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Lobbyisme: Couillard balaie la controverse

Philippe Couillard dans ses nouveaux bureaux.
Photo : Pascal Ratthé
Philippe Couillard dans ses nouveaux bureaux.
L'ancien titulaire du ministère de la Santé pendant cinq ans a confirmé hier son passage au privé à titre de partenaire de Persistance Capital Partners, le premier fonds d'investissement privé en santé au Canada. Cette annonce survient moins de deux mois après sa démission, ce qui a suscité chez les observateurs plusieurs questions d'ordre éthique.

En entrevue à ses nouveaux bureaux du 500, rue Sherbrooke Ouest, à Montréal, le Dr Couillard a avancé que les connaissances qu'il allait transférer à ses partenaires, le Dr Sheldon Elman et son fils Stuart — et cela, sans manquement à l'éthique —, étaient «des informations et des orientations gouvernementales déjà publiques». Il a par ailleurs convenu d'un ton à la fois fier et rieur: «C'est vrai que je connais sans doute la législation et les projets gouvernementaux plus que le commun des mortels. Je les ai fait adopter!»

Selon le Dr Couillard, les règles édictées par Québec pour empêcher les conflits d'intérêts chez les anciens politiciens équivaudraient, si elles étaient interprétées autrement, à les empêcher de travailler après la fin de leur vie politique. Quand Le Devoir lui a fait remarquer que la règle, par sa lettre et son esprit, ne l'empêchait pas de faire de la médecine, il a répondu: «Je n'en avait pas le goût.»

Règles et loi

Comme ancien titulaire d'une charge publique, le Dr Couillard est tenu de respecter à la fois la Directive concernant les règles applicables lors de la cessation d'exercice de certaines fonctions pour l'État énoncée par le bureau du premier ministre, ainsi que la loi québécoise sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme.

La Directive, d’abord adoptée sous Bernard Landry et maintenue par Jean Charest, stipule notamment qu’«une personne [...] qui a cessé d’exercer ses fonctions pour l’État [...] ne doit pas divulguer une information confidentielle dont elle a pris connaissance dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions». Les anciens ministres sont soumis à ces obligations pour une période de deux ans.

Les contraintes qui leur sont imposées les empêchent aussi de «donner à quiconque des conseils fondés sur de l’information non disponible au public, dont elle a pris connaissance dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions et qui concerne l’État ou un tiers avec lequel elle avait des rapports directs importants au cours de l’année qui a précédé la cessation de ses fonctions».

La directive prévoit aussi que les anciens politiciens ou hauts fonctionnaires doivent s’abstenir d’«accepter une nomination au conseil d’administration ou comme membre d’un organisme, d’une entreprise ou d’une autre entité qui n’appartient pas à l’État et avec lequel elle a eu des rapports officiels directs et importants au cours de l’année qui a précédé la cessation de ses fonctions ou accepter d’occuper une fonction, un emploi ou un poste au sein d’un tel organisme ou d’une telle entreprise ou entité».

La loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme indique essentiellement que M. Couillard ne peut «exercer à titre de lobbyiste-conseil des activités de lobbyisme auprès d’un titulaire d’une charge publique».

En plus d’indiquer au Devoir qu’il comptait bien ne transférer que des informations publiques, le Dr Couillard a toutefois noté qu’un «ministre connaît beaucoup moins de choses qu’on le croit généralement. Ce dont il est surtout informé, ce sont les problèmes.» Il a aussi tenu à faire savoir que Medysis, propriété du Fonds dont il est partenaire, n’avait aucune relation contractuelle avec le ministère de la Santé et des Services sociaux. Il a toutefois reconnu que Medisys est un important fournisseur d’expertises médicales et d’évaluations fonctionnelles pour les commissions provinciales des accidents de travail, dont la Commission de la santé et de la sécurité du travail du Québec (CSST).

Le Dr Couillard a enfin insisté sur le fait que le passage d’un ministre de la Santé à des entreprises privées actives dans ce domaine ne constitue pas un précédent. «Claude Castonguay et Claude Forget ont fait carrière dans le secteur des assurances après leur départ de la politique. Michel Clair est à la tête d’une entreprise privée active dans les soins de longue durée», a-t-il dit.

