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Des PPP de plus en plus privés

Jacinthe Tremblay   17 juillet 2008  Québec
Changement important dans l'approche des partenariats public-privé (PPP) québécois en santé: le centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) qui desservira les malades du Centre de la santé et des services sociaux (CSS) Champlain, en Montérégie, demeurera la propriété du partenaire privé au terme de l'entente de 25 ans le liant aux autorités publiques. Ce modèle vaudra pour tous les futurs établissements du genre, a appris Le Devoir.

Cette modification de la formule adoptée à ce jour par Québec apparaît dans une courte phrase de la page 2 de l'extrait de l'appel de propositions diffusé dans le site Internet de Partenariats public-privé Québec (PPP Québec): «Le soumissionnaire sélectionné assumera les responsabilités de concevoir, de construire, de financer, d'offrir la prestation des soins et services, d'entretenir et de maintenir l'installation. Il est propriétaire de l'installation et il n'y a pas de rétrocession au terme de l'entente de partenariat.» L'information était absente du communiqué de presse conjoint du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et de PPP Québec le 25 juin, jour du dévoilement de l'appel de propositions aux quatre soumissionnaires dans la course. Les intentions annoncées et défendues jusqu'à maintenant par le Conseil du trésor, les ministères concernés par des PPP ainsi que PPP Québec étaient de permettre la remise à l'État d'infrastructures et d'édifices publics en parfaite condition au terme des ententes. C'est d'ailleurs cette approche qui prévaut dans le cas du pont de l'autoroute 25 et qui demeure toujours la formule retenue pour les deux hôpitaux universitaires montréalais.

Moins cher, moins risqué

«C'est vrai que c'est une nouveauté. Cette option a été retenue parce que la location est moins coûteuse que la rétrocession de l'établissement en fin de contrat», a confirmé le porte-parole de cet organisme, Hugo Delanay. La porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux, Hélène Gingras, a pour sa part indiqué au Devoir que «la location a été retenue parce qu'il est impossible de prévoir si l'État aura encore besoin de ces établissements dans 25 ans». À titre d'exemple, elle a mentionné les progrès possibles dans la recherche d'un outil de prévention efficace de la maladie d'Alzheimer qui viendrait réduire les besoins pour ce type de service.

L'ajout en mode PPP de 200 nouvelles places sur le territoire du CSSS Champlain est le projet que le ministère et PPP Québec entendent utiliser comme modèle pour l'ajout de 1000 à 1200 places en CHSLD prévues au plan d'action gouvernemental d'hébergement et de soins de longue durée pour les personnes en lourde perte d'autonomie. «Le gouvernement a décidé de réaliser en PPP toutes les constructions neuves d'établissements de ce type et de confier à la Corporation hébergement Québec les agrandissements et les rénovations», a précisé Mme Gingras. La CHQ est le bras immobilier du MSSS.

Cette approche découlerait, selon Mme Gingras, des résultats d'une étude menée par Québec sur le projet du CHSLD du CSSS Champlain par le consultant Guy Choinière dans la foulée de la politique cadre des PPP de juin 2004. Cet ancien de la Banque de développement du Canada (BDC), de la Caisse de dépôt et placement du Québec et de la Caisse centrale Desjardins est, depuis 2006, vice-président de PPP Québec. Diplômé de HEC Montréal, M. Choinière a également oeuvré chez SNC-Lavalin et chez Bombardier Transport avant d'être responsable du dossier du CHSLD ainsi que de l'Adresse symphonique au sein de PPP Québec. «Les résultats de cette étude sont valables pour les autres projets de CHSLD à venir», a noté Mme Gingras. Le processus en vigueur à PPP Québec prévoit que l'examen de 2004 de M. Choinière sera rendu public après la signature de l'entente de partenariat, prévue en mars 2009, de ce CHSLD vitrine.

À court terme, cette étude ainsi que le processus de sélection du partenaire et ses critères seront la base qui sera utilisée pour la réalisation de trois autres nouveaux CHSLD de 66 places chacun annoncés par Québec en novembre 2007 pour les secteurs de Granby, de Saint-Jean-sur-Richelieu et de Châteauguay, également en Montérégie. Mme Gingras a aussi fait savoir au Devoir que «l'ajout de 100 places supplémentaires dans la couronne de Montréal sera annoncé sous peu», sans en préciser le lieu.

