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Charest mise sur le Nord

Antoine Robitaille   29 septembre 2008  Québec
Sitôt le conseil général du Parti libéral terminé, Jean Charest s’est rendu hier dans Jean-Talon, à Québec, où le nouveau ministre de la Santé, Yves Bolduc (à gauche), tente de se faire élire à l’occasion de l’élection partielle d’au
Photo : Clément Allard
Sitôt le conseil général du Parti libéral terminé, Jean Charest s’est rendu hier dans Jean-Talon, à Québec, où le nouveau ministre de la Santé, Yves Bolduc (à gauche), tente de se faire élire à l’occasion de l’élection partielle d’au
Québec — «Repousser les limites de notre dernière grande frontière du nord»: telle est l'ambition à long terme que Jean Charest a présentée avec force visuel tout en restant dans les grandes lignes, au terme du conseil général du Parti libéral du Québec, à Lévis, hier.
Derrière lui, pendant son discours, était projetée une sorte de Moulin à images. Tournaient en boucle, sur trois immenses écrans, des clichés spectaculaires de barrages hydroélectriques, d'exploitation minière, du Québec vu par «Google Maps», des cartes, etc. Des grands moyens comme en période électorale. En point de presse, d'ailleurs, le premier ministre a refusé d'exclure qu'il déclencherait les élections cet automne, même s'il a fait remarquer que son horaire était très chargé.

Le «Plan Nord» est le quatrième pan d'une «vision» que le premier ministre prétend avoir pour le Québec, celle d'un «nouvel espace économique», laquelle comprend une entente sur la main-d'oeuvre avec la France, un accord entre le Canada et l'Europe et des ententes avec l'Ontario. Souvent mentionnée dans les discours du premier ministre récemment, l'ouverture du Nord —le territoire septentrional au 49e parallèle— n'avait jamais fait l'objet d'une présentation. Le premier ministre s'est toutefois borné à expliquer pourquoi le Nord était «un joyau au potentiel immense», mais n'a pas donné d'échéance, de montants d'investissement, ni de priorité précise dans les projets à venir. Tout au plus quelques avenues de ce qui pourrait être développé davantage: notamment l'hydroélectricité, la forêt, mais surtout le secteur minier, dopé par la croissance des pays émergents et la reconstruction des infrastructures publiques. Le Nord contient «nickel, zinc, cuivre, platine, or, argent, fer, titane, et même diamant», selon l'énumération de M. Charest.

Ce «territoire deux fois grand comme la France», «c'est chez nous, c'est au Québec. Non seulement c'est chez nous, mais c'est en nous», a-t-il insisté, comme pour bien montrer qu'il sollicitait un mythe fondateur national. Le Québec s'est beaucoup construit dans sa relation avec le Nord, a-t-il souligné: la ruée vers l'or en Abitibi, l'ingénierie québécoise, la Baie James. «C'est à nous, c'est notre avenir», a-t-il ajouté, après avoir fait une pause théâtrale pour contempler l'immense carte derrière lui.

Le Nord, 70 % du territoire québécois, comprend une portion du Labrador que le Québec a toujours revendiquée, a précisé le premier ministre lors du point de presse. «C'est une position traditionnelle que tous les gouvernements ont réitérée. Il y a une ligne de frontière sur laquelle il n'y a pas d'entente depuis très longtemps et, quand l'occasion se présente, je réitère cette position-là au nom du gouvernement», a-t-il indiqué.

Au reste, «avec les changements climatiques, il faut repenser notre vision du Nord», a-t-il déclaré en parlant du passage du nord-ouest, qui s'ouvrira toute l'année en raison de la fonte des glaces. Dans ce nouveau contexte géopolitique, le premier ministre estime qu'occuper le territoire est un devoir.

