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Le Québec a fait mentir lord Durham

Le premier ministre français fait l'éloge d'une société à «l'avant-garde» et défend sa référence au général de Gaulle

Christian Rioux , Robert Dutrisac   5 juillet 2008  Québec
François Fillion
Photo : Pascal Ratthé
François Fillion
Au terme d'une visite de deux jours soulignant le 400e anniversaire de Québec, le premier ministre français, François Fillon, a décrit hier le Québec comme une société à l'avant-garde qui aura finalement fait mentir le célèbre lord Durham, qui la décrivait comme vieillie et retardataire.

Dans un autre registre, il a défendu sa référence au général de Gaulle dans son discours de la veille, ce dernier ayant sorti les relations France-Québec d'une longue léthargie.

Devant un parterre de plus de 300 responsables politiques et hommes d'affaires réunis au Palais des congrès de Montréal, le premier ministre français a clos son voyage au Québec en se livrant à un éloge senti de la modernité et de l'ouverture de la société québécoise. «Il est loin le temps où, dans son célèbre rapport de 1839, lord Durham présentait les Canadiens français comme "une société vieillie et retardataire dans un monde neuf et progressif", a déclaré le premier ministre. Aujourd'hui, le monde est plus neuf et plus "progressif" que jamais, mais les Québécois en sont à l'avant-garde!»

Selon le premier ministre, qui dirigeait la plus importante délégation de responsables politiques français jamais venue au Québec (dont deux anciens premiers ministres et cinq présidents de région), le Québec est aujourd'hui un exemple pour la France, qui s'est récemment engagée dans une série de réformes. Avec les mêmes accents gaulliens que la veille devant la statue de Champlain à Québec, François Fillon a souligné que le Québec avait su adapter son héritage français «aux réalités si différentes du Nouveau Monde». Il voit même dans cette réussite le triomphe d'«une forme d'universalité qui est en fait le projet même de la France, sa vocation de toujours.»

Rencontrant la presse à Québec au terme d'une séance de travail avec Jean Charest, le premier ministre français a dû s'expliquer sur ses références de la veille au général de Gaulle et au «pays» du Québec. Issu d'un courant politique dit du «gaullisme social», François Fillon dit ne pas avoir porté de jugement sur le «Vive le Québec libre!» du général en évoquant la «grande voix historique» qui, il y a 40 ans, avait tiré le Québec de son «hivernement» (sic). Il ne faisait, dit-il, que reconnaître un événement historique qui a eu pour effet en France «de braquer les projecteurs» sur la relation France-Québec. «Je ne suis pas venu ici pour créer un nouvel incident diplomatique», a-t-il conclu. À Montréal, François Fillon a repris la formule qui semble devoir définir dorénavant les relations France-Québec, celle d'une «relation profondément fraternelle».

Le premier ministre Jean Charest a pris la défense de son homologue en affirmant qu'il aurait été impensable de ne pas parler du général de Gaulle lors des célébrations du 400e anniversaire de la fondation de Québec et que c'était même là un signe de maturité. «On ne peut pas ne pas parler du général de Gaulle», a dit Jean Charest. «Il faut se décoincer dans la relation [France-Québec]. Il faut se donner un peu d'espace quand même. On peut parler du général de Gaulle sans tomber dans des traumatismes» et «dans un débat sur la souveraineté», a fait valoir le premier ministre québécois. Le général de Gaulle, «ce n'est pas uniquement le "Vive le Québec libre!" au balcon de l'hôtel de ville de Montréal. C'est l'établissement de liens diplomatiques directs et privilégiés entre le Québec et la France».