Réactions aux antipodes

La porte-parole du Dr Yves Bolduc, son successeur au ministère de la Santé, a fait savoir que son patron était persuadé que le Dr Couillard fera preuve d’éthique et de professionnalisme dans sa nouvelle carrière. «Il y a eu des vérifications étroites qui ont été faites pour le cas de M. Couillard par le Conseil exécutif, en collaboration avec le ministère de la Santé. Il y a eu des discussions pour s’assurer que l’engagement qu’a pris M. Couillard répondait aux exigences de la directive [du premier ministre]», a expliqué Marie-Ève Bédard.

Le porte-parole de l’opposition officielle en matière de Santé, Éric Caire, se réjouit de l’embauche de Philippe Couillard par le fonds d’action privé PCP. «On peut y voir une caution d’une vision favorable à la mixité du système de santé, à savoir le maintien d’un système public et universel et accessible, mais qui a en même temps besoin en complémentarité d’un réseau privé qui va amener des notions de compétition et de concurrence.»

Le porte-parole du Parti québécois (PQ) en matière de santé, Bernard Drainville, accueille pour sa part la décision de M. Couillard de se joindre à PCP «avec un profond sentiment de malaise». «On a l’impression de s’être fait bourrer pendant cinq ans lorsqu’il déclarait, la main sur le coeur, que sa première valeur était la défense du système public, alors que le premier geste qu’il pose après avoir pris sa retraite de politicien, c’est de joindre les forces de l’industrie privée de la santé», a affirmé M. Drainville.

Le député de Marie-Victorin s’interroge sur les réelles intentions qui animaient Philippe Couillard lorsqu’il était ministre de la Santé. «Lorsqu’il a permis l’introduction d’assurances privées en santé, lorsqu’il a balisé l’ouverture de 50 chirurgies au privé, est-ce qu’il se préparait une piste d’atterrissage pour la suite des choses? Je pose la question.» Tout en disant présumer de la bonne foi de l’intéressé, M. Drainville questionne: «Est-ce qu’il ne sera pas en mesure de faire par la porte d’en arrière ce qu’il ne peut pas faire par la porte d’en avant?» Selon l’ancien journaliste, il ne suffit pas de respecter la lettre de la loi mais aussi l’esprit de celle-ci.

La nature des activités de l’ancien ministre libéral devra être scrutée à la lettre, estime pour sa part le directeur général de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques, Michel Nadeau. «Si on embauche M. Couillard, ce n’est pas pour ses vertus de médecin de famille. Je pense que c’est un excellent gestionnaire. C’est quelqu’un qui a une excellente connaissance du dossier de la santé publique au Québec. Il va mettre cette connaissance-là au service de Persistence Capital, il ne faut pas être naïf et croire qu’il ne parlera pas du secteur de la santé publique avec ces gens-là. Mais les contacts formels, ce n’est pas lui qui va devoir les faire», a affirmé Michel Nadeau.

«Avec le Dr Couillard, ce fonds-là va prendre de l’envergure et du panache parce que M. Couillard connaît très bien l’état et la frontière entre le public et le privé, non seulement au Québec mais dans les autres juridictions au Canada. C’est une encyclopédie toute fraîche», a dit M. Nadeau.






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Vos réactions

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  • Dominic Pageau
    Abonné
    mardi 19 août 2008 00h46
    Le vrai visage de Couillard est dévoilé
    « Le ministre non connait pas grand chose, mais il crée et vote des lois?

    Ce monsieur nous prend pour des imbéciles?

    Il est aller s'assurer des beaux jours en votant des lois dont il allait bénéficier à retournant au privé.

    Ça finit là, l'homme est en conflit d'intérêt et il démontre que son but n'a jamais été de servir le public. D'ailleurs, il y a pas vraiment d'amélioration depuis qu'il a été ministre..... Par contre, on a ouvert la voie au privé.

    Ce cher monsieur Couillard nous démontre que le principe des portes tournantes américains (revolving door) est bien implanté ici au Québec.

