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La conscience élastique

Lise Payette   22 août 2008  Québec
On s'est toujours moqué des curés québécois qui prêchaient une religion quand ils en pratiquaient une autre, et dont le message ressemblait à «Faites ce que je vous dis de faire, ne faites pas ce que je fais.» C'est au tour de notre célèbre docteur Couillard, tout chaud sorti du conseil des ministres, de reprendre le même message. Faisant fi de la plus élémentaire prudence à laquelle on est en droit de s'attendre de quelqu'un qui a tenu dans ses mains l'avenir de notre système de santé public pendant cinq ans, il vient de choisir de tourner le dos à sa foi et est passé à l'ennemi. Il démontre, ce faisant, une élasticité de la conscience qui en dit long sur le personnage.

Quand je vois une photo du docteur Philippe Couillard dans mon journal, je pense à mon père. Pas à cause de la ressemblance, car il n'y en a aucune, mais à cause de la seule règle de vie que mon père m'ait apprise. Je dis bien la seule, car il n'y en a pas eu d'autres venant de lui.

Mon père se rasait, chaque matin, en se regardant dans un miroir au-dessus de l'évier de la cuisine qui lui renvoyait son image. Il le faisait avec ce qu'on appelait alors un rasoir droit, comme ceux qu'utilisent encore les barbiers qui rasent leurs clients, et non pas avec un de ces instruments modernes aux multiples lames comme on les connaît aujourd'hui, et encore moins avec un rasoir électrique. Son rasoir lui faisait une peau douce, mais l'opération, du début à la fin, prenait du temps. Il fallait avoir développé une habileté toute particulière pour utiliser cette longue lame aiguisée avec attention et patience chaque matin.

Assise à la table, juste à côté, en mangeant mes toasts, je le regardais faire. Je suivais le trajet de la lame qu'il utilisait de bas en haut sur le cou avec assurance et sans trembler. Puis, nos regards se croisaient dans le miroir. Habituellement, nous échangions un sourire et nous retournions chacun à nos pensées.

Puis un jour, quand nous nous sommes regardés, il s'est arrêté. Sa main s'est figée au-dessus de son épaule et il m'a dit: «Souviens-toi toujours que la seule personne avec laquelle tu devras vivre toute ta vie, c'est toi. Pour se regarder tous les matins dans le miroir, il faut avoir la conscience en paix.»

Il venait de me livrer, en 15 secondes, l'un des principes qui ont guidé toute ma vie par la suite. On ne triche pas avec sa conscience. Qu'on aime ça ou non, elle nous dit toujours où nous en sommes, si nous avons eu raison ou tort de faire ce que nous avons fait et si nos choix sont totalement en accord avec nos convictions. On peut tricher dans tous les domaines de la vie, en affaires, en amour, en amitié. Mais le matin, devant son miroir, la conscience reprend ses droits. Elle vous met en pleine face la vérité sur vous-même.

Vous pouvez vivre avec une conscience élastique, l'étirer jusqu'à l'extrême limite. Mais au bout du compte, c'est encore elle qui aura raison de vous. Elle peut vous gâcher la vie totalement et même vous empêcher de dormir. Elle peut vous priver du respect de ceux qui vous entourent ou de ceux qui vous regardent aller dans la vie.

L'effet miroir

Je crois que c'est finalement la raison pour laquelle le docteur Couillard ne se rase pas. C'est la peur de la rencontre avec le miroir qui l'amène à porter la barbe. À force de se contorsionner pour mettre sa conscience en accord avec ses agissements et ses propos, on peut penser qu'il gagnerait une médaille d'or s'il y avait des Olympiques de la conscience élastique par excellence. Le bon docteur vient encore une fois d'étirer sa précieuse conscience aussi loin que le permet la loi. Un poil de plus et il aurait à répondre de ses choix.

Malgré les questions que sa nouvelle carrière dans le privé suscite dans la population, ce brillant spécialiste ne s'en laissera pas imposer. Pas question. Qu'il y ait apparence de manquement à l'éthique ne le gêne pas outre mesure. Il n'a pas l'intention de faire marche arrière car, comme toujours, il est convaincu d'avoir raison. Qui sommes-nous, nous, le monde ordinaire, pour lui faire la leçon? Ses brillantes études médicales lui ont probablement appris à anesthésier la conscience quand il lui paraît plus rentable de n'en pas en avoir.

Il nous reste à souhaiter bonne chance au docteur Couillard, qui a «planté» là deux mégahôpitaux à construire, un système de santé au bord de la crise de nerfs, des listes d'attente qui font honte à tout le système, des médecins dans le désarroi ET des malades qui ne savent plus à quel saint se vouer. Une performance éclatante pour un brillant ministre qui s'en va voir ailleurs si le gazon est plus vert dans le jardin privé que dans le jardin public.

J'imagine que son père ne lui a jamais dit que la seule personne avec laquelle il devra vivre toute sa vie, c'est lui-même. Voilà, le message est fait. On pourrait aussi se cotiser pour lui offrir un miroir.






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Vos réactions

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  • Jacques Gagnon
    Abonné
    jeudi 21 août 2008 23h10
    Barbus, aux barricades !
    « En ma qualité de barbu je réclame des excuses à madame Payette.

    Je dois vous informer ma chère barbuphobe que même les barbus se regardent dans le miroir et font face chaque jour, comme vous, au désolant outrage du temps sur leur bouille.

    En effet, comme vous le savez sans doute, on peut aisément étudier l'évolution des ravines et du comédon dans son visage autrement qu'en le frottant avec une lame comme votre regretté courageux père.

    On pourrait également en conclure que votre père n'était peut-être qu'un pleutre qui, après avoir tenté de cacher sa face sous des masses de mousse, retirait péniblement à coups de rasoir le blanc camouflage, dévoilant ainsi au compte-goutte la hideuse réalité.

    De plus, je vous signale que si je ne me retenais pas, je vous accuserais de sexisme, car comme vous le savez, seules les femmes de votre âge osent parfois arborer cet attrait jusque là réservé presqu'exclusivement aux hommes.

    Quant à l'ex-honorable docteur Couillard, je suis d'accord avec vous.

    J'ajouterais simplement que certaines personnes exceptionnelles comme lui peuvent se permettre, comme le Christ changeant l'eau en vin, de transfigurer le péché en vertu. »

  • Pascale Choquette
    Abonné
    jeudi 21 août 2008 23h25
    Merci
    « Merci Madame Payette pour nous confirmer l'absence de moralité, que les rouges du Québec pratiquent avec tant d'agilité et d'aisance.

    La commission Gomery n'auras pas été en vain.

    Vive le Québec Libre de la petitesse d'esprit. »

  • Jasette
    Abonné
    vendredi 22 août 2008 06h21
    Miroir ou pas, on ne voit que ce qu'on veut bien voir.
    « Madame Payette, vous n'y allez pas avec le dos de la cuillère. Je n'ai pas la prétention de juger monsieur Couillard en regard de ce que vous dites. Quoique, vaille que vaille, c'est un peu le problème de notre démocratie. Ceux qui nous gouvernent sont bien souvent ambitieux dans leur carrière, et cela, sans tenir toujours compte du chemin qu'ils suivent pour parvenir à leur fin.

    On aura beau penser que c'est normal d'être ambitieux. Il reste que ce qui l'est moins, pour autant que ce soit le cas, c'est quand on le fait au détriment de toute une population. Tout est subjectif chez l'être humain, même si la carrière qu'on mène, vue de l'extérieur, repose en apparence sur notre petit côté cartésien. Ceci étant dit, on ne se voit dans le miroir que dans la mesure où l'on veut vraiment se bien voir. Au fond, qui pourrait vraiment prétendre, en toute objectivité, qu'il est réellement ce qu'il croît être ?

    Ce que monsieur Couillard fait ou pas ne me regarde pas. De toute façon, qui peut vraiment connaître les motivations tangibles qui poussent monsieur Couillard à avancer dans ce sens? Même monsieur Couillard, à la limite, peut bien s'en faire croire à lui-même. Par contre, je pense en toute impartialité que beaucoup de gens dans le milieu de la politique font carrière sur notre dos. Je parle entre autres de la santé (public, PPP ou équitable pour tout le monde), de nos impôts (aide pas toujours pertinente aux entreprises), de la sociale démocratie (vivre dans une société paisible), etc.

    Dans notre démocratie, en période électorale, nos politiciens deviennent des vendeurs. On cherche alors à nous faire croire que le client c'est vraiment nous. Cependant, une fois les élections passées, c'est décidément là qu'on peut constater qui sont les véritables clients de nos politiciens. Ces derniers, pour continuer de nous faire croire que nous sommes leurs vrais clients, nous joue des petits airs de violon, pour naïf plein de confiance à la base. Les vrais clients, ce sont les entreprises, la mondialisation, les corporations, et tutti quanti. Tout est question de mode pour eux. Que voulez-vous, nous avons le dos large.

