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L'impact environnemental de Gentilly-2 échappera à l'évaluation publique

Louis-Gilles Francoeur   20 août 2008  Québec
Hydro-Québec a annoncé hier qu’elle mettait en branle un projet de réfection de la centrale Gentilly-2, un investissement de 1,9 milliard de dollars.
Photo : Agence Reuters
Hydro-Québec a annoncé hier qu’elle mettait en branle un projet de réfection de la centrale Gentilly-2, un investissement de 1,9 milliard de dollars.
Malgré l'importance du projet et de ses enjeux écologiques, le projet de réfection de la centrale Gentilly-2, annoncé officiellement en grande pompe à Bécancour, échappera à toute évaluation et à tout débat public quant à ses impacts écologiques et sociaux, autant du côté québécois que du côté fédéral.

«C'est d'autant plus aberrant, déclarait hier Me Michel Bélanger, un procureur en matière d'environnement qui est aussi président de Nature Québec, que prolonger la vie utile d'une centrale nucléaire pendant 25 ans soulève un débat énorme sur la justification d'un pareil projet. On évalue, en audiences publiques au Québec, des projets bien moins importants et moins lourds de conséquences, qui sont beaucoup moins controversés quant à leur justification écologique et sociale et qui ne posent pas de problèmes aussi critiques pour les prochaines générations, comme les déchets radio-actifs de la production et d'un éventuel démantèlement. Il est anormal qu'au Québec on exige une audience publique pour la réfection d'une petite centrale hydroélectrique, mais pas pour le fonctionnement d'une centrale atomique de 675 mégawatts pendant 25 nouvelles années!»

Selon Marc-Brian Chamberland, porte-parole d'Hydro-Québec, le dossier de Gentilly-2 sera débattu publiquement uniquement lors du renouvellement de son permis quinquennal d'opération, qui vient à échéance en 2010. Hydro-Québec présentera alors une demande de renouvellement qui devrait lui permettre d'entreprendre la restauration du coeur du réacteur et du groupe alternateur en mars 2011, pour une reprise de la production à l'automne 2012, comme le précisaient hier en conférence Thierry Vandal, président d'Hydro-Québec, et Julie Boulet, ministre des Transports et des Ressources naturelles.

Pour le reste, confirmait hier M. Chamberland, Hydro-Québec se contentera de demander des certificats d'autorisation pour les différentes phases de stockage de ses déchets nucléaires, dont la quantité augmentera avec la restauration du coeur du réacteur de Gentilly-2. Une audience publique a été tenue en 2005 sur cette stratégie de stockage, mais pas sur la pertinence de restaurer et de prolonger pour une autre génération la vie utile de la centrale nucléaire.

Par contre, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) avait demandé à Québec, dans son rapport sur la stratégie de stockage, de préciser «les critères du processus décisionnel permettant de maintenir ou non la centrale Gentilly-2 en exploitation». Selon la commission, le prolongement de la vie utile d'un équipement aussi controversé «constitue un choix de société et devrait reposer sur des valeurs prioritaires en matière de développement durable», un appel du pied pour modifier ces règlements qui excluent toujours tout débat public et toute évaluation indépendante sur un projet de cette envergure.

Le BAPE avait aussi recommandé une validation indépendante des coûts d'une éventuelle réfection de la centrale. Or on apprenait hier du président d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, que ces coûts étaient passés de 1,2 milliard, au moment de l'audience du BAPE en 2005, à 1,9 milliard en dollars de 2012, soit une augmentation de 58 %. Le président Vandal a affirmé que le coût de revient de l'électricité de Gentilly-2 sera de 7,2 cents le kilowatt-heure. La centrale conservera une puissance de 675 MW et produira 5 TWh par an ou 3 % de l'énergie produite par Hydro-Québec, l'équivalent de la consommation d'une ville comme Laval.

Thierry Vandal, qui n'a pas accordé d'entrevue au Devoir, a soutenu que cette centrale nucléaire était essentielle à l'équilibre du réseau hydroquébécois, sécuritaire et économique et que ses impacts sur l'environnement étaient, à son avis, «acceptables».