Certains se sont aussi étonnés de la propension de M. Fillon à employer le mot «pays» pour désigner le Québec. Encore hier, il louait le projet d'entente-cadre pour «la reconnaissance des qualifications entre les deux pays». Jeudi, il avait utilisé le même vocable à quelques reprises. «J'aurais dû dire: entre deux nations. Vous savez, le mot "pays" est un mot qui a plusieurs sens», a expliqué le premier ministre tout en signalant qu'il était aussi le président du pays de la vallée de la Sarthe. «Chez moi, un pays, c'est un endroit où il y a des paysans.»

À l'occasion de cette 15e rencontre alternée des premiers ministres français et québécois, Jean Charest et François Fillon ont signé un relevé des décisions. À Québec dans la matinée et à Montréal dans l'après-midi, les deux hommes ont défendu leur projet de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles qui devrait être signé lors de la visite de Nicolas Sarkozy au Québec en octobre prochain. Le premier ministre français a d'ailleurs souligné la grande insistance de son homologue québécois à faire avancer ce dossier dont «il est un acteur au quotidien». Jean Charest se serait même invité hier matin dans une rencontre d'experts à laquelle il n'était pas convié, a dit François Fillon en riant.

Les discussions sur ce projet progressent bien, selon le négociateur québécois, Gil Rémillard. Les parties se sont entendues pour mettre de côté la reconnaissance des diplômes et s'attarder plutôt à la reconnaissance des qualifications réelles en milieu de travail. Les professionnels n'auraient plus à retourner sur les bancs d'école pour obtenir une équivalence. Des stages en milieu de travail leur seraient plutôt offerts, selon nos informations. Le projet vise les médecins, les ingénieurs, les architectes, mais aussi les métiers de la construction, a indiqué M. Charest. «Votre fameux plombier polonais, nous, on le veut», a-t-il lancé à la blague. Le premier ministre Fillon a qualifié cet accord de très «ambitieux puisqu'il permettra à des professionnels de la France et du Québec de travailler les uns chez les autres en toute liberté».

Les deux premiers ministres ont également annoncé la création du Conseil franco-québécois de coopération universitaire (CFQCU), qui remplace le défunt Centre de coopération inter-universitaire franco-québécoise (CCIFQ), vieux de 25 ans. Québec souhaitait créer un nouvel organisme moins coûteux et qui n'aura donc pas de bureau à Paris.

La France et le Québec sont en «communion parfaite» en matière d'environnement et de réchauffement climatique, a souligné M. Fillon. La France souhaite amener l'Europe à se fixer des objectifs très ambitieux pour ensuite «faire pression sur l'ensemble des régions du monde, en particulier en Amérique du Nord, pour que cette question de réchauffement climatique soit une priorité absolue».

Les premiers ministres ont été peu loquaces sur l'éventualité que le Canada et l'Union européenne s'engagent dans les négociations d'un traité de libre-échange lors du sommet Canada-Union européenne, qui se tiendra à Québec en octobre prochain. La question a simplement été mentionnée dans le communiqué diffusé par le premier ministre québécois à l'issue de la rencontre de travail. Les deux premiers ministres ont par ailleurs affirmé que le Québec était pour la France la porte d'entrée de l'Amérique du Nord. Ce qu'était aussi la France pour le Québec en Europe.

Les nombreux responsables politiques français qui accompagnent François Fillon sont partout ces jours-ci au Québec. L'ancienne candidate socialiste à la présidence, Ségolène Royal, a profité d'une entrevue à Radio-Canada pour fustiger «l'improvisation» de Nicolas Sarkozy à l'égard du Québec. Les hésitations du président, qui avait présenté les relations de la France avec Québec et Ottawa sur un pied d'égalité avant de revenir sur ses propos, ne l'étonnent pas. «Il y a tellement d'improvisation en politique étrangère, dit-elle. Un jour, il dit une chose et le lendemain, son contraire.» La présidente du Poitou-Charentes a invité son ancien adversaire à «tourner sa langue sept fois dans sa bouche».

