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Une voix distincte

Bernard Descôteaux   16 septembre 2008  Québec
La pertinence du Bloc québécois ne cesse d'être remise en cause depuis le début de la campagne électorale. Il n'y a pas de surprise à cela. La mise en veilleuse du projet de souveraineté force tout le mouvement souverainiste à se remettre en question. C'est le cas du Parti québécois. C'est le cas aussi du Bloc québécois forcé de se justifier par des adversaires qui cherchent à s'approprier ses électeurs.
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  • Jean-Guy Dagenais
    Abonné
    mardi 16 septembre 2008 06h33
    Un message clair S.V.P.
    Et pour ceux qui appuient les conservateurs qu'ils le disent donc franchement au lieu de se diluer en atermoiements sur l'existence de ce qu'ils ont déjà adoré.

    Mon chien a la lèpre, alors je me dois de le tuer ...

  • François Lesage
    Abonné
    mardi 16 septembre 2008 07h28
    Un Bloc par province
    Monsieur Descoteaux vous exprimez très bien la raison pour laquelle un parti canadien national ne prendra jamais le parti d'une province : ''Ceux qui remettent en question la pertinence du Bloc québécois ne disent rien par contre de la capacité du Parti conservateur, du Parti libéral et du NPD à se faire les défenseurs des intérêts du Québec à Ottawa sans compromis. Parce qu'il s'agit de partis nationaux, l'intérêt national prévaudra toujours (...)'' Est-ce vraiment si étonnant? Je suis surpris que vous ne poussiez pas un peu plus loin votre analyse en évoquant une toute autre possibilité qui pourrait très bien nous venir d'Ontario pour peu que cette province comprenne également l'évidence que vous soulignez et se donne un parti qui soit vraiment à même de défendre ses intérêts provinciaux. Le Bloc défendra toujours nos intérêts québécois tout comme l'Ontario a plus que jamais besoin d'un Bloc Ontarien pour faire entendre sa voix au parlement d'Ottawa.Former une telle hypothèse trace cette 3 ième voie qui nous mène vers une véritable transformation du fédéralisme canadien. Quand la plupart des provinces seront représentées par leur 'Bloc' à Ottawa , les discussions politiques reflèteront beaucoup plus fidèlement les préoccupations régionales des canadiens et la capacité d'évoluer vers des négociations plus pragmatiques ou on cessera enfin de parler des normes nationales du ''Plus meilleur pays du monde ''pour plutôt régler vraiment les problèmes et mettre en place des compromis politiques ou le Québec et son Bloc seront partie prenante. Loin de souhaiter que le Bloc se retire il vous faudrait plutôt imaginer le contraire: que naissent rapidement d'autres Blocs provinciaux afin que cesse le 'cirque' des partis fédéralistes traditionnels qui induit de plus en plus de canadiens à se désintéresser de la politique fédérale.

  • Luc Roy
    Abonné
    mardi 16 septembre 2008 09h34
    anlyse
    analyse rigoureuse. Excellente conclusion. La présence du Bloc sera toujours nécessaire tant et aussi longtemps que le Québec n'aura pas obtenue la reconnaissance de ce qu'il est.

    Dans cette longue démarche le Québec doit aussi compter avec l'amertume de ses combattants tombés au combat.

    Luc Roy Québec

  • Hubert Larocque
    Abonné
    mardi 16 septembre 2008 13h16
    Le bloc, seule voix du Québec.
    Le Bloc québécois ou l'un des grands partis?
    Il ne faudrait pas voter pour le Bloc québécois parce qu'il ne peut prendre le pouvoir à Ottawa. Mais le Québec peut-il vraiment prendre pouvoir à Ottawa? Que se passe-t-il quand le Québec élit des députés qui appartiennent à un parti pancanadien, libéral ou conservateur? Ces députés sont immergés dans un parti dont ils doivent suivre la ligne. L'histoire politique, depuis 1867, nous enseigne que, une fois à Ottawa, ces députés du Québec votent exactement comme leurs collègues anglais. On pourrait multiplier les exemples, mais ils convergent tous.Contentons-nous de rappeler que, en 1982, tous les députés libéraux élus par le Québec, sauf un, ont voté pour le rapatriement de la Constitution. C'était aller à l'encontre de l'Assemblée nationale, et des revendications de tous les gouvernements québécois antérieurs. Toutes les fois qu'il y a eu un affontement entre le Canada et le Québec, ces députés pancanadiens se sont rangés du côté du Canada pour contraindre et diminuer le Québec.
    Qu'est-ce à dire si ce n'est que celui qui cède à la tentation de se présenter dans un parti pancanadien a déjà choisi son camp. Il ne représente pas le Québec à Ottawa mais le Gouvernement fédéral au Québec. À quoi sert de participer au pouvoir d'Ottawa quand celui-ci peut l'exercer contre le Québec? Le vrai rôle du député libéral et conservateur élu au Québec n'est-il pas de cautionner la politique d'Ottawa, même et surtout quand elle bafoue les intérêts du Québec?
    Il ne faut pas céder à cet argument simpliste et égarant du pouvoir. C'est justement quand le Québec élit massivement l'un des partis pancanadiens qu'il est le moins et le plus dangereusement « représenté ». Sa particularité se trouve alors neutralisée et normalisée au grand tout canadien. Son vote est interprété comme une renonciation à son identité et à sa personnalité propre. Rien alors ne peut s'opposer aux abus du fédéral.
    Hubert Larocque, Gatineau.

  • hugues rousseau
    Inscrit
    mardi 16 septembre 2008 13h22
    Mais si!
    Mais si les interets nationnaux sont si differents des interets du Quebec, il serait peut-etre temps qu'on se separe! Et si ce n'est pas le cas, quel est l'interet d'avoir un defenseur des interets du Quebec? En attendant que la majorite ne decide de notre independance, pourquoi ne pas tenter de contrer la droite en unifiant le vote de gauche?

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