L'exemption nucléaire

Du côté québécois, le projet de réfection de Gentilly-2 et son fonctionnement pendant 25 nouvelles années ne feront l'objet ni d'une étude d'impact évaluée publiquement, ni même d'une étude plus réduire dite de «répercussions environnementales», examinée à huis clos par les fonctionnaires de l'Environnement. Hydro-Québec n'aura pas, en effet, à demander le moindre certificat d'autorisation au ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) pour cette réfection, a confirmé hier soir au Devoir Mme Renée Loiselle, de la direction des évaluations environnementales du ministère.

En comparaison, la réglementation écologique québécoise exige une étude d'impact en règle et une évaluation publique devant une commission indépendante pour la réfection d'une centrale hydro-électrique, même de petite taille. Mais un règlement méconnu, dit d'«administration de la Loi sur la qualité de l'environnement», sélectionne au Québec toute une série de projets et d'activités qui sont ainsi soustraits aux exigences de la loi, devant laquelle tous ne sont pas égaux. Ce règlement, expliquait Mme Loiselle, stipule que les «travaux d'entretien, de réfection, de réparation ou de démolition d'un bâtiment, d'un ouvrage ou d'un équipement» sont exemptés de tout examen de leur impact sur l'environnement, ce qui rend les autorisations écologiques québécoise pratiquement éternelles, contrairement aux pratiques en vigueur chez nos voisins du sud, qui leur imposent des échéances.

Même le Règlement sur l'évaluation environnementale des grands projets exclut explicitement de tout examen public la réfection d'une centrale nucléaire, une exclusion taillée sur mesure pour Gentilly-2 puisque c'est la seule en activité au Québec.

Du côté d'Ottawa

Du côté fédéral, une commission publique a conclu en novembre 2006 qu'il était inutile d'exiger un examen écologique sous l'autorité du ministre fédéral de l'Environnement et d'aller en audiences publiques avec le projet de réfection de Gentilly-2.

Après avoir entendu plusieurs dizaines de mémoires sur la directive écologique adressée à Hydro-Québec, la commission fédérale a conclu que l'examen du projet par la Commission canadienne de sécurité nucléaire (CCSN) était suffisant et que ses impacts écologiques et sociaux, dont plusieurs ont été jugés négatifs, étaient néanmoins suffisamment atténués par Hydro-Québec pour qu'on puisse conclure «que le projet n'est pas susceptible d'affecter négativement l'environnement».

Mais ce jugement est hautement discutable et n'a pas subi le test d'un débat public, soutenaient hier les groupes écologistes.

Me Michel Bélanger, de Nature Québec, expliquait que le contexte énergétique et écologique «a changé de façon importante» depuis 1983, année de la construction de Gentilly-2. Sa justification énergétique, expliquait-il, se situe dans un contexte très différent, car le Québec ignorait à l'époque qu'il recelait d'importants potentiels en énergie éolienne et géothermique, par exemple.

Me Bélanger estime que la ministre titulaire du MDDEP, Line Beauchamp, a présentement toute latitude en vertu de la loi pour exiger du BAPE une enquête publique sur la prolongation de la vie utile de Gentilly-2 afin de donner suite aux souhaits de transparence formulés par le BAPE en 2005.

Selon Shawn-Patrick Stencil, porte-parole de Greenpeace en matière de nucléaire, Québec et sa société d'État sont plutôt décidés à faire fi des recommandations du BAPE, qui souhaitait un débat public sur ce «choix de société».

Pour Françoise David, de Québec Solidaire, «le Québec peut se passer de l'énergie nucléaire avec son potentiel d'énergies renouvelables en hydro-électricité, en éolien et en géothermie». Si les deux milliards projetés pour Gentilly-2 étaient investis dans des sources d'énergie propre, a ajouté Mme David, Hydro-Québec pourrait susciter autant de bénéfices économiques globalement et en faire profiter directement les consommateurs par des programmes de rénovation des résidences, et éviter ainsi aux générations futures le cadeau empoisonné des déchets nucléaires et d'un coûteux démantèlement.
 
