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Le cynisme plombe la souveraineté

Contrairement à François Legault, Pauline Marois ne veut jeter l'éponge

Robert Dutrisac   21 août 2008  Québec
Pauline Marois
Pauline Marois
Bécancour — Le cynisme affiché par la population québécoise à l'égard de la politique rend-il invendable la souveraineté du Québec? La chef du Parti québécois, Pauline Marois, croit que non.

La chef péquiste n'est pas d'accord avec le député de Rousseau, François Legault, qui juge que le projet souverainiste a du plomb dans l'aile à l'heure actuelle en raison du cynisme de la population qui est à son comble.

«Je pense qu'au contraire, les gens recherchent justement de nouveaux défis», a affirmé hier Pauline Marois en marge du caucus de fin d'été des députés du PQ. «On a le goût au contraire de remettre le projet de souveraineté à l'ordre du jour le plus rapidement possible.»

À l'entrée du caucus, François Legault s'était épanché sur la difficulté de faire de la politique au Québec par les temps qui courent et de promouvoir de grands projets collectifs. Le cynisme de la population envers la classe politique, «c'est pire que jamais», estime le député.

Le projet souverainiste est toujours pertinent, a soutenu M. Legault. «Mais actuellement, la crise de confiance envers la classe politique en général nous met dans une situation qui n'est pas facile pour parler d'un projet collectif.»

François Legault estime que le PQ doit se contenter d'offrir à l'électorat de former un bon gouvernement. «Les gens se disent: avant de m'embarquer dans un grand projet, un grand changement, y a-t-il moyen de régler les problèmes financiers, nos problèmes dans nos écoles, les inquiétudes qu'on peut avoir au niveau de notre emploi, de notre économie?», a-t-il fait valoir.

«Pour être capable de présenter un grand projet comme la souveraineté du Québec, il faut d'abord bâtir la confiance», a avancé M. Legault.

C'est du bout des lèvres que Mme Marois admet qu'il y a «dans certains cas» du cynisme au sein de la population à l'égard de l'action politique. L'annonce de Philippe Couillard, qui a quitté la politique pour faire désormais la promotion des cliniques médicales privées, «n'est pas très heureux dans les circonstances», a-t-elle noté.

Mais il existe toujours de l'intérêt pour le projet souverainiste, dont l'appui au sein de l'électorat atteint toujours quelque 40 %. Pour Pauline Marois, il faut aborder le projet souverainiste sous l'angle des pouvoirs que le Québec doit obtenir pour assurer son développement. Un comité partisan travaille à un manifeste sur la souveraineté qui sera présenté en octobre à la Conférence des présidents et présidentes du PQ et une tournée suivra, a-t-elle mentionné.

De passage au caucus des députés péquistes pour les informer de la situation politique à Ottawa, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, s'est dit fin prêt pour le déclenchement prochain d'élections par Stephen Harper même avant la tenue des élections partielles fixées au 8 septembre. Il s'est inscrit en faux contre la thèse soutenue par M. Legault et il entend parler de souveraineté durant la campagne. «Si ça [la souveraineté] demeure pertinent, c'est pertinent. Et si c'est pertinent, il faut en parler, a-t-il dit au cours d'un point de presse. C'est quand on ne parle pas des choses que le cynisme s'installe.»

Le PQ croit avoir trouvé un cheval de bataille pour rendre concrètes les aspirations souverainistes: l'exploration et l'exploitation des gisements de pétrole et de gaz que recèlent le lit du Saint-Laurent et le site de Old Harry au large des îles de la Madeleine. Le gouvernement fédéral n'a toujours pas délivré de permis pour l'exploration de ces gisements. Les négociations entre Québec et Ottawa à ce sujet achoppent.

Le Québec n'a pas les pleins pouvoirs pour lancer ce grand projet d'autosuffisance énergétique. «Quand on dit ça aux gens, ils sont outrés», a fait valoir Mme Marois. Le potentiel d'hydrocarbures représenterait un minimum de 20 milliards en redevances et autres revenus sur dix ans, avance-t-on au PQ.

La chef péquiste et le porte-parole en matière d'environnement, Camil Bouchard, ont effectué à la fin de juillet une mission en Norvège qui «concilie l'exploitation de ses ressources gazières et pétrolières avec le développement durable», ont-ils affirmé.

À l'instar de l'État norvégien, le gouvernement du Québec doit être le maître d'oeuvre de l'exploitation pétrolière et gazière au Québec. La société norvégienne StatoilHydro, dont l'État détient plus des deux tiers des actions, extrait 60 % des barils de pétrole de la mer du Nord. L'État norvégien détient des intérêts minoritaires dans toutes les entreprises engagées dans l'exploitation de cette ressource, a souligné en outre M. Bouchard. Grâce aux redevances et aux profits de la société d'État, la Norvège, qui ne compte que 4,6 millions d'habitants, a ainsi constitué un formidable fonds de 550 milliards qui fait saliver les péquistes. «Ça nous libérerait de notre dépendances au pétrole étranger et améliorerait notre balance commerciale», a avancé Mme Marois. Un gouvernement péquiste formerait une société d'État, qui pourrait se nommer Pétro-Québec, pour se consacrer à l'exploration, à l'extraction et à la distribution d'hydrocarbures. «Tout est imaginable», a dit Pauline Marois.

Pour sa part, le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a saisi l'occasion pour se moquer des divergences de vue au sein du PQ.

«M. Legault a écouté les Québécois pas mal plus que ses collègues cet été», a commenté M. Dumont à Montréal, en soutenant que le député de Rousseau fait une juste lecture de ce que veulent les citoyens.

