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Révolte contre Dumont parmi la droite de l'ADQ

Antoine Robitaille   28 juin 2008  Québec
Québec — Mario Dumont a renié ses positions de droite depuis qu'il est devenu chef de l'opposition. C'est ce que dénoncent des blogueurs «droitistes» qui ont milité et travaillé pour l'ADQ et avaient défendu ses positions sur le Web depuis 2005.

«Il existait autrefois un parti en faveur du libre-échange, de la libre-entreprise et de la libre-concurrence au Québec. Ces temps sont révolus...», écrit Vincent Geloso, un de ces blogueurs les plus connus.

«Je ne suis absolument plus un adéquiste et je n'ai pas honte de le dire. J'ai honte de dire que je l'ai été», pestait M. Geloso, 21 ans, lors d'un entretien téléphonique hier avec Le Devoir. Il se décrit comme un ancien «officier jeune» du parti. «Conseiller régional jeune» de la Montérégie en 2003, il a eu, à partir de l'année suivante et jusqu'à 2007, le titre de directeur des communications de la Commission des jeunes. En cette qualité, il a signé plusieurs communiqués de l'ancien président de la Commission des jeunes, Simon-Pierre Diamond, actuel député de Marguerite-d'Youville. M. Geloso avait été très actif sur Internet pendant la campagne de 2007 puisqu'il avait contribué à former la «Coalition des esprits libres», un regroupement de blogues de droite favorables à l'ADQ, sur le modèle des «Blogging Tories». M. Geloso avait travaillé à cette coalition avec Pierre Morin, alias «Mister P.», devenu par la suite chef de cabinet du vice-président adéquiste de l'Assemblée nationale, Marc Picard.

Depuis quelque temps, M. Geloso se dit ouvertement découragé par les positions de l'ADQ qui promeuvent l'interventionnisme de l'État et remettent en question le libre-échange. Le comble, selon cette vision des choses, c'est lorsque Mario Dumont, à la fin de mai, a réclamé du gouvernement une politique d'«achat local».

«Depuis le 26 mars 2007, tout a changé... L'ADQ est devenue le parti qui défend le protectionnisme, des dépenses accrues de l'État, rejetant l'idée de privatiser plusieurs organes de l'État, comme la Société des alcools, du dégel des droits de scolarité, des réglementations additionnelles sur le commerce, pour se jeter dans une orgie de subventions et de faveurs électorales.» La semaine dernière, M. Geloso a même ressorti un discours prononcé par Mario Dumont en 2001, qu'il dit être «digne de Frédéric Bastiat, de John Stuart Mill, de David Ricardo, de Richard Cobden, d'Adam Smith et de Milton Friedman», tous des penseurs du libéralisme, du néolibéralisme et des courants libertariens.

Dans un des derniers articles de son blogue («100 % libéralisé», vincent-geloso.blogspot.com), M. Geloso s'en prend au député adéquiste de Joliette, Pascal Beaupré. Ce dernier a, lors d'une allocution au Congrès des jeunes de l'ADQ, ouvertement pourfendu «tous les blogueurs» qui ont dénoncé les politiques d'achat local de l'ADQ. Le Devoir a tenté de joindre le jeune député de 25 ans hier. Mais au moment où nous avons entrepris nos démarches, le service des communications de l'ADQ nous a fait savoir que M. Beaupré était à l'aéroport, où il s'embarquait «incessamment» pour... Cuba.

D'autres blogueurs de droite ont des sentiments analogues à ceux de M. Geloso. Le 12 mai dernier, Bryan Breget, qui tient les blogues lavoiededroite.blogspot.com et suburbainlucide.net, écrivait: «j'ai été adéquiste, j'ai milité pour ce parti». M. Breget soutient qu'il ne le ferait plus aujourd'hui puisque «l'ADQ s'est transformée, s'est dénaturée. Passant d'un parti pro-marché de droite, il est maintenant un parti ultranationaliste, interventionniste et autoritaire». Un autre blogue de droite jadis plutôt favorable à l'ADQ, Antagoniste.net, dédiait récemment un extrait vidéo du penseur de l'École de Chicago Milton Friedman «à Pascal Beaupré et à sa bande de joyeux naufragés. Friedman a dû être déclaré persona non grata par Mario Dumont depuis que l'ADQ c'est gauchisée», écrivait-il.