    JM »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 22 août 2008 06h47
    Voir la parabole du gérant astucieux et/ou habile dans l'évangile
    « Tout ça me fait penser à la parabole de Jésus : La parabole du gérant "atucieux" ou "habile" qui vient de perdre son emploi. Résumé: Le gérant écarte deux solutions possibles qu'il ne se sent pas capable d'adopter : Travailler la terre? Je n'ai pas la force. Mendier? J'aurais honte (v. 3). L'homme fait des plans "des décrets" pour une autre solution, plus adroite. : créer de l'intérêt pour lui-même et chercher des complices.

    Amen, mes biens chers frères »

  • Gilles Néron
    Abonné
    vendredi 22 août 2008 07h13
    Le masque est tombé
    « Si le Dr Couillard a pu cacher pendant cinq ans son véritable agenda comme disent les Français, il pourra bien dissimuler derrière sa barbe ses véritables visées et ses intérêts. Mais il restera le salaire... Ô, argent que de bassesses et d'hypocrésie pour ta possession!

    Gilles Néron
    Québec »

  • gustave leblanc
    Inscrit
    vendredi 22 août 2008 07h13
    La Conscience Élastique
    « Toujours un plaisir de vous lire, mme Payette.
    Ds le cas présent, vous avez exprimé clairement ce que bcp
    de confrères pensent.....dr couillard me déçoit bcp et baisse bcp ds mon estime.....et plus j`analyse son cv....et plus je doute de son image..... GL »

  • Richard Desrochers
    Inscrit
    vendredi 22 août 2008 07h35
    hypocrisie péquiste
    « Je ne vous souhaite pas d'être malade un jour. Mais vous avez beau accuser le Doc. Couillard d'avoir la conscience élastique, mais si un jour vous aviez le choix, pour une question de survie par exemple, de subir des traitements médicaux privés payants mais urgents à cause d'une maladie subite et que vous pourriez vous les payer, vous le feriez sans aucun doute dans mon esprit afin d'étirer votre vie. Alors, ce serait à votre tour d'avoir la conscience élastique. La plupart des opposants à tout accomodement privé sont comme vous, je pense à Claudette Carbonneau, à Pauline, Drainville et tous les autres. Autrement dit, dans votre cas comme dans le cas des gens que je viens de nommer, faites ce que je dis mais pas ce que je fais serait très révélateur du genre de monde que sont les bien-pensants de notre société. Votre article sonne faux du début à la fin. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 22 août 2008 07h47
    Rire.
    « C'est pour quand le festival juste pour rire? La crise des hopitaux ne date pas de Couillard, il nous semble? vous faites comme lui, de la demagogie. Vous, vous vous maquillez le visage, vous le cachez derriere des couleurs, la cosncience morale toute pure et propre mais vous coupez comme lui, les poils en quatre. Quel monde insipide. »

  • Serge Manzhos
    Inscrit
    vendredi 22 août 2008 07h54
    cette dame écrit n'importe quoi.. et ce n'est pas la 1ere fois
    « Tout d'abord il faut dire que je ne crois pas en politiciens vertueux dans le présent contexte. Mais il ne faut quand même dire n'importe quoi à propos des gens Mme Payette!
    Ou est-ce que Dr. Couillard devrait aller travailler selon vous? A McDonald's?
    Et il n'a pas créé les listes d'attente après tout. Et il ne pouvait rien faire avec a cause de maintes raisons telle les syndicats par exemple.
    Quand vous vous regardez dans le miroir la prochaine fois demandez vous si vous avez vraiment fait plus que lui pour ce monde et si vous avez les connaissances et l'expérience a egaler les sienne pour le juger. »

  • Jean Dunois
    Inscrit
    vendredi 22 août 2008 08h17
    De la démission collective fière d'elle-même
    « L'attitude de ce Philippe Couillard est obscène. Absolument obscène. C'est à hurler d'indignation.

    Vocable fort pertinent que je retiens de la lecture de cet autre texte iconoclaste, mais combien à propos (et à lire sans perdre un instant), paru ce matin même dans mon Devoir : www.ledevoir.com/2008/08/22/202399.html

    Et qui parle - également - du système de santé au pays du Québec.

    Deux textes qui se complètent à merveille.

    Et avec M. Laplante, je m'interroge aussi : « Rien n'ébranlera donc jamais les colonnes du temple de la démission collective » ?

    Québécois, nous sommes un peuple qui dort au gaz.

    De Rabaska, bien sûr ! Autre aberration qui dépasse l'entendement. Et qui confine à la bêtise la plus aveugle, la plus insensée. La plus suicidaire qui soit. Aussi.

    N'y a-t-il donc personne pour opposer un Holà ! à cet homme qui nous fait office de premier ministre ? Et qui en quelques années à peine sera parvenu à détruire complètement le fabuleux, voire le génial labeur d'un peuple à la faveur du dernier demi-siècle.

    Entre la chair et l'os, M. Jean Charest, s'installe la colère dans mes veines bouillantes.

    Une colère que, pour ma part, la démocratie ne parvient plus à endiguer. »

  • Richard Chamberland
    Inscrit
    vendredi 22 août 2008 08h25
    Bravo Madame Payette
    « Je n'aurais pas pu utiliser la même exemple dun miroir, mais ma réflexion rejoint de beaucoup la vôtre. Bonne route et au plaisir de vous relire.
    Richard »

  • Benoît Poulin
    Abonné
    vendredi 22 août 2008 08h29
    Bravo
    « Bravo, madame Payette, vous avez raison de dénoncer le nouveau Tartuffe, notre «Teflon Don» sur qui rien ne s'attache.Il a cependant dépassé une limite. Sera-t-il cautionné? »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    vendredi 22 août 2008 08h32
    L'ambition maladive
    « L'ambition maladive est la seule ligne de conduite de trop de politiciens et de leurs entourage.

    Depuis le début de sa carrière politique, Couillard avait comme but de devenir premier ministre, mais Charest est resté collé au siège et en plus a mit des battons dans les roues du ministère de la santé.

    Comme tout homme un peu équilibré en politique, Couillard avait un «plan B» de passer au privé, pour récolter les fruits de son passage au gouvernement comme ministre.

    Quand on voit le traitement des 2 hôpitaux linguistiques on constate que l'anglophone, pour une population de 10% de l'autre, a reçu un traitement de faveur inestimable.
    Nouveaux bâtiments, adjonction de centre de recherche etc qui favorisent en plus le maintien de l'hôpital des Scheiner.

    On peut, sans porter de lunette, voir que la clientèle automatique des libéraux à été plus que privilégiée ce qui inclus la communauté des gens qui ont engagés le même Couillard.

    Après avoir racheter les actions de la compagnie pour ne pas avoir a rendre des comptes annuels publics, ils se sont adjoint une personne sans grand scrupule qui met sa connaissance de l'avenir cacher du système de santé à leur service.

    Attendez-vous au même retour d'ascenseur pour la plupart des ministre en vue de ce gouvernement qui n'en est pas un, sans le fédéral rien ne se fait ou ne se se finance.

    Le provincial actuel est une courroie de transmission et de soumission à la volonté du fédéral d'amadouer les québécois francophones qui reste encore au Québec.
    Le 400e du Canada fêter à Québec avec les finances du fédéral en est la preuve vivante. Jamais une ville de 400.000 habitant n'aurait pu glaner tout les touristes qui comptait visiter le Québec, en vidant les autres régions avec ses seules finances municipales.... »

  • Paul Verreault
    Inscrit
    vendredi 22 août 2008 08h37
    Promesses de Ponce Pilate
    « Je veux ajouter aux cas de conscience de ce docteur ses promesses formelles, il y a 5 ans, de régler les problèmes en santé; il y a encore quelques mois, il osait encore, après tant d'années, en accuser le P.Q., une façon de se laver les mains... »

  • Michel St-Pierre
    Inscrit
    vendredi 22 août 2008 08h38
    Dommage!
    « Cet homme avait toute l'expertise pour apporter les correctifs et les redressements nécessaires à notre système de santé afin de le rendre plus efficace. Il a semblé y croire lui-même en affichant une assurance à toute épreuve dans les moments les plus difficiles. On a cru à sa connaissance interne du milieu hospitalier ainsi qu'à ses possibles talents de gestionnaire afin de remédier aux lacunes du système. Le résultat est décevant à tous les niveaux. Une leçon supplémentaire sur la véracité du discours de certains politiciens vient de nous être offerte; ce qui est le plus dommage dans ce cas-ci, c'est que Monsieur Couillard avait réussi à gagner la confiance de plusieurs. »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    vendredi 22 août 2008 08h56
    Le docteur Couillard
    « Bien que je sois en faveur d'un partenariat pubic /privé bien encadré en matière de santé, je suis un peu gêné de la décision de M.Couillard, surtout si peu de temps après avoir quitté son poste de ministre de la santé. Je ne veux pas porter de jugement sur sa décision, mais je me rappelle une phrase datant de l'empire romain: ''Il ne suffit pas que la femme de César soit fidèle, encore faut-il que tout le monde le sache.'' ou quelque chose du genre. Il est indispensable que M.Charest commente cet événement peu habituel. Gardons nous de porter un jugement avant de connaître tous les faits.
    Paul Lafrance
    Québec »

  • Mohamed Lotfi
    Inscrit
    vendredi 22 août 2008 08h57
    Et V'lain..
    « Et V'lain.. Bravo Madme Payette. »

  • Jean-Pierre April
    Abonné
    vendredi 22 août 2008 09h01
    M. Couillard devant VOTRE miroir
    « Votre portrait de M. Couillard devant son (et votre) miroir est de la grande littérature ( du présent et de l'universel). J'apprécie votre écriture, humble, juste, sensible et si doucement cinglante.