Par ailleurs, le député de Borduas, Pierre Curzi, est revenu pour en rire sur la polémique entourant le concert de Paul McCartney à l'occasion du 400e anniversaire de la fondation de Québec. «Je considère que j'ai contribué modestement à la notoriété du concert de Paul McCartney», a-t-il dit, ajoutant que, pour lui, l'incident est clos. Le porte-parole péquiste en matière de culture n'entend pas se formaliser si Céline Dion chante en anglais lors de son concert à Québec. «Je n'ai pas de problème avec les langues. Si Céline chante en français, en anglais, je n'ai pas de problème avec ça.»

***

Avec la Presse canadienne
 
 
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  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 21 août 2008 06h41
    LE PQ VICTIME DE LA FRAGMENTATION DE L'AUDITOIRE...
    Enfant agité de la Révolution tranquille, de la libération coloniale et des premiers CEGEPs le PQ a longtemps été une coaltition nationaliste, avec un programme de gauche. Ailleurs dans le monde qui dit nationaliste dit forcément droite, i.e. accroché aux valeurs du passé, à son héritage, ses traditions. Mais pas au PQ.

    Dès le début on a placé la barre haut à gauche, genre nationalisation de l'amiante, nationalisation de l'assurance-auto, zonage des terres agricoles, etc. Pendant plus de 30 ans, la droite, d'Yves Michaud à Joseph Facal, en passant par Jacques Brassard et Jean Garon, a pris son trou, la cause nationale l'emportant sur l'orientation idéologique.

    La belle coalition a tenu pendant 30 années jusqu'à ce que Lulu, sorti de nulle part, prenne le contrôle de la shop et enterre l'article un pour se lancer dans l'entreprise suicidaire du déficit zéro. Pour y arriver on allait bien sûr devoir couper, s'aliénant tout le flanc gauche. Écourés, ces derniers ont fondé leur propre shop solidaire avant de se recycler de plus en plus chez les verts partis pour la gloire. La droite, voyant qu'il n'y avait plus de cause à défendre, s'est réfugiée chez Mario. Résultat: le PQ est comme la télé généraliste, victime des chaines spécialisées, il perd chaque jour des électeurs.

    Que faire maintenant que le génie est sorti de la bouteille?

    Demander Mario en mariage et constituer une coalition de centre-droit nationaliste? Y voudra jamais. (Si quelqu'un sait où Mario s'en va, prière de nous en informer. Dumont a le génie de mettre le doigt sur le bobo mais est incapable d'en trouver la solution. A une marche du pouvoir il est incapable de se constituer une équipe! Mario joue solo.)

    Demander Françoise et les verts en mariage pour constituer un nouveau pq-vert-zé-progressiste? De quoi vider le parti de ses derniers conservateurs et les jeter dans les bras de Mario.

    Bref, les horizons du PQ sont bouchés. Trop à gauche, on perd à droite, trop à droite, on perd à gauche alors que chez les Libéraux, on a juste à agiter le chiffon bleu (la guenille bleue...) pour faire sortir l'imperturbable trio infernal des vieux, des allos et des anglos qui ont une peur bleue du Québec libre.

    Bref, on s'oriente vers une élection où les Libéraux pourraient frôler les 40% et être majoritaires. Le PQ est bloqué à 30% sous Pauline et ne lève pas. L'ADQ est retombé à son 20% "historique" et la gogauche, les purs-ré-durs et les verts ramassent le 10% qui pourrait donner le pouvoir au PQ. On est dans un cul-de-sac qui doit faire mourir de rire Jean Charest

  • Gilbert Belzile
    Inscrit
    jeudi 21 août 2008 06h59
    Des fidèles qui ont perdu la foi!
    Franchement, on se croirait dans un concile de théologien qui discutent du sexe des anges alors qu'ils ne se rendent même pas compte que les fidèle ont quitté leur église!
    Les Québécois, ça semble évident, ne veulent plus de référendum,pourquoi vouloir leur enfoncer la souveraineté dans la gorge de force?

  • jack roy
    Inscrit
    jeudi 21 août 2008 07h21
    Manque de leadership
    Le PQ aurait besoin d'un(e) bon(e) chef d'orchestre pour accorder les violons pour faire un concert rassembleur avec aucune fausse note.

    Il devrait s'inspirer du concert de Paul McCartney qui s'est déroulé sans accrochage ni fausse note.Un concert rassembleur comme jamais le Québec avait connu.

    Que voulez-vous c'est légendaire leur dispute sur la place publique.Imaginez ils veulent être rassembleur avec leur projet.Pfff!
    Il me semble qu'il faut commencer à donner l'exemple.

    Combien de députés péquistes ont fait des déclarations incendiaires depuis l'arrivée de Mme.Marois??

    On dirait un parti de novice qui commence en faisant de plus en plus d'erreurs de parcourt."Trop de chef et pas assez d'indiens"

    Ce parti est dysfonctionnel depuis l'arrivée de Mme.Marois et avant aussi.En fait depuis que M.Parizeau est pu chef d'orchestre.

    Le PQ est dépassé par les évènements et aurait grand besoin d'une girouette pour leur indiquer la direction des vents.

    Robert Charlebois

    "Ton beurre est dur pis tes toasts sont brûlées
    Ton lait est sûr ton jaune d'oeuf est crevé
    T'as pu d'eau chaude pour te faire un café instantané.

    You're a frog, I'm a frog, kiss me, * bec, bec *
    And I'll turn into a prince... suddenly!
    Donne-moé des pinottes , J'm'en va t'chanter «Alouette» sans fausse note!"

