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Gênant

Michel David   13 septembre 2008  Québec
C'est précisément le scénario que tout gouvernement québécois aurait voulu éviter: pendant que les différents protagonistes de la tragicomédie du CHUM vont continuer à se chamailler sur la place publique, le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) va sortir de terre.

Bien des francophones se demandent encore pourquoi il faudrait partager également les fonds publics entre les deux établissements, quand 60 % des jeunes médecins formés à McGill quittent le Québec deux ans après avoir obtenu leur diplôme, contrairement aux facultés francophones où le taux de rétention avoisine les 90 %. Une «injustice rhodésienne», écrivait le mois dernier Robert Laplante, directeur de L'Action nationale.

À ceux qui se sont interrogés sur la nécessité d'avoir deux centres hospitaliers universitaires dans une ville de la taille de Montréal, on a expliqué que l'histoire et les différences de culture ont rendu le dédoublement indispensable.

Au moins de façon temporaire, il y aura bien un seul CHU. Yves Bolduc, le nouveau ministre de la Santé, estime qu'il n'est pas possible de retarder davantage la réalisation du CUSM, en attendant que la chicane cesse au CHUM: «McGill n'a pas à payer pour ça.» Construisez les premiers, messieurs les Anglais!

Certes, le dossier du CHUM est complexe, mais tout porte à croire que la confusion est soigneusement entretenue de manière à ce qu'il devienne impossible de départager la responsabilité des uns et des autres dans un gâchis où l'intérêt de chacune des parties semble clairement l'emporter sur l'intérêt commun.

***

Dans l'entrevue qu'il a accordée à ma collègue Kathleen Lévesque, M. Bolduc a clairement laissé entendre que, sous prétexte de chercher à mieux répondre aux besoins de la population, les médecins spécialistes pensent surtout à leur propre bien-être. Plus le volume de soins dispensés au CHUM sera élevé, plus les médecins en bénéficieront sur le plan financier.

Il faut dire que le Dr Gaétan Barrette, président de la FMSQ, avait ouvert les hostilités en réclamant l'intervention du premier ministre Charest, parce que M. Bolduc maîtrisait mal le dossier. Pour un homme qui doit déjà trouver bien grandes les bottes de Philippe Couillard, il y avait de quoi être piqué.

M. Barrette n'a pourtant pas tort: le dossier du CHUM paraît bien lourd à porter pour un nouveau venu en politique. L'avenir dira si M. Bolduc a suffisamment de coffre, mais il est certain qu'il n'a pas les talents de communicateur de son prédécesseur. Sur un sujet de cette importance, il est rare de voir un ministre se fier à ce point à son attachée de presse pour transmettre son point de vue aux médias.

Remarquablement discret depuis sa nomination, M. Bolduc est finalement sorti de sa réserve cette semaine, mais il aura maintenant bien du mal à convaincre la population qu'on ne s'apprête pas à élever un gigantesque monument à la bêtise.

Il est difficile d'imaginer M. Charest mettre sérieusement la main à la pâte. Depuis l'enterrement du projet d'Outremont, il n'a jamais semblé le moindrement enthousiasmé par le futur CHUM. Comme s'il voulait chasser de son esprit le souvenir de l'humiliation qu'il a subie en 2005, quand M. Couillard l'a déculotté devant le Québec tout entier.

Comment pourrait-il convaincre aujourd'hui les milieux d'affaires de cesser leur bouderie? Tous les arguments que lui sert aujourd'hui la FMSQ sont exactement ceux qui l'avaient convaincu de remettre une première fois en question l'emplacement du 1000, Saint-Denis. Le contrôle des coûts, qu'avait énergiquement fait valoir Daniel Johnson, l'ancien premier ministre, n'est manifestement pas mieux assuré au centre-ville, et n'importe qui peut voir que les possibilités d'expansion y sont limitées.

Il ne faudrait pas croire que le projet du CUSM n'a pas suscité de débat au sein de la communauté anglophone, mais il n'a jamais offert le spectacle pitoyable qu'on présente au CHUM depuis des années. Cela démontre que la diversité des intérêts n'interdit pas un minimum de solidarité.

***

Le fiasco du CHUM est sans doute embarrassant pour le gouvernement Charest, mais il est surtout devenu extrêmement gênant pour l'ensemble du Québec francophone. Il serait difficile d'imaginer meilleure illustration d'une «nation» incapable de se brancher, quel que soit le dossier.

