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Charest réclame une souveraineté culturelle

Antoine Robitaille   13 septembre 2008  Québec
Jean Charest
Photo : Jacques Nadeau
Jean Charest
La Malbaie — Une forme de «souveraineté culturelle» pour le Québec: c'est ce que le premier ministre Jean Charest a réclamé, hier, à l'occasion de la campagne électorale fédérale, dont les débuts ont été marqués par des manifestations d'artistes opposés aux coupes de 44 millions du gouvernement Harper en matière culturelle.

«Aujourd'hui, je veux interpeller tous les partis afin qu'ils s'engagent à entamer des discussions pour conclure une entente Canada-Québec concernant la culture et les communications», a-t-il dit sur un ton solennel, devant l'Association de la construction du Québec.

À ses yeux, une entente bilatérale entre Québec et Ottawa devrait notamment «reconnaître au gouvernement du Québec le rôle de maître d'oeuvre des investissements en matière de culture sur son territoire». M. Charest, qui considère les coupes fédérales comme une atteinte à l'identité et à l'économie du Québec, a invoqué l'impératif de la «cohérence» pour réclamer cette dévolution culturelle. Il a insisté lourdement sur le fait que le Québec «est le seul endroit francophone en Amérique et qu'il dispose d'une culture qui est très riche, très spécifique». À ses yeux, une entente de ce type est une «question de bon sens» puisque, en pratique, le Québec obtenait près de 50 % des 44 millions supprimés par Josée Verner, la ministre du Patrimoine. Christine St-Pierre, la ministre de la Culture du Québec, avait participé à la manifestation des artistes à Québec, le 3 septembre dernier. Elle avait d'ailleurs déclaré ceci: «Lorsqu'un gouvernement déclare que le Québec est une nation, bien, avec le mot "nation" vient aussi son épine dorsale, qui est sa culture. C'est indissociable.»

Ce que Jean Charest réclame peut-il être qualifié, ont demandé les médias hier, d'autonomie ou de souveraineté culturelle? Ce dernier concept a été forgé en 1974 par Robert Bourassa, l'ancien premier ministre libéral, alors que le Parti québécois était en plein essor. M. Charest a répondu que c'était effectivement un retour à ce concept «beaucoup utilisé à l'époque de M. Bourassa», mais sans la dimension constitutionnelle sur laquelle le Parti libéral d'alors misait. «Pas besoin de rouvrir la Constitution», a-t-il martelé.

«Ce que je veux, c'est, [...] en pratique, la mise en oeuvre des programmes: ça veut dire que le Québec décide des orientations et que l'on met en place des programmes qui reflètent ce que nous sommes.» À une question en anglais, M. Charest a précisé que Radio-Canada, le Conseil des arts du Canada et «ce type d'institution» tel que Téléfilm Canada «pourraient rester dans le giron fédéral», mais qu'une entente Canada-Québec sur la culture pourrait accroître la voix et la représentation du Québec dans ces lieux, «afin qu'elles reflètent qui nous sommes».

«Ça va être difficile», selon Liza Frulla

Jointe par Le Devoir hier, Liza Frulla a lancé: «Ça va être difficile». Celle qui fut ministre de la Culture du Québec et, plus récemment, ministre du Patrimoine canadien avait aussi, à la fin des années 80, réclamé la pleine maîtrise d'oeuvre en matière culturelle, avec sa «sous-ministre d'alors», Michelle Courchesne, aujourd'hui ministre de l'Éducation du Québec. La Politique culturelle du Québec de Mme Frulla visait à doter le Québec de structures, dont le Conseil des arts et lettres du Québec, qui étaient destinées à gérer les deniers et les programmes desquels les fédéraux se seraient retirés. Dans une telle situation, le Conseil des arts du Canada deviendrait le «Conseil des arts du reste du Canada», admet l'ancienne ministre. Lorsque Le Devoir l'a fait remarquer à M. Charest, ce dernier a préféré éviter la question: «L'un n'exclut pas l'autre. On ne veut pas entrer dans un débat de sémantique. On ne veut pas exclure. On veut simplement que ce qui se fasse chez nous se fasse avec nos priorités.»

Du reste, l'ancienne ministre de Robert Bourassa et de Paul Martin souligne que le Québec reçoit près de 40 % des subventions en matière de culture. D'ailleurs, M. Charest a précisé hier que d'éventuelles négociations sur une souveraineté culturelle s'appuieraient «sur les parts historiques que le Québec a touchés à même ces budgets». Celles-ci sont bien supérieures au poids démographique du Québec (23 %). D'ailleurs, M. Charest a insisté: «Ce n'est pas une affaire de per capita, la culture.» Mme Frulla juge cette position «risqué», puisque, en mettant une telle chose en relief, «cela choquera sans doute d'autres provinces qui misent elles aussi sur la culture».