    J.P. April »

  • Pierrot7
    Abonné
    vendredi 22 août 2008 09h18
    Le bon docteur Couillard
    « Le passage du bon docteur Couillard au secteur privé n'est pas une
    surprise: depuis quelque temps, on sentait qu'il avait un préjugé
    favorable pour ceux qui ont comme mission de faire passer les plus
    fortunés en avant de la file. Certaines cliniques ont poussé comme des
    champignons et parfois, sur le bord de la légalité. La loi canadienne
    sur la santé, assurant un accès universel aux soins , est devenue une
    vraie passoire, le gouvernement Harper fermant les yeux lui-aussi, en
    attente d'être majoritaire pour pouvoir la changer. Le renard était déjà dans le poulailler. Maintenant, il est libre... »

  • Françoise Maertens
    Inscrite
    vendredi 22 août 2008 09h20
    Ça fait du bien de vous lire!!!
    « Merci, Mme Payette, pour cette excellente histoire qui fait un parallèle entre LE principe de vie de votre père et ce cher docteur Couillard ... que l'on imagine en bon père de famille et que l'on voyait presque comme premier ministre...Ouf! Nous sommes au moins sauvés de cette dernière possibilité! Maintenant qu'il a fait le saut vers le privé, j'espère qu'il n'osera plus se pointer le nez dans les affaires publiques avec sa main sur le coeur pour nous dire qu'il tient au système de santé public! Dire qu'on l'avait presque cru! C'est fou ce que l'image du BON PÈRE DE FAMILLE peut encore avoir comme influence dans notre société! C'est vrai qu'il est père de 5 enfants alors il ne peut pas être croche!!!
    Ben, oui, bonnes gens, ça se peut qu'un dit-bon-père-de-famille soit croche! Au diable, la collectivité et les autres! Y'a juste mes intérêts qui comptent!
    Une chance, comme vous le soulignez si bien, que c'est lui qui aura à vivre avec sa conscience et qu'au jugement dernier (comme on disait dans le temps), c'est lui seul qui aura à y faire face...
    Je suis d'accord pour cotiser et lui acheter un miroir ... et aussi peut-être un rasoir? Le temps qu'il se rase, il aura peut-être l'occasion de réfléchir face à lui-même... et peut-être dormira-t-il un peu moins bien au cours des prochaines années!
    Françoise Maertens »

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    vendredi 22 août 2008 09h30
    Bravo Madame Payette
    « Vous êtes la première à écrire un texte aussi explicite.
    Vous décrivez bien l'homme derrière la barbe qui nous a servi des réponses incompréhensibles à l'Assemblé nationale et remplies de mots qui ne voulaient rien dire. Les politiciens sont une race de monde de profiteurs et comme un bon libéral, il est aussi un profiteur.

    Il a voulu donner un autre croc-en-jambe au chef et le mettre dans l'embarras pour mieux reprendre le chemin de la "chefferie" qu'il convoite depuis longtemps. Charest perd des plumes avec son ex-ministre de la santé. »

  • Francine Cousteau Serdongs
    Abonnée
    vendredi 22 août 2008 09h30
    Un bijou de billet!
    « Que c'est bien dit! Ce mélange de personnel et politique: j'adore! »

  • Sylvain Martel
    Inscrit
    vendredi 22 août 2008 09h33
    QUELLE EST CETTE CONSCIENCE ?
    « Chère Madame Payette,

    Avoir la conscience en paix est une parole d'une grande sagesse!

    Cependant, elle ne signifie pas qu'il faille être dans le camp du privé ou de ne pas y être. Il s'agit plutôt de trouver le point du «juste» équilibre. Vous savez surement que juste équilibre varie sans cesse selon les circonstances?

    Vous soulignez le fait que le réseau public de la santé semble très fragile. Peut-être le Dr. Clouillard comme plusieurs avant lui, aurait aimé le solidifier, lui offrir une porte de sortie pour qu'il puisse se libérer de cette crise dont vous parlez.

    Si le réseau de la santé était en état de crise, il se redresserait. Le problème est que cette crise n'est peut-être pas aussi sérieuse que certains veulent bien nous le laisser croire.

    Quels intérêts cette crise sert-elle?

    Ceux du secteur privé? Ceux du secteur public? Ceux des centrales syndicales? Ceux qui au fil des ans ont perdu le contact avec leur capacité intérieure à maintenir ou à recouvrer un meilleur état de santé, physique, psychologique, social et moral?

    Madame Payette, j'imagine que le moment venu, vous saurez répondre à cette question? »

  • guy fillion
    Abonné
    vendredi 22 août 2008 09h36
    Aucune surprise
    « C'est la facon libérale de faire les choses. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    vendredi 22 août 2008 09h37
    Les dieux du jemenfoutisme.
    « Comme le docteur Couillard semble très bien vivre avec tout ce qu'il a, plutôt qu'avec ce qu'il est, il n'éprouvera certainement pas de problème de conscience. Prototype des carriéristes, des verticalistes et des parvenus de ce monde de pouvoirs, ces dieux des stades de la Santé, n'ont de miroirs que pour leur nombril. Que vous écriviez dix courriers ou cent chroniques au sujet des libéraux que vous n'avez surtout jamais portés dans votre coeur, ça ne changera rien au fait que la politique permet à un nombre grandissant d'hommes et de femmes de n'accrocher aucun élastique à leur conscience. La politique est un domaine ou règne le JE-ME-MOI institutionnalisé et vous le savez mieux que quiconque, Madame No Fault. Ce sont des gens qui utilisent les miroirs aux alouettes, ce qui, par extension, signifie quelque chose qui sert à appâter les gens pour pouvoir les arnaquer ensuite et de belle façon. Vous conviendrez que le docteur Couillard n'est pas le seul a avoir une «belle façon»... Jean Charest, l'homme du faire-faire et du rien faire, Yves Bolduc le chasseur du temple et combien d'autres hommes et femmes des loggias politiques sont morts de rire?

    Pour votre avant-dernier paragraphe, décrivant la situation dans les hôpitaux du Québec, je vous accorde 10 sur 10. J'arrive à peine d'un séjour de quatre jours en urgence corridorisée. 40 civières occupées par des patients qui hurlaient leurs souffrances, qui râlaient leur désespérance et qui sacraient leurs rages. Qu'il y ait 20 ou 40 civières, ça ne change en rien le nombre d'urgentologues, d'infirmières et de préposés. Dégâts ou pas, le mopologue passe le matin et en fin d'après midi. 2 chambres de toilettes pour tout ce monde, là où les paniers de débarbouillettes et de savons sont vides depuis 10:00 le matin, mais le remplissage ne se fera que le lendemain matin à 6:00. On nous dit alors ce que l'on croit avoir trouvé ou détecté, comme problème, on nous donne des calmants, on nous donne tous les papiers à remettre à notre médecin de famille. On nous pique un soluté qui n'a été branché que deux jours sur quatre et j'ai eu le bonheur de tomber sur une débutante qui ne trouvait pas mes veines, ce qui fait de mon bras gauche un véritable totem de tatouages multicolores, symboles d'expériences qui s'apparentent au tribalisme. Par ailleurs, on aurait tous et toutes été alignés à Place D'Youville que ça aurait été tout aussi discret. À toute fin pratique, quand on réalise à ce point que l'être humain est un numéro mais que sa dignité n'est plus inscrite au numérotage prioritaire, je ne comprends pas qu'il n'y ait pas encore eu de révolution massive ou de révolte collective. Ciel que le peuple québécois est tolérant ou béat!