Johanne Marcotte comprend

Aux yeux de Johanne Marcotte, qui a représenté l'ADQ au comité Castonguay sur le financement du système de santé et qui a travaillé en 2006 au cabinet de l'ADQ, la réaction des jeunes blogueurs est compréhensible. «De voir Mario Dumont prendre des positions de nationalisme économique, c'est effectivement surprenant», reconnaît celle qui a réalisé le documentaire L'Illusion tranquille, pamphlet contre le modèle québécois. «La sortie [de Mario Dumont] sur la caisse de dépôt, ça nous a extrêmement surpris», soutient-elle. En octobre 2007, M. Dumont, se disant inquiet de la vente de fleurons québécois à des intérêts étrangers, avait souhaité que la CDP intervienne. Sur la campagne d'achat local, Mme Marcotte croit que l'ADQ «ne fait pas suffisamment confiance» aux produits québécois, lesquels «vont réussir à se tailler une place par leurs qualités intrinsèques et non parce qu'ils sont aidés».

Bien qu'elles lui semblent justes, les critiques des blogueurs ne la conduisent pas à rompre avec le parti. L'afflux de nouveaux membres a changé la formation, estime-t-elle, et ceux-ci ne connaissent pas toujours «la culture» et les idées de la formation. «Ça viendra», dit-elle, confiante. À ses yeux, au sommet, de nouveaux conseillers ont aussi fait évoluer le discours. Une des influences est le nouveau président de la commission politique, Stéphane Le Bouyonnec, un ancien péquiste qui avait travaillé au projet Métaforia, centre de divertissement qui a fait faillite en 2001 en engloutissant une aide de 12 millions de dollars de la Société générale de financement. Mais tout compte fait, estime Mme Marcotte, le type de débat soulevé par les blogueurs est «sain» et démontre qu'il y a une vie à l'ADQ.

ADQ = Ligue du Nord?

Pour M. Geloso, actuellement stagiaire à Toronto pour le journal The National Post, le problème n'est pas que l'ADQ renie ses positions passées. «Le problème est plus profond que ça. C'est que ce parti n'en a jamais eu, de positions.» Il dit aussi qu'en tant que fils d'immigrant italien, il a été profondément insulté par les publicités électorales dans Bourget et Pointe-aux-Trembles, qui proposaient un «gel du seuil de l'immigration» comme solution au «déclin du français». Des pubs qu'il compare à celles d'Umberto Bossi, de la Ligue du Nord, en Italie, un parti hostile à l'immigration.

«Dire que j'ai déjà été membre de l'Action démocratique quand ce parti disait qu'il fallait déréglementer le marché du travail pour aider à l'intégration des immigrants et qu'il fallait reconnaître les acquis des immigrants, ou quand ce parti était rempli d'immigrants italiens, français, arabes, libanais ou hispanophones... [soupir] Existe-t-il encore des libéraux, des vrais, au Québec?», écrivait-il récemment sur son blogue.






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  • jack roy
    Inscrit
    samedi 28 juin 2008 08h02
    Peu de crédibilité
    « M.Antoine Robitaille

    Je ne sais pas pourquoi vous accordez de la crédibilité à ce Vincent Géloso?
    Un gars qui serait pour la légalisation de la marijuana et qui compare les années 70 ou la consommation de pot contenait 5% de THC contre 25% aujourd'hui"On est loin de la même comparaison".Il dit que c'est un produit inoffensif et qui ne cause pas d'accident mortel sur les routes comparativement à l'alcool.Qu'est qu'il en sait, car aucune étude n'est sortie sur le sujet et c'est très difficile de le prouver.Les jeunes d'aujourd'hui mélangent les deux "boissons et pots".Qui est le grand responsable des accidents?

    Qu'elle est votre but de parler de ses faux adéquistes qui ont montés des blogues dans le but de nuire plus qu'autre chose?

    Il est beaucoup plus libéral dans ses pensées qu'il était adéquiste.

    Son blogue est visité par les même trois à quatre individus qui s'obstinent a journée longue sur des sujets peu révélateur et crédible.

    Vous accordez de l'importance à ces individus qui ont monté des blogues à gauche et à droite et bien je ne comprends pas?

    Il y en a des crédibles"blogues " mais très peu, car c'est devenu un jeu pour liquider leur frustration profonde.