Et les habitants du territoire, les Premières Nations et les Inuits? Le premier ministre a dit que le gouvernement du Québec serait très attentif à leur égard et que le projet leur profiterait, notamment aux jeunes. Deux anciens ministres provenant de deux partis différents, Pierre Corbeil et Michel Létourneau (ancien député péquiste d'Ungava), ont déjà entamé des consultations auprès d'une trentaine de communautés. Un comité interministériel présidé par Benoît Pelletier et dans lequel Julie Boulet (Transport et Ressources naturelles) a une place importante a entamé des travaux. Le premier ministre n'exclut pas une grande rencontre, «pas nécessairement un sommet», mais un moment où «on se donnera une vision commune». Le développement du Nord se ferait d'ailleurs en conformité avec les principes du développement durable. Le Plan Nord sera «concerté, ordonné et respectueux de l'environnement», a-t-il promis.

Vision libérale et conservatrice

Jean Charest a décrit cette «vision» comme étant en continuité avec celle de premiers ministre libéraux qui l'ont précédé. «Comme les libéraux qui nous ont précédés, nous avons pensé autrement pour transformer les défis en nouvelles occasions de croissance et de développement.»

Cela a d'ailleurs été un des thèmes récurrents de la fin de semaine, qui s'est entamée vendredi par un grand cocktail pour souligner le 50e anniversaire de l'arrivée de Jean Lesage à la tête du parti. Une des résolutions adoptées propose de rebaptiser la Centrale Beauharnois en Barrage Adélard-Godbout. «De Godbout, qui a créé Hydro-Québec, à Lesage qui a fait la Révolution tranquille et la nationalisation de l'hydroélectricité, à Bourassa qui a fait la Baie James, notre parti a su forger l'avenir», a déclaré Jean Charest. En point de presse, il invoqué une autre référence, conservatrice celle-là, le programme «Roads to the North» de John Diefenbaker, premier ministre de 1957 à 1963.

Élections

En abordant le projet de barrage hydro-électrique d'Eastmain1a-Ruper, M. Charest a souligné que sa mise en service était prévue pour 2012. «Ça reste entre nous là, mais je prévois y être», a-t-il confié à ses militants, suscitant chez eux des applaudissements nourris. En effet, le premier ministre, qui disait en avril qu'il n'y aurait pas d'élection en 2008 et sans doute pas en 2009, n'a pas écarté la possibilité de déclencher un scrutin cet automne, ce que la loi lui permet. Il souligne que son horaire est toutefois rempli, notamment par une mission du conseil de la fédération en Chine et un sommet Québec-New York.

Le Conseil général de la fin de semaine a fourni au chef libéral une plateforme contenant des résolutions nationalistes, notamment des «aspirations constitutionnelles» qui sont passées comme une lettre à la poste: le PLQ réclame en particulier la reconnaissance la «spécificité du Québec» dans la Constitution. Il souhaite aussi que le Québec nomme des membres du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes et que ces derniers aient un droit de veto sur les décisions prises au Québec.

Les oppositions sceptiques

Du côté de l'opposition, on a accueilli les grandes lignes du Plan Nord avec scepticisme. La chef péquiste, Pauline Marois, a ressorti la Politique de développement du Nord-du-Québec que le gouvernement Landry avait lancée en 2001. Selon elle, le gouvernement libéral, en arrivant au pouvoir en 2003, a renoncé à l'appliquer. S'il l'avait fait, «on serait plus avancés aujourd'hui» a commenté Mme Marois aux côtés de sa candidate dans Jean-Talon (scrutin qui a lieu aujourd'hui), Françoise Mercure.

L'ADQ a dit appuyer l'adoption d'un Plan Nord par le gouvernement. «Mais ce qu'on souhaite, c'est que ça ne soit pas juste un spectacle», a commenté le leader Sébastien Proulx, en remplacement de Mario Dumont, qui revient de vacances aujourd'hui.






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  • JM
    Abonné
    lundi 29 septembre 2008 05h51
    Ce que les médias me disent de monsieur Bolduc.
    « Me semble un peu baveux, comme un adolescent dans la cour de récréation du secondaire qui, pour prendre sa place, cherche à tasser le monde dans son chemin. Dit d'une autre manière, il semble avoir un air de Ti-Jean sans peur qui veut donner l'impression d'avoir un pif. C'est à long terme, cependant, qu'on saura si le pif est bon. Son assurance est-elle factice? Une chose est certaine, à son attitude on dirait qu'il n'a pas de temps à perdre.