    Dans le fond, ce monsieur n'a du qu'être un émisseur à la solde d'autrui, toute cette histoire pue affreusement. »

  • Philippe Bielande
    Abonné
    mardi 19 août 2008 04h31
    bravo Docteur
    « Il est plus agréable de caler son séant dans un fauteuil de conseil d'administration après avoir analysé toutes les ficelles du système politique et surtout toutes ses failles que de reprendre son stétoscope et risquer de devoir soigner des patients à défaut de prescrire des médicaments
    Philippe »

  • Richard Desrochers
    Inscrit
    mardi 19 août 2008 05h20
    chialage prévu
    « Bien entendu, la go-gauche du Québec, cette plaie géante, va s'en donner à coeur joie. Règle numéro un au Québec: il ne faut jamais remettre en question quoi que ce soit sur le modèle Québécois. Règle numéro 2: les syndicats, autre plaie géante du Québec, s'opposent à toute réforme, particulièrement si le privé y est mêlé. Bien entendu, Claudette Carbonneau et ses sbires syndicaleux, ne voudraient jamais profiter de soins de santé privés advenant une urgence-santé les concernant. Ils souhaiteraient certainement attendre sur la même liste que le commun des mortels quitte à en mourir. Autrement dit, il y a beaucoup d'hypocrisie dans ce discours égalitaire. Quant au docteur Couillard et sa nouvelle vie, je ne doute aucunement de son honnêteté intellectuelle et je lui souhaite bonne chance dans ses nouvelles fonctions. Et s'il gagne plus d'argent dans ce nouveau défi, je suis bien content pour lui. Règle numéro 3 de la go-gauche: toute personne qui fait de l'argent est malhonnête. Sauf les chefs syndicaux bien entendu. Quelle plaie je vous dis............ »

  • Gilles Néron
    Abonné
    mardi 19 août 2008 07h03
    Le masque est tombé
    « Si l'ex-ministre a été capable de cacher son véritable projet pendant cinq ans, il sera capable de cacher ses véritables agissements dans l'avenir. Ô,argent que de bassesses et d'hycrésie pour ton acquisition!
    Gilles Néron
    Québec »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    mardi 19 août 2008 08h10
    Un cours d'éthique aux ministres S.V.P.
    « Le ministre d'éducation devrait penser à créer un cours d'éthique pour ministres, qui malheureusement n'en ont pas. Il est tout à fait scandaleux qu'un ministre, quelques semaines après avoir laisser son ministère, connaissant toutes les règlementations, lois, orientations futures de son ministère, ait droit à des informations privilégiées pour son nouvel employeur privé. Cette pratique est courante chez les élus à la retraite, qui se moque éperduement de la population qu'ils ont fait semblant de servir durant toutes ces années. Les élus devraient respecter un devoir de réserve durant les cinq premières années de son retrait de la vie publique et à ne pas travailler, militer ou faire du lobbying dans un milieu connexe, au minstère pour lequel ils ont servi. Ce personnage ne mérite pas notre respect, contrairement au regroupement d'une trentaine de médecins québécois qui ont pris position pour le système public de santé. »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mardi 19 août 2008 08h10
    Ces grands e$prits
    « Il faudrait suivre à la trace ces politiciens qui deviennent démarcheurs du jour au lendemain. Prenez les Lucien Bouchard et Jean Chrétien. Les études légales les ont récupérés avec pont d`or dès leur départ du pouvoir. Chrétien et sa transaction PetroKazakhstan lui a rapporté de gros sous. Sa connaissance des joueurs (Poutine) et des pétrolières ne pouvaient que se faire puisqu`il connaissait le dossier en tant que Premier-ministre. Lucien Bouchard négocia le départ d`Olymel à grands frais assurément, car il avait bénéficié de son poste politique bien sûr. »

  • Cécilien Pelchat
    Abonné
    mardi 19 août 2008 09h03
    Ainsi font,font ,font... Cécilien Pelchat...tahcl@axion.ca
    « Que voulez-vous ? La main sur le coeur et l'autre sur le porte-monnaie.Ainsi font,font,font,nos petites marionnettes
    politiques...trois petits tours et puis s'en vont.
    C.Pelchat
    3547 Lemieux
    Lac-Mégantic »