    Maintenant que les SPÉCIALISTES DU PRIVÉ vont se graisser, avec et grâce à Couillard, et que, par leur poids, ils vont occuper prioritairement les meilleurs espaces et installations de la SANTÉ PUBLIQUE, il faut savoir, quitte à comprendre un jour, que les malades de la plèbe (80%) devront apprendre à souffrir et à se taire. Ils n'avaient qu'à être des Couillard, des Charest, des Landry et je laisse à chacun le soin de compléter la liste...

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Fleurette Riverin
    Abonné
    vendredi 22 août 2008 09h38
    Le bal des vampires
    « Après nous avoir inondé de propos oiseux pendant trois longs paragraphes sur la leçon de rasage de son père qui nous annonce que "pour se regarder tous les matins dans le miroir il faut avoir la conscience en paix", Lise Payette finit par nous dire que si le Dr. Couillard ne se rase pas c'est qu'il a peur de se rencontrer dans le miroir et que c'est pour cela qu'il porte la barbe. Elle jette ainsi l'anathème sur tout les barbus de la terre. Dire de telles sottises et avoir le culot de les publier dans le Devoir nous démontre qu'elle a bien pire qu'une conscience élastique, mais qu'elle n'en a même pas du tout.

    Elle continue en nous décrivant sa lecture du système de santé d'aujourd'hui dont elle impute toutes les lacunes au Dr. Couillard, alors que c'est le PQ qui a été le fossoyeur de la santé et que c'est le Dr. Couillard qui l'a sauvé du naufrage péquiste. Son cerveau à elle est-il trop anesthésié par sa mauvaise conscience pour se rappeler que c'est le PQ qui a massacré la santé en mettant à la porte 1500 médecins et 4000 infirmières et, suprême bêtise, en bloquant les admissions aux facultés de médecine et aux sciences infirmières pour être bien sûr que le personnel ne pourrait pas se renouveler?

    Le Dr. Couillard est un homme remarquable et je n'ai aucun doute sur son intégrité, quoi que fassent et disent toutes les vampires envieuses de son prestige et de sa grande notoriété. L'envie suinte de partout.

    Lise Payette nous montre ce matin son vrai visage et le gouffre de sa démagogie partisane, en plus de sa profonde sottise. Elle panique quand elle voit que le parti québécois est au plancher et que les québécois ne veulent plus entendre parler de la souveraineté et de toutes les contorsions péquistes pour nous la faire avaler de force.

    Elle offre de se cotiser pour offrir un miroir au Dr. Couillard. Je propose au contraire qu'on se cotise, non pas pour offrir un simple miroir à Lise Payette car il ne serait pas assez grand et ne suffirait pas à nous montrer toute l'ampleur de sa mesquinerie fielleuse et insignifiante envers un homme pas mal plus honorable qu'elle, non, pour qu'elle se voit telle qu'elle est il lui faudrait rien de moins qu'une immense vitrine. Et bien éclairée! »

  • Renaud Blais
    Inscrit
    vendredi 22 août 2008 09h47
    Quand on fait des gestes par intérêt personnel on ne fait pas de politique
    « Un simple mot, pour dire que, pour moi, le service public, (s'engager en politique) ce n'est pas pour se servir mais pour servir la collectivité que l'on prétend alors représenter. Les acteurs, surtout ceux qui en ont parlé, on dit de la Révolution tranquille que celle-ci mettait fin aux pouvoirs particuliers (L'église catholique et les entrepreneurs privés).
    Nous en sommes encore très loin.
    Renaud Blais
    Promoteur de l'intérêt public »

  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    vendredi 22 août 2008 09h55
    Une réaction qui vous honore partiellement
    « Mais combien de réactions préalables à cette dernière ont été sollicitées lorsque je dénonçais le principe derrière les PPP. Combien d'absence de sursauts de conscience maintenant que le mal est fait et que comme un petit vermillon M. Couillard sort de la pomme après en avoir grugé le coeur. J'ai essuyé un harcèlement au travail et la première dépression de ma vie pour avoir fais les frais de mes positions politiques en tant que cadre en milieu de santé et personne de vous, bonnes consciences n'avez bronché car on ne s'intéresse pas aux grains de sable. J'ai perdu ma femme et mes enfants (divorce) durant ma dépression et on a coupé mon poste à McGill.
    Moi, Madame, j'ai de quoi me révolter contre M. Couillard et contre vous, les biens pensants de l'après fait. Ceux qui après la mort clinique viennent plaindre le cadavre sociétaire. Ceux qui s'insurgent et s'insultent alors qu'ils n'ont pas pris de positions risquées et n'en n'ont pas assumés les frais. Il y a une chanson pour cela : Pink Floyd, C. Numb.
    Oui il y a la conscience élastique de M. Couillard et la morale élastique de l'Opposition.

    Pierre Castonguay »

  • Aline Couillard
    Inscrite
    vendredi 22 août 2008 10h12
    Où est passée la PROFESSION?
    « Monsieur Couillard s'est donné et a reçu une «éducation» à la médecine. Un choix de profession vient du coeur tout autant que de l'intelligence, à mon avis. La médecine est faite pour soigner les gens, plus encore, les guérir si possible. Devenir ministre de la santé prive la population d'une compétence mais cette population est en droit de penser que c'est peut-être un sacrifice nécessaire au profit d'un meilleur système de santé au Québec. Mais là, où est passée ce désir de servir les malades? La faculté de médecine coûte cher aux Québécois ils sont en droit de s'attendre à un retour de leurs investissements.
    Monsieur Couillard passe au privé. Les gens à revenus modestes ont raison de se sentir floués. »

  • Alain Des Ruisseaux
    Abonné
    vendredi 22 août 2008 10h17
    Vinaigre public, miel privé...
    « Une journaliste accomplie, pourrait-elle examiner les actions (plutôt que les protestations de fidélité envers le système public) des divers gouvernements, a partir de Jean Rochon, Pauline Marois, Lucien Bouchard, Phillipe Couillard dans le cadre de cette hypothèse?, C'est-a dire; réduire les responsabilités de l'état en matière de Santé en détériorant le système de santé au point qu'on doive y trouver une alternative.(Désinstitutionalisation , contingentement en
    médecine et soins infirmiers, pénurie de ressources humaines, diminution de l'offre de soins alors que la demande va croissante. En conséquence bris de service, (urgences, soins intensifs,salle d'opérations) entraînant une fuite du peu de ressources humaine qui reste, vers le privé, pour lequel on facilite les conditions (Rapports Clair, Castonguay, Couillard et Chaouli,..) en vue de transférer la responsabilité économique des soins vers l'individu dans un système a 3 vitesses, les pauvres = public minimum, classe moyenne = 2 vitesses Public-Privé et les riches entièrement privé.Pour ma part quitte a être taxé de paranoïaque, d'aficionado des théories du complot,ou de lucide, je demeure convaincu que les actions de nos
    gouvernements au cous des 20 dernières années vont dans cette direction, et cela ne peut être que délibéré. »

  • loiselet
    Abonné
    vendredi 22 août 2008 10h37
    Médecins à l'encan
    « Quelle juste chronique!
    Mme Paillette,notre Couillard national, doit quand même se regarder pour tailler la jolie barbe sensuelle que les femmes adorent, et il devrait le faire avec grande satisfaction, imbu de lui-même et de son opportunisme de fin de carrière, imbu de sa duplicité, de ses manipulations et de ses mensonges pour conserver le vernis nécessaire à sa "réussite sociale".
    Sachons donc admirer l'habileté du geste pour la coupe au bistouri dans le serment d'Hippocrate (d'hypocrite, plutôt).
    Et que vive la médecine d'affaires! »

  • Normand Carrier
    Abonné
    vendredi 22 août 2008 11h13
    L'élasticité du gouvernement Charest aussi !
    « Que ce bon doc ait la concience élastique , on s'en doutait mais que Jean Charest lui ait permit de passer ses deux décrets dans les denieres semaines de son mandat pour favoriser le secteur privé de la santé donc sa nouvelle compagnie est carrément scandaleux .
    Normand Carrier »

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    vendredi 22 août 2008 11h14
    Le miroir
    « Il faudrait aussi se cotiser pour offrir un miroir à un nombre significatif de vos anciens collègues qui ont troqué le manteau de l'indépendance pour porter les guenilles de l'insignifiance.

    Couillard a peut-être présentement de la difficulté à se regarder dans le miroir le matin. Plusieurs anciens et nouveaux députés de votre ancienne formation politique doivent avoir mal au cou lorsqu'ils se regardent dans le miroir, le matin, au lever du jour.

    L'indépendance est maintenant sur la glace. Au frigo. Peut-être au congélateur. A cause de son nouveau chef qui a changé, sans consulter les membres du PQ, l'article I du programme politique.