    Quant à moi, je préfère ceux qui avancent à pas feutrés, mais solides. Ces gens qui prennent juste la place qu'il faut au fil des expériences acquises. À sa façon, monsieur Bolduc semble un magicien qui peut au besoin jeter de la poudre aux yeux, peut-être justement pour tasser ceux qui le dérangent. Au début, l'espoir fait vivre, les médias vont le regarder se colleter avec les difficultés qui incombent à sa tâche. Vont-ils avoir le goût d'aller plus loin que les fiançailles?

    Ai-je besoin d'ajouter que tout ce que je dis de monsieur Bolduc est suggestif de ma part... J'espère que ce monsieur a le sens de l'humour?

    JM »

  • Yv Bonnier Viger
    Abonné
    lundi 29 septembre 2008 06h16
    Le Nord appartient aux Cris, aux Inuits et aux Naskapis
    « Si les propos de Jean Charest que l'on rapporte ici sont bien les siens, nous avons un sérieux problème. En effet, il aurait dit «Ce «territoire deux fois grand comme la France», «c'est chez nous, c'est au Québec. Non seulement c'est chez nous, mais c'est en nous», a-t-il insisté, comme pour bien montrer qu'il sollicitait un mythe fondateur national. Le Québec s'est beaucoup construit dans sa relation avec le Nord, a-t-il souligné: la ruée vers l'or en Abitibi, l'ingénierie québécoise, la Baie James. «C'est à nous, c'est notre avenir», a-t-il ajouté, après avoir fait une pause théâtrale pour contempler l'immense carte derrière lui.»

    Le problème est que ce vaste, riche et beau territoire est habité depuis plusieurs millénaires par les Cris, les Naskapis et les Inuits. C'est leur territoire. Pressés par l'invasion blanche dans les années 70, ils ont acceptés de partager ce territoire. Les textes légaux diront qu'ils y ont renoncé. Comment peut-on honnêtement croire qu'un peuple puisse renoncer à son territoire ! Dans les conditions des années '70, les Cris, Naskapis et Inuits n'avaient pas le choix de signer l'Entente de la Baie James et du Nord du Québec. Toute cette paperasse n'enlève rien au fait que ces peuples avec des cultures, des langues et des visions du monde différentes occupaient et occupent toujours le territoire et s'y développent. Si le Nord est à nous, ce nous est d'abord Cri, Naskapis et Inuit.
    Il faut plutôt envisager le développement du Nord comme une alliance entre les peuples qui habitent le Québec. Il nous faut repenser la culture, l'économie et le politique et leur développement non seulement en termes francophone ou anglophone mais aussi en termes autochtones.

    Concrètement, si j'étais à la place du Premier Ministre, je me garderais de trop grandes déclarations avant que de m'asseoir avec les dirigeants des Premières Nations et des Inuits pour convenir d'une nouvelle gouvernance qui reconnaisse d'abord l'autodétermination des peuples (autochtones mais aussi québécois) et la nécessaire alliance entre eux sur le territoire du Québec.

    Yv Bonnier Viger
    yv@sympatico.ca »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    lundi 29 septembre 2008 06h26
    Le Grand Nord
    « Je préfère entendre le plan Charest que de voir des fleurs de lys partout et d'entendre les paroles creuses de Pauline Marois. Si j'avais 20ans, je serais enthousiasmé par ce projet. J'espère que les jeunes y verront là l'occasion de se préparer une carrière stimulante, et non pas une occasion d'écouter les éteignoirs qui ne tarderont pas à se manifester.
    Paul Lafrance
    Québec »

  • jpthoma1
    Abonné
    lundi 29 septembre 2008 07h12
    Bravo pour cette stratégie.
    « Étant moi-même habitant d'une région-ressources, ça fait longtemps que j'attendais un tel discours.

