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Souveraineté - Le Québec est toujours aussi divisé

Alexandre Shields   23 juin 2008  Québec
À la veille de la Fête nationale des Québécois, un coup de sonde réalisé pour le compte de l'Association des études canadiennes vient confirmer qu'ils sont toujours aussi divisés sur la question de la souveraineté. En effet, si le tiers d'entre eux estiment que leur province deviendra un jour un pays, à peine plus de la moitié croient que le Québec restera au sein de la Confédération, selon le document obtenu par Le Devoir.

Les résultats de ce sondage effectué dans tout le pays montrent que 38 % des francophones sont convaincus que «le Québec est destiné à devenir un pays», dont 35 % de Québécois. Chez les anglophones, ce chiffre chute à 12 %, puis à 3 % chez les allophones. À l'inverse, 69 % des Canadiens sont d'avis que «le Québec est destiné à demeurer au sein du Canada», dont 54 % des francophones.

Les répondants de toutes les catégories d'âges jugent que le Québec est «destiné» à demeurer au sein de la Confédération, exception faite des 18-24 ans, qui adhèrent à cette idée dans une proportion de 46 %. Malgré cela, à peine 19 % de ces derniers croient que la province accédera un jour à l'indépendance. Il faut toutefois souligner qu'il s'agit là de l'opinion des jeunes de l'ensemble du pays, et non seulement de celle des Québécois. Plus on avance en âge, plus les citoyens sont d'avis que la seule région francophone demeurera partie prenante de l'État canadien.

Par ailleurs, la moitié des répondants québécois ont jugé que «sans le Québec, il n'y aurait pas de Canada», ce qui représente la plus forte proportion au pays. Albertains et Ontariens suivent, adhérant à cette idée respectivement à 45 % et 41 %. La moyenne nationale se situe à 42 %. Les jeunes semblent plus fortement préoccupés par cet aspect de la question de la souveraineté, puisque que 53 % des répondants de 25 à 34 ans croient que le Canada ne pourrait continuer d'exister sans le Québec.

«Les réponses sont particulièrement intéressantes à la lumière de l'argument avancé par les souverainistes voulant que le Canada continuerait d'exister si le Québec le quittait, une idée défendue par les autres Canadiens, mais non par les Québécois», souligne d'ailleurs le directeur exécutif de l'Association des études canadiennes, Jack Jedwab, dans le document qui sera rendu public aujourd'hui.

Le coup de sonde a été mené par la firme Léger Marketing auprès de 1507 Canadiens de 18 ans et plus, entre le 21 et le 25 mai 2008. La marge d'erreur est de 2,9 %, 19 fois sur 20.






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  • Roland Berger
    Abonné
    lundi 23 juin 2008 09h08
    Pas facile
    « Le Canada sans le Québec est sans doute possible. Mais cette situation obligerait les Canadians à s'occuper de leurs affaires. Plus de Québec à blâmer ou amadouer. Un total changement de mentalité ! Pas facile !
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Denis Biron
    Inscrit
    lundi 23 juin 2008 09h41
    Où sont nos ténors de la souveraineté politique ?
    « Où sont nos intellectuels, nos chefs des mouvements nationalistes et nos chefs politiques pour expliquer le "pourquoi" pour la nation québécoise de se doter d'un pays le plus tôt possible - sinon ce sera l'assimilation d'ici quelques générations.

    Le Québec devient de plus en plus bilingue; d'ailleurs - à l"exception du Nouveau-Brunswick (l'anglais y demeure la langue prioritaire)- toutes les provinces canadadiennes sont anglaises et la langue d'usage est l'anglais.

    Seules la peur de la liberté ou la fascination de la soumission pourraient expliquer ce refus d'accéder à la normalité et à la dignité. Si tel était le cas, il faudrait donner raison à Olivar Asselin, qui un jour de découragement, avait prévu comme épitaphe pour notre peuple : MORT EN ÉTAT DE BETISE. " (J.-M. Léger, Le Pays à Portée de Main.

    D. Biron. »

  • andré michaud
    Inscrit
    lundi 23 juin 2008 09h43
    le mythe du référendum magique
    « De moins en moins de citoyens croient au mythe du "référendum magique", l'équivalent du "grand soir communiste., ou du "ciel catholique....

    Les cioyens sont de plus en plus conscients de l'incertitude économique qui suivrait un oui (même Mme Marois). On est aussi de plus en plus conscient que si au nom de l'auto-détermination des peuples, le Canada est divisible...le Québec l'est aussi...et que les autochtones n'attendent que cela pour faire leur propres référendum... ET pour tous ces problèmes qui toucheraient les québécois, nous n'aurions aucun droit individuel de plus, mais un pouvoir d'achat moins intéressant en ces temps ou le prix du pétrole et de la nourriture montent en flèche...BIG DEAL!!!!