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 21 août 2008 07h35
    M. Legault, Mme Marois et le Pape
    Si le cynisme actuel plombe la souveraineté, il doit bien aussi plomber le fédéralisme d'où il émane puisque c'est cette forme de constitution que nous avons.

    M. Legault est expert en finances mais est-ce qu'il est aussi expert en plomberie comportementale ?

    Mme Marois a bien raison de continuer à mettre de l'avant la souveraineté du Québec puisque c'est la raison de vivre numéro un du PQ.

    M.. Legault qui voudrait mettre la souveraineté sur la glace est un peu comme notre bon Pape qui voudrait mettre Dieu sur la glace vu que plusieurs de ses fidèles doutent de son existence.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    jeudi 21 août 2008 07h38
    Le Parti québécois, c'est comme des Libéraux avec la frime de la souveraineté en plus.
    Seule la souveraineté du Parti québécois permet de se démarquer des Libéraux. Parce que la sociale démocratie du Parti québécois du début a perdu bien des plumes. Enlevez la souveraineté au Parti québécois et ils deviennent comme une extension des Libéraux. La population l'a souvent appris a ses dépends.

    Il n'y a pas beaucoup de débats qui se passent entre le Parti québécois et les Libéraux quand ils parlent d'économie, sauf dans le menu détail dans la façon d'appliquer ce qu'ils décident. Encore là, un jeu de frime que la population a rapidement compris au fil des années. Alors, lors des élections, que la population vote pour le Parti québécois ou les Libéraux, c'est comme blanc-bonnet et bonnet-blanc.

    JM

  • François Lalonde
    Inscrit
    jeudi 21 août 2008 07h57
    Ben, oui..
    On se tait, on ne dit rien - je ne me souviens pas de la dernière fois que le Parti québécois m'ait présenté des arguments en faveur de la souveraineté - et on affirme ensuite que les gens sont cyniques.

    Un, le cynisme envers la classe politique a toujours existé, il n'y a rien de nouveau là-dedans et deux, oui, je suis cynique face aux gens que j'ai élu pour exercer du leadership et qui dorment à l'Assemblée Nationale.

    Dire que François Legault voulait être le chef de ce parti ! Et que dire de Pauline Marois qui a attendu 25 ans pour devenir chef et qui n'a aucun projet valable à nous proposer !

  • Pascale Choquette
    Abonné
    jeudi 21 août 2008 08h01
    Toujours à l'attaque...
    Nos Elvis et Bob Gratton sont toujours à l'attaque face au Québec...N'importe quoi et n'importe quelle situation; nous entendons des commentaires dinausoriens contre la nation Québécoise...

    Vive le Québec Libre de la petitesse d'esprit (sic Dumont)

  • Pierre Samuel
    Abonné
    jeudi 21 août 2008 08h15
    "Je trouve que Madame est "gonflée"..." (dixit Jacques Brel)
    "Chassez le naturel, il revient au galop!", dit le proverbe. N'est-ce pas "l'essence" même du Parti Québécois depuis 40 ans que d'être passé maître dans l'art de l'ambiguïté? Et,malgré tout, on affiche toujours le même culot de prendre les Québécois pour de fieffés imbéciles! Lorsque l'ineffable duchesse de l'Ile Bizard "désavoue" un de ses principaux lieutenants tel François Legault, ne poursuit-elle pas la "tradition" du Parti? Comment peut-elle le rabrouer en affirmant, par la suite, avec cette roublarde suavité dont elle seule a le secret, "qu'on a le goût de remettre le projet de souveraineté à l'ordre du jour le plus rapidement possible"(!!!), alors même que l'une de ses premières "décisions" lors de son "couronnement" à la chefferie fut de repousser le déclenchement éventuel d'un référendum à ce sujet aux calendes grecques!
    D'accord avec vous, chère Dame, le "cynisme" n'est pas dans la population, mais bel et bien "intrinsèque" à votre parti!

  • Caroline Moreno
    Inscrite
    jeudi 21 août 2008 08h58
    LA CROIX DU PQ
    Malgré la piètre performance du parti aux dernières élections, M. Legault n'a pas compris que le cynisme de la population venait de son incapacité à faire de l'indépendance du Québec un enjeu politique. Ce n'est pas une option sur une voiture dont on parle, mais du véhicule! L'indépendance ne réglera pas tous les problèmes, mais elle aura le mérite de nous faire avancer!

    Au référendum volé, le PQ propose un référendum volé puis, remet son exercice aux calendres grecques. À l'anglicisation de Montréal, il suggère l'anglicisation de tous les Québécois. Pour accéder à l'indépendance, il conclut qu'il faut éviter d'aborder la question. Combien de poissons mordront à l'hameçon? L'appât est mince.

    Ceux qui voient, dans ce nouvel aveu de faiblesse, une stratégie gagnante à longue échéance regardent ailleurs. D'ailleurs, ils ont raison. Qui voudrait être dans leurs souliers pour escorter le corbillard péquiste vers la tombe qu'il s'est creusée?

    Il ne reste, de toute évidence, qu'à faire une croix dessus.

  • Jacques Lafond
    Abonné
    jeudi 21 août 2008 10h19
    Souveraineté - association
    Ce que personne au Québec ne comprend, incluant les député et chefs des partis politique, c'est que le projet de souveraineté association de Monsieur René Lévesque est maintenant un fait accompli; une réalité. Le problème, est que tout le monde au Québec parle de souveraineté, de référendum, de projet de souveraineté, etc., au lieu de simplement agir en peuple souverain que nous sommes.