    Il ne faut aucun doute que le développement du Nord du Québec passe par le développement durable de ses immenses ressources naturelles.

    Ce développement permettra aux peuples qui habitent ces territoires, qu'ils soient autochtones ou allochtones, de cesser de dépendre des gouvernements pour survivre et de pouvoir enfin laisser entrevoir à leurs enfants un avenir positif et surtout de se créer une richesse collective comparable au reste de la province (ce qui veut aussi dire des services comparables.

    Évidemment, il y aura sûrement quelques artistes ou écolos pour venir nous dire le contraire, mais contrairement à eux, nous on désire voir disparaitre les subventions gouvernementales pour pouvoir vivre de nos propres richesses naturelles et de nos talents de développeurs. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    lundi 29 septembre 2008 08h02
    Le fin renard d'élection, M. Charest "premier" provincial
    « M. Charest, un fin renard, qui a retrouvé le NORD dans son deuxième mandat minoritaire après l'avoir un peu perdu au début.

    Mauvaise nouvelle pour ses 2 oppositions si l'entreprise est menée rondement et, s'il obtient la permission des indiens et des esquimaux qui considèrent que tout le terrain du nord leur appartient, ce qui nous ferait oublier un peu le flip flop du flop Libéral très provincial du CHUM, trou et indécision sans fond. »

  • andré michaud
    Inscrit
    lundi 29 septembre 2008 08h17
    Beau projet
    « Ce n'est pas la première fois que l'on parle d'un tel projet, espérons que M.Charest sera celui qui fera enfin passer du rêve au concret.

    Si les industries manufacturières ont subi négativement la concurence chinoise, cette même concurence chinoise a fait augmenter la demande en produits miniers...et le nord de la province en est plein. En un temps ou l'industrie forestière est en baisse, une hausse des développements miniers est souhaitable pour maintenir de l'emploi et créer la richesse nécessaire pour supporter l'éducation, la santé... »

  • Jonathan Guay A.
    Inscrit
    lundi 29 septembre 2008 08h55
    Pas juste un spectacle....
    « Ok. Let's do this boys and girls !

    Je m'inscris ce matin au devoir pour publier des commentaires car je crois que ce sont les gens intelligents du Québec qui lisent ce journal. N'hésitez pas à m'écrire vos ressentis. Nous pourrons continuer à orchestrer le réel changement social et à agrandir le réseau.

    L'ADQ n'aura jamais si bien dit en parlant du "Spectacle". La théorie de la "Société du Spectacle" régissant ma vie depuis que j'en ai pris connaissance, je crois par contre que l'ont ne parle pas tout à fait du même spectacle. Voyez-vous, je trouve RIDICULE qu'à l'ère où l'on parle de changements climatiques, de crise économique, de guerres et autres sujets du genre, on parle d'exploitation du nord comme étant une réponse. Que restera-t-il après le nord ? Jusqu'où l'ambition sans fin pour le profit nous mènera-t-elle ?

    Je suis étudiant finissant en foresterie et j'ai été très déçu de voir comment notre forêt (Patrimoine collectif supposément...) est gérée. Pas parce que je suis un fan de Desjardins, parce que c'est la simple vérité. On a atteint le fond du baril les amiEs et ce n'est pas un plan de relance que nous avons besoin, c'est une décroissance accentuée et conviviale. Et croyez-moi ce n'est pas une relance économique qui redonnera un sens à nos vies.

    Le spectacle, il a commencé bien longtemps déjà. Maintenant il régit nos vies sans même que l'on s'en rende compte. Le fait est qu'il n'y a pas vraiment de crise économique, pas vraiment de crise alimentaire, seulement une crise écologique basée sur des mode de vies compléments déconnectés de notre nature. Mais en "bon gouvernement" (tous confondus...) qui veulent diviser pour diriger, ils vous feront accroire tout ce qu'ils veulent. Seulement il reste à nous de savoir si nous acceptons de jouer leur jeu. En ce qui me concerne, je crois que la terre appartient à ceux qui la travaille et comme nous n'avons pas mis les pieds au Nord depuis longtemps, il n'est pas question que l'on y revendique quoi que ce soit.

