Les jeunes de l'ADQ contre le « faux gel » des droits de scolarité
L'électorat jeune n'est pas acquis au PQ, selon les jeunes de l'Action démocratique du Québec. «Le PQ s'est souvent dit qu'il avait le monopole de la jeunesse. Or, les jeunes ne sont pas des sous-citoyens incapables de penser par eux-mêmes qui vont se rallier comme des moutons», a lancé hier le président de l'aile jeunesse adéquiste, Stéphane Laforest, devant les militants réunis en congrès à l'Université de Montréal.
Les organisateurs attendaient 500 membres, il en est venu 300 et une centaine d'entre eux étaient au poste hier matin, après avoir festoyé la veille.
Les jeunes adéquistes proposent une loi-cadre qui limiterait les hausses de droits de scolarité à un ajustement à l'inflation et prévoirait l'indexation automatique des prêts et bourses. Les frais afférents seraient aussi intégrés aux droits de scolarité.
«On ne peut pas continuer à avoir un simili-gel et voir les universités augmenter les frais afférents au-delà de l'inflation», a déclaré le président de l'aile jeunesse en prenant en exemple l'Université Laval, où l'augmentation des différents frais administratifs est de trois fois supérieure à l'inflation. Invitée à prononcer l'allocution de clôture, la députée de Berthier, Marie Grégoire, a qualifié «d'hypocrite» le gel des droits de scolarité, alors qu'au bout du compte, «l'école coûte plus cher».
Réaction
Pour le président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Nicolas Brisson, la proposition adéquiste limiterait l'accessibilité aux études: «en bout de piste, ce sont les étudiants de la classe moyenne qui subiraient une indexation des frais de scolarité, puisqu'ils ne sont pas admissibles aux prêts et bourses». Il souligne que le débat sur le financement public des universités reste entier, estimant qu'un investissement public de 260 millions est nécessaire pour renflouer les universités.
Pour apporter de l'eau au moulin des universités, la commission jeunesse de l'ADQ propose de transférer dans les fondations des universités une part des sommes versées dans le Fonds national de formation de la main-d'oeuvre (FNFMO) par les entreprises qui n'ont pas dépensé leur 1 % réglementaire pour la formation de leurs employés. En contrepartie, les universités offriraient des programmes de formation à distance aux entreprises. Il est également proposé d'ouvrir la porte à un plus grand financement privé en veillant à ce que «le contenu des cours ne soit pas affecté», a précisé M. Laforest.
Des débats sont à prévoir en mars, au moment de rédiger la plate-forme électorale. La porte-parole en emploi, la candidate Diane Bellemare, considère en effet que le FNFMO «n'est peut-être pas le fonds le plus approprié pour financer les universités», notant que plusieurs entreprises ont plutôt besoin de formation de niveau technique et professionnel.
Le Congrès jeunes a aussi discuté de la prévention du suicide et de l'obésité chez les jeunes. Il est entre autres question d'offrir une heure par jour d'activité sportive aux élèves, à l'occasion d'activités parascolaires.
L'assemblée des jeunes adéquistes a été perturbée samedi par une quarantaine de manifestants de la Coalition de la jeunesse contre Mario Dumont et le néolibéralisme. En réponse à ses détracteurs, le président de l'aile jeunesse, Stéphane Laforest, a invité hier les militants à «laisser couler les critiques comme de l'eau sur le dos d'un canard». La député Marie Grégoire a quant à elle précisé que l'ADQ n'avait jamais eu la prétention de parler au nom des jeunes, qui ne forment pas un bloc monolithique.
Les organisateurs attendaient 500 membres, il en est venu 300 et une centaine d'entre eux étaient au poste hier matin, après avoir festoyé la veille.
Les jeunes adéquistes proposent une loi-cadre qui limiterait les hausses de droits de scolarité à un ajustement à l'inflation et prévoirait l'indexation automatique des prêts et bourses. Les frais afférents seraient aussi intégrés aux droits de scolarité.
«On ne peut pas continuer à avoir un simili-gel et voir les universités augmenter les frais afférents au-delà de l'inflation», a déclaré le président de l'aile jeunesse en prenant en exemple l'Université Laval, où l'augmentation des différents frais administratifs est de trois fois supérieure à l'inflation. Invitée à prononcer l'allocution de clôture, la députée de Berthier, Marie Grégoire, a qualifié «d'hypocrite» le gel des droits de scolarité, alors qu'au bout du compte, «l'école coûte plus cher».
Réaction
Pour le président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Nicolas Brisson, la proposition adéquiste limiterait l'accessibilité aux études: «en bout de piste, ce sont les étudiants de la classe moyenne qui subiraient une indexation des frais de scolarité, puisqu'ils ne sont pas admissibles aux prêts et bourses». Il souligne que le débat sur le financement public des universités reste entier, estimant qu'un investissement public de 260 millions est nécessaire pour renflouer les universités.
Pour apporter de l'eau au moulin des universités, la commission jeunesse de l'ADQ propose de transférer dans les fondations des universités une part des sommes versées dans le Fonds national de formation de la main-d'oeuvre (FNFMO) par les entreprises qui n'ont pas dépensé leur 1 % réglementaire pour la formation de leurs employés. En contrepartie, les universités offriraient des programmes de formation à distance aux entreprises. Il est également proposé d'ouvrir la porte à un plus grand financement privé en veillant à ce que «le contenu des cours ne soit pas affecté», a précisé M. Laforest.
Des débats sont à prévoir en mars, au moment de rédiger la plate-forme électorale. La porte-parole en emploi, la candidate Diane Bellemare, considère en effet que le FNFMO «n'est peut-être pas le fonds le plus approprié pour financer les universités», notant que plusieurs entreprises ont plutôt besoin de formation de niveau technique et professionnel.
Le Congrès jeunes a aussi discuté de la prévention du suicide et de l'obésité chez les jeunes. Il est entre autres question d'offrir une heure par jour d'activité sportive aux élèves, à l'occasion d'activités parascolaires.
L'assemblée des jeunes adéquistes a été perturbée samedi par une quarantaine de manifestants de la Coalition de la jeunesse contre Mario Dumont et le néolibéralisme. En réponse à ses détracteurs, le président de l'aile jeunesse, Stéphane Laforest, a invité hier les militants à «laisser couler les critiques comme de l'eau sur le dos d'un canard». La député Marie Grégoire a quant à elle précisé que l'ADQ n'avait jamais eu la prétention de parler au nom des jeunes, qui ne forment pas un bloc monolithique.
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