Quant à l'ancien premier ministre Alain Juppé, converti à l'écologie lors d'un récent séjour au Québec, il a entrepris de rallier Québec à Montréal à bicyclette par le chemin du Roy. Celui qu'avait emprunté le général de Gaulle lors de sa célèbre visite en 1967.
 
 
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  • Eric Barnabé - Inscrit
    5 juillet 2008 10 h 12
    Pas si sur que cela
    Avez-vous déjà lu le rapport de Lord Durham ? Son constat est pas mal plus neutre que Bouchard-Taylor sur les conditions des français en Amérique à son époque. En fait, l'éveil des québécois commence avec la révolution tranquille qui nous ont permis l'accès à l'éducation pour tous dans notre langue. Notre ignorance et les raisons de cet ignorance, que le rapport Durham décrit, a cessé à cette date.

    Pour obtenir un bon résumé du rapport Durham:
    http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/francophonie/Rbritan

    Eric Barnabé, Québec
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  • Guimont Rodrigue - Inscrit
    5 juillet 2008 11 h 19
    Pour la suite des choses...
    Monsieur Fillon a tout à fait raison d'utiliser le terme «païs (ancienne graphie) >> pays» pour définir le Québec d'aujourd'hui. Les mots ont aussi une histoire, un sens, une sémantique : qu'on se rappelle seulement les «Pays d'en haut» pour nommer la région des Grands Lacs du temps de Champlain... pour évoluer ensuite vers la rive nord du Saint-Laurent, les Laurentides de Claude-Henri Grignon. Le mot a également fait racine en donnant le mot «paysage» (attesté en 1549) pour définir la technicité visuelle d'un dit pays.

    Ce « pays » ci - de même que l'Acadie, même morcelée, même en voie de louisianisation - n'est pas seulement une région déterminée, mais également une langue et une culture, ci devant française.

    Ceci dit, ce que je ressens à la lecture de nombreux commentaires suite à l'ouverture ratée du 3 juillet, c'est la colère des Québécois de souche, face l'aplaventrisme de ses dirigeants québécois et à la main mise du fédéral sur des fêtes qui se voulaient avant tout une commémoration de nos origines françaises.

    Ce fut pitoyable de voir les citoyens de Québec, en silence sous leurs parapluies assistés à cette tentative d'intimidation, rappelant par maints aspects «La loi des mesures de Guerre» de 1970.

    Merci Monsieur Fillon de nous rappeler que nous sommes ici comme un miracle de ténacité et de survivance depuis plus de 400 ans.
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  • Fernand Trudel - Abonné
    5 juillet 2008 11 h 44
    Lord Durham a bien vu et Bousquet est un paysan selon Fillon
    Ce que Lord Durham a décrit est un système féodal français rétrograde et archaïque. Les seigneuries et les curés ce sont les français qui nous les ont laissé. Le système britannique nous a donné en héritage un système parlementaire qui fait l'envie de plusieurs pays. D'ailleurs le nouveau parlement européen vient de s'en inspirer de notre confédération. Mais laissons Lord Durham s'exprimer lui-même. Voici dews extraits de son rapport:

