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Exploitation commerciale de l'eau du Québec - L'Institut économique durement rabroué

Louis-Gilles Francoeur   29 août 2008  Québec
Le rapport de l'Institut économique de Montréal (IEDM) en faveur d'une exploitation commerciale des eaux québécoises s'est mérité hier une volée de bois vert.
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  • Dominic Pageau
    Abonné
    vendredi 29 août 2008 03h13
    C'est ça qui arrive quand on nous raconte n'importe quoi.
    « Ils me font rire ces idéologues de l'IEDM, on nous dit qu'il ne faut pas gaspiller l'eau que c'est une chose rare et précieuse dont on doit limiter la consommation avec par exemple des compteurs d'eau. Du même souffle, ils disent qu'on a de l'eau en abondance, ce qui nous permettrait de l'exporter sans que ça paraisse.....

    Faire de l'eau une marchandise soumise à la réglementation de l'ALENA c'est une folie et l'IEDM est au courant. »

  • jpthoma1
    Abonné
    vendredi 29 août 2008 07h17
    Une solution non seulement économique, mais tout aussi écologique qu'humanitaire
    « À chaque jour, des trilliards de litres d'eau douce québécoise s'écoulent à la mer et en quelque minutes, ce précieux liquide devient salé et inutilisable.

    Au même moment, des millions de tonnes de CO2 sont rejetées dans l'atmosphère par les usines de désalinisation, sans compter les dizaine de millions de personnes qui souffrent ou meurent par manque d'eau ou en consmmant une eau de mauvaise qualité et ce, partout dans le monde.

    Et nous, on s'assoit sur le bord de la plage à l'embouchure de ces rivières et on se dit que c'est beau voir l'eau s'écouler à la mer!

    L'eau deviendra un enjeu mondial tout aussi important que le pétrole et les pays qu'on prive actuellement de cette ressource en la regardant se gaspiller s'en rappelleront un jour.

    Cette étude n'est pas parfaite, mais soulève une question importante: cette eau nous appartient-elle ou si elle ne devrait pas être partagée par toute l'humanité? »

  • Tim Yeatman
    Abonné
    vendredi 29 août 2008 07h45
    On pourrait vendre notre mère, aussi!
    « Je serais prête à accepter que le Québec vende son eau si l'inventaire des sources sous-terraines était chose faite, si tous les efforts pour assainir nos rivières et nos lacs étaient complétés, comme l'arrêt du lessivage des terres agricoles, le traitement tertiaire chez tous les usines de traitement des eaux usées, l'arrêt des débordements des égoûts lors des grosses pluies et l'inspection et la mise à jour de toutes les fosses sceptiques. À ce moment-là, et seulement au moment ou toutes ces choses seraient accomplies, pourrait-on même penser à exporter notre eau.


    Sinon, le Québec exportera ce qui lui reste en eau salubre, et pour nous les Québécois, il ne restera que l'eau polluée, les puits contaminés aux nitrites-nitrates, les lacs aux blooms cyano-toxiques récurrents, les rivières sur le point d'eutrophisation ou au-delà, le fleuve Saint-Laurent vidé de ses mammifères et sa pêche empoissonnés à cause des marées rouges.


    Cette histoire de vouloir exporter l'eau du Québec, c'est tout comme l'industrie porcine dont le prix à payer pour des chiffres à l'exportation, c'est le purin qui empoisonne nos campagnes. J'en ai assez de voir notre santé, notre patrimoine, notre environnement, notre qualité de vie être sacrifiés pour que quelques corporations puissent comptabiliser des profits. J'ai hâte que le bon peuple réalise ce qui se passe dans notre beau pays, et se réveille!


    Johanne Dion
    sur le courriel de mon conjoint
    Richelieu, Qc »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 29 août 2008 09h02
    Danser avec Harper
    « L'Institut économique de Montréal (IEDM) reste fidèle à elle-même. Elle choisit ici de danser avec Harper pour mettre le Canada au service des États-Unis, une forme renouvelée de colonisation.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • jpthoma1
    Abonné
    vendredi 29 août 2008 09h42
    Un petit calcul rapide qui impressionne!
    « La rivière la Grande rejette à chaque seconde 3,300 mètres cubes d'eau douce à la mer, eau qui devient imbuvable dans les minutes qui suivent.

    On parle donc de 3,300,000 litres d'eau douce à la seconde.

    C'est 1,734,480,000,000 litres par an.

    Si on recueillait seulement 1% de ce volume d'eau douce, la seule rivière La Grande pourrait fournir 17,344,800,000 litres par an aux populations assoiffées du monde.

    Rappelez-vous: 1% de son débit. C'est pas la fin du monde!

    Maintenant, rajouter 1% du débit des rivières Manicouagan, Kaniapiscau, Nottaway, Rupert et des centaines d'autres.

    On parle alors de milliers de trilliards par année de litres d'eau douce permettant de résoudre bien des problèmes vécus par les populations assoiffées.

    Et je le rappelle: 1% du débit de nos magnifiques rivières.

    Ben non, on préfère regarder l'eau s'écouler à la mer! »

  • Stéphane Doré
    Abonné
    vendredi 29 août 2008 12h54
    Toutes les "études" de l'IEDM sont des plaidoyers
    « On devrait forcer par réglementation l'IEDM de se rebâptiser Agence de Propagande Néolibéral de Power Corp »

  • Tim Yeatman
    Abonné
    vendredi 29 août 2008 17h30
    Les rivières ne "gaspillent" pas l'eau en se versant dans l'océan!
    « @ Monsieur Thomassin

    et à tous ceux qui pensent que l'eau des rivières qui se jette dans l'océan est perdue pour rien et gaspillée, je vous conseille de vous renseigner sur l'écosystème complexe des océans.


    La faune et la flore des océans dépend du brassage des courants marins et du mixage des nutriments qui en résulte. Je vous recommande de lire un site scientifiquement fiable, comme le Coastal Ocean Observing Center de l'Université du New Hampshire au lien suivant:


    http://www.cooa.unh.edu/overview.jsp



    Le prélèvement d'une partie importante du débit d'une rivière pour l'exporter, et de plus l'accumulation des effets de la pollution et des changements provoqués par les changements climatiques pourraient causer un "crash" de l'écosystème de l'océan qui en serait privé, causant ainsi une bonne partie de l'humanité d'être privée d'une source importante de protéines.


    Nous jouons aux apprentis sorciers en modifiant les écosystèmes qui nous ont nourris jusqu'à maintenant. Une grande prudence est de mise.


    Johanne Dion
    sur le courriel de mon conjoint »

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