Même éliminer les bagarres dans le hockey junior semble trop demander. Le printemps dernier, quand le jeune Jonathan Roy s'est conduit comme un imbécile, tout le monde a applaudi Michelle Courchesne, la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, qui a promis d'y mettre un terme.

Un femme aussi orgueilleuse que Mme Courchesne a dû être mortifiée de s'être fait rouler dans la farine par les dirigeants de la LHJMQ, mais son échec constitue aussi une bien triste démonstration de notre incapacité collective de prendre une décision dont le bien-fondé saute pourtant aux yeux. D'une certaine façon, c'est encore plus gênant que la farce du CHUM.

Il est bien possible que Jacques Parizeau et ses successeurs péquistes soient en partie responsables des déficiences de l'école publique qu'il a dénoncées dans sa lettre ouverte envoyée au Journal de Montréal, même s'il est difficile de les mettre au compte d'une réforme pédagogique qui produit des résultats aussi différents chez les francophones et les anglophones.

Si le taux de diplômation au secondaire à l'âge de dix-huit ans est nettement plus élevé chez les jeunes anglophones, c'est sans doute parce que la communauté anglophone ne vit pas au même degré les conséquences de la diversité culturelle, mais Mme Courchesne a également noté qu'elle «se serre beaucoup plus les coudes». Tiens, là aussi!

Une bonne façon de «se serrer les coudes» pour assurer le succès scolaire des jeunes francophones qui fréquentent l'école publique serait de faire en sorte que l'école privée — si on peut employer ce terme dans le cas d'établissements subventionnés à hauteur de 60 % — cesse d'écrémer les meilleurs élèves, mais il ne faudrait tout de même pas pousser la solidarité trop loin.






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  • Guy Archambault
    Abonné
    samedi 13 septembre 2008 05h09
    Quel simplisme !
    « Pour Monsieur David, la réussite scolaire est d'abord et avant tout une question d'image.

    Ainsi, le problème des échecs et des du décrochage au secondaire serait réglé à une seule condition : à savoir que 80% des élèves du secteur privé viennent enrichir les classes du secteur public. Les statistiques de la réussite scolaire au secondaire de ce dernier secteur lui donneraient alors une meilleure image. Et le problème de la réussite serait résolu.

    Comme si la réussite scolaire était une affaire de statistiques ! Et de contorsions organisationnelles pour faire en sorte que les statistiques donnent l'image que nous voudrions avoir de nous ! Quel simplisme ! Quel simplisme ! Désolant de lire cela dans une chronique du journal Le Devoir. Où est la solidarité avec les élèves qui décrochent ? Pas besoin d'en avoir, si les statistiques nous montrent que le problème est mineur, n'est-ce pas ?

    Et moi qui commençait à croire à l'annonce publicitaire que le journal Le Devoir fait passer à la télé à propos de l'éducation, à savoir que ce dernier ne véhiculait pas d'idées reçues à ce sujet.

    Guy Archambault »

  • Claude Smith
    Abonné
    samedi 13 septembre 2008 08h48
    Se serrer les coudes
    « J'ai toujours affirmé que, si les anglophones avaient été à notre place, l'indépendance du Québec serait chose faite depuis longtemps. J'ajoute que, s'ils étaient majoritaires, il n'y aurait pas deux centres hospitaliers majeurs à Montréal.Ils ne se seraient pas embarrassés de faire fi dde l'histoire et des différences de culture.

    Claude Smith
    claude-francoise@videotron.ca »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 13 septembre 2008 09h38
    C'est le très et trop "provincial" parti Libéral qui a causé ce retard
    « C'est le parti Libéral très et trop "provincial" qui a fait fait toute une histoire avec le choix du site pour qu'il fasse moins péquiste et plus...LIBÉRAL qui a causé tous ces retards. Cause de la sortie prématurée de la politique de M. Couillard qui est un des responsables de ce "niaisage" avec M. Charest et ses PPP ? »

  • Normand Chaput
    Abonné
    samedi 13 septembre 2008 11h10
    l'école publique fait le constat de son propre échec
    « Si autant de gens prennent des milliers de dollars pour envoyer leur enfant à l'école alors que le service peut-être gratuit, il doit bien y avoir une raison! »

  • loiselet
    Abonné
    samedi 13 septembre 2008 11h29
    Mieux vaut être riche et en santé
    « ...et ces écoles supposément privées sont une honte pour tout québécois qui se respecte. Le gouvernement subventionne à la hauteur de 60% des institutions d'enseignement qui, en rejetant les moins talentueux qui se retrouvent au publique, envoient nos profs en dépression-nerveuse et en décrochage parce qu'ils plient sous le joug du nombre et du désintéressement. Les classes pourraient être moins peuplées si une part de ce 60% était investie pour des classes plus petites et pour un ajout de professionnels en éducation. De quel droit le privé est-il en train de tuer l'école publique?