    source : http://www.republiquelibre.org/cousture/DURH.HTM

    « Je m'attendais à trouver un conflit entre un gouvernement et un peuple ; je trouvai deux nations en guerre au sein d'un même État : je trouvai une lutte, non de principes, mais de races. Je m'en aperçus : il serait vain de vouloir améliorer les lois et les institutions avant que d'avoir réussi à exterminer la haine mortelle qui maintenant divise les habitants du Bas-Canada en deux groupes hostiles: Français et Anglais. » ... « Les institutions de France durant la colonisation du Canada étaient peut-être plus que celles de n'importe quelle autre nation d'Europe propres à étouffer l'intelligence et la liberté du peuple. Ces institutions traversèrent l'Atlantique avec le colon canadien. Le même despotisme centralisateur, incompétent, stationnaire et répressif s'étendit sur lui. Non seulement on ne lui donna aucune voix dans le Gouvernement de la province ou dans le choix de ses dirigeants, mais il ne lui fut même pas permis de s'associer avec ses voisins pour la régie de ses affaires municipales que l'autorité centrale négligeait sous prétexte de les administrer. Il obtenait sa terre dans une tenure singulièrement avantageuse à un bien-être immédiat, mais dans une condition qui l'empêcherait d'améliorer son sort ; il fut placé à l'instant même à la fois dans une vie de travail constant et uniforme, dans une très grande aisance et dans la dépendance seigneuriale. » ... « Placés dans de telles circonstances, ils ne firent aucun autre progrès que la largesse de la terre leur prodigua ; ils demeurèrent sous les mêmes institutions le même peuple ignare, apathique et rétrograde. Le long des rives du Saint-Laurent et de ses tributaires, ils ont défriché deux ou trois bandes de terre ; ils les ont cultivées d'après les plus mauvaises méthodes de petite culture. Ils ont érigé une suite ininterrompue de villages qui donne au pays des seigneurs l'apparence d'une rue sans fin. Outre les villes, qui étaient les sièges du Gouvernement, on n'en fonda pas d'autres. » ... « Ils sont restés une société vieillie et retardataire dans un monde neuf et progressif. En tout et partout, ils sont demeurés Français, mais des Français qui ne ressemblent pas du tout à ceux de France. Ils ressemblent plutôt aux Français de l'Ancien régime. »

    Voilà de sages paroles d'un Lord qui a vu juste et diagnostiqué le bon remède. Continuons les extraits provenant toujours de la même source:

    « Les deux races, ainsi séparées, se sont trouvées dans une même société et dans des circonstances qui devaient nécessairement produire un choc entre elles. D'abord, le langage les tenait à distance l'une de l'autre. » ... « Les Anglais ont trouvé dans les Canadiens français une somme égale de fierté nationale ; fierté ombrageuse, mais inactive qui dispose ce peuple moins à ressentir une insulte qu'à se tenir éloigné de ceux qui voudraient le tenir dans l'abaissement. Les Français étaient forcés de reconnaître la supériorité et l'esprit d'entreprise des Anglais. Ils ne pouvaient pas se cacher leur succès à tout ce qu'ils touchaient ni leur progrès de chaque jour. Ils regardèrent leurs rivaux avec alarme, avec jalousie, enfin avec haine. Les Anglais le leur rendirent par une morgue qui ressembla bientôt à de la phobie. Les Français se plaignaient de l'arrogance et de l'injustice des Anglais ; les Anglais reprochaient aux Français les défauts d'un peuple faible et vaincu, les accusaient de bassesse et de perfidie. L'entière défiance que chacune des deux races a pu concevoir des intentions de l'autre a fait qu'elles ont toujours attribué les plus noirs desseins aux gestes les plus innocents. » ... «
    Ils ont un clergé différent et jamais ils ne se rencontrent dans la même église. Ils n'ont pas eu une instruction commune qui ait tendu à faire disparaître ou à diminuer la disparité de langage et de religion. Les associations de jeunesse, les jeux de l'enfance et les études qui à l'âge mûr modifient le caractère, tout cela est distinct et diffère totalement chez les uns et chez les autres. A Montréal et à Québec, il y a des écoles anglaises et des écoles françaises. Les élèves s'accoutument à combattre nation contre nation, et les batailles de rue parmi les enfants présentent souvent une division, d'un côté les Anglais, de l'autre les Français. Comme ils ont été instruits séparément, ainsi leurs études sont-elles différentes. La littérature familière aux uns et aux autres est celle de leur langue maternelle. Les idées que les hommes puisent dans les livres leur viennent d'autres sources. A cet égard, la diversité du langage produit des effets différents de ceux qu'elle a dans les relations entre les deux races. Ceux qui ont réfléchi sur la force de l'influence de la langue sur la pensée peuvent concevoir comment les hommes qui parlent un langage différent sont portés à penser différemment. »

    Voilà on entretien encore aujourd'hui la défiance et la différence entre les deux races. C'est la tare que véhicule les souverainistes et qui fait faire du surplace aux québécois dans un monde d'une économie planétaire tributaire des technologies modernes que sont les communications visuelles et médiatiques à l'échelle planétaire et l'ordinateur qui ouvre le monde entier à tous.