 
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  • Pierre Ferron
    Inscrit
    mercredi 20 août 2008 01h25
    Une bombe à retardement pour mes petits-enfants!
    Le renouvellement de la centrale nucléaire Gentilly-2 va hypothéquer toute la vie d'adulte de mes petits-enfants et ensuite, ce seront les déchets radioactifs d'une double démolition qui affecteront de nombreuses générations; quelle inconscience gouvernementale! Pierre Ferron

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mercredi 20 août 2008 02h14
    De la gestion de coulisse
    Comment des gens qui ont des enfants peuvent-ils avoir une attitude dénotant aussi peu d'ouverture, de peur d'essuyer des revers à leur encontre?

    L'avenir pour ces gens, dont les ambitions personnelles et politiques se limitent au présent, est semblable à un entonnoir à l'envers qui limite notre avenir à un horizon rétrécit.

    Jacques

  • Philippe Landry
    Inscrit
    mercredi 20 août 2008 06h17
    L'environnement passe-t-il devant la sociale démocratie?
    C'est bien beau l'environnement mais j'ai l'impression d'être floué par le régime libéral et ses éco-journalistes de tout acabit qui semblent porter plus d'intéret à l'environnement qu'à la sociale démocratie.

    En tant qu'actionnaire majoritaire de Hydro-Québec, je suis en droit de m'attendre à ce qu'on m'explique en détail en quoi ce projet est rentable pour la société d'état dont les 7.5 millions de Québécois sont les uniques propriétaires.

    L'aspect environnemental m'apparait tout-à-fait superflu à cet égard: on connait depuis longtemps les effets environnementaux du nucléaire, et j'ai l'impression qu'on se moque de moi en utilisant l'environnement pour passer sous silence l'aspect le plus fondamental de cette affaire: la bonne gestion du capital collectif du peuple Québécois. Pour être envisagé, il doit être démontré que le nucléaire est PLUS RENTABLE que l'hydraulique, un point c'est tout.

    Plus les choses avancent, plus j'ai l'impression que l'on se sert de l'environnement pour nous jetter de la poudre aux yeux.

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mercredi 20 août 2008 09h35
    On parle d'une rénovation, pas d'une construction nouvelle
    On parle d'une rénovation, pas d'une construction nouvelle. Gentilly a fonctionné jusqu'ici et produit 3% de l'électricité québécoise.

    Fermer exige une alternative immédiate et les rêveurs écologiques auraient pu prévoir le coup et forcer la construction de barrages nouveaux. Au contraire, ils ont tout fait pour empêcher la construction de ceux-ci. Voilà leur drame, il veulent arrêter le progrès pour provoquer la décroissance économique et l'affaiblissement du Québec et du Canada. Laissons la Chine et l'Inde surpassser les États-Unis pour mener le monde. Quant au Canada, uil deviendra marginal comme eux...

    Les anti consommation sont subventionnés "at large" pour s'opposer à tout ce qui bouge et agissent comme si nous étions 6 millions au Québec alors que l'on dépasse 7 millions. Je leur suggère de s'acheter une ile tropicale comme Cuba, leur paradis idyllique, pour aller réaliser leur rêve, vivre de l'air du temps... Mais ont-ils le "guts" et l'argent pour le réaliser sans avoir besoin de nos taxes???

  • Tim Yeatman
    Abonné
    mercredi 20 août 2008 10h18
    Comme du beurre dans une poêle...
    Vraiment! Tout un héritage à léguer aux générations futures!


    Après le trou dans la couche d'ozone, les changements climatiques empirés par la pollution, les POPs, les imitateurs endocriniens, les organismes transgéniques, les rivières à saumons vidées et les rivières harnachées, les forêts coupées à blanc, les terres agricoles désertifiées par les monocultures, les espèces menacées aux milieux de vie non-protégés, voilà que les Hydro-Québécois décident eux aussi de continuer à produire et à laisser des déchêts radio-actifs qui le seront pendant des millions d'années encore, sans moyens sécuritaires de les entreproser ou de les traiter.


    Il n'y a pas de quoi à être fiers.