    À ce que je sache, le Québec, sous aucun gouvernement depuis 20 ans, n'a jamais signé la constitution canadienne, et à ce que je sache, la chambre des communes à voté librement et démocratiquement que le Québec était une nation.

    Que voulez vous de plus.

    On est libéré de ce pays voisin qu'est le Canada. On est souverain et associé à eux.

    Alors, arrêtons de se mettre nous mêmes les bâtons dans les roues, arrêtons de demander la permission au Canada pour tout, arrêtons des rêver à une souveraineté possible à venir...

    Commençons finalement à AGIR en pays souverain, adulte, indépendant, intelligent, confiant ... immédiatement.

    On a pas à se faire contrôler d'aucune façon par ce Canada voisin. Et si on fait quelque chose qui ne plait pas au Canada, on va le considérer, le respecter, mais on va DÉCIDER ; sur tout, et sans exceptions...

    Ce n'est pas facile d'être le boss, d'être le propriétaire, d'être indépendant, mais c'est tellement enrichissant. Donc, commençons tout de suite. Assez de discussion et de ''parlage''; on passe à l'action ...

  • andré michaud
    Inscrit
    jeudi 21 août 2008 10h20
    Trop tard M.Curzi, bravo M.Legault
    Pauvre M.Curzi, il est trop tard. Nous, les centaines de milliers de "totos" qui aimont M.MCartney se souviendront...

    M.Legault a tout à fait raison, mais la lucidité ne gagnera jamais sur l'idéologie au PQ, un parti dogmatique contrôlé par une poignée d'intégristes nationalistes qui dictent aux chefs ce qu'Ils doivent faire, ou les mettent à la porte comme ils ont fait avec M.Lévesque, le fondateur du parti!!!

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    jeudi 21 août 2008 10h30
    Un Québec Libre !
    Voilà la solution !

    Fini les promesses les québécois n'y croient plus.
    C'est des actes qu'ils veulent.

    Sylvie R. Tremblay
    Jeanne du Lys
    Parti indépendantiste
    http://www.vigile.net/_Tremblay-Sylvie-R_

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    jeudi 21 août 2008 10h37
    Le ramollissement des esprits
    Je crains que M. Legault ait raison, parce que le ramollissement culturel, ce cancer qui ronge la société québécoise, atteint même Pierre Curzi. Pour lui aussi, il est normal qu'un artiste québécois qui aille se produire aux USA le fasse en anglais, histoire de respecter ce fier peuple, mais qu'au Québec on peut passer outre, parce qu'ici on est très accomodants. Avec des modèles comme ça, il ne faut pas attendre notre prise en charge avant mille ans. Vive le petit peuple!

  • Fernand Trudel
    Abonné
    jeudi 21 août 2008 10h46
    Mme Marois, il est trop tard pour la souveraineté
    J'étais de ceux qui se sont emballés devant le projet de société et le grand défi que nous proposait René Lévesque de se prendre en mains. Nous sommes les baby-boomers et Renée Claude nous chantait «C'est le début d'un temps nouveau, la moitié des gens n'ont pas trente ans». Or, voilà le drame...

    Les baby-boomers sont à la porte de la retraite et le chantier n'est toujours pas ouvert. Nos bras sont fatigué et la relève se fait rare. De plus, on a créé un état providence qui rend dépendant le peuple qui n'ose plus. L'effort et les sacrifices que nécessitent une souveraineté pour traverser la période post-référendaire n'aura pas assez de volontaire pour se tenir debout et se relever les manches. Il n'est plus vrai que la moitié de gens n'ont pas trente ans et le déficit démographique nous démontre que les bras pour travailler au chantier de bâtir un pays n'y sont plus assez nombreux. En plus, la motivation et la détermination se sont estompés par le maternage de l'État providence. On chiale mais on ne prend plus de responsabilité, on les confie aux autres.

    Entre temps, on s'aperçoit que la mondialisation marginalise le Canada de plus en plus dans cet univers économique et que le diviser nous marginaliserait davantage. Sans compter la lourde dette avec le peu de ressources vives actuelles pour la payer. Voilà, le temps nouveau n'existe plus. Nos aspirations demeureront un rêve inaccessible de plus en plus.

    Il ne nous reste que d'essayer de tirer notre épingle du jeu en jouant franchement les partenaires avec l'autre peuple fondateur qui eux aussi devant le flot d'immigrants se minorisent. Le bloc anglophone n'est pas aussi monolytique que plusieurs peuvent le penser ou le laissent entrevoir. Il est temps de faire la paix avec les défaites des plaines d'Abraham et des patriotes et d'enterrer le ressentiment qui s'ensuivit. Bâtissons ensemble ce pays qui existe, le Canada, au lieu de rêver à en bâtir un autre avec nos moyens de plus en plus diminués...

    Il est temps de revenir à l'esprit des pères de la Confédération basé sur l'union de tous pour contrer les invasions externes. Dans cette mondialisation nous n'avons pas d'autre solution que de serrer les rangs avec le reste du Canada et partager les richesses qui financent notre niveau de vie. Soyons fiers d'être ce que nous sommes, des canadiens car il est trop tard pour la souveraineté...

  • Marc Gendron
    Abonné
    jeudi 21 août 2008 10h56
    Le PQ plombe la souveaineté
    Le PQ plombe la souveraineté


    Le PQ a déjà renoncé à tenir un référendum, voilà maintenant que l'un de ses ténors lance à la cantonade qu'après tout on serait aussi bien de ne plus parler de la souveraineté non plus...