M. Charest a refusé de présenter quelque estimation de montant qu'un tel rapatriement pourrait impliquer. «On va faire un état des lieux et on verra les montants qui sont en jeu», a-t-il indiqué.

Le Parti québécois a jugé «intéressante mais insuffisante» la demande formulée par le chef libéral et a annoncé qu'il déposerait, dès la rentrée parlementaire, une motion constitutionnelle visant à rapatrier tous les pouvoirs et le financement en matière de culture et de communications. Le texte de la motion sera calqué sur celui par lequel l'Assemblée nationale avait réclamé, unanimement, un amendement constitutionnel pour déconfessionnaliser les commissions scolaires.

Développement économique

Abordant une autre querelle récente entre les gouvernements Charest et Harper, le premier ministre québécois a aussi réclamé, hier, que les partis fédéraux s'engagent à rétablir les budgets de plusieurs organismes de développement économique. Le ministre conservateur Jean-Pierre Blackburn a procédé à des coupes de quelque 20 millions au Québec dans les subventions versées à ce type d'organisme. M. Charest a vanté les mérites de l'un d'entre eux, Pôle Québec Chaudière-Appalaches.

Insistant sur ces deux points, M. Charest s'est posé en seul défenseur des intérêts du Québec pendant la campagne fédérale. En point de presse, il a affirmé que, contrairement à Pauline Marois, la chef péquiste, et à Mario Dumont, le chef adéquiste, son parti était totalement «indépendant» des partis fédéraux. «M. Dumont est allé s'attacher les mains avec le Parti conservateur, nous, on défend les intérêts du Québec», a-t-il tonné.

Ce n'était pas là la dernière intervention du premier ministre Charest dans la campagne. Ce dernier a promis de présenter d'autres attentes d'ici le débat, notamment sur la question du pouvoir fédéral de dépenser, que Stephen Harper avait promis d'encadrer en 2005, promesse restée lettre morte.

Lawrence Cannon, lieutenant québécois du Parti conservateur de Stephen Harper, a montré quelques signes d'ouverture à la demande de M. Charest, concernant l'autonomie québécoise en matière de culture.

Il a cependant refusé d'engager son parti à négocier une entente, soutenant qu'il fallait attendre le résultat des élections.

«On ne ferme pas la porte», a-t-il dit, soutenant que «l'harmonie» régnait entre Québec et Ottawa. «Je ne peux pas annoncer qu'on ouvre des négociations, mais on peut se parler.» Pour le rétablissement des financements demandé par le premier ministre québécois, M. Cannon a soutenu que les fonds n'étaient pas disparus mais simplement affectés d'une manière différente. Il a cependant écarté tout retour des programmes abolis par son gouvernement.

***

Avec la Presse canadienne






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Vos réactions

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  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    vendredi 12 septembre 2008 22h57
    Mise au point nécessaire
    « Charest peut toujours essayer d`obtenir des arrangements d`appoint. Il en reste qu`un Premier ministre canadien pourra, dans l`avenir, contredire tout arrangement particulier avec le Québec, sous le couvert du pouvoir de dépenser fédéral sans contrainte. Pas très engageant à la fin. C`est ça le fédéralisme canadien plein de trous et accommodant pour des Chrétien et Dion. »

  • Suissa Jacques
    Inscrit
    samedi 13 septembre 2008 04h34
    creation de blog
    « slt à tous