    A cause aussi de députés, nouveaux et anciens, qui ressemblent bien plus à des confédéralitstes à la Mario Dumont qu'à des indépendantistes pure laine. Ils ont réussi, pour la plupart, à se faire réélire depuis 1995, en ne parlant jamais de leur raison d'être. Prétexte à leur mutisme? Les gens ne sont pas prêts à ce grand chambardement politique et ils ne veulent pas entendre parler d'indépendance du Québec pour le moment, à cause de l'incertitude et des turbulences annoncées par Pauline.

    Dans le miroir, le matin, les députés péquistes devraient avoir honte d'avoir renié, si doucement leurs convictions d'antan. Pas étonnant que votre ancienne formation politique, celle du grand René Lévesque, se retrouve dans le poulailler à l'Assemblée nationale. On ne peut pas jouer sur deux tableaux sans que la population s'aperçoive que quelque chose ne tourne pas rond. Il faut donner des miroirs à tous les députés du deuxième groupe d'opposition. Ça fait pas mal de miroirs à acheter Madame Lise, mais l'opération vaudrait le coup ! »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    vendredi 22 août 2008 11h18
    Miroir, miroir ...
    « Il y a des miroirs qui doivent y penser deux fois avant de réfléchir ... l'image de la personne devant eux! »

  • Anne-Louise Raymond
    Abonné
    vendredi 22 août 2008 12h04
    Brillant et retors, donc ...
    « Absolument, chère Lise Payette...
    Ce brillantissime et retors Philippe Couillard se serait donc $acrifié pendant ses années au gouvernement soit-disant pour rendre aux deniers publics un peu de ce qu'il avait reçu pendant ses études de neurochirurgie (discours de départ, en juin 2008). Il s'est plutôt servi de ces années au MSSS pour préparer son tremplin vers la gestion stratégigue au $$$$ecteur privé... après une non moins brillante carrière médicale. C'est ce qui s'appelle $$$$$e servir d'abord et avant tout... plutôt que son mandat... servir la population.
    Votre éloquente description de l'état des lieux laissés par lui suffit devrait lui imposer de grands mea culpa publics qui ne viendront jamais. Son intelligence .. sa culture.. sa pensée ne nous furent d'aucune utilité... il a aggravé la situation dans le secteur public en santé... Il aurait voulu contribuer ce faisant au développement du $$$$ecteur privé qu'il ne s'y serait pas pris autrement.. Triste à mourir... pour nous tous... lui exclu. Comme vous dites, il aurait besoin d'un miroir... Votre texte Lise Payette le lui fournit en grande dimension. Incontournable. Inoubliable. Vous ai-je dit merci d'avoir dit tout haut notre colère notre révolte... J'ai rarement éprouvé à ce point du dégoût pour une personne ayant occupé une telle charge.. tous ministères confondus... tous niveaux confondus... Chrétien ? Trudeau? Il est de leur trempe... ROUBLARD... Le PQ annonce ce jour qu'il remettra la souveraineté sur la place publique dès les premières années de son mandat : bonne nouvelle, pour en finir avec le cynisme stimulé encourrrrragé par ce triste sire, Philippe Couillard. anne louise raymond, montréal »

  • marcel vinet
    Inscrit
    vendredi 22 août 2008 12h18
    que de haine....
    « y a juste les fous qui ne changent pas d idées,a quoi bon chercher une sorciere a bruler,nous sommes en amérique et libres,c est le jugement que l on porte sur les autres qui un jour nous rebondit dans la face....seul celui qui ne fait rien n est pas critiqué,c est facile de juger mais plus difficile d essayer de comprendre et de dialoguer...peut etre que son geste en dit long de son écoeurement avec le systeme gouvernemental,des gens payés pour penser et qui ne savent pas que gagner de l argent ce n est pas facile... »

  • Hugues St-Pierre
    Inscrit
    vendredi 22 août 2008 12h38
    Son père lui a éteint son rêve: Historien
    « Célèbre et respecté biologiste à l'UdeM, son père Pierre Couillard, un des premiers scientifiques francophones du Québec, le découragea de devenir historien ou archéologue... Que serait-il advenu de sa conscience et de cette arrogance s'il avait suivi son instinct, son destin, dans l'humilité?... (entrevue L'Actualité 15oct 2003) »

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    vendredi 22 août 2008 12h59
    La conscience tranquille
    « Chère Madame Payette,

    Je me demande si la conscience de l'humanité n'aurait pas évolué grandement depuis le temps de votre père et du mien. Ces deux hommes nés il y a plus d'un siècle étaient convaincus qu'une conscience tranquille ne fait pas bon ménage avec une conscience élastique. Votre père était un homme remarquable, j'en suis convaincu. Le mien aussi. Et, belle coïncidence, il a dû se battre pour la coopérative Desjardins de notre village natal, justement contre le curé qui favorisait sans retenue le marchant général à la conscience très élastique. Mon père était pourtant un grand pratiquant qui respectait le curé malgré tout. Droiture et charité, tels étaient ses deux principes essentiels.

    Pour revenir au Docteur Couillard, il n'est pas le seul de son espèce, surtout chez ceux qui ont du flair politique. Dans plusieurs domaines d'administration, domine le mot «apparence». J'entendais récemment une ancienne administratrice d'hôpital encourager une infirmière en exercice qui pleurait la mort d'un patient sous sa garde en lui disant : «Tu n'as pas été pointée officiellement, c'est le plus important». Et ce prêtre, qui avait abusé d'une pauvre fille amoureuse de lui en la laissant tomber dès l'acte commis, ne nous disait-il pas pour sa défense : «Ils n'ont aucune preuve contre moi.»

    C'est pour dire à quel point la conscience élastique est répandue de nos jours, au point où elle se donne présentement le vernis de la conscience tranquille. Autrefois la conscience tranquille lors de forfaits était réservée aux psychopathes. La voilà répandue dans la population : pas pris pas coupable, tel est le mot d'ordre dans tous les domaines. Où s'en va-t-on, grands dieux, avec de tels principes ? Il s'agit qu'un homme ou un pays soient vraiment puissants, pour arriver à tirer sur l'élastique de leur conscience sans que jamais celui-ci ne casse. Étonnant mais pourtant vrai, la Chine actuelle en est le meilleur exemple. Elle va bientôt prendre la relève du gouvernement Bush fils. À côté de ces géants de l'élastique, «le célèbre docteur Couillard» fait figure de nain. »

  • Jocelyne Brunet
    Inscrite
    vendredi 22 août 2008 13h25
    Docteur Couillard et la médecine au service du dollar
    « J'avais une certaine estime pour le ministe Couillard, qui semblait sincèrement vouloir améliorer le système de santé. Maintenant que je sais qu'il a quitté pour se remplir les poches au service des sangsues mercantiles qui aspirent à ne soigner que les gens bien nantis, mon opinion de lui a changé du tout au tout. Le pire, c'est que le docteur Couillard n'a pas honte. Madame Payette a bien raison de parler de conscience élastique!

    Jocelyne Brunet »

  • Roger Dion
    Abonné
    vendredi 22 août 2008 13h32
    Quel belle réflection ce matin
    « Quel bel réflection, car oui M COUILLARD mérite bien ses commentaires, dans votre éditorial ce matin.
    Il c est toujours pensé aux dessus des autres, durant toute sa vie, parce qu il avait l occasion des faire des grandes études.
    ROGER MONTREAL »

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    vendredi 22 août 2008 13h49
    Ce n'est plus la conscience mais ma conscience
    « Aujourd'hui l'intérêt privé c'est cela la conscience. Le sentiment collectif est incompatible avec la propriété privée. Nous sommes dans une civilisation de propriétaires qui ne se socialise si l'on peut dire que par la notion de mérite individuel. C'est parce qu'on a réussi selon le mythe, c'est exclusivement parce qu'on "se réalise" dans la société qu'on contribue au soi disant bien commun. Autrement dit, en société comme pour soi même, le moi est partout et est omnipotent.

    Madame Payette, la conscience en 2008 c'est l'empire du moi, c'est la suffisance du moi. Le rêve socialiste est mort, l'aspiration écologique ne rejoint pas profondément, le vouloir vivre national ici même régresse. Les journalistes des médias ont recommencé à parler de la "province" plutôt que du Québec. Le 400ème de Québec célèbre la ville pas le berceau de l'Amérique française.