Si c'est dans l'appel de propositions que la décision de Québec d'opter pour la location des futurs CHLSD est mentionnée pour la première fois, une autre nouveauté introduite dans ce PPP santé était déjà connue depuis l'an dernier: les soins cliniques seront entièrement sous la responsabilité du partenaire privé.

En mai 2004, dans le document Briller parmi les meilleurs, qui résumait le plan de modernisation de l'État du gouvernement Charest orchestré par Monique Jérôme-Forget, présidente du Conseil du trésor, on pouvait pourtant lire, concernant la rénovation et le remplacement de places dans les CHSLD: «Le projet prendrait la forme d'une entente impliquant la rénovation ou le remplacement des infrastructures, le financement des investissements requis et l'exploitation des soins non cliniques pendant une durée de 30 ans.» En entrevue au terme de sa ronde de deux jours à Montréal, il y a une semaine, le Dr Yves Bolduc, ministre récent de la Santé et des Services sociaux, avait répondu à une question du Devoir portant sur l'inclusion des soins dans la responsabilité du partenaire privé. «Pour moi, les PPP sont un outil pour financer des infrastructures. Je ne connais pas encore ce genre de PPP en santé qui inclut les soins. Je ne me suis pas fait une tête là-dessus», avait-il déclaré.






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  • Dominic Pageau
    Abonné
    jeudi 17 juillet 2008 01h28
    Je ne suis pas surpris, depuis le début, cette histoire de PPP pue.
    « D'ailleurs, il est démontré que le privé ne peut pas faire la même chose que le public à meilleur prix. C'est impossible, le privé n'a pas la même cote de crédit qu'un État et se doit de faire un profit, ce qui est un coût supplémentaire.


    On s'en va vers une privatisation de la santé et »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 17 juillet 2008 07h11
    Projets pour propriétaires !
    « Pourquoi un PPP pour ces constructions si le tout va rester au privé indéfiniment à la place de pendant 25 ans ? Est-ce que le p du public va se contenter de payer ? Québécois du futur, nouveaux locataires des fournisseurs à la caisse électorale Libérale très provinciale ? »

  • Gilles Baillargeon
    Inscrit
    jeudi 17 juillet 2008 07h22
    Bombardier...ce n'est pas un PPP?
    « Une simple façon de retourner l'argent des payeurs de taxes dans les mains des amis et et des mieux nantis. Le privé n'a qu'un but faire des profits. Lorsque la population trouvera qu'il manque de services, on demandera à notre partenaire public d'accroitre ses subventions. Si le privé était si extraordinaire. Il serait capable de créer des jobs sans se vautrer dans l'argent du public. Bombardier...ce n'est pas un PPP? »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    jeudi 17 juillet 2008 08h47
    Le leurre PPP
    « Les PPP de plus en plus privés!!!

    Lorsqu'il aura quitté la vie politique vers où se dirigera donc notre bon ministre Couillard ???

    Ça me fait penser aux portes tournantes, les revolving doors, comme on dit en anglais.
    On passe de la politique au privé et du privé à la politique, question d'ajuster à sa guise les lois menant aux profits.

    La maladie incurable du néolibéralisme: le privé.
    Ce privé qu'on nous présente comme des sauveurs, des missionnaires.
    Sans eux, point de salut!
    Le gouvernement n'arriverait pas à boucler son budget, les impôts seraient faramineux.

    Pourtant, qu'elle est le but premier (et souvent le seul) de l'entreprise privée?
    Faire de l'argent.
    Eh! Oui! le privé fait énormément d'argent avec les secteurs rentables que le gouvernement leur laisse. Le privé peut se permettre d'investir des sommes colossales... avec les subventions gouvernementales et les exemptions d'impôts!


    Si le gouvernement devenait maître d'oeuvre de ces projets rentables, les retombées publiques de ces secteurs lucratifs, profiteraient à long terme à toute la population et non pas à quelques individus.