    Johanne Dion
    sur le courriel de mon conjoint
    Richelieu, Qc

  • Jean-Marie Bergman
    Inscrit
    mercredi 20 août 2008 10h53
    Bravo Hydro!
    Notre planéte si elle veut faire vivre tout le monde de façon décente, a besoin de toutes les energies propres disponible en abondance. Or il n'y en a vraiment que deux: le nucléaire d'abord et accesoirement l'hydro dans quelques pays privilégiés dont le Canada. Les autres eoliennes, marées, géothermie, biogaz etc sont utiles mais pas encore capables de supprimer les combustibles fossiles, or ce sont de ceux-là dont il faut se débarasser, et les reserver aux transports aériens surtout mais aussi automobiles.

  • Eric Barnabé
    Inscrit
    mercredi 20 août 2008 12h29
    C'est ça ou harnacher toutes nos rivieres
    Qui parmi nous peut juger en toute connaissance de cause des méfaits du nucléaire. Le nucléaire, c'est aussi les rayon X, des examens médicales poussées et un excellent traitement contre le cancer.

    Je préfère que des spécialistes s'occupent de rénover Gentilly-2 avec leur connaissances, ou leur tête, que la décision vient de personnes qui parlent avec leur coeurs. Des massacres ont été perpétuées depuis des siècles par des personnes qui parlaient avec leur coeur.

    La pollution de Gentilly-2 se situe surtout au niveau de la disposition de ses déchets radiaactif. Elle peut se contrôler, voir même se réduire dans le futur. Les centrales thermique polluent et devront de toute façon être remplacée, tant pour leur pollution que pour le manque de ressources à venir.

    Actuellement, le nucléaire est un passage obligé car on ne peut harnacher tout les cours d'eau ou planter des éoliennes partout. A moins qu'on lave notre linge à la main et que l'on jette nos ordinateurs, téléviseurs, micro-ondes, frigo et tout le reste.

    Eric Barnabé
    Québec

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mercredi 20 août 2008 13h21
    Monsieur Ferron présume de décisions futures
    J'aime bien me projeter dans l'avenir mais j'aime mieux faire face à l'avenir mieux armé que dépourvu et laiiser toutes les options ouvertes plutôt que d'en éliminer.

    La tendance au précautionisme q'évoque Monsieur Ferron est un principe de peureux qui n'évolue plus mais combat la société telle qu'elle est construite et le fait vivre. C'est vrai que les adeptes du princiope de précaution travaillent à la décroissanvce économique et qu'ils la combattent résolument. Mais est-ce que Charles Ingall était mieux outillé pour faire face auxc intempéries qu'aujourd,Hui ? Non... Une chance qu'il y en a qui ont osé et innové. Parmentier s'il avait écouté les Pierre Ferron de l'époque n'aurait jamais popularisé la pomme de terre et nous n'en profiterions pas aujourd'hui.

    Si l'Hydro décide de maintenir des opération jusqu'en 2040, date d'une prochaine rénovation planifiée, pourquoi Monsieur Ferron présume que ses petits enfants rejetteront cette technique éprouvée pour faire de l'électricité. Et si c'était le contraire? Ne devrait-il pas penser à aujourd'hui et ne pas fermer aucune option à ses descendants les laissant avec un radeau plutôt qu'une armada pour faire face à la situation qui prévaudra en 2040. À moins que Monsieur Ferron soit un Nostradamus...

    Quand à la bombe à retardement, il me fait rire car l'usine d'eau lourde n'est pas au Québec. Donc, on ne peut faire de bombes comme les irasniens, les hindous, et les nord coréens, par exemple.

  • Philippe Giroul
    Abonné
    mercredi 20 août 2008 14h13
    Exit la démocratie
    Exit le démocratie !
    La démocratie vilipendée !