    Alors monsieur Couillard est de son temps que ce soit comme ministre ou comme membre de la firme PCP, sa conscience a toujours été redevable de son intérêt privé.
    L'idéalisme réduit presque à la marginalité encourage totalement la dialectique infernale du cynisme et de l'égocentrisme. »

  • Jean-Guy Croteau
    Inscrit
    vendredi 22 août 2008 14h50
    Déceptionn
    « Il m'arrive de croire en certains politiciens. Vous avez été l'une de celles-la. J'ai cru que M Couillard était un politicien au service d'un système de santé publique à améliorer certes mais pas à dénaturer. Le défis était grand et il semble bien que les ministres de la santé les uns après les autres se sont frappés à des obstacles majeurs. Néanmoins je pensais que M Couillard allait prendre les bonnes décisions en ce sens.
    Mais voilà, il démissionne et quelques jours plus tard il oriente sa nouvelle carrière (?) vers le privé. Je suis "choqué".
    Votre article est un bijou. Vlan en pleine figure. Cà m'a fait du bien de le lire. Dommage que des politiciens comme vous l'avez été soient si rares. On en aurait bien besoin actuellement.
    Jean-Guy Croteau »

  • Fernande Trottier
    Abonnée
    vendredi 22 août 2008 14h55
    La conscience élastique..
    « J'ai toujours eu une très grande confiance en M. Couillard, comme ministre de la santé... On ne peut pas le blâmer parce qu'il y a + de malades, moins de médecins, moins d'infirmières, etc., il n'est pas responsable de tous les maux du système de santé, en lequel je crois encore, malgré les difficultés que l'on rencontre...quand je vois qu'en Floride une résonnance magétique coûte 10 000$, dormir un soir dans un hôpital, juste dormir entre 2 000 et 3 000$, qui pensez-vous parmi les québécois qui n'ont pas d'assurance, dont je suis et cè je crois la majorité, qui pourrait se payer de tels soins ?? J'avoue que je suis très déçue du chemin choisi par le Dr Rouillard dans le moment, cependant je n'arrive pas à croire qu'il ait travaillé dans notre dos pendant 5 ans.. se pourrait-il que ce choix vise à travailler pour de meilleurs soins gratuits pour la collectivité ?? On ne connaît pas tout ce qui se trame dans les officines de cette cie et du gouvernement.. et s'il fallait, je lui donne le bénéfice du doute, que ce soit nous les gagnants..!! Je suis bien naïve je le sais, mais cè ce que me dit mon PIF.. »

  • Pierre Samuel
    Abonné
    vendredi 22 août 2008 15h21
    "Miroir, oh! miroir, dis moi..."
    « Pas fort comme argument! Poutant, plein de rapaces se rasent tous les matins en se "caressant" la face! Vous devriez pourtant savoir que la conscience d'un individu ne se mesure pas "au poil"! Surtout pas dans le cas de l'opportuniste Couillard et sa bouille de chérubin attardé! "Miroir, oh! miroir, dis-moi qui est la plus belle...ou le plus beau, peut-être?" Franchement, de la part d'une féministe avérée... »

  • La Boissonnière André
    Inscrit
    vendredi 22 août 2008 15h52
    VALEURS, PRINCIPES ET CONSCIENCE
    « Chère Lise,

    Il me fait toujours grand plaisir de vous lire tant pour la clarté du propos et de vos idées si bien défendues. Encore une fois vous "scorez" dans les buts du pouvoir politique déviant, condescendant, délinquant. Le politique se plaint d'avoir mauvaise réputation, mais il y contribue largement de tout temps que le BON PEUPLE lui en donne l'occasion en lui prêtant une part de sa liberté à chaque élection. Qu'en fait-il justement de ce pouvoir le politique ? Je veux ici ajouter mon grain de sel à votre sagesse intellectuelle.

    Quand Charest et tous ses sbires ont proclamé haut et fort dans une première élection qu'ils étaient prêts, l'image renvoyait au bon peuple une puissance de confiance à toute épreuve. À telle enseigne que le bon peuple l'a réélu en le mettant au pouvoir de le gouverner une seconde fois plutôt qu'une, malgré les faits connus et plus que troublants de sa déviance à exercer le pouvoir au Québec.

    Même minoritaire le gouvernement Charest et ses co-locataires de notre Parlement National n'ont toujours pas changé d'un iota dans la manière de répondre à l'emprunt du BON PEUPLE. Le phénomène Couillard, auto-proclamé, à remplacer Charest dans un proche avenir (dans la mesure où il peut finir par s'en aller au Canada reprendre du service honorable) mais le temps a fait son oeuvre ni l'un ni l'autre n'ont eu le vent dans les voiles tellement que leur image du JE SUIS PRÊT s'est assombrie par leur ineptie à solutionner les problèmes criants pour lesquels ils s'étaient engagés à mieux faire que le gouvernement précédent. Pour consolation, l'ex-médecin et ministre a choisi le privé pour se rembourser de ses pertes sèches.

    En plus, de lui attribuer une conscience élastique notre chère Lise, il y a tout lieu d'attribuer à ce bon docteur, l'étiquette du personnage qui manipule la conscience publique pour cacher qu'il est mensonger, contradictoire à travers ses propos. L'un il se doit de répondre de son serment de médecin. L'autre il se doit de répondre de la Loi sur la santé et des services sociaux du Québec. Le BON PEUPLE lui a fait confiance, l'ex-médecin et ministre lui a menti pour ne répondre qu'à lui-même, donc de satisfaire un égo démesuré d'un homme de pouvoir comme trop souvent il leur arrive à tous.

    L'éminent spécialiste français et psychiatre de par sa formation, Maurice Berger, a écrit une oeuvre peu remarquée, mais d'une utilité sociale sans borne pour comprendre le phénomène et le fonctionnement des hommes de pouvoir dans nos sociétés modernes. Cette oeuvre à juste titre se présente sous le vocable: "La folie cachée des hommes de pouvoir", qui selon mon humble avis apporte un très bon éclairage sur les abus de toutes sortes que sont PRÊTS à commettre envers leur commettant ces mercenaires du pouvoir. Ils sont prêts à manipuler, à maintenir les gens dans l'ignorance par tous les moyens, soit leurs véritables déficits et inepties de toutes sortes pour cacher surtout leur incapacité à être à la hauteur du pouvoir qu'on leur prête !

    Il s'avère trop souvent sur le tard que seule la maladie nous permette de découvrir le véritable état... psychique de ces hommes de pouvoir.

    Somme toute, aux jours des deux dernières élections au Québec, le BON PEUPLE a donné le pouvoir à ce gouvernement qui se disait PRÊT pour le pouvoir, mais selon toute vraisemblance il n'avait pas l'obligation ni le devoir de dire en quoi au juste ils étaient prêts tous ses sbires à la traîne de Charest. Mais maintenant, le bon peuple ne peut plus plaider l'ignorance car nous savons qu'ils étaient prêts à exercer LA FOLIE DU POUVOIR et tous les moyens en conscience élastique, en valeurs ou principes détournés se devaient de s'appliquer pour ne pas sombrer à leur tour dans leur maladie. »

  • Michel Lauzon
    Inscrit
    vendredi 22 août 2008 16h26
    Nouvel ordre mondial
    « L'opinion que j'exprime ici est fidèle à celle du Parti de l'Action Canadienne dont je suis membre. Allez voir leurs prises de position uniques sur le web.

    Le Parteniat pour la Sécurité et la Prospérité (PSP) est écrit par des non-élus comme Paul Desmarais et John Manley, des gars qui favorisent la guerre.

    Depuis le denire sommet secret du PSP à Montebelo un flic americain a le droit de traverser la frontière armé sans s'inscrire aux douanes et venir arrêter n'importe qui ici à la seule condition d'être "encadré" par la GRC qui n'a pas besoin de mandat. La même GRC qui a tout fait pour Maher Arar ne revienne jamais...

    Tellement peu de gens le savent. Peu d'avocats le savent (ou bien ils font semblant de ne pas le savoir ?). Je gage que l'opposition n'en n'a jamais parlé. La même maudite opposition qui laisse passer une guerre quand 75% (minimum) de nous sommes contre.

    Plus tard on apprends que l'armée US a acquis le droit de venir occuper notre territoire en cas de révolte!

    Ce PSP mène directement au "North American Union" ou le mot Canada signifiera un Porto-Rico en plus grand.

    L'Union Européenne est plus avancée, regardez donc Sarkozy aller. Notez que les Français disent que Sarko a été élu grâce à Paul Desmarais. Sarko a remplacé ces soldats par des casuques bleus dans la position d'honneur du défilé du 14 Juillet. Le bût ? Remplacer toutes les polices et toutes les armées par des casques bleus de l'ONU.

    Aux USA il y a déjà des prisons privées dont les proprios ont souvent des noms à consonance sioniste.

    Paul Desmarais est de toutes les associations alter mondialistes tel Bilderberg, Council on Foreign Relations de Rockefller auprès de criminels de guerres tel Kissinger et de salauds tel Cheyney.

    Il travaille avec le Carlyle Group avec G.W.H. Bush et le frère de Sarkozys ur des investissements militaires ou des projets tel Rabaska et Nord-Médoc en France.