    Le changement est maintenant ! Fini le rêve Américain !

    Bien à vous,

    Jonathan Guay A. »

  • Vincent de Grandpré
    Inscrit
    lundi 29 septembre 2008 09h24
    Développer, OK, mais il faut garder les étoiles!
    « Tant qu'on n'y déplace pas la pollution lumineuse je crois que l'idée me semble bonne! Admettons que c'est vrai que cela va permettre de développer l'économie québécoise et que c'est une idée développée par les péquistes de Landry en 2001. Comme quoi quand on veut on peut travailler convenablement sans épandre son fiel sur des adversaires politiques! »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    lundi 29 septembre 2008 10h43
    @ M. Lafrance, anglomane, allumeur d'éteignoirs
    « M. Paul Lafrance, full-fédéraliste, écrit : «pas une occasion d'écouter les éteignoirs qui ne tarderont pas à se manifester.»

    Comme les Cris, les Naskapis et les Inuits qui se disent propriétaires des lieux et les méchants des autres partis provinciaux du Québec provincial.

    On compte sur vous pour allumer les éteignopirs, M. Lafrance, qui porte un drôle de nom pour un anglomane. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    lundi 29 septembre 2008 10h52
    Où sont les pépines ?
    « Comme le dirait Mme Jérôme-Forget : On va y croire quand on va voir les pépines monter dans le Nord et s'activer un peu avec la permission des autochtones. Quelques millions de beaux dollars canadiens devraient suffire "faire la job". »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    lundi 29 septembre 2008 11h18
    Incontournables autochtones.
    « Tout ça c'est très beau mais l'arrogance de M. Charest risque de lui réserver des surprises. Les autochtones ont des droits sur les territoires du nord du Québec et ils doivent faire partie des décisions qui les concernent. On vient à peine de commencer à leur parler (consulter?) et il fait une annonce publique... Ça augure mal pour ses rapports avec les peuples du nord. Vend-il la peau de l'ours...? »

  • Santiago Tiago
    Inscrit
    lundi 29 septembre 2008 11h35
    La Nature, un grand réservoir de ressources?
    « L'idée de dominer la nature n'est pas nouvelle. Elle a accompagné le développement de toute notre société occidentale sur un mode d'économie capitaliste, et ce plus que jamais depuis le dernier siècle. C'est à travers elle que nous en sommes venus-es à croire que nous ne faisions finalement pas parti de cette nature, qu'elle n'est en fait qu'"un grand réservoir de ressources premières à exploiter".

    Je suis bien d'accord avec le commentaire de Jonathan A. Guay: Il faut se demander jusqu'où notre soif de "créer de la richesse" nous mènera? Après le Grand Nord, qui fond à vu d'oeil - une "occassion d'affaires" pour de riches entrepreneurs - que restera-t-il?

    Il n'existe presque plus d'"occasions d'affaires" qui n'aient été visitées; partout sur cette planète les écosystèmes sont soumis à une exploitation intense, démesurée, qui a des conséquences écologiques connues - réchauffement climatique, disparition de milliers d'espèces de plantes, d'insectes, d'animaux chaque années, désertification, pollution des lacs, rivières et nappes phréatiques, etc. - avec des conséquences humaines tout aussi dramatiques - déplacement de populations, destruction de cultures millénaires (il faut s'adapter non?), famines et problèmes d'accès à l'eau potable, etc...