    Mme Marois a beau protester que non, non, il la faut! Elle ne fait pas grand chose pour la souveraineté à part égrener des banalités, à la dernière minute, comme forcée à chaque fois d'en dire du bien.

    Troquons donc la souveraineté pour quelques barils de pétrole et des vapeurs de gaz naturel et rejouons la fable de la grenouille et du boeuf avec l'Alberta, rien de moins. Espérons que le PQ va trouver autre chose que d'essayer de faire comme les autres, à tout prix.

    Ce n'est plus la grenouille, c'est Pérette!...

    Alors, aussi bien «parquer» son vote chez les Solitaires (sic), le temps que les souverainistes se fassent une idée, parce que là, le PQ commence à ressembler à l'Union Nationale de Gabriel Loubier, les beignets en moins.

  • camelot
    Inscrit
    jeudi 21 août 2008 10h57
    Mauvaise interprétation
    Les conclusions de Monsieur Legault son erronées. Peut-être s'est-il fait dire ce qu'il rapporte, mais a-t-il éclairé ses interlocuteurs ? Pour arriver à faire ce qu'ils veulent, améliorer les soins de santé et l'éducation, il nous faut la souveraineté. Depuis 95, les actions du fédéral ont considérablement amoindri les pouvoirs du Québec. Ottawa ne paie pas sa part dans les soins de santé comme dans les autres provinces et c'est Michael Moore oui, le cinéaste, qui l'a affirmé à Toronto l'an dernier. L'octroi des 200 millions au centre de recherche de McGill au détriment du Chum n'est qu'un détail. Les outrageantes campagnes des universités extérieurs au Québec comme Ottawa, et la distribution de bourses de 100 000 dollards aux Québécois qui étudient dans le Roc en sont l'illustration. Ils nous ont volé le 400è avec la bénédiction de Charest, ce transfuge canadien plaçé là par Chrétien, on s'en souvient. On pourra alors réaliser en plus, de grands projets, se donner un meilleur niveau de vie, et enfin être maître chez nous. Le dégoût de la classe politique vient des libéraux fédéraux avec le scandale des commandites, avec les conservateurs et leur hypocrisie nauséabonde et les libéraux du Québec, qui dilapide notre patrimoine au profit de leurs amis, tout en ruinant notre sociale-démocratie. La prochaine élection provinciale au Québec devrait être référendaire. Aristote disait : "Tout ce qu'on gagne à ignorer la politique, est d'être gouverné par des moindres que soi."

    Jean-Marie Francoeur

  • Yvon Montoya
    Abonné
    jeudi 21 août 2008 11h27
    Trop tard?
    Dans le fond, ce ne sont pas les immigrants ou la problematique de la langue qui posent probleme mais bien l'abandon du PQ d'une cause, importante, celle de l'emancipation de la Province du Quebec. On fait un pays avec Tous non avec des Nous uniquement. C'est fou de voir une pays possible ne pas savoir comment le faire. Dans l'Histoire humiane, on a rarement vu un parti politique dire et se dedire de cette sorte la. Dur pour le concept de liberte. Il va falloir penser a une autre politique et attitude independantiste. Peut-etre est-ce deja trop tard?

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 21 août 2008 11h42
    @ M. Jacques Noel
    Félicitations M. Noel pour votre analyse de la situation politique au Québec provincial ! C'est clair, juste et net.

    Il faut peut-être ajouter la force d'inertie et la peur du changement à toute l'affaire pour augmenter les chances de M. Charest de gouverner à vie, tel un nouveau Duplessis sans la dive bouteille dans son cas...hic !

    Le souverainiste est mieux de s'accomoder de la présente situation pour un bon bout de temps à moins que les Conservateurs commence à martyriser les Québécois ou que M. Dion prenne le pouvoir à la prochaine élection avec ses idées centralisatrices selon laquelle les Québécois ne forment pas une nation comme ses modèles, Trudeau et Chrétien : One Canada, one nation, full-bilingue, principalement au Québec et au Nouveau-Brunswick.

    Par contre, si l'ADQ descend à 20 % avec 5 députés à la prochaine élection et perd son opposition officielle, est-ce que M. Dumont va continuer maintenant que les dettes de son parti son éliminée ? Ça changerait la donne.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 21 août 2008 12h11
    Le PQ sans la souveraineté
    Sans la souveraineté, le PQ n'est rien. Car il se veut une coalition de tous les horizons avec comme but commun la souveraineté. Et que par pur intérêt politique ce parti se dit de centre gauche quand en réalité il est un arc en ciel de l'extrème gauche à l'èxtrème droite.
    Sans la souveraineté comme phare, les bestiolle ne sauront plus dans quel direction aller le parti ne poura prendre position car il y trop de diversité à l'intérieur.

    Et sans une bone chicane de drapeau, la souveraineté ne lève pas. La Marois a bien tenté d'en partir quelques une mais sans succès, mais Québec 400 n'a pas mordu à l'hameçon.

    Les couteau sont sorti, la chicane se prépare et si M. Charest attent un peu encore, les sondage feront leur travail et la Marois rejoindra les autres au cimetière de ex-chef du PQ.

  • Fleurette Riverin
    Abonnée
    jeudi 21 août 2008 12h13
    Les louvoiements péquistes. Faut-il en rire ou en pleurer?
    Ce n'est pas du cynisme que de voir le cul-de-sac qui nous attend avec la séparation, mais plutôt de la clairvoyance. La séparation ne doit pas être considérée comme un défi à relever,mais comme un plongeon dans l'inconnu, dans un océan de chicanes, avec le risque de s'écraser sur les rochers de pénibles regrets.