    Mardi matin, j'ai pu assisté, malgré un cordon de sécurité H-Q circonstanciel ..., à la conférence de presse d'Hydro-Québec qui dévoilait sa décision d'aller de l'avant dans la réfection de la centrale nucléaire vétuste et obsolète de Gentilly-2.
    Surprise: n'entrait pas là qui le voulait : il fallait être "invité" ou faire partie de la FTQ... Un écologiste reconnu s'est fait sortir par les sbires de la société d'état! On se serait cru en Chine ou en Russie ou en Birmanie ou en Roumanie du temps de Ceausescu. Des dizaines de travailleurs FTQ avaient été convoqués d'urgence pour assurer la claque généreuse aux discours bien ficelés du potentat Thierry Vandal et de ses deux marionnettes qui l'entouraient.
    J'aurais voulu poser, pacifiquement, trois questions aux acteurs de ce cirque médiatique bien préparé :

    La première question : Comme le gouvernement actuel exige l'acceptation sociale pour tout nouveau projet de mini-centrale hydro-électrique, est-ce que Hydro-Québec a vérifié cette acceptation sociale pour son projet de rénovation de G-2.
    Si oui, quand et comment cela a été fait ? Quels sont les résultats en 2008 ?
    Si non, quand et comment va-t-il le faire ?

    La deuxième question : Quand j'ai appris dernièrement l'énormité des rejets environnementaux associés à l'exploitation de la centrale nucléaire de Gentilly-2 et de ses installations de stockage des déchets radioactifs ainsi que la description des organes qui peuvent être atteints, j'ai été effrayé.
    Aller-vous accepter de cautionner ce projet irresponsable et vous présenter devant vos concitoyens et les travailleurs de Gentilly et leur dire : On s'en fout de votre santé et des générations futures, il faut absolument garder des emplois ici !

    Et la troisième question à la Ministre Julie Boulet : étant donné que l'avenir des générations futures est en cause dans ce projet d'Hydro-Québec et que c'est un choix de société qui doit être fait démocratiquement, pouvez-vous recommander à votre gouvernement de respecter la démocratie et proposer un débat parlementaire ouvert pour débattre en toute transparence de ce projet ?

    Trop tard ! Les jeux étaient faits depuis longtemps : le conseil des ministres avait statué le décret d'appuyer ses comparses d'Hydro-Québec.

    Lors de la période de questions, seuls quelques journalistes triés sur le volet ont pu s'exprimer. Les citoyens devaient se la fermer. Exit la démocratie au Québec !

    Que peut faire maintenant l'opposition ? Suivre impunément l'autocrate Jean Charest ou bien se tenir debout et exiger ce débat démocratique ! Car, comme le témoignait le 21 juillet dernier, l'Association Major Power Consumer in Ontario : L'histoire de la partie nucléaire de l'Ontario est une tragédie qui est une longue et malheureuse litanie d'échecs technologiques et opérationnels caractérisée par une performance bas de gamme à des coûts exorbitants et en augmentation rapide. C'est un exercice de soins palliatifs envers une technologie CANDU non-rentable et sans avenir.

    Que fera l'Action démocratique ? Sans doute comme d'habitude : observer les coqs au- dessus des églises des villages et jouer avec opportunisme à l'Arlequin avec Thierry Vandal. Ils continueront à dormir au gaz dans ce dossier radioactif.

    Quant au Parti québécois, qui se réunit en caucus, à Bécancour, curieusement le lendemain du spectacle mis en scène par H-Q, pourra-t-il se démarquer de la loi du silence de Notre société d'état et de son acolyte le gouvernement actuelle. L'occasion est très belle pour exiger du gouvernement libéral ce débat démocratique essentiel où tous les intervenants (pour ou contre) dans ce dossier pourront avoir la parole en toute transparence. Les élus péquistes devront exiger le dépôt public de toutes les études techniques, économiques et environnementales demandées lors du BAPE de 2005. Il y va du respect de cette institution démocratique.

    Le parti libéral devrait être confronté à un nouveau Suroît, Rabaska, Mont-Orford , nucléaire cette fois !

    Ensuite, lors des prochaines élections, la parole sera aux citoyens qu'il faut bien informer des véritables enjeux de société qu'ils veulent léguer aux générations futures.

    Philippe Giroul,
    Citoyen, client-actionnaire de Hydro-Québec

    Trois-Rivières, le 20 août 2008.

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