    Ce que Bousquet et ses amis souverainistes nous proposent c'est la balkanisation du Québec et une nouvelle dépendance à une aristocratie du plateau Mont-Royal autour de la châtelaine de l'Ile Bizard. Bizarre de pays...

    Déjà le Canada par son importance démographique a de la misère à s'inposer au niveau du concert des nations, imaginez qu'on morcelle cette force économique déjà chancelante...

    C'est en s'unissant qu'on s'impose, nos pères de la confédération l'ont compris mais il reste des irréductibles qui se sont maintenus cachés sous les clochers. Maintenant que les curés disparaissent et que l'individualisme est roi, comment pouvons-nous espérez bâtir un peuple avachi et accroché aux mamelles de l'état providence dans un monde en pleine mutation ???

    Oui, les français sont forts en discours enjoleurs mais outre la culture, l'économie n'est pas leur dada et leurs frères souverainistes ont une vision rétrograde de l'avenir...

    En tout cas, Zonzon Beaudoin-Dorlot devra donner de la cuisse encore plus dans les cocktails diplomatiques à L'Élysée en attendant la position en octobre de Sarkozy séduit par tant de beauté de notre gouverneure générale, Michaelle Jean qui fait le délices des paparazzis. De quoi rendre Carla Bruni jalouse...

    En conclusion, la bourde de Fillon, nous rappelle que les français n'ont pas si évolué qu'on le penses... Mon cher Bousquet, vous êtes un paysan selon Fillon qui a voulu redonner en le précisant, le vrai sens à ses paroles tonitruantes dont vous vous gavez avidement...
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  • Pierre François Gagnon - Inscrit
    5 juillet 2008 12 h 44
    Des paysans... bravo!
    «Chez moi, un pays, c'est un endroit où il y a des paysans.»

    Voilà maintenant qu'on nous traite de "paysans"! Bravo, c'est gratiné!
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    5 juillet 2008 13 h 04
    Sarkozy et le Québec
    Apparemment M.Fillon veut réparer les pots cassés de son président. Ceci dit c'est en octobre au sommet de la francophonie lorsque N.Sarkozy se présentera à Québec que nous verrons en oeuvre la véritable politique française à l'égard du Québec. N'oublions que Paul Desmarais est l'un des mentors du président français.
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  • M. Dassualt Dassault - Inscrit
    5 juillet 2008 14 h 20
    Bravo!
    Bravo! Dits-on les choses tels quel sont: Le Quebec est une nation soit, mais c'est un pays en attente. Ceux qui n'aiment pas ca peuvent toujours aller s'installer dans ce grands et beau [autre] pays qu'est le Canada.

    Encore une fois Bravo M. Fillion.
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  • Guy Fafard - Inscrit
    5 juillet 2008 14 h 30
    Le Québec est un pays dans un pays
    Quoi que les diplomates en disent, le Québec est un pays au plein sens du terme.

    Quoi que les fédéralistes en disent, le Québec n'a pas signé le rapatriement de la constitution.

    Quoi que les souvrainistes en disent, les québécois continuent de payer des impôts à Ottawa avec profits et pertes.

    Quoi que tout ce beau monde en dise, le Québec ne sait toujours pas sur quel pied danser.

    Quand les trudeauistes se fermeront la gueule et que les anglos-canadiens comprendront qu'ils se sont fait mentir et abandonneront le fabulation du multi-culturalisme, alors le Canada redeviendra uni.