    Je viens de créer un blog :
    http://deslettresetdesmots.over-blog.com/
    Bonnes lectures »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    samedi 13 septembre 2008 06h13
    La culture
    « Je suis évidemment en accord avec M.Charest qui veut rapatrier les sommes en provenance du gvt fédéral en matière de culture. Il n'en demeure pas moins que le gouvernement du Québec devra lui aussi faire diligence pour que les argents consacrés à la culture ne soient pas engloutis dans des supposées oeuvres de mauvais goût, ou empreintes de vulgarités et d'attaques contre les convictions de nombreux québecois, ou simplement pour subventionner des prétendus artistes sans talent qui par leurs élucubrations, ne cherchent qu'à se faire vivre par l'État. Et n'allez pas penser que c'est de la censure. Il y a une différence entre censurer et refuser de financer. Censurer, ce serait de défendre la publication de certaines 'oeuvres', ce qui n'est certainement le cas.Enfin, les sommes allouées à la culture devraient être distribuées par un comité formé de vrais artistes qui savent faire la différence entre l'art, la vulgarité et la médiocrité.
    Paul Lafrance Québec, »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    samedi 13 septembre 2008 08h43
    Tiens tiens Charest l'opportuniste fait de la projection!!!
    « Quand Monsieur Charest l'opportuniste dit sur un ton solennel vouloir interpeller tous les partis afin qu'ils s'engagent à entamer des discussions pour conclure une entente Canada-Québec concernant la culture et les communications, il néglige le fait qu'il n'a pas de leçon à donner au Bloc Québécois en ce qui concerne la défense des intérêts du Québec. Ce dernier ne perd jamais de vue la défense de notre spécificité, solidaire mais non redevable au P.Q. comme l'affirme faussement monsieur Charest. C'est au gouvernement du Québec que revient le pouvoir de faire la souveraineté et au Bloc de veiller à le seconder pour la défense de nos intérêts à Ottawa...POINT...monsieur le conservateur Jean Charest. De plus, lorsque le Devoir lui a confié les arguments de Liza Frulla à l'effet que dans une telle situation, le Conseil des arts du Canada deviendrait le Conseil des arts du reste du Canada, le bon fédéraliste qu'il est n'a pas voulu élaborer puisqu'il aurait dû ajouter que la souveraineté du Québec serait la seule option. Il parle des autres partis alors que lui-même est prisonnier de son discours et son option de *fédéralisme à tout prix* , et cela, au détriment des intérêts du Québec. Et, l'incompétente Christine St-Pierre, la ministre de la Culture du Québec ayant participé à la manifestation des artistes à Québec, le 3 septembre dernier en a rajouté : «Lorsqu'un gouvernement déclare que le Québec est une nation, bien, avec le mot "nation" vient aussi son épine dorsale, qui est sa culture. C'est indissociable.» Vous savez que cette fameuse reconnaissance de la Nation n'est que symbolique car une coquille vide sans être enchassée dans la constitution. Même là, elle ne serait qu'une seule des CINQ revendications du Québec dans l'accord du Lac Meech, conditions refusées au Québec par le reste du Canada. Pourquoi alors madame la scrupuleuse avez-vous avec l'appui de votre gouvernement Charest laissé traîner sur les tablettes pendant 18 mois un rapport accablant sur le recul du français à Montréal? Trop peu trop tard madame! À constater votre démagogie envers les dirigeants souverainistes dans certains de vos discours antérieurs les condamnant, vous auriez intérêt à vous informer davantage quant aux évènements et à leurs contextes particuliers avant de dire nimporte quoi, d'autant plus que vous êtes une ancienne journaliste. Si ce n'est pas de la démogagie, c'est franchement de l'incompétence ou pire de l'ignorance. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 13 septembre 2008 09h26
    Maître d'oeuvre ?
    « Notre "premier" Charest ne veut pas faire ouvrir la constitution canadienne "que le Québec n'a pas signée". Il se contente d'ententes administratives qui peuvent être reniées par le fédéral n'importe quand. Belle sécurité culturelle provinciale, ça.

    Ainsi, selon M. Charest, la Province de Québec voudrait être maître d'oeuvre de la culture au Québec avec l'argent d'Ottawa à la place d'avoir la souveraineté culturelle qui doit faire trop...souverainiste quand il est full-fédéraliste comme son gouvernement qui attend que le fruit constitutionnel mûrisse même s'il y a danger qu'il pourisse. »

  • Patrick Lépine
    Inscrit
    samedi 13 septembre 2008 14h27
    Une souveraineté folklorique?!?
    « Est-ce qu'on peut faire passer les dépenses militaires et l'implication dans les diverses missions dans les domaines culturels?

    C'est un bien timide pas que fait Charest. Et lorsque le parti conservateur aura fait baisse après baisse des taxes et impôts, il arrivera un jour où il nous dira qu'il ne peut plus nous octroyer l'argent nécessaire au maintient de notre culture.

    La distance qui nous sépare du reste du canada va demander plus d'efforts.

    Mes parents ont attendus moins longtemps pour prendre en mains les affaires de familles, et les questions d'argents qui concernaient les pensions de mes grands-parents.