  • jean-marie francoeur
    Inscrit
    mardi 19 août 2008 09h14
    Partenariat ami des amis des amis
    « C'est clair. Monsieur Couillard vend son expertise au plus offrant. Peu importe les conséquences sociales. L'éthique ? Qu'est-ce que c'est? Monsieur Couillard carbure à l'argent. Son passage en politique était intéressé. On le voit. Pratiquer la médecine ? Retourner les privilèges que l'État du Québec lui a octroyé en tant qu'étudiant ? Non merçi. Ce n'est pas assez payant. C'est là la mentalité des libéraux : profiter de tout aux dépens des Québécois. Après-moi le déluge.

    Monsieur Couillard, retournez-donc en Arabie. Au moins, vous ne pourrez pas massacrer notre système de santé et on vous paiera un million par année, comme avant.

    Jean-Marie Francoeur »

  • Lise Thibault
    Inscrite
    mardi 19 août 2008 09h22
    Qui a menti...
    « Dans l'affaire Rabaska, le «bon» docteur Couillard était loin de la vérité en déclarant que «le projet avait franchi avec succès les examens «d'acceptabilité» sur le plan de la santé publique» (Presse Canadienne,5 février 08)alors qu'un document interne des Directions de Santé publique de la Capitale nationale et de Chaudière-Appalaches «coulé» de façon anonyme peu après ces déclarations affirmait exactement le contraire. Le ministère dont M. Couillard avait la responsabilité a de plus tout fait pour garder secrets des documents susceptibles de compromettre le projet Rabaska malgré des demandes de citoyens faites en vertu de la Loi sur l'accès à l'information. En déclarant au sujet de Rabaska que « Pour financer un système de santé, on a besoin de croissance économique et c'est un projet de croissance économique majeur pour la région», l'ancien ministre affichait son camp : il avait choisi celui du fric, et ce, au détriment de la santé de la population.

    Passant du poste de ministre de la santé à celui de gestionnaire au privé, Philippe Couillard affirme aujourd'hui qu'il agira «sans manquement à l'éthique»...

    ... Pourriez-vous répéter ça sans rire, M. Couillard ? »

  • André Lorimier
    Inscrit
    mardi 19 août 2008 09h40
    Neo-duplessisme
    « Nous voilà revenus au bon vieux: immobilisme, PPP pour les amis du pouvoir et mensonges livrés au bon peuple avec un sourire angélique! »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mardi 19 août 2008 09h42
    Bis repetita.
    « Normal, c'est l'essence du liberalisme des democraties occidentales. Il est libre de son choix et les politiciens sont des polichinelles sans interets. Lisons les programmes politiques et nous comprenons qu'ils disent tous la meme chose. Changeons leurs logos de parti, c'est le meme discours. Bis repetita. Bref comme tant d'autres, l'ex-premier ministre du Pq et sa cause M bouchard par exemple, le bizzeness avant les problemes de societe et la complicite avec un peuple. Je ne sais pas mais une cause est une cause et ils abandonnent le bateau comme si de rien n'etait, laissant femmes et enfants se demmerd... tout seul. Pourtant ils firent des discours a la tonne pour la dite cause. Autrement dit, on se fout de notre gueule. Rien de nouveau sous le soleil. Il n'y a pas a jouer les vierges effarouchees ou alors on est comme eux. »

  • Michel Bérubé
    Inscrit
    mardi 19 août 2008 10h15
    Nationaliser les pertes et privatiser les profits
    « Pas de surprise de voir ce monsieur poursuivre les objectifs de son parti politique à l'extérieur du gouvernement. Ni de voir l'ADQ soutenir franchement cette nomination.
    Non plus de lire la critique mollassonne du porte parole du Parti québéquois. Tous un même objectif et un rêve commun : une belle retraite avec mes amis du privés à la fin de mes jours.
    Soyons lucide quand même! »

  • Fleurette Riverin
    Abonné
    mardi 19 août 2008 10h45
    Inspirons-nous du succès de la France pour le privé
    « Si le privé gagne du terrain, on peut dire que c'est une très bonne nouvelle. Le dernier rapport Castonguay allait dans ce sens en prônant la mixité entre le privé et le public pour alléger ce dernier et réduire le temps d'attente.