    Ce n'est pas un "grand projet collectif" mais une option politique qu'à peine 30% de québécois appuient encore, option contre laquelle ils se sont déjà prononcés par deux fois.

    On essaie de démontrer le cynisme de la population en tentant d'y associer le nouveau travail du Dr. Couillard. Le PQ ne devrait pas oublier le manque d'éthique flagrant de Bernard Drainville, qui avait osé interviewer André Boisclair aux Coulisses du Pouvoir, en lui recommandant "d'être bon", pour annoncer sa candidature au sein du parti québécois à peine un ou deux jours plus tard. Ca c'était un manque d'éthique qui devrait lui enlever le culot de tenter de jeter un doute sur le Dr. Couillard, qui lui,a pas mal plus de crédibilité que Drainville.

    Ce n'est pas le cynisme envers les politiciens, que les québécois partagent depuis longtemps, qui plombe l'option péquiste, mais l'écoeurement: écoeurement d'entendre parler depuis 40 ans de la séparation malgré notre refus d'y adhérer; écoeurement d'avoir toujours à subir le psychodrame de la prétendue maltraitance subie par le Québec au sein du Canada; écoeurement de cette option qui divise les québécois et les familles et nuit au Québec dans son avancement; écoeurement de cette psychose péquiste de la séparation qui ne carbure qu'aux chicanes et à la confrontation pour faire avancer la "cause."

    Et voilà Pauline Marois revenue à l'idée "de former un bon gouvernement." Il faudrait lui rappeler dans quel état le PQ avait laissé les finances publiques, de quelle stupide façon ils ont massacré la santé, le scandale des lobbyistes sur lequel Landry s'est hâté de mettre le couvercle, leur mauvaise gérance dont l'exemple le plus parfait est la Gaspésia, la SGF, et une longue litanie d'autres erreurs. Voilà le bon gouvernement que le PQ nous propose, assorti de leurs chicanes perpétuelles. Non merci!

    Après nous avoir annoncé que le PQ "libérerait le Québec de sa dépendance au pétrole", Pauline Marois dans un autre de ses revirements spectaculaires et passée maître dans l'art de nous dire une chose et son contraire, prône maintenant l'exploration et l'exploitation des gisements de pétrole dans le St-Laurent et les Iles de la Madeleine. Belle libération du pétrole! Va-t-elle nous promettre aussi de libérer le St-Laurent de la pollution causée par l'exploration du pétrole, grâce à sa pensée magique? Du pur délire!

    Les péquistes auront beau triturer les mots, inventer des chicanes, vont-ils finir par comprendre que les québécois se sentent à l'aise et en sécurité dans le Canada, terre de toutes les libertés, où ils ont maintenant accès à tous lespostes de commande et où ils évoluent en force, tant sur le plan culturel que social et économique. On n'est plus au temps de Wolfe, et que vouloir de plus? Les problèmes colossaux de la séparation et l'incertitude et le chaos dans lequel elle plongerait le Québec? Non merci!

    Le "bon gouvernement péquiste" n'est qu'une autre astuce pour reprendre le pouvoir et nous faire vivre à nouveau l'écoeurement de leurs chicanes perpétuelles avec Ottawa dans le but de ranimer leur option moribonde. Non merci!

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 21 août 2008 15h25
    La grande question
    François Legault a le mérite de soulever la grande question : le Québec doit-il régler tous ses problèmes avant de devenir souverain ou devenir souverain pour régler tous ses problèmes. Le Québec ressemble à cet aîné ou cette aînée qui s'accroche à ses parents dans l'espoir de mieux se préparer à foncer dans la vraie vie, dans l'avenir.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    jeudi 21 août 2008 17h21
    Mort de rire
    Les souverainistes sont décidément de grands comiques: c'est évident que le projet d'indépendance du Québec est mort et bien mort, la preuve il commence même à puer aux nez; un projet qu'on a mathématiquement ni politiquement aucun levier pour faire jamais aboutir, ben y'é mort, picétoute. Ça prendrait un gaffeur pyromane du calibre de Jean Chrétien pour ressusciter cette patente là (Denis Coderre peut-être?). La seule raison pourquoi on en parle encore, c'est qu'il s'agit d'un prétexte commode pour certains carriéristes qui ont réussi à mettre la ferveur d'un carré d'irréductibles utopistes au service de leurs intérêts personnels, et qui tentent de ramer jusqu'à la retraite avant de lacher le bacon. Mais les souverainistes ne sont aujourd'hui pas plus représentatifs que les témoins de Jéhovah, et dans une couple de décennies il ne restera de tout ce folklore que quelques chansons, Che-Che-Che Guevara. C'est la vie.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    jeudi 21 août 2008 18h14
    Chère souveraineté
    Allez vous finir par nous laisser la paix avec vos velléités de souveraineté. Nous vous avons prouvé autant et autant que moins de 30% de la poulation en veut et ça baisse tous les jours. Quand nous la voudrons, si jamais ça arrive, c'est la population qui vous le dira, pas les partis politiques et surtout pas le PQ.
    Paul Lafrance
    Québec

  • Pierre Allard
    Inscrit
    jeudi 21 août 2008 18h53
    Souveraineté ? Bof...
    50 ans qu'on en parle. Le monde a changé. On ne fait pas un pays quand la moitié des gens n'en veulent pas. 48 ou 52 % n'y fait rien... passons a autre chose. Pierre JC Allard
    http://nouvellesociete.org/707.html

  • Livingston Arthur Jr
    Inscrit
    jeudi 21 août 2008 20h55
    aux désintéressés :
    Il n'est pas trop tard pour la souveraineté. Ceux qui disent qu'il est trop tard sont soit trop vieux soit désenchantés. Et par-dessus tout, ils laissent tomber une foule de jeunes qui y croient très fort. Félix l'a dit, ça peut prendre 200 ans. Et deux cent ans c'est quoi dans l'histoire d'un peuple ?