    En attendant il se gruge des énergies aux deux factions; soit celle du Canada anglais et celle du Québec nationaliste.

    Il me semble que ce n'est pas si difficile à comprendre pourtant?
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  • Fernand Trudel - Abonné
    6 juillet 2008 00 h 41
    On y est installé dans ce beau grand pays Monsieur Dassault
    On y est installé dans ce beau grand pays Monsieur Dassault.
    S,<il est beau por<urquoi le détruire dans un monde où toutes les barrières étatiques sont franchies par l'internet, les communications et la finance à chaque jour. Le pays est devenu le monde. D'ailleurs n'est-ce pas l'ONU qui nous parle de réchauffement global, de famine mondiale par dessus les états souverains ???

    Ce beau pays essayez de vivre dedans avant de tout jeter par dessus bord pour purifier notre race latine d'assonnance française. Hitler a voulu faire celà, créer une race pure. Mais la comparaison était trop facile, ce qui a permis à certains malicieux de comparer Parizeau à Hitler...

    Moi je ne veux pas être assimilé par des français qui vont au Drugstore faire du shopping entre deux meeting. Ils vont amuser leurs enfants à l'Euro Dysney en prenant un coca dans un MacDo bien de chez eux...

    Je me demande ce qu'on défend si nos cousins de France s'accaparent des mots anglais dans leur vocabulaire régulier à la vitesse de l'éclair. Monsieur Dassault, avez vous hâte que les commandites fédérales soient sponsorisées ? Moi, pas...
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  • Michel Savard - Inscrit
    6 juillet 2008 08 h 38
    " Chers paysans, c'est votre tour...
    Verra-t-on bientôt les nationalistes vibrer et verser une larme de joie lorsqu'ils se feront chanter : "Chers paysans , c'est votre tour de vous laisser parler d'amour"
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  • Françoise Maertens - Inscrite
    6 juillet 2008 09 h 31
    Quelle bonne idée, M. Bousquet!
    Ce serait vraiment une occasion exceptionnelle pour M. Charest et une excellente motivation à faire du Québec un pays!!!Il graduerait d'un seul coup de baguette magique!!!
    Merci pour cette idée, une façon comme une autre d'arriver à avoir notre pays!
    Françoise Maertens
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  • Rolland Bouffard - Abonné
    6 juillet 2008 18 h 20
    Païs
    Les fêtes du 400ème n'ont heureusement pas été inondées de flags du Qc. Les nationalistes ont trouvé un os à gruger dans les propos de Fillon, un autre Français qui a probablement le talent nécessaire pour de mettre de la merde dans le ventilateur.

    Une chance que les deux référendums ont été négatifs, nous possédons encore la citoyenneté Canadienne, une des plus convoitée dans le monde.

    Ce dont on ne parle pas beaucoup, la péréquation, plus de $7 milliards cette année, $7G,
    $7, 000,000,000.00. Si le Quebec était un païs, sans la péréquation, ce serait une des tribus plus pauvres de l'Amérique. Il aurait l'air du Haïti du Nord.

    Ce que les nationalistes omettent malicieusement de dire, c'est que Lord Durham a sauvé notre langue et notre religion. C'est lui qui a soutenu que les Français étaient misérable ce qui est vrai mais un plus il a intercédé et fait les pressions nécessaires pour que ce petit peuple puisse garder sa langue et sa religion...! Si non on serait comme le reste des Etats-Unis.
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  • Chryst - Abonné
    6 juillet 2008 23 h 12
    Le Québec a les moyens de ses ambitions
    Nous possédons des connaissances en bases de données et relativement à un tableur pour lequel les données peuvent être sauvegardées pour une analyse plus poussée (informatique). Les données peuvent aussi être sauvegardées du tableur à la base de données. Et, ces dernières, analysées sous toutes les coutures.

    La géomatique et le GPS sont mis à contribution. De quoi révolutionner le monde, puisque rien d'équivalent n'a été trouvé sur Internet.