    Quand à l'historique du CHUM, cela prouve que la riche minorité anglophone québecoise se considère toujours et est encore considérée comme une majorité canadienne. »

  • Fleurette Riverin
    Abonné
    samedi 13 septembre 2008 11h57
    Gênant de voir agir le Dr. Barrette
    « Il faut avoir vu le Dr. Barrette déchirer dans un geste théâtral à la télévision le dossier du CHUM, pour comprendre que le principal obstacle à la réalisation du CHUM c'est le Dr. Barrette lui-même. Il a ouvert une autre guerre dans une attaque très basse et démagogique, on peut se demander quels sont vraiment ses intérêts personnels dans cette bataille pour venir bousiller ainsi un dossier si délicat sur la place publique. Il est bien évident qu'il voulait déstabiliser le nouveau ministre de la santé et mener le dossier comme il l'entendait lui-même. Que cache-t-il vraiment?

    La première chose à faire est donc de le sortir du dossier au plus vite et les médecins spécialistes doivent se trouver un nouveau représentant qui travaillera en consensus pour la réussite du projet, au lieu de créer la chicane comme s'acharne à le faire ce médecin pitbull. Les médecins spécialistes ne devraient pas être très fiers d'être représentés par lui car cela donne une bien mauvaise image de leur corps médical et je crois que le public en a assez de cette pénible confrontation.

    Une image valant mille mots, la caricature de Chapleau dans la Presse, montrant Barrette comme un éléphant dans un CHUM de porcelaine, nous en dit long sur la perception que projette ce pitbull arrogant et dévastateur. Il n'a pas sa place dans un dossier aussi fragile et délicat.

    Par comparaison, on constate la réussite du CUSM où tout se règle dans le consensus et où n'existe pas le spectacle pitoyable de médecins qui se déchirent entre eux sur la place publique. Mais avez-vous remarqué qu'ils n'ont pas un énergumène comme Barrette pour les représenter? Ils travaillent pour la réussite du projet et non pour que cela bloque de partout, et cela marche. Un très bon point pour les anglophones et ils n'ont pas à payer pour les chicanes perpétuelles dans le dossier du CHUM.

    Vous nous dites que la ministre Courchesne "s'est fait rouler dans la farine" par les dirigeants de la Ligue de hockey et vous ajoutez que voilà une autre démonstration de notre incapacité collective de prendre une décision dont le bien-fondé saute aux yeux. Bien dit!

    Vous rajoutez qu'il est bien possible que Parizeau et ses successeurs péquistes soient en partie responsables des déficiences de l'école publique qu'il a dénoncées dans sa lettre ouverte. Mais pourquoi la même réforme pédagogique produit-elle de meilleurs résultats et une meilleure diplomation chez les anglophones que chez les francophones? Serait-ce parce que les anglophones n'ont pas peur du travail et que, comme dit la ministre Courchesne, "ils se serrent beaucoup les coudes" au lieu de s'éparpiller en chicanes stériles si chères aux québécois francophones?

    Donc, trois exemples éloquents démontrant la différence entre anglophones et francophones:

    - Le CHUM est bloqué par les médecins spécialistes qui se sont laissés influencer par un Barrette arrogant qui cherche toujours la chicane au lieu du consensus, alors que pour l'hôpital anglophone l'argent rentre et tout baigne dans l'huile et dans la solidarité, parce qu'on règle les problèmes au lieu de les grossir davantage.

    - Chez les dirigeants de la LHJMQ, vous y voyez une autre démonstration de notre incapacité collective (et chronique)de prendre des décisions dont le bien-fondé saute aux yeux.

    - Et comment expliquer que la même réforme pédagogique donne de bons résultats chez les élèves anglophones et de si piètres résultats chez les francophones? Les élèves francophones auraient-ils oublié que l'école n'était pas un lieu pour s'amuser et faire la grève à tout bout de champ avec les syndicats à leur tête dans un joyeux tintamarre, mais un lieu pour étudier et travailler comme le font les anglophones et que c'est pour cela qu'ils réussissent? Une belle réflexion à faire. »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    samedi 13 septembre 2008 12h21
    Ce mois-ci
    « Monsieur David fait erreur quand il parle de l'éditorial de Robert Laplante de l'Action nationale "le mois dernier". Ce n'est pas le mois dernier mais le mois présent, septembre, le premier numéro de l'automne. C'est tout à l'honneur de monsieur David de citer ce tribun que le Québec aurait intérêt à connaître davantage (le lire à : www.action-nationale.qc.ca). Son éditorial est tellement percutant (à chaque nouveau numéro) qu'il est troublant de voir que nos grands média n'en parlent pas: conspiration rhodésienne ?