    Comme on dit chez moi ça ne vaut pas cher la tonne.

    À chaque élection il en pousse des centaines de blogues.

    Ils abordent des sujets très peu révélateur. »

  • Max Roujeon
    Abonné
    samedi 28 juin 2008 09h00
    Ça va va mal et c'est bien dommage
    « Sans parti-pris, on voit ou l'alternance Libéral/PQ nous a mis. L'alternance mets les pays en faillite technique (voir la France et l'Italie). Je commençais à croire qu'un tiers parti digne de ce nom allait mettre fin à ce désastre social.
    Bref, on n'est pas sorti du bois. C'est bien dommage. Mais, j'espère que ça va changer, ce serait dommage que ce parti se soit rendu si loin pour... rien. »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    samedi 28 juin 2008 09h56
    L'acné juvénile
    « Qu'est-ce qui distingue le jeune néo-trotskyste du jeune miltonien ?

    La queue de cheval et les bottes de bucheron ou le complet brun avec gel.

    Ils ont plus en commun qu'ils ne le pensent. En plus des boutons dans la face, il y a l'acné intellectuelle.

    Leurs discours se rejoignent dans le vide de l'idéologie.

    Quand on a encore rien foutu de significatif, on ne peut parler que de théorie et d'aspirations, de mondes imaginaires.

    Mario Dumont, lui, vit dans la réalité concrète. Cette réalité n'est pas comme dans vos rêves, chers blogeurs ambidextres.

    Prenez exemple sur un de vos gourous, monsieur Dubuc, l'humoriste de la Presse. Il est la preuve vivante de ce que j'avance, sauf que lui, il a encore des boutons, à son âge ..

    L'essentiel pour lui, c'est de continuer à prêcher au lieu d'agir. »

  • loiselet
    Abonné
    samedi 28 juin 2008 10h33
    À qui plaire?
    « La girouette tourne dans le vent, "blowin'in the wind" comme dirait Dylan. Mais peut-être est-elle à l'image de notre belle province assise entre deux chaises et qui se prend souvent pour un pays.
    Démagogiquement parlant, il est difficile de plaire à la population d'une province qui semble aller nulle part et qui brouille les pistes. »

  • Eric Barnabé
    Inscrit
    samedi 28 juin 2008 10h43
    Un autre Sylvie Tremblay
    « Bien des gens ont joints l'ADQ pendant la création de sa structure administrative. Ces gens, comme Sylvie Tremblay entre autre, ont profité de l'ouverture offerte par un nouveau parti pour avancer leur carrière, consciemment ou non. Ces gens ont évidemment des compétences, mais leur idéologie ne correspond pas nécessairement aux vues du parti qu'ils ont rejoint. Et plus le parti va développer sa base, plus il y aura des leaders régionaux qui ressortiront du lot. Attendez vous à ce que d'autres dirigeants de la première heure quitte pour être remplacés par des militants émergeant de la nouvelle base du parti.

    Après Sylvie Tremblay, nous auront probablement Vincent Geloso à ajouter à cette longue liste. Bonne chance à ceux-ci dans leur nouvelle carrière et merci de l'apport que vous avez apporté à l'ADQ pendant votre passage.

    Eric Barnabé, Adéquiste »

  • François Caron
    Abonné
    samedi 28 juin 2008 14h11
    Sous-marins rouges à tribord !
    « Curieux tout de même que Dumont ne se soit jamais rendu compte qu'à chaque fois qu'une échéance électorale approche, et qu'il ramollit ses positions pour se retrouver dans une mouise indescriptible de consistance péquisto-libârale, une cinquième colonne hardcore-néolibâral manoeuvre en sous-main pour torpiller son message et accessoirement son organisation.

    NE voit-il pas qu'en ayant quitté le Parti Libâral de la Province of Qwebec sur un retentissant "Monsieur le président, soyez assuré que je serai toujours un libâral" à l'automne 1992 sur le parquet du congrès spécial de sabordage du rapport Bélanger-Campeau commandé par Robert Bourassa et paqueté de plus de 4 000 délégués (!!!)(qui s'en souvient, dites-moi), il s'exposait à un patient travail de sape par des taupes téléguidées par le parti rouge senior qui ne font que nuire à ses efforts d'organisation et d'exposure médiatique, celles-çi tablant sur la mémoire politique défaillainte, l'indiscipline crasse et la capacité d'écoute extrêmement courte de l'électorat québécois réagissant à l'appel d'élections générales comme à l'injonction "Boîte de beignes !" dans un enthousiame aussi désordonné que surinformé / désinformé.