    Avons-nous un gouvernement québecois oui où non? C'est la question à laquelle doit répondre Jean Charest.
    Ce qui intéresse les québecois présentement, sans égards à l'ordre d'énumération:
    -Que fait-on en santé? CHUM pas CHUM? Pourquoi les anglo auraient le leur si on n'a rien? Qu'est-ce qui est le plus économique? Un CHUM où bien une enveloppe distribuée entre les divers hôpitaux existants?
    -Guerre en Afghanistan, quand va-t-on fermer le robinet? Nous connaissons déjà l'issue! Pourquoi attendre?
    -Enquête sur les évènements du 11 septembre. Il est important de pouvoir déterminer où se trouve notre intérêt par rapport aux politiques de nos voisins.
    -Moteur-roue Hydro-Québec, il faudrait peut-être après avoir augmenté de manière effrènée les moyens de production, rentabiliser ceux-ci en offrant de nouvelles utilisations. L'industrie automobile est moribonde partout dans le monde, et ici plus qu'ailleur, le pays(hé oui il faut commencer à penser en terme de pays), le pays donc s'étale sur plusieurs kilomètres, les différentes municipalités demandes de longues heures de routes pour être rejointes, les moyens de communications sont nécessaires à ce pays.
    -Ressources aqueuses et naturelles, est-ce qu'on va enfin finir de spéculer sur un élément nécessaire à notre vie? Nos enfants devront-ils naître avec une carte de crédit pour pouvoir respirer et boire?
    -Loi 101 quand sera-t-elle respectée? Quand aura-t-elle des dents et des policiers?
    -Rabaska, pourquoi tergiverser en banlieue, alors que dans les régions plus éloignées on le réclame ce projet! Allez là où vous êtes invités!
    -Immigration, on verra à l'augmenter s'il y a lieu, lorsqu'on aura réglé les problèmes qui abondent dans notre court.
    -Constitution, il faudrait en avoir une, le mépris qu'affichent certains vis-à-vis des lois est explicite... »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 13 septembre 2008 16h53
    Miser gros!
    « Alors que les Charest, Saint-Pierre, Pelletier et Gagnon-Tremblay nous montrent leur niveau d`incompétence sur les questions constitutionnelles; il faut se rappeler que les Marois, Landry, Bouchard, Johnson et Lévesque (Morin) ne furent pas plus courageux quant à la question nationale. Ils croient tous dans le rêve des petits pas et encore bien moins. Quelle détermination quand Turp propose une Constitution du Québec et un hymne national! »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    dimanche 14 septembre 2008 09h56
    Corrigé
    « Est-ce que M. Charest réclame la souveraineté-association culturelle ou l'autonomie culturelle ou le fédéralisme asymétrique culturel ?

    S'il ne l'obtient pas de M. Harper et encore moins de Dion, est-ce que M. Charest va menacer le fédéral avec la séparation du Québec ? Un référendum peut-être ? Imiter nos indiens et bloquer la Trans-canadienne ? Retenir sa respiration jusqu'à devenir bleu ou, pire encore, envahir Ottawa avec notre Sûreté provinciale et leurs pistolets paralysants, pour les soumettre ?

    Comme le disait Trudeau, "just watch him" quand il va se choquer contre le fédéral, ça va être laid. »

  • Luc Gouin
    Inscrit
    dimanche 14 septembre 2008 23h28
    Le Bloc: Extinction de voix et en voie d'extinction
    « 13 septembre 2008

    Comment se fait-il que c'est Jean Charest qui lève le glaive pour réclamer des pouvoirs accrus concernant la culture au Québec. You hou monsieur Duceppe. Vous venez d'entreprendre une campagne électorale au cas où vous ne seriez pas au courant.

    Monsieur Harper vous a offert une plate forme inespérée dans les derniers mois en coupant outrageusement dans les programmes culturels. C'était l'occasion pour le bloc de retrouver le ton qui justifie sa présence à Ottawa. C'est-à-dire celui d'un mouvement de libération nationale oeuvrant dans les structures démocratiques du pays. Et quand on est à la tête d'un mouvement qui n'aspire nullement à prendre le pouvoir, on ne se contente pas de faire de la petite politique qui vise uniquement à prendre l'autre en défaut et à mesurer les sondages. Non, il faut faire valoir haut et fort les idées maîtresses qui justifient notre existence. Expliquer sans relâche le bien fondé de nos convictions. Et pour le Bloc, la plus importante, c'est la souveraineté du Québec. La création d'un pays dont la langue première est le français.

    Il n'y a pas de doute, le BQ vit présentement un flou idéologique majeur avec à sa tête un chef écorché offrant généreusement un dernier tour de piste. Il en résulte un parti sans voix et probablement sans lendemain.


    Luc Gouin
    Longueuil »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mardi 16 septembre 2008 13h07
    Faudrait-il se surprendre du geste posé par Charest?
    « Charest se fait le nouveau champion des droits du Québec à la souveraineté culturelle. Il faudrait surtout se surprendre du comportement de Marois qui cède le terrain de la culture à Charest. Et elle nous en dit beaucoup tout en faisant très peu, comme Saint-Pierre, Gagnon-Tremblay, Blais et Pelletier, et les Conservateurs de Harper sur la Nation. Les québécois adoptent une voie sournoise quand les souverainistes se désistent du débat national comme une Constitution du Québec et un hymne national québécois. Rien de surprenant face à ces timorés du Parti Québécois. Arrêtez car le garde-robe déborde. »

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