    Les soins à deux vitesses sont chaque jour de plus en plus la réalité.
    Mieux vaut vivre riche et avoir de bons soins de santé parce que pauvres, les malades vont crever et souffrir jusqu'à leur dernier souffle.

    C'est la justice et l'égalité de notre démocratie.
    On profite vraiment de la démocratie lorsque l'on a le portefeuille plein.
    La démocratie n'est plus la confrontation des idées et des enjeux, c'est l'accomplissement du pouvoir de l'argent.


    La notion PPP a toujours été un leurre. Il aurait été difficile d'avouer que notre gouvernement défendant (sic) les intérêts du pays et des citoyens, était au service du privé. Mais, force est de constater, que la gouverne de l'État sert bien les intérêts privés au détriment des intérêts publics.


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Philippe Landry
    Inscrit
    jeudi 17 juillet 2008 09h41
    Merci à l'entreprise privée
    « «la location a été retenue parce qu'il est impossible de prévoir si l'État aura encore besoin de ces établissements dans 25 ans>>

    Un gros merci à l'entreprise privée qui prend ce risque désinteressé à la place du gouvernement! Compte-on sérieusement sur la disparition de la maladie d'Alzheimer (MDR) ou plutôt à la généralisation de celle ci dans la population? »

  • ethan solal
    Inscrit
    jeudi 17 juillet 2008 09h53
    Non M Pageau, je vais vous dire ce qui pue...
    « Ce qui pue c'est la mentalité des québécois dans cette province, comme l'ordre professionnel des médecins qui refusent les docteurs européens ou en les obligeant à perdre 2 ans de leur vie pour reprendre des cours ou se remettre à jour. C'est toujours agréable quand on a 45 ans, qu'on a passé 15 ans de sa vie à pratiquer et à soigner des malades et qu'en arrivant au Québec, on doit supporter des étudiants de 25 ans, qui se bourrent à la bière dans des party (c'est le niveau culturel au Québec parait-il). Pendant ce temps, des gens attendent 20 heures aux urgences comme dans un pays du tiers monde. »

  • JM
    Abonné
    jeudi 17 juillet 2008 09h54
    Au fond, c'est un peu ça le monde de la politique, à quelques exceptions près.
    « Ne s'assoie pas sur un fauteuil d'élu qui veut. Avant de pouvoir se présenter aux élections, il faut d'abord qu'il soit choisi par un groupe d'intérêt (Libéraux, PQ, etc.). Ensuite, s'il est élu et s'il veut poursuivre allègrement sa carrière, il se doit de retourner l'ascenseur.

    De fait, le bon politicien exerce un art prétentieux. C'est celui de tirer les cordes, sans trop faire de secousse, pour la prospérité de ses proches. Ici, je parle de l'arrière scène. À l'avant scène, c'est le sourire du commerçant qui n'a qu'un but, à savoir de vendre au plus offrant sa camelote.

    Il existe quand même des cas d'exceptions à tout cela. C'est le bon politicien honnête et qui fait de son mieux pour accomplir ses nobles visées. Ce type de politicien, s'il veut continuer dans ce sens sans trop y perdre son âme, il se devra d'exercer encore un plus grand art.

    Effectivement, ce sera celui d'apprendre à louvoyer à bon escient, pour le meilleur de ses intentions, dans ce bourbier du monde de la politique. Sinon, ne pas se sentir penaud, étincelle d'illumination, il lui faudra tourner le dos à ce monde qui n'est pas le sien propre. »

  • Robert Henri
    Inscrit
    jeudi 17 juillet 2008 10h31
    Charest nous avait prévenu...
    « Vous ne vous souvenez pas? "Nous sommes prêts!" Charest nous l'a répété tout au long de la dernière campagne électorale mais ce n'est qu'aujourd'hui que nous apprenons à quoi ils sont prêts et ce n'est pas au service du peuple mais bien à le mater au profit des entreprises privées. »