    Dumont ne voit rien de tout ça car il carbure sur l'erre d'aller de son interminable power-trip de gamin en culottes courtes inconscient de la température de l'eau du bassin aux requins rouges dans lequel il veut se jeter.

    Ça explique à mon avis pourquoi l'ADQ est devenue inconsciemment une nuisance perpétuelle au Parti Québécois dans laquelle se retrouvent les véritables indécis qui réagissent comme s'ils découpaient les coupons de circulaires pour trouver le meilleur "bargain" prêt-à-porter politique, tant ils sont occupés à consommer et se détourner des véritables débats de société vitaux du Québec.

    Dumont n'a qu'à s'en prendre qu`à lui-même, jeter les armes, saborder son parti et retourner dans le giron du "natural governement provincial party" (après un purgatoire bien mérité) et se complaire dans le rassurant extrême-immobilisme libâral conforme à la doctrine Bourassa-Ryan dans les domaines économique, culturel et constitutionnel; et surtout d'abstenir d'appliquer la médecine Paradis, c'-à-d critiquer le Cheuf et ses décisiosn qui vont dans le sens des intérêts des vrais citoyens méritoires de la Provience Of Qwebec, çi-devant nommés les parvenus incultes turbo-capitalistes friqués néo-colonialistes et esclavagistes anglo-saxons et anglophiles canadian. »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    samedi 28 juin 2008 14h45
    Dumont a trahi ses électeurs
    « L'ADQ est un parti populiste, mais ce n'est pas en soi la cause de son échec. La véritable cause, c'est que c'est aussi un parti sans cervelle: Dumont n'a toujours pas compris que c'était justement l'obsession de Jean Charest à se positionner à gauche du PQ qui lui avait dégagé un superbe espace de stationnement sur la droite.

    Or, au lieu d'occuper cet espace avec les quelques propositions sensées que l'ADQ avait inclus dans son programme (et il y'en a quelques unes, dont on ne souffle plus mot, vous avez remarqué), ils ont pensé pouvoir emporter le morceau en jouant sur la xénophobie plutôt que sur l'intelligence des citoyens.

    Je suis bien content de les voir se planter, l'ADQ est la pire formation politique de l'heure, et la plus nulle. Rarement on aura vu un Parti trahir autant les électeurs. Bon débarras! »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    samedi 28 juin 2008 14h48
    Vous donnez de la crédibilité à Antagoniste? Si tel est le cas, je ne reviens plus jamais au Devoir.
    « David Gagnon, alias l'Antagoniste, et cie dénoncent les revirements de l'ADQ. Pourtant, ces êtres borderlines sont des maîtres transfuges. Parlons particulièrement de David Gagnon. Un jour il fût "un gogauche" affranchi avec son blogue "Manu Militari", maintenant il défend la droite néo-conservatrice sur Antagoniste.net en rêvant de s'asseoir sur les genous de John McCain après lui avoir fait ingurgiter du viagra. En fait, la plupart du temps, il le passe sur le blogue de Richard Hétu à lancer des insultes au blogueur.
    J'ai trouvé ceci sur un autre blogue: http://antiantagoniste.blogspot.com/2008/03/david-gagnon-pte-les-plombs.html »

  • Clara Holmes
    Inscrite
    samedi 28 juin 2008 15h15
    Une triste histoire...
    « Monsieur Geloso n'est pas le seul "officier jeune" de l'ADQ à avoir quitté pour ces raisons-là... Il semble qu'il a été l'instigateur d'un mouvement d'exode de jeunes, ou peut-être d'une révolution (au sens péjoratif du terme) au sein de l'ADQ.

    Il est difficile d'imaginer que ce parti a déjà été "rempli d'immigrants". Il ne reste que des Québécois "de souche" dans le comité exécutif de la commission des jeunes de l'ADQ, par exemple. Les dernières personnes d'origine immigrante de l'équipe ont rejoint le Parti Libéral du Québec après avoir démissionné pour protester contre les publicités électorales mentionnées par M. Geloso, publicités dont Mario Dumont lui-même avait pris la défense.