    Bande de lâches ! Relevez-vous donc les manches ou arrêtez de nous saper le moral. Assez à la fin ! Si vous n'y croyez vraiment plus, n'aller pas voter au prochain référendum, c'est tout.



    Ont m'a laissé certaines des plus belles utopies,
    Puis je suis resté seul avec le silence.
    La gêne ou le doute ont soufflé la vie.

    Les mots sont clos et bas, loin des cercles de pierres où ont a jadis soufflé sur le feu.
    Je cherche à entendre mais on me ramène à « sagesse » et retenue.
    Comme si le surplus de révolte était une chose que l'on garde dans une boîte à biscuits en 1940.
    Comme si on avait peur de dormir sur une boîte à soulier pleine d'un fusil.

    Quelqu'un à qui je veux parler habite où je passe toujours, mais il ne retourne pas la pareille, emmitouflé dans sa vieille veste de laine.

    Même un chuchotement ne passe pas à travers nos générations.

    Je n'ai rien à ravaler, j'ai l'audace de traverser quitte à me percer le ventre sur un piquet de désinformation, cette arme de vingt-et-unième siècle.
    Je sais légitime la liberté de tous les peuples, je suis comme ça au fond. Nous sommes comme ça au fond de nous. C'est ici mais ça dort, ce n'est même pas risqué mais ça dort au fond de nous.

    Et pendant ce temps je suis partout,
    Dans tous les drapeaux je me reconnais.

    Ce pays se fera avec ses morts, ses vivants et ceux qui sont à venir. De toutes les races, de toutes les couleurs et de tous les temps.
    Ne vous y plaise, ils sont tous présents.

    Parmis ce qu'on m'a laissé,
    La richesse d'un peuple et celle de son tressautement.
    On m'a laissé au travers d'un des plus court et grand héritage certaines des plus belles utopies,
    Et la souveraineté, qui n'en est pas une.


    S. B.-G.
    http://www.anonomi.com/sbg

  • Mathilde François
    Inscrite
    jeudi 21 août 2008 21h30
    De M. Francoeur aux promoteurs de l'assujettissement volontaire permanent
    M. Jean-Marie Francoeur (www.ledevoir.com/2008/08/21/commentaires/0808211057472.html), vous touchez à l'essentiel.

    Nous inversons constamment l'effet par la cause : nous sommes ligotés dans le Canada, mais il « faudrait » en plus faire dans ce cadre-là ce qui ne serait vraiment possible qu'en ayant tous les outils en main - et que seule l'Indépendance peut nous octroyer.

    Il serait peut-être temps d'analyser les choses avec intelligence, que diable ! Et de cesser de chercher les coins dans notre danse-en-rond.

    Quant à tous ces Fernand Trudel pour qui il est trop tard pour l'Indépendance (comme si la liberté n'était permise qu'entre dix-sept et dix-huit heures le jeudi, les années bisextiles ou... n'importe quand avant... aujourd'hui), il faudrait du coup leur demander pourquoi naguère (quand il était encore temps selon eux, et selon M. Trudel en particulier), ils s'y opposaient tout de même non moins férocement qu'aujourd'hui...

    Ceci pour dire combien je suis consternée par la mauvaise foi de ces objecteurs à l'Indépendance. Ils n'avancent jamais d'arguments logiques ou étayés : seulement des préférences idéologiques. Comme si préférer le Corn Flake au bol d'avoine biologique constituait une parade imparable contre la « folie » d'un pays québécois...

    « J'aime pas ça, moi, les aliments sains ! Alors, c'est mauvais pour tout le monde. CQFD ! » So, merci so much, Mr Trudel.

    Comme si (pour revenir au « trop tard » de celui-ci), à l'instar d'une automobile ou d'une chemise, la liberté d'un peuple pouvait être quelque chose de négociable. Et que compte tenu du « marché », les aubaines sont passées...

    Qu'est-ce donc cela, dites-moi, sinon une authentique pensée d'esclave !

    Je m'intéresse depuis plusieurs années à la question de l'avenir du Québec. Et bien franchement, je n'ai jamais lu ou entendu un seul argument solide, structuré et recevable qui tienne le coup face à l'hypothèse de la prise en main définitive de leur destin par les Québécois. Surtout pas dans les présentes pages, où on retrouve moult désoeuvrés qui se font une mission du matin au soir (devant leur écran, en permanence, au point d'en oublier le boire et le manger, le pipi itou) de déconsidérer par tous les moyens toute avenue noble pour un Québec debout, noble, responsable et libre.

    Au reste, connaissez-vous un seul pays sur la Planète (grand ou petit, puissant ou modeste, populeux ou pas, riche ou indigent) qui souhaiterait troquer sa souveraineté pour s'inféoder à quelque autre pays...?

    A contrario, le rassemblement de grands ensembles, l'Europe par exemple, ne constitue pas la sujétion de qui que ce soit à qui que ce soit : chacun des élements, chacun des pays, est égal en droit aux autres. Pour partager des choses en commun, il faut d'abord être souverain. Sinon c'est la domination, la subordination. Ainsi que nous le vivons depuis quelques siècles dans ce Canada d'une tartufferie sans nom.