  • Alex Gautier
    Inscrit
    jeudi 17 juillet 2008 11h36
    parler des deux cotés de la bouche
    « La raison invoquée, par le gouvernement, pour que le privé demeure propriétaire des centres de soins est qu'il n'est pas certain qu'on en est encore besoin dans 25 ans.... cela va à l'encontre de tous les messages qu'il (le gouvernement) nous lance depuis quelques années, à savoir que le plus grand défi du Québec en santé est le vieillissement de la population. Même le fameux groupe des lucides prédit la fin du monde si on ne fait rien pour régler le problème...il est clair que ce qu'on dit aujourd'hui à propos des raisons qui amène le gouvernement à procéder de cette façon avec ce centre de soin n'est pas la vérité. »

  • François Caron
    Abonné
    jeudi 17 juillet 2008 12h39
    @ Ethan Solal
    « Un commentaire aussi inepte intellectuellement ne mérite pas en temps normal une réponse.

    Mais exceptionnellement je me permets de le faire pour tenter de faire oeuvre minime d'éducation.

    Restez donc dans le sujet et ne déviez pas sur un autre qui n'a aucun rapport avec la spoliation du bien public par les libârals et les nantis.

    Connaissez-vous un autre pays au monde oû il y a un système de santé public qui sauve des vies à chaque jour ?

    Êtes-vous allé à un hôpital du Québec dernièrement pour un malaise et constater le dévouement du personnel soignant (médecins, infirmières, auxiliaires, etc)?

    Grâce à la gestion libârale capitaliste ultra-technocratique qui voit l'humain comme un passif dans la colonne de chiffres des services de santé, ces gens qui répondent à de vraies urgences (à ne pas confondre avec ces squatteurs de salles d'urgence qui encombrent le système avec leur ongle d"orteil incarné ou leur petit rhume, ou les grabataires âgéEs souffreteux ou en faillite physiologique qui accumulent les Air Miles avec leurs voyages en ambulance) ces gens, donc, sont au bout de la corde en raison du manque de ressources humaines flagrant qui est un facteur empathique intangible de guérison accélérée dans le domaine des soins aux personnes, et à la mauvaise et récidiviste allocation des ressources financières et matérielles pour donner des soins accessibles et de qualité, ce que les libârals sont en train d'achever d'accomplir afin de démontrer par l'absurde que le système public ne fonctionne pas et que "c'est don' ben mieux avec le privé".

    C'est que qu'on appelle la violence économique dirigée contre les institutions de l'État, c'-à-d celles que le peuple a bien voulu se donner démocratiquement pour se protéger de l'arbitraire capitaliste, patronal et marchand et que les nantis et les capitalistes tentent par tous les moyens de s'approprier.

    Dans un autre ordre d'idées, le Collège des Médecins du Québec, organisme corporatiste s'il en est un, fait bien d'appliquer des normes nors-américaines élevées avant d'accepter un candidat diplômé d'un autre pays, car les normes sanitaires et les pratiques médicales ne sont pas standard chez ceux qui n'ont pas étudié dans un collège de médecine aux normes occidentales reconnues, et c'est une garantie de compétence élevée.

    Votre commentaire vous discrédite et ne donne aucunement envie de tenter de vous intégrer, vous serez toujours un Canadian étranger à Nous et pour Nous car vous vous foutez carrément de Nos valeurs, et vous serez soigné de toutes façons dans un hôpital anglophone, ontarien ou américain car ici Nous respectons un des Droits de l'Homme fondamental qui est celui à la santé et la sécurité de l'individu, aussi détestable qu'il puisse être, c'est Notre façon de viser la rédemption.

    Vous ne savez manifestement pas à qui vous vous attaquez quand vous Nous bafouez, Nous les Québécois, nous avons connu la violence économique et nous savons comment Nous en défendre.

    Si la fraternité et la solidarité populaires valent la peine que l'on meure pour défendre et garantir les droits fondamentaux de notre prochain, rendez-vous donc digne d'être défendu, citoyen Solal. »

  • benjamin prudhomme
    Inscrit
    jeudi 17 juillet 2008 13h09
    Le mensonge du prive
    « Il est plutot drole que l'on nous presente le PPP comme une situation gagnante pour l'ensemble des quebecois. Les responsables des dossiers ont-ils consulte une quelconque etude? Il a ete clairement etabli que seule la classe aisee d'une population profite de la privatisation des services de sante et voit son temps d'attente diminuer.