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Laurent Trempe
    Inscrit
    samedi 13 septembre 2008 12h23
    Pièce de théâtre
    « La tragicomédie.. voilà un mot dont la pertinence est à tout épreuve dans ce projet qui ne fait manifestement pas consensus au sein des différents groupes qui l'animent, qu'ils soient tributaires ou autres.

    À une entrevue accordée à la radio de Radio-Canada, M. David avait été questionné au sujet du CHUM, à savoir quel était le qualificatif le plus approprié pour le définir dans l'état actuel. C'était il y a déjà plusieurs mois. Le terme qu'il utilisa alors était: ''Burlesque''.

    Environs quatre mois et de nombreuses critiques fusant de toutes parts plus tard, les acteurs en sont encore à déchirer leur chemise sur la place publique...

    Après le burlesque, la tragicomédie. Bien que peu souhaitable, la dégradation retrouve bien son image au 1000 St-Denis. »

  • Claude Poulin
    Inscrit
    samedi 13 septembre 2008 14h58
    Gênant en effet!
    « Le constat de Jacques Parizeau sur notre situation scolaire n'est pas une nouvelle, les chiffres qu'il commente étaient connus et font l'objet de polémiques qui alimentent l'opinion publique depuis longtemps. Ce qui fait la nouvelle, c'est que celui qui a été au gouvernement durant les années où le drame s'est joué, se scandalise aujourd'hui, lui qui ne s'est pas beaucoup intéressé à cette question durant sa vie politique, préoccupé qu'il était avant tout de stratégie et mystifié par l'idée que l'avènement du "Pays" allait régler tout le reste.

    En tout honnêteté envers lui cependant, il faut rappeler certains de ses efforts. Par exemple, au moment où la question du recul de l'enseignement de l'histoire avait fait la manchette, c'était dans les années 1990, alors que Monsieur était au Conseil des ministres , il avait réagi de façon énergique en déclarant cette situation insupportable et qu'il allait régler cette affaire en quelques semaines. Je me souviens aussi du coup de pied au derrière qu'il promettait aux cégépiens qui ne sauraient pas parler l'anglais. Tout cela évidemment ne s'est pas produit. Au fond, le silence de Monsieur comme celui de ceux qui l'ont suivi, vient du fait qu'ils ont progressivement perdu contact avec certains problèmes de la réalité québécoise. René Lévesque qui aurait dû être sensible à la question de l'éducation n'a-t-il pas laissé en poste des ministres qui ont été incapables de contrôler les idéologues fabricants de réformes aux résultats désastreux? Mais soyons justes, les Libéraux, sauf depuis l'arrivée de la Ministre actuelle n'ont pas été plus beaucoup plus forts. Dommage que celle-ci arrive au moment où le mal est devenu presque incurable. Disons enfin que ce grave problème ne se règlera pas tant qu'on n'aura pas pris conscience du fait qu'il découle avant tout d'un appauvrissement de certaines valeurs sociales. Pensons à la place qu'a prise le consumérisme, le culte du divertissement implanté dans nos écoles et entretenu par nos médias (voir l'excellent texte dans Le Devoir de Philosophie signé par Patricia Nourry), et évidemment l'état de nos pratiques en matière de solidarité. Claude Poulin Québec/Sillery »