    Il s'agit ici d'un ensemble de manifestations de notre capacité à nous "développer", à "créer de la richesse" sur notre planète qui ne sont pas à prendre en cas par cas. Notre mode de vie EST boulimique, destructeur, il est un non-sens. La solution ne réside pas non-plus dans un développement "durable" (qui devrait pouvoir continuer de façon durable? Une exploitation "soft" pour des générations et des générations, jusqu'où? Quel est l'objectif?) mais bien dans une remise en question profonde de l'orientation que nous souhaitons donner à notre mode de vie. Stopper l'hémorragie ne signifie pas revenir à l'âge de pierre, mais bien plutôt commencer par mettre un frein à notre surconsommation, à notre surexploitation et revenir à des relations basées sur la solidarité et le partage au sein de nos communautés, dans nos quartiers, dans nos milieux de vie. Il faut refuser ce genre de « vision », refuser l'idée de domination, de l'humain sur la nature mais aussi de l'humain sur l'humain.

    « Il nous faut entrer profondément dans les aspects les plus quotidiens de notre existence pour déraciner en nous l'idée de dominer la nature. » M. Bookchin »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    lundi 29 septembre 2008 13h27
    Développer le Grand Nord
    « L'idée est bonne en soit; c'est le comment ce sera fait et par qui ce sera fait.

    Le "comment" devrait être dans un cadre écologique surveillé.

    Le "par qui" pourrait être fait par des camps de prisonniers condannés à vie sans libération conditionnelle. Le fruit de leur travail pourrait servir à dédommager les victimes et le gouvernement pour les frais qui sont occasionnés par ces détentions. Il faut retenir que plusieurs récidivistes sont comme des animaux dangereux qui n'attentent qu'une occasion pour recommencer. S'ils sont éloignés du reste de la population, ils seront moins dangereux et plus facilement rattrapés en cas d'évasion; de plus ils deviendront productifs. »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    lundi 29 septembre 2008 14h31
    Ca va etre beau....
    « Et tout ca va se faire sur fond de crise economique et banquiere par nos grands entrepreneurs prives avec les deniers publics....
    Bonne chance! »

  • Pierre Tremblay
    Inscrit
    lundi 29 septembre 2008 15h44
    @ M. Guy Fafard
    « Quelle bonne idée! Mettons en place nos propres goulags sibériens. On pourrait demander à quelques experts du KGB de venir nous faire profiter de leur expertise. Et tant pis pour tous ceux qui voient dans ce projet la perspective d'emplois intéressants et payants. »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    lundi 29 septembre 2008 17h51
    À Pierre Tremblay
    « Monsieur Tremblay voudrait-il qu'on donne de médailles, un salaire, des tapis mur à mur à ces pauvres petits bébés que sont les assassins?
    Tout de suite les grands mots "Goulags, KGB"; soyons un peu plus raisonnables et réfléchissons aux approches possibles.

    Il s'agit de commencer à se préoccuper des victimes plus que des criminels.

    Pensez qu'un travailleur qui ne gagne que 25 K$ par année, a de la difficulté à survivre et que son revenu sert dans une certaine proportion à payer pour ces prisonniers.

    C'est à y penser. c'est tout. »

  • Réal Ouellet
    Abonné
    lundi 29 septembre 2008 19h16
    CHUM et Grand nord
    « Cette idée survient dans un but purement électoraliste. Et je crois que dans ce genre de projet, l'approche est capitale et peut facilement tout compromettre.
    Si monsieur Charest pilote ce dossier comme celui du CHUM, nos petits enfants vont devoir s'en charger... »

  • jack roy
    Inscrit
    lundi 29 septembre 2008 19h30
    Du Populiste à la Charest
    « S'il prépare ce projet comme il a préparé le projet du Chum???
    Déjà il commence en envers en ayant pas négocié avec les Authoctones.
    Avec les environmentaliste, etc.

    Comme il n'a pas consulté les médecins pour le projet du Chum.

    Comme ça lui à prit du temps aussi à prendre une décision pour le Surroît car plusieurs s'opposaient à se projet.
    De même que pour le Mont Orford.
    Comme aussi il à gérer les dépenses de 500 millions de l'UQUAM on est pas sorti de l'auberge.
    Sortez vos sous car les dépassements de coût.

    N'ayez crainte car se projet est loin.
    Il va être à la retraite avant.

    C'est un grand rêveur le monsieur qui prépare l'élection. »

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