    Il n'y a qu'à s'inspirer de la France qui pratique ce modèle de mixité entre le public et le privé et qui performe pas mal mieux avec ce système qu'on le fait actuellement au Québec. Il faut dire par contre que la France n'a pas vidé stupidement le système de santé de 1500 médecins et de 4000 infirmières d'un seul coup, tout en bloquant les admissions dans les facultés de médecine et les Sciences infirmières tel qu'on l'a fait au Québec et qu'elle n'est donc pas en pénurie de médecins et d'infirmières. Cela démontre d'où provient la différence qui émerge entre les nombreux médecins de la France et la pénurie de médecins et d'infirmières au Québec, car le premier problème dans la santé au Québec est d'abord un manque d'effectifs médicaux.

    Le Dr. Couillard n'est pas le premier à s'orienter dans le privé, mentionnons seulement Michel Clair, ancien ministre péquiste, "qui est à la tête d'une entreprise privée active dans les soins de longue durée", sans qu'on doute de son degré d'éthique pour autant.

    Le Dr. Philippe Couillard, en plus d'être un homme de grand talent, est aussi un homme qui pousse l'éthique au maximum, et ce dans toutes les fonctions qu'il a occupées, et je ne doute aucunement que l'éthique sera sa première règle dans le privé, car cet homme-là est comme un arbre bien droit, il ne donne prise à aucune magouille ou basse manoeuvre et c'est un intouchable au plan de l'intégrité.

    Je lui accorde toute ma confiance et mon admiration, comme je l'ai toujours fait en tant que ministre de la santé, alors qu'il a tout simplement sauvé la Santé du naufrage péquiste. Il saura de nouveau apporter toute son intégrité et sa brillante intelligence pour ajouter la bonne dose de privé au système public, dans l'amélioration du système de santé québécois qu'il a toujours à coeur, et ce malgré certaines opinions teintées d'un scepticisme souvent partisan, car sa grande intégrité lui servira toujours d'armure.

    Dr. Couillard, je vous souhaite tout le succès que vous méritez! »

  • andré michaud
    Inscrit
    mardi 19 août 2008 10h53
    bonne chance M.Couillard
    « Bonne chance M.Couillard dans votre nouvel emploi. Je n'ai jamais douté de votre honnêteté et de votre désir de à la foiss protéger le régime public et donner plus de services aux québécois...

    Ma belle soeur en voyage en France a eu un service rapide à travers une clinique privée ou les services sont défrayés par l'état. Ces petites cliniques n'ont pas à subir la bureaucratie de l'étatisme, et peuvent agir plus rapidement.
    Dans ces cliniques les changement nécessaires ne doivent pas être étudiés pendant des mois et soumis à mille commissions et à la bureaucratie syndicale pour passer à l'action. »

  • Michel HAins
    Abonné
    mardi 19 août 2008 12h48
    Bourré un jour... bourré toujours.
    « Ce cher Coulli..., nous aura bourré pendant son passage comme ministre à nous faire à croire que tout allait bien et même de mieux en mieux et ce tellement qu'il affirme aujourd'hui ne pas être intéressé à aller pratiquer dans le réseau. Pas mal.
    Aujourd'hui encore il continu à nous bourrer, nous disant que lui personnellement ne sera pas lobbyiste mais que son nouvel employeur lui le peut sans contrevenir à la loi.
    C'est ça Coulli..., ce poste t'a été offert pour tes bons services de ministres dans les années passées.À bien y penser ce doit être la bonne raison ,c'est pour avoir bien préparé le terrain pour le privé.Mais surtout pas OH QUE NON pour tes connaissances de touts les rouages du système OH NON. Et nous voilà une fois de plus bourré.
    Et que dire du méchant Drainville, avec sa réaction plus que timide ,(Pour rester poli).
    Et la future chef d' état en devenir Marois (Ni vu ni connu), Aurait-elle peur qu'en aboyant certains squelettes dans le placard du PQ pourraient refaire surface.
    M.Coulli... , je vous ai toujours trouvé hautin toujours audessus de vos affaires à mépriser la masse à nous bourrer avec votre sourire des plus fendant et hypocrite.
    Le plus décevant ce sont les pleutres de l'opposition qui ne réagissent pas à la hauteur de cet affront à notre système parlementaire et démocratie. J'en n'ai qu'un plus haut le coeur des politiciens tout parti confondu. »