    Bref, pour tous les André Michaud de ce monde, l'Indépendance est valable pour tous. Sauf... pour la nation québécoise. Qui pourtant demain matin serait la 18e puissance économique mondiale...

    Le grand mystère reste pour moi celui-ci : comment une argumentation aussi faible, de manière générale, aura-t-elle pu parvenir à ce jour, et ce depuis des décennies, à « convaincre » une majorité de Québécois de se contenter de leur statut d'éternel minoritaire - inféodés par définition à la volonté d'une majorité dont les intérêts sont massivement différents, voire même opposés, aux nôtres.

    Oui, c'est un grand mystère philosophique pour les hommes de grande dignité de constater, et ce de tout temps, qu'il y a constamment parmi leurs congénères des individus pour se convaincre que l'assujettissement tranquille constitue la voie la plus « intelligente » pour affronter l'avenir.

    Sommes-nous des femmes et des hommes, à la fin, ou bien des animaux domestiques ???

  • Jean Dunois
    Inscrit
    jeudi 21 août 2008 23h58
    « Une pensée d'esclave », dit madame
    Madame François écrit, et je cite : « Qu'est-ce donc cela, dites-moi, sinon une authentique pensée d'esclave ! »

    Il me semble repérer par-devers cette formule les « contenus de pensée » (sic) de nos Canadiens de service, qui 'squattent' les lieux en permanence (des retraités qui n'ont rien à faire de leur journée, sinon de tenter de démobiliser les gens qui ont du coeur au ventre et qui ne craignent pas de relever leurs manches pour faire naître un avenir à la hauteur des plus nobles qualités humaines ???) afin d'exorciser leur peur infantile de l'Indépendance de la nation québécoise : À force de répéter que le pays du Québec ne se fera jamais, ils finissent par y croire. Et ça les rassure...

    C'est ainsi que les Paul Lafrance, Fleurette Riverin et autres Claude Archambault nous remettent ça tous les jours, partout. Ça s'étale en copier/coller ces gens-là, madame. Ça relève même de l'exploit !

    Il faut dire que là-dessus M. Pierre-Yves Pau remporte sans doute la palme; du moins pour cet aujourd'hui. À constater en effet combien pour la millième fois il s'ingénue à « crier » avec insistance que la Souveraineté est belle et bien morte, on comprend vite qu'il en a une phobie tout à fait incontrôlable.

    Lorsque l'on répète ad finitum ce que soi-même l'on estime être une évidence (à ce que l'on prétend), la psychologie élémentaire nous l'apprend déjà en Psycho 101 pour adolescents de cégep, c'est que ce n'est pas une évidence du tout.

    Mais rien là que de tout à fait normal : les gens qui craignent la liberté adorent réciter des mantras qui - dans leur esprit lucide, informé et bien structuré - les convainquent que de la sorte ils parviendront à conjurer le sort. Avec des mots. On appelle ça la pensée magique.

    Comme un enfant de quatre ans qui, soudain seul dans la nuit sombre, loin de maman et de papa, se répète à volonté : « Je n'ai pas peur ! Je n'ai pas peur ! Je n'ai pas peur ! », pour se convaincre que tout va très bien...

    Quand même curieux qu'il y ait des gens, comme ça, dans la vie, qui font des crises d'angoisse à l'idée de devoir affronter leurs responsabilités et d'assumer la liberté qui, soit dit au passage, est le propre des humains. Dignes de ce nom.

    En effet. Il y a des gens, comme ça, qui pour rien au monde ne voudraient se départir de leurs chaînes. Et qui répètent à perpète qu'il n'y a rien à craindre, qu'il n'y a rien à craindre, qu'il n'y a rien à craindre... puisque la liberté, cette monstrueuse liberté, est ontologiquement incompatible avec leur constitution propre.

    Faute de les soigner, j'imagine qu'on peut les plaindre. Ce sera déjà ça en guise de baume sur les plaies chéries de leurs chaînes adorées.

    Allez, M. Pau, répétez pour la xième fois : « L'Indépendance du Québec est morte, et jamais elle ne se fera. L'Indépendance du Québec est morte, et jamais elle ne se fera. L'Indépendance du Québec est morte, et jamais elle ne se fera. »

    Ça vaut bien un anxiolytique, après tout. Allez ! vous êtes maintenant bon pour une heure ou deux de profond sommeil. Réparateur. Puis revenez-nous demain pour nous dire combien il vous faut derechef votre dose.

    De pensée magique !

    « Je n'en veux pas de liberté. Alors, il n'y en aura pas ! ».

    Suffisait d'y penser.

  • Jacques Lafond
    Abonné
    vendredi 22 août 2008 10h54
    La souveraineté du Québec est arrivée
    Arrêtons d'en parler, la souveraineté du Québec est déjà là !! Le Québec n'a jamais signé la constitution canadienne, donc, on ne fait pas partie de la constitution du Canada. C'est très simple. On est souverain.

    Faudrait, par exemple, commencer maintenant à AGIR en peuple souverain. Arrêter d'attendre la permission de tout le monde (du Canada en particulier) pour AGIR. Arrêter de se sentir coupable de tout, coupable d'exister ...

    Je peux vous assurer, qu'il y a beaucoup de monde partout sur cette planète (incluant au Canada anglais) qui ne comprennent pas pourquoi que le Québec, qui est déjà souverain dans les faits, agit encore comme un peuple soumis, colonisé, etc.

    Je dois vous avouer que je me demande moi aussi ...

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