    Sommes tellement convaincus du succès à venir que nous avons préféré l'écriture à un emploi bien rémunéré avec fond de pension et offre de travail à la maison.

    De quoi mettre le Québec à l'avant-garde dans de nombreux domaines où des données à référence spatiale peuvent être utiles. De quoi rendre concurrentielle toute entreprise qui maîtrisera ces connaissances.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    7 juillet 2008 03 h 42
    @ M. Fernand Trudel
    M. Fernand Trudel écrit : «D'ailleurs le nouveau parlement européen vient de s'en inspirer de notre confédération.»

    M. Trudel, nous n'avons jamais eut de confédération au Canada. Le nouveau parlement européen ne peut donc pas s'en inspirer. Nous avons hérité d'une fédération centralisatrice "qu'aucun pays européen voudrait avoir" qu'on a nommé confédération. VOIR VOTRE DICTIONNAIRE pour l'exacte définition des 2 mots.

    Une confédération est formée d'États souverains qui peuvent déléguer certains pouvoirs à un organisme central, pas formée de provinces redevables au pouvoir central qui peut contester ses lois.

    On ne peut pas bâtir d'argumentation quand on part avec les mauvaises descriptions de mots.

    Votre idée que les Anglos sont meilleurs que les Francos me semble assez masochiste pour unm franco.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    7 juillet 2008 09 h 58
    @ Mme Françoise Maertens
    Merci pour l'appréciation de mon idée. J'aimerais ajouter que ce serait pas si surprenant que ça vu que notre "premier" Charest rêve depuis longtemps d'être CHEF d'un pays 100 % souverain, le Canada pour en développer tout l'aspect internationale incluant l'environnement, un de ses dadas.

    Devenir chef d'un Québec, devenu souverain, ferait bien son l'affaire dans cette affaire...genre. Ça serait le moyen ultime pour couper les ailes au PQ après avoir coupé celles de l'ADQ depuis un an.


    Si M. Charest prend le temps de lire nos réactions dans le Devoir, c,est gagné, l'affaire est dans le sac !
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  • Fernand Trudel - Abonné
    7 juillet 2008 10 h 05
    @ M Bousquet
    Vous êtes né pour un petit pain car vous réduisez tout à votre race ou nation. Mais avez-vous essayé un seul instant de vivre dans ce pays comme les pères de la Confédération l'on imaginé. Jamais !!!

    Ce pays est né d'une union des colons de deux races pour résister aux assauts des américains. À vous écouter, je regrette seulement que les américains n'aient pas réussi à nous envahir. Eux, c'est one country, one flag and one language. Ils ne sont pas aussi tolérants que les britanniques...

    Charest avec son Conseil de la fédération essaye de changer la dynamique empêtrée dans un conflit racial (anglais-français) depuis le début de la révolution dite tranquille. Monsieur Bousquet, il faut accepter les différences et en faire une force d'avenir. Vous auriez mériter à lire la charte de ce conseil sur ce lien.

    http://www.saic.gouv.qc.ca/publications/conseil_fe

    On y dit pourtant que: «Les deux ordres de gouvernement au Canada ont un statut égal, aucun n'est subordonné à l'autre, sont souverains dans leur champ de compétence...»

    Un peu plus loin on y lit: «Il y a un besoin d'instituer une nouvelle ère de collaboration intergouvernementale par le biais d'une concertation constructive des partenaires de la fédération;...»

    C'est clair et limpide et votre négation de cette ère vous relègue au rang de "has been" et de gérant d'estrade. Chiquez la guenille et faites du surplace. Pendant ce temps les autres pays évoluent...