    Ce n'est pas un hazard si Michalle Jean se dit la Commandante des Armées du Canada et se fait qualifier de la quasi Reine du Canada par Sarkozy.

    C'est ça le "New World Order". »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    vendredi 22 août 2008 16h52
    La plume de Madame Lise!
    « Bien sûr, Madame Lise, vous avez une excellente plume.
    Quelques fois ironiques et d'autres fois acérées. Aujourd'hui
    c'est les deux. Vous «plantez» le docteur je-sais-tout
    comme ce n'est pas possible.
    Le cher homme a implanté deux mégas hôpitaux, un franco l'autre anglo. C'est évident qu'il y en a un de trop. Ça tout
    le monde le sais à l'exception du gouvernement gaspilleur
    de Jean Charest.
    Quant à une enquête à savoir: y a t'il eu décrets au conseil des ministres avant son départ. Tout cela est secret.
    Je ne vois pas comment le chat sortirais du sac et condamnerais l'ancien ministre.
    Réjean Grenier. »

  • Pierre Allard
    Inscrit
    vendredi 22 août 2008 16h53
    Un jour, il y a longtemps...
    « L'elasticité est la depuis longtemps. je me souviens à l'époque de Lucien...

    http://nouvellesociete.org/5015.html

    Pierre JC Allard »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 22 août 2008 17h25
    La conscience ?
    « La conscience est créée par une certaine éducation, celle qui rappelle aux enfants de se demander comment ils jugent leurs comportements. Ma chère Lise, cette éducation est largement disparue, notamment chez la bourgeoisie et la petite-bourgeoisie. Les parents de ces classes sociales font tout pour éviter que leurs enfants s'« enfarchent » dans des scrupules moraux. « Foncer mes petits, les autres ont juste à faire pareil. »
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Michel Lauzon
    Inscrit
    vendredi 22 août 2008 18h07
    Couillard nous a trahi.
    « Visage à 2 faces. Le nom même de la compagnie "Persistence Capital Partners" dirigée par la famille du Dr. Sheldon Elman qui a acheté "Medisys Health Group Income Fund" par l'intermédiare de "6799221 Canada Ltd". Medisys sera retiré de la bourse de Toronto.

    Trouver qui est propriétaire de ces compagnies est difficile.

    Cet achat a été fait sans tenir d'assemblée des actionnaires avec l'approbation de l'Autorité des Marchés Financiers.

    PCP semble avoir violé la "Loi sur la transparence et l'éthique en matière de lobbyisme" qui stipule qu'une entreprise qui communique avec un ministre dans le but de l'influencer relativement à un projet de loi, à un règlement ou à un contrat doit s'inscrire au registre des lobbyistes. PCP n'est pas inscrite à ce registre. Couillard avaoué avoir rencontré PCP.

    Philippe Couillard avait il déclaré son intérêt à l'égard de PCP au moment où le conseil des ministres adoptait deux décrets favorisant le futur employeur du ministre ?

    Selon la CSN sous la gouverne de Philippe Couillard le recours au privé s'est grandement développé. La loi 33 permet le recours aux assurances privées pour différentes chirurgies, la fermeture de 2200 lits en soins de longue durée transférés vers le privé, les partenariats public privé pour la construction des deux centres hospitaliers universitaires à Montréal, l'agrandissement de l'hôpital Hôtel-Dieu de Québec, la construction d'un CHSLD en Montérégie propriété privé.

    Cameron D. Koziskie de Torry LLP, une firme d'avocats internationale, a géré la création de PCP.

    J'aimerais savoir qui est impliqué, surtout savoir si Paul Desmarais ne serais pas impliqué. »

  • Richard Gauthier
    Inscrit
    vendredi 22 août 2008 18h45
    Type de miroir
    « Mme Payette. Je pense que le ministre regarde seulement dans un miroir sans tain. Ce miroir a la particularité de renvoyer l'image comme un miroir tout en préservant la transparence et les propriétés intellectuelles des individus en pleine tourmente. De plus l'application du film miroir permet de résoudre efficacement les délicats problèmes posés par les grandes compagnies lorsque celles-ci autorisent les regards indiscrets et les confidences ultra-secrètes. En bref, l'utilisateur peut voir sans être vu et nous prendre pour des parfaits imbéciles. »

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    samedi 23 août 2008 00h23
    Chassez le naturel, il revient au galop ...
    « Bravo Mme Payette,

    C'est regrettable que si peu de québécois ne puissent lire cet excellent article ; c'est vrai, j'ai oublié l'accès à internet...
    Mais s'ils ne sont pas abonné(e)s au Devoir peuvent-ils y avoir accès quand même? J'espère que oui!

    Lors de sa arrivée on pouvait enfin espérer. Première erreur très grave pour le Québec, au lieu d'approuver et lancer le projet au 6000 Saint-Denis (le CHUM serait presque bâti aujourd'hui), il s'est lancé dans dans un "consultationite" qui a duré près de 3 ans! Il s'est même permis un bras de fer avec notre Jean Charest.
    Puis il réussit à ne rien faire avancer, dont à reculer, et il s'est lentement mais solidement tourné vers le privé.

    N'avait-il pas promis que seules trois interventions (hanches, cataractes genoux ) iraient au privé? Combien de fois l'a-t-il répété : juste ces trois là (puisque les plus payantes pour le privé). Mais il n'a pas tenu sa promesse, comme tout le monde le sait...

    Il était allé s'enréchir aux Émirats dans le privé( et c'était correct) ; puis l'envie du Pouvoir lui a fait quitter son poste à Sherbrooke(c'était correct) ; puis enfin il est retourné à l'argent - au privé. Mais avant de partir il n'a pas oublié de faire passer deux lois pro-privés.

    Chassez le naturel, il revient au galop ...

    Que l'on soit libéral, adéquiste ou péquiste cela ne change rien à la vérité. Tout ce que vous avez écrit Mme Payette est d'une grande limpidité. Point.

    N.B. J'aimerais tellement me tromper!

    P.S. M. Montoya, vous avez raison à propos de Couillard : il vaut mieux en rire qu'en pleurer. Si quelqu'un dit noir vous dites blanc : j'espère que toutes celles autour de vous, vous trouvent drôle à s'en tordent... »

  • Marie-Andrée Paquet
    Inscrite
    samedi 23 août 2008 14h09
    Bandes de naïfs!
    « Le bon docteur qui «pratiquait», si je me souviens bien, aux émirats arabes(bonjour la démocratie)a sûrement été recruté à cette époque justement pour venir soutenir le parti libéral et ses amis dans leur projets de PPP. De quoi se surprend-on? Il fait simplement poursuivre sur sa lancée. Bandes de naïfs! »

  • Françoise Maertens
    Inscrite
    dimanche 24 août 2008 09h26
    Chère Fleurette,
    « Pour traiter ainsi Mme Payette, vous devez être bien mesquine vous aussi! J'espère qu'un jour, vous aurez à avoir affaire avec les services privés de ce cher M. Couillard et que vous aurez à vendre maison et autres biens pour pouvoir vous faire soigner!
    Bonne chance! »

  • Françoise Maertens
    Inscrite
    dimanche 24 août 2008 09h30
    Un autre mot pour Fleurette,
    « Attention de ne pas vous tromper... vous semblez ingurgiter le message qu'on essaie de nous faire croire : Les Québécois ne veulent plus entendre parler de la souveraineté!!! Moi, je peux vous dire que j'en connais un très grand nombre qui veulent de plus en plus en entendre parler! Ne vous fiez pas aux apparences, le réveil pourrait être brutal! »

  • Michel Thibault
    Abonné
    dimanche 24 août 2008 13h59
    Il n'est pas le seul
    « Bravo madame Paillette pour cette belle leçon de vie. Votre article devrait ouvrir les yeux à plein de gens.

    Mais il y a belle lurette que plusieurs personnes de la fonction publique ont abusé de leur poste. Je pourrais en nommer plus d'une. »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    lundi 25 août 2008 12h14
    @Françoise Maertens
    « Vous écrivez:" Les Québécois ne veulent plus entendre parler de la souveraineté!!! Moi, je peux vous dire que j'en connais un très grand nombre qui veulent de plus en plus en entendre parler! Ne vous fiez pas aux apparences, le réveil pourrait être brutal!'

    Arrêtez vos prédictions de malheur car vous commencez sérieusement à nous effrayer là...!

    Lors de la période péquiste, notre système de santé a encaissé un dur coup dont nous avons peine maintenant à nous remettre. Qu'en sera-t-il alors s'il fallait que ce parti reprennne le pouvoir...je n'ose y penser.

    Changement de propos, comme plusieurs, j'ai dû faire appel au secteur privé pour contourner les listes d'attente en ce qui a trait à certains examens radiologiques, résonnance magnétique, scan et autres, lesquels sont en partie défrayés par les assurances collectives, comme bon nombre de fonctionnaires, d'employés du secteur public, et autres.

