des suffrages à la dernière élection doivent avoir droit au même temps d'antenne gratuit offert par les médias, ce qui inclut le débat des chefs, selon nous.»
En 2007, le PVQ a obtenu 3,85 % des votes contre 3,64 % pour QS. Toutefois, depuis des années, les stations de télévision arguent que le débat des chefs est une émission d'affaires publiques. Elle ne rentre donc pas dans le temps d'antenne offert aux formations politiques, ce qui justifierait la marginalisation du parti de gauche réformiste et des verts.
«Si nos démarches ne donnent rien, nous n'excluons pas de nous adresser aux tribunaux», a indiqué Mme David en évoquant la chose comme une «solution de dernier recours». Mais elle ajoute: «On ne devrait pas se rendre jusque-là puisque demain [aujourd'hui], les gens vont voir qu'un débat à cinq, ça fonctionne.»
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