    Pourtant l'internet à fait faire de bonds prodigieux à la mentalité mondialiste des plus jeunes. Il semble que ce n'est pas le cas pour vous. Le danger ne vient plus du Canada anglais comme vous le prônez mais des pays émergents comme la Chine. Vous savez les petits chinois qu'on achetait à 0,25$ à l'école. Vous êtes mieux d'apprendre le mandarin car ils sont à veille de dominer le monde et de nous polluer plus que l'on est capable de dépolluer ici au Canada. Allez dans les magasins et vous comprendrez en voyant des étiquettes «Made in China» partout même sur certains conserves. Mais quand on dérape et qu'on veut faire déraper, on agi comme vous...

    Heureusement les gens évoluent et votre option rétrograde et keynésienne stagne et péréclite. Vous savez la théorie économique de Keynes de la prédominance de l'état dans l'économie prônée par Jacques Parizeau et ses amis Landry, Marois, Legault et al. Les économistes contemporains la répudie actuellement préférant le libre marché agir et c'est ce qui se passe actuellement. Quand les québécois prennent l'avion à Plattsburg car ca coûte oins cher, où est le patriotisme économique là dedans et que peut faire la constitution ? C'est ce sur quoi est basé votre souveraineté, réécrire la constitution sur un principe dépassé avec le temps: l'état providence, solution à tous les maux...
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  • Guimont Rodrigue - Inscrit
    7 juillet 2008 10 h 11
    @ M. Rolland Bouffard
    Je dirais plus, je dirais même, et j'ajouterais (pour paraphraser le notaire dans « Les Belles histoires des Pays d'en haut ») que les tissus rouges ne manquent pas à Québec par les temps qui courent... de quoi vous envelopper et vous esbouffer bien au chaud du flag de votre appartenance.

    Vous dites que le franc-maçon Durham a sauvé notre langue et notre religion! Pauvre peuple ignare et mal embouché pensez-vous...

    Je vous invite à lire « Les trois batailles de Québec; essai sur une série de trahisons » de Jean-Paul de LaGrave. En Appendice on peut lire, écrit en 1793, soit une quarantaine d'années avant l'arrivée de votre estimé Lord anglais, un message des 'Français libres à leurs frères du Canada' : « Tout, autour de vous vous invite à la liberté. Le pays que vous habitez a été conquis par vos pères. Il ne doit sa prospérité qu'à leurs soins et aux vôtres. Cette terre vous appartient. Elle doit être indépendante!... Canadiens, [Québécois d'aujourd'hui] vous avez en vous tout ce qui peut constituer votre bonheur. Éclairés, laborieux, courageux, amis de la justice, industrieux, qu'avez-vous besoin de confier le soin de vous gouverner à un tyran stupide, à un roi imbécile dont les caprices peuvent entraver vos délibérations et vous laisser sans loi pendant des années entières. [...] Les hommes ont le droit de se gouverner eux mêmes. Etc etc...

    « Éclairés, laborieux, courageux, amis de la justice, industrieux » ou peuple ignare, sans culture et sans histoire? Rappelez-vous, l'histoire n'est pas qu'écrite par les vainqueurs, elle n'est malheureusement et trop souvent que mensonges que personne ne conteste. Les sources rien que les sources pour comprendre les faits, et rien que les faits...
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  • Monique Joyal-Painchaud - Inscrite
    9 juillet 2008 09 h 25
    Maudits Français
    Quelle barbe! ce M. Fillon.

    Nous avons eu tellement de liens affectifs avec nos Anglais chéris qui sont même venus nous dire: "Nous vous aimons Québec", que de remettre sur la table des bêtises de Pierre, Jean, Jacques ou Peter, John and Jack ne nous impressionnent pas positivement. Si Durham nous trouvait vieilli, et que vous trouvez qu'on avait besoin de sortir de notre léthargie, ça se vaut, à mon avis. C'est un peu mal nous connaître. Vous auriez beaucoup à apprécier en faisant connaissance avec nous, les Québécois. Même si deux millions quatre cent mille sont analphabètes, nous avons du coeur et de l'esprit.
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