    Pour les classes moyennes et defavorisees, toutes les etudes en viennent a la conclusion que le temps d'attente et l'efficacite des services se deteriorent. A ce sujet, voir Damien Contandriopoulos, directeur de la chaire de recherche sur le financement des systemes de sante canadiens, qui affirme que la mixite serait d'ailleurs le pire scenario a envisager, en raison des lois du marche qui interviennent et permettent au personnel medical de faire gonfler leur salaire et ainsi de faire augmenter les couts de sante de facon importante.

    D'ailleurs, un systeme de sante mixte ou prive prend au gouvernement une plus grande part de son PIB et augmente le temps d'attente pour la majorite de la population, d'ou la faussete de l'argumentation basee sur une baisse des couts et une augmentation de la productivite reliees a la privatisation. De plus, a long terme, il se developpe inevitablement un clivage entre les classes aisee et defavorisee.

    Mais il s'agit encore d'une decision politique menee de front par des lobbys qui ont tout avantage a encourager des politiques neo-liberales. »

  • Henri-Bernard Boivin
    Abonné
    jeudi 17 juillet 2008 16h53
    Pas un ppp mais une privatisation pure et simple
    « Comme l'entreprise privée prend en charge la construction de l'édifice, son équipement et assure les soins de santé, il ne s'agit plus d'un ppp mais d'une privatisation des soins de santé maquillée en ppp. Avec une telle formule, le rôle de l'État se limite à assurer la rentabilité de l'entreprise. En somme, l'État renonce à sa responsabilité d'assurer des soins de santé de qualité à un moindre coût. L'entreprise va s'arranger pour minimiser ses dépenses et maximiser ses profits. Comment peut-on s'attendre à des soins de qualité dans un tel contexte ?
    Henri-B. Boivin »

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 17 juillet 2008 17h04
    Les PPPP
    « Tout se déroule comme l'ont souhaité le capital (Desmarais et compagnie) et ses valets (Charest et compagnie). Il y aura bientôt des partenariats publics privés sans participation gouvernementale autre que la distribution des impôts des contribuables aux « titsamis ». Vive la démocratie de la droite !
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 17 juillet 2008 17h09
    Merci à Serge Charbonneau
    « Merci à Serge Charbonneau pour son analyse éclairante. Malheureusement, la grande majorité de la population québécoise croit aux vertus du capital et de ses valets. Dommage !
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Daniel Francoeur
    Inscrit
    jeudi 17 juillet 2008 18h20
    La dépossession tranquille
    « Surveillez bien la réponse du directeur de l'agence des partenariats publics privés du Québec. S'il procède selon leur plan, ce sous-fifre enverra sans doute une lettre au courrier du lecteur ou donnera une entrevue grossière de type pub. Laquelle sera constituera la réponse propagandiste gouvernementale, censée faire taire les détracteurs. Il y aura alors semblant de démocratie.

    L'ADQ bien à droite n'émettra pas d'opposition virulente et et PQ trop occupé à essayer de plaire aux citoyens et aux entreprises syphonantes de l'État saura se faire absent.

    Ce gouvernement sait trahir dans l'ombre les intérêts des Québécois, et lorsque ceux-ci se réveilleront : ils seront dépossédés ou soumis à des contrats coercitifs qui les appauvriront de plus en plus.

    L'intérêt général est mal servi par ce gouvernement obscurantiste plus attaché au pouvoir qu'à nos intérêts. Occultant les débats, il est plus dangereux que jamais. »

  • Louis Roy
    Abonné
    vendredi 29 août 2008 16h34
    Mais qui veut entendre la vérité?
    « Depuis plus de deux ans la CSN dénonce ces fameux PPP. Mais lors d'un point de presse sur la question ce printemps, seul l'Autre journal et Les Affaires (!) étaient présents. En avez-vous entendu parler? Les quotidiens s'intéressent peu à la vérité, seulement au sensationnel... Bravo quand même au Devoir pour cet article qui soulève quelques bonnes questions! »

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