    Tout à coup, le nationalisme est devenu la valeur principale qui motive la politique de l'ADQ. Ce n'est plus le même parti que la population québécoise a élu au rôle d'opposition officielle. Facile, alors, d'expliquer sa chute incessante dans les sondages et les résultats désastreux obtenus lors des élections partielles du 12 mai. Est-ce le poste de chef de l'opposition officielle est une trop grande responsabilité pour Mario Dumont? On dit que le pouvoir corrompt; dans ce cas, ce serait l'odeur du pouvoir, le fait d'en être aussi proche, qui a affaibli les facultés de M. Dumont comme une drogue. Changer une formule gagnante, quelle folie!

    Le nom "ADQ" est tout ce qui reste du parti pour lequel ont milité les jeunes droitistes à l'esprit libre dont M. Geloso était le champion. C'est triste. C'est même tragique, car l'ADQ avait réellement du potentiel, avant qu'elle ne commette un suicide politique. »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    samedi 28 juin 2008 15h36
    Une stratégie condamnée à l'échec
    « Plus fondamentalement, la déroute de l'ADQ illustre le blocage politique et sociétal induit au Québec par la question nationale.

    Il y'a quelques années lorsque l'ADQ a commencé à décoller dans les sondages, les responsables de ce parti ont identifié les électeurs péquistes comme vivier électoral prioritaire. C'était une erreur stratégique.

    Fondamentalement, il existe deux sortes de péquistes: les nationalistes purs et durs, et les opportunistes. Pour les premiers, l'indépendance du Québec n'est pas un objectif négociable, pas plus que l'Islam pour le Hezbollah: il n'y avait aucune chance que ces électeurs là se rallient à la vision autonomiste de l'ADQ. Les seconds au fond votent PQ surtout parce que ce parti soutient un modèle d'État providence interventionniste, certains diraient soviétique, dont ils sont ou pensent être les bénéficiaires: impossible de les convaincre sans abandonner les réformes économiques à saveur libérale qui avaient mis l'ADQ sur la map.

    La stratégie électorale de Mario Dumont était donc vouée à l'échec. Le réservoir d'électeurs pour l'ADQ, il n'est pas au PQ, mais au PLQ, parmi la classe moyenne exaspérés de l'impuissance de Jean Charest à mettre en oeuvre les réformes qu'il avait pourtant promis, tant sur l'économie que la taille de l'État ou la fiscalité, et qu'il avait d'ailleurs pour la plupart empruntées au programme de l'ADQ. Obnubilée à tort par la question nationale, en partie à cause de la trop grande homogénéité 'ethnique' de sa base, l'ADQ a manqué de clairvoyance, et le paie aujourd'hui.

    Cette erreur stratéquique, elle affecte également la crédibilité de Mario Dumont: qui pourra avoir confiance dans un leader capable de se leurrer à ce point? »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 28 juin 2008 16h38
    Frapper sur le mourant
    « Quand le bateau semble vouloir couler, les rats se dépêchent de se sauver et d'autres font de nouveaux trous dans la coque pour finir le travail. C'est universel. »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    samedi 28 juin 2008 17h29
    @Clara Holmes
    « Entièrement d'accord avec vous: l'ADQ a couru le mauvais lièvre en privilégiant le nationalisme obtus sur les réformes économiques et structurelles, et c'est un triste gâchis. »

  • Janette Leclerc
    Inscrite
    dimanche 29 juin 2008 19h40
    Tant de bruits inutiles pour un blogueur qui veut se faire remarquer parmi les journalistes
    « Tant de bruits pour un blogueur qui veut se faire remarquer parmi les journalistes.

    Pour un stagiaire qui veut se faire remarquer dans la communauté journalistique du Québec et du Canada, c'est une belle excuse pour trouver des poux là où il n'y en a pas.

    M. Dumont, en prenant des positions telles que la protection des intérêts financiers de la Caisse de dépôt et placements, qui administre l'argent de nos déductions, agit conformément à la raison d'État.

    N'en déplaise à M. Géloso qui veut créer une tempête ou un ouragan qui porterait son nom au firmament des Henri Bourassa et des André Laurendeau, contentez-vous de compléter votre stage au National Post, vous avez tant à apprendre sur la qualité première du métier de journaliste : l'impartialité. »

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