    Il en va de même pour certaines chirurgies (hanches, genoux, cataractes) qui ne sont malheureusement pas défrayées par les assurances collectives mais sont quand même déductibles d'impôt. J'ai pu constater que, de plus en plus, la classe moyenne se tourne vers le privé pour l'obtention de ces chirurgies pour ne pas avoir à subir les listes d'attente du public et mettre un terme à leurs douleurs. C'est une question de priorité dans le choix de certains investissements.

    Je suis assurée que Mme Payette, Mme Marois, Bernard Landry et autres éminents péquistes (Drainville et autres), moyennement pourvus sur le plan monétaire et cotisant à des assurances privées et/ou collectives, ont déjà eu recours au secteur privé pour certains traitements et examens.

    Cessons donc de jouer à l'autruche.... Plus il y aura de concurrence dans le secteur privé plus les coûts se bonifieront et seront accessibles à un plus grand nombre.

    Actuellement, le secteur public est sous le contrôle des syndicaleux et autres marxistes-léninistes de tout acabit... pas surprenant que certains privilégient le secteur privé. »

  • Marie-Louise Lacroix
    Inscrite
    lundi 25 août 2008 19h23
    Le simplisme idéologique de nos Fleurette
    « Votre simplisme, Mme Fleurette, alias Raymonde Chouinard, fait sourire.

    Des entreprises, dont la raison d'être réside dans l'intérêt économique (appelé communément : le profit), parviendraient à coûter moins cher à la collectivité que le système public.

    Cherchez l'erreur...

    Les syndicats - marxistes léninistes !!! - ont bon dos avec vous.

    Par ailleurs, presque partout dans le monde où on a intégré le privé dans le système de santé, ce fut une faillite monumentale. À commencer par les États-Unis ! En particulier auprès de la classe moyenne inférieure (pas assez riche pour se payer des assurances privées, et pas assez démunie pour bénéficier du service public complet).

    Vraiment, il y en a qui ne regardent les choses que par des lunettes idéologiques qui les rassurent sur tout ce qu'elles ne veulent surtout pas voir.

    De grâce, renseignez-vous, informez-vous, réfléchissez aussi, un peu, avant d'écrire n'importe quoi. »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    mardi 26 août 2008 12h22
    @ Fleurette Riverain
    « Démagogie vous dites. Vous avez une ménoire bien sélective à sortir ainsi les évènements de leurs contextes. Vous dites: * C'est le PQ qui a massacré la santé en mettant à la porte 1500 médecins et 4000 infirmières et, suprême bêtise, en bloquant les admissions aux facultés de médecine et aux sciences infirmières....* En bonne fédéraliste, vous omettez les coupures simultanées du gouvernement fédéral à l'assurance-emploi, en santé, son empiètement dans les champs de compétences des provinces. Combien de milliars de $$$ ont-ils fait sur le dos des chômeurs à voler ainsi leurs contributions? Bien entendu le PQ a sous-estimé les départs et il doit assumer ce qui lui revient. Je suis en accord. Mais il y a des limites à mentionner des évènements en les sortant de leurs contextes, leur donnant ainsi des proportions démesurées...De la mauvaise foi madame! Retournez en 1994, aux coupures indécentes du fédéral sur le dos des provinces, à leur faire payer la dette canadienne léguée par Trudeau et Chrétien. Ils n'avaient aucun scrupules à agir ainsi, et entre nous, probablement une grande satisfaction à couper les vivres aux provinces alors qu'un gouvernement souverainiste était à Québec. Aucun scrupule à le faire mal parraître! Les gens après tout ne se souviendront pas des coupures simultanées du fédéral... Vous en êtes le parfait exemple madame. Ce sont là des faits indéniables que vous ne pouvez contredire...Nuance svp? »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    jeudi 28 août 2008 11h09
    @Marie-Louise Lacroix
    « Du haut de votre savoir et de votre arrogance péquistes, avant de traiter les propos des autres de simplistes pour ne pas dire de simplette, vous seriez mieux de vous relire vous-même.

    Et puisque tel était mon propos, venez donc me confirmer que vous n'avez au grand jamais utilisé les services du secteur privé....

    Que d'hypocrisie....

    Encore la preuve que vous fabulez sur tout, je n'ai pas besoin d'utiliser d'alias pour émettre mon opinion. Hors de l'église, point de salut et pour reprendre une autre expression à la Bush, "tout ceux qui ne sont pas avec moi, sont contre moi"; telle est votre mentalité de bon pensant.

    Qui sait, je me questionne, peut-être êtes-vous l'alias de Françoise Maertens, alias de Marois, Landry et de qui d'autres en plus, le champs est vaste pour les suppositions...!!!!!!

    Pour poursuivre dans le simpliste, si le fédéral a opèré des coupures lorsque le PQ était au pouvoir, peut-être est-ce une raison suffisante, après tout, pour ne pas élire ce parti qui ne nous occassionne que des désagréments. »

  • Benoît Lauzière
    Abonné
    mardi 9 septembre 2008 11h57
    Aux Olympiques de la privatophobie
    « LE DEVOIR ayant refusé de faire paraître ma réaction envoyée le 22 août, je me permets de la soumettre ici.

    Aux Olympiques de la «privatophobie», récemment relancés à l'occasion du choix professionnel de M. Couillard, le podium ne sera jamais assez large pour y faire monter tous les champions de cette catégorie. Mais incontestablement, la médaille d'or doit être attribuée à Mme Payette suite à la performance réalisée dans sa chronique d'aujourd'hui. Le niveau de difficulté avait beau être bas, le prêt-à-porter idéologique et les certitudes du pharisien tenant lieu ici d'argumentaire, la profondeur des plongeons dans la logique binaire et le maintien à distance de toute pensée autre que moralisante justifient la plus haute note.

    D'entrée de jeu, on est plongé dans l'univers de la Sainte Inquisition : «il vient de choisir de tourner le dos à sa foi et est passé à l'ennemi ». Coupable sur simple déposition. Démontrant, « ce faisant, une élasticité de la conscience qui en dit long sur le personnage », il doit être sans autre procès excommunié et chassé de Église de Madame en dehors de laquelle il n'y a pas de salut.

    Formée à la discipline du miroir que son père, lui, utilisait pour se raser, Madame n'y voit que le reflet de sa bonne conscience. Elle sait où est le Bien puisqu'elle y réside depuis la petite enfance; elle sait surtout avec la plus grande certitude où est le Mal, nouvelle demeure de ce pauvre Couillard qui en est réduit à porter la barbe pour éviter « la rencontre avec le miroir ». Pauvre madame Payette qui n'a pour tout miroir qu'un rétroviseur.

    Décidément, il ne manque pas de Tartuffes ni de Précieuses ridicules au Québec, mais de Molières.

    Benoit Lauzière »

  • Benoît Lauzière
    Abonné
    mardi 9 septembre 2008 12h05
    Aux Olympiques de la privatophobie
    « Je soumets cette réaction que LE DEVOIR a refusé de faire paraître dans la section Lettres ou Idées.

    Aux Olympiques de la «privatophobie», récemment relancés à l'occasion du choix professionnel de M. Couillard, le podium ne sera jamais assez large pour y faire monter tous les champions de cette catégorie. Mais incontestablement, la médaille d'or doit être attribuée à Mme Payette suite à la performance réalisée dans sa chronique d'aujourd'hui. Le niveau de difficulté avait beau être bas, le prêt-à-porter idéologique et les certitudes du pharisien tenant lieu ici d'argumentaire, la profondeur des plongeons dans la logique binaire et le maintien à distance de toute pensée autre que moralisante justifient la plus haute note.

    D'entrée de jeu, on est plongé dans l'univers de la Sainte Inquisition : «il vient de choisir de tourner le dos à sa foi et est passé à l'ennemi ». Coupable sur simple déposition. Démontrant, « ce faisant, une élasticité de la conscience qui en dit long sur le personnage », il doit être sans autre procès excommunié et chassé de Église de Madame en dehors de laquelle il n'y a pas de salut.

    Formée à la discipline du miroir que son père, lui, utilisait pour se raser, Madame n'y voit que le reflet de sa bonne conscience. Elle sait où est le Bien puisqu'elle y réside depuis la petite enfance; elle sait surtout avec la plus grande certitude où est le Mal, nouvelle demeure de ce pauvre Couillard qui en est réduit à porter la barbe pour éviter « la rencontre avec le miroir ». Pauvre madame Payette qui n'a pour tout miroir qu'un rétroviseur.

    Décidément, il ne manque pas de Tartuffes ni de Précieuses ridicules au Québec, mais de Molières.

    Benoit Lauzière
    Saint-Lambert »

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