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 13 septembre 2008 16h59
    À monsieur Chaput
    « Oui, il y a une raison, et elle devrait vous crever les yeux d'évidence. Les parents envoient leurs enfants à l'école privée parce qu'ils ont compris ce qui suit : Qui tu connais est plus important que ce que tu connais. Le Québec est entre les mains de diplômés de quelques collèges huppés, le collège Brébeuf tout par particulièrement. La qualité de l'enseignement y est-elle supérieure ? Oui si vous prenez en compte que les élèves ont été choisis pour la plupart pour des résultats scolaires supérieurs à la moyenne.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Jean-Marie Desgagne
    Abonné
    samedi 13 septembre 2008 22h03
    L'argent fait défaut
    « Personne n'a tenu compte, dans toutes les interventions, que les déficiences en diplomation ainsi que le décrochage scolaire sont alimentés par le sous-financement autant dans le domaine scolaire que de la santé. Dans le cas de la santé beaucoup de jeunes décrocheurs pourraient retourner aux études s'ils obtenaient l'aide dont ils ont besoin. Dans le milieu de la santé on ne peut leur fournir cette aide s'ils ne représentent pas un cas grave de suicide par exemple ou s'ils sont devenus délinquants ce qui constitue des cas extrêmes que beaucoup n'ont pas atteint. Comme Charest a décidé que l'argent du gouvernement fédéral servirait à baisser les taxes il n'en reste plus pour les services aux citoyens.
    Jean-Marie Desgagné
    Québec »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    dimanche 14 septembre 2008 13h21
    Manque de solidarité
    « Les intérêts de groupes économiques priment sur le bien commun. Voilà un exemple qui démontre hors de tout doute que la solidarité doit prévaloir. Les joueurs économiques font tout en leurs pouvoirs pour tirer la couverte de leur côté. Même les architectes et ingénieurs veulent un remboursement de leurs frais excédentaires de $5 million à l`entente originale. Et le peuple devrait accepter les PPP imaginés par Jean Charest! Dès lors que fait-on de la solidarité? Là et ailleurs on crée la zizanie dans la presse écrite et le peuple ne se reconnaît plus dans ses leaders politiques. »

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    dimanche 14 septembre 2008 23h36
    Enfin! C'est un début, continuez...
    « Bonjour,


    Excellente chronique.

    Il ne vous reste qu'à nous parler des différents sujets (y revenir) abordés par vos journalistes dans le fascicule consacré à La Santé, samedi!

    Pouquoi pas une petite enquête sur le 100 millions au CUSUM alors que le CHUM n'a rien reçu. Bizarre, non?

    La demande de subvention devait être conjointe (commune), pourquoi s'est-elle retrouvée séparée, en dernier ressort?

    *******

    Comme je n'ai pas vu mon commentaire apparaitre lors de votre dernière chronique l'Iconoclaste, je me permets de le reproduire ici.

    *

    « Marxiste : qu'est-ce que cela apporte à votre analyse? »

    Bonjour M.David,


    Oui, vraiment un iconoclaste!

    Et encore plus si on lit la lettre de Pierre-Paul Sénéchal dans la section "Lettres" de vendredi matin.
    Lien: http://www.ledevoir.com/2008/09/12/205102.
    html?fe=4866&fp=67211&fr=104425

    Mais ce qui m'a le plus frappé de votre chronique de jeudi c'est plutôt cette phrase :
    .... « Un parti ne peut pas être dirigé avec une poigne de fer par un ancien syndicaliste marxiste pendant dix ans sans que cela laisse des traces. »

    Quelles traces? Au lien d'être sibyllin, dites-nous clairement ce que vous sous-entendez vraiment!

    Lui reprochez-vous d'avoir appliqué la méthode de Bouchard et encore mieux, celle de Harper?
    Ou bien,
    Et est-ce les mêmes traces qui débouchent sur le constat de Chantal Hébert quand elle dit : « Sur le fond, le NPD, le Bloc québécois et le Parti vert défendent les mêmes valeurs que le PLC....... »

    Qui croire, elle ou vous?

    Je pense que vous avez une petite dent contre Duceppe et que vous profitez du même coup pour souligner le formidable parcours de Alain Dubuc, l'ex-marxiste qui est passé à droite et qui a fait le tour du Québec pour nous annoncer la "bonne nouvelle". Je suis sûr qu'il va être fier de vous!

    Être de centre ou centre gauche est-il plus catastrophique qu'être de droite?

    Il semblerait qu'à vous lire ce le serait...


    Bonne semaine, »

  • Gabriel Altit
    Inscrit
    jeudi 18 septembre 2008 00h04
    A Jean René Dubois
    « Pour répondre à votre question:
    "Pour ce qui est du dossier de la FCI, une source du Devoir indique que le CUSM aurait proposé une alliance au CHUM afin de présenter une demande commune mais que l'idée a tout simplement été rejetée."

    http://www.ledevoir.com/2008/06/27/195530.html

    Je trouve cela très bisare que le CHUM n'est pas décidé d'accepter cette perche tendue par le CUSM... il me semble qu'ils en seraient ressortis d'un union solide... d'un projet commun pour la recherche québecoise?

    En attendant, nous aurons au moins un centre de recherche de haute figure qui fera rayonné le Québec. Soyons heureux de cette nouvelle au moins.

    Gabriel »

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