  • loiselet
    Abonné
    mardi 19 août 2008 13h00
    Vive l'opportunisme
    « Est-il en train de se bâtir des couilles en or?
    Mon père, journalier, s'est mis à la rue à payer pour les soins de ma mère, en 1956, avec la médecine d'affaire, avant l'assurance-maladie. Et il en a eu des millions d'autres qui n'avaient pas le loisir d'avoir à l'esprit l'enrichissement des pros de la santé.
    Les "petits travailleurs" n'ont pas toujours le souci de s'inquiéter à propos du financement d'une quatrième maison, d'une troisième auto, d'un yacht ou d'un hélico. Jamais satisfaits?
    Mais il est quand même remarquable de constater la solidarité naissante des médecins lucides qui s'organisent face à l'envahissement de l'opportunisme et du carriérisme d'Esculape à l'intérieur du privé. Esculape en médecine est devenu Veau d'or comme en plusieurs domaines mais il me semble que la santé, la vie des gens devraient être sacrées parmi les frères humains...

    Où se trouve le bon docteur Ferron, écrivain particulièrement extraordinaire... , qui nous visitait à domicile et qui demandait paiement selon les moyens du bord , parfois même sans frais, à l'ancienne Ville Jacques-Cartier? Il y en avaient des centaines, avec une vocation.

    Les pauvres gens et les travailleurs de la classe moyenne vous félicite, docteur Couillard! »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mardi 19 août 2008 14h56
    L`effet de serre
    « Couillard comme bien d`autres politiciens. Ils se sont sacrifiés quelques années, mais le temps est venu de faire de vraies affaires. Bien que les contacts d`un ministre ou Premier ministre sont du genre privilégié. Le bon peuple n`y verra que du feu. Le peuple est souverain et peut faire payer très cher les écarts de ces auto-suffisants de politiciens du tout m`est dû, qu`ils soient Chrétieniste ou Charestiste. »

  • Réal Ouellet
    Abonné
    mardi 19 août 2008 15h14
    ?
    « Pourquoi personne ne réagit à cette nouvelle?
    Ce que fait Couillard c'est scandaleux! Je suis outré! en plus, il fait l'annonce l'été pendant les jeux!!! On nous prend pour qui? Faut voir comme on nous parle!! comme dirait Souchon. »

  • Louise Lafaille
    Inscrite
    mercredi 20 août 2008 15h12
    ce sont de braves GROSSES gens...
    « ...assez intelligents pour reconnaître ce qui est bon pour eux-mêmes. Du genre opportuniste, monsieur Couillard ne se gêne même pas pour profiter de l'état actuel des choses puisque c'est lui qui a tout mis en place pour arriver à ses fins. Subséquemment, l'attente dans les salles d'urgence n'a pas été réglée: QUE DE MENSONGES AI-JE ENTENDUS VENANT DE LEUR PART,lorsqu'ils faisaient référence aux priorités qu'ils soutenaient quant au système de santé actuel.

    Je suis à même de constater l'inutilité du passage de m. Couillard dans le ministère de la Santé puisque beaucoup d'autres, comme moi, ont attendu et attendent encore une chirurgie de la hanche. Toutes les douleurs et la souffrance qui me sont octroyées par la mauvaise gérance de ce ministère, je les dois à mm Couillard et Charette. Allez donc,
    croyez-vous que je pourrai oublier cela? Je vis en grabataire depuis 11 mois et ça n'est pas fini...J'aurai à me désintoxiquer de tous ces anti-douleurs que j'ai absorbés durant l'attente d'être seulement sur une liste d'urgence qui en fait n'en était pas vraiment une! JE ME SOUVIENS! »

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