    Ceux qui ne réusissent pas à étudier, avoir un travail, des amis , un amoureux, des loisirs etc...dans le Canada actuel, ne seraient pas plus heureux dans un Québec indépendant! Finissons en avec le mythe du "référendum magique", un truc pour les crédules qui tient de la "religion" plus que du réalisme économique. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    lundi 23 juin 2008 10h05
    Les patates sont cuites
    « Les patates sont cuites
    Dites-moi maintenant pourquoi M Charest prendrait des mesures souverainistes alors que seulement 35% des Québécois crois que le Québec sera un pays ? Depuis quand en démocratie 35% dicte la conduite d'un gouvernement quel qu'il soit ?
    Être Québécois c'est quoi ?
    1. Une nationalité ?
    2. Un qualificatif qui défini les attributs culturel, tel la langue, les attitudes, les aspirations politiques et tout autres attribut sont commun à un groupe social.
    3. Un qualificatif qui défini l'origine géographique sans aucune référence ç l'origine, la langue et la culture. Les seuls critères seraient, le lieu de résidence et avoir le droit de vote au Québec ou être né au Québec ?

    En cette veille de la St-Jean, qui pour plusieurs moi inclus est la fête des Québécois, il est important de réellement définir ce qu'est un Québec surtout à la lumière de tous les sondages.

    Voyez-vous, le no. 1 ne peu être, car le Québec n'est pas un pays donc il ne peu y avoir de nationalité, de plus seulement 35% y aspire.

    Le no. 2 peu être une définition valable, dans tel cas il est exclusif au Canadien français qui ont des aspirations indépendantiste. Ce qui fait du NOUS QUÉBÉCOIS un nous exclusif.

    Le no. 3, un qualificatif qui identifie strictement le lieu géographique ou l'on est né ou bien l'ou on réside. Un ontarien qui réside au Québec après 6 mois, est aussi Québécois qu'un Québécois du Lac St-Jean même si il demeure un ontarien. Un québécois de naissance, qui vi en Alberta depuis 40 ans, est aussi Québécois et albertain.

    À tous ceux qui sont offensé par cette analyse, je vous rirai qu'elle inclut tout ce que dit la Marois.

    Car le 1 est impossible et le 2 non inclusif. Et que toute autre appropriation du terme serait un détournement éhonté.

    Alors, nous sommes tous Canadien de nationalité et québécois par situation géographique.

    Bonne fête à tous les Canadiens du Québec. Et à tous les Canadien-français d'Amérique. »

  • Gilles Viel
    Inscrit
    lundi 23 juin 2008 11h03
    Le Québec; "Je me souviens".
    « Né en bordure du grand fleuve en 1946, dès mon enfance je me suis émerveillé du charme de notre Belle Province. Pour moi tout était merveilleux en mon environnement. Mon paternel travaillait pour Desjardins à titre d'inspecteur de caisses populaires et c'est avec fierté qu'il nous parlait de l'esprit Desjardins. Il faisait partie de la société secrète Jacques Cartier et je comprenais que ce groupe de québécois étaient non seulement fiers de leurs origines mais qu'ils se serraient les coudes pour mieux faire avancer les leurs dans la société. J'ai vu arriver aussi le prestigieux Jean Lesage avec son "Maître chez-nous" auquel était associé un compagnon d'un oncle préfére, René Levesque aux richesses naturelles. A 18 ans, j'avais obtenu un travail estival au grand chantier de la Manic (1964-1966) et j'étais fier d'être associé à ma manière à la réalisation d'un projet québécois extraordinaire. A ma sortie de l'université 1973 j'ai joint les rangs d'un groupe financier québécois qui avait comme objectif de servir professionnellement une clientèle de professionnels et de gens d'affaires. Plus tard 1986 au début de la quarantaine j'ai joint une institution financière québécoise, fierté de Québec. En 1995 je suis devenu travailleur autonome dans le domaine financier faisant affaires avec des fournisseurs québécois. A travers tout cela ma famille a été élevée au Québec.
    Quand je fais le bilan de ce parcours, certes je retiens en majorité beaucoup plus de positif que de négatif. Cependant de ce vécu "Je me souviens" très bien entre autres que;
    #1 mon paternel à 55 ans du quitter son employeur pour cause de maladie et se retrouva SANS SÉCURITÉ MALADIE et SUPPORT;
    #2 mon paternel à 65 ans se retrouva avec une rente de retraite de son employeur qui se termina 26 mois plus tard sans garantie et rien pour notre mère devenue veuve;
    #3 à Manic 5 je fus surpris lors des négociations de 1966 de constater un mini-sacage prémonitoire à la Baie James et de voir que le sentiment d'appartenance était inexistant;
    #4 le Groupe Financier Unigesco que nous rêvions de faire un fleuron québécois a fait l'objet d'une prise de possession et d'un démentellement en bonne et due forme;
    #5 le Groupe financier Trust Prêt et Revenu, fierté de notre ville est disparu au même titre que d'autres entreprises commerciales québécoises achetées, vendues ou transférées;
    #6 En tant que travailleur autonome dans le domaine des services financiers, un de mes fournisseurs épargnes clients, cautionné par la Caisse de Dépôt et de Placement du Québec, s'est retrouvé par AUTORITÉS QUÉBÉCOISES entre les mains de Norbourg avec tout ce que l'on sait depuis ce temps.
    Avec le temps, j'ai compris que je demeurais toujours dans une Belle Province dont je suis très attaché et fier de mes origines mais qu'en même temps, en toute lucidité et connaissance de cause, "Je me souviens". Pour ce, je me range définitivement derrière les 69% ou les 54% qui pense que le Québec fait toujours partie du Canada pour le meilleur et pour le pire..........

    Gilles Viel
    Québec »

  • Pierre Samuel
    Abonné
    lundi 23 juin 2008 11h37
    Au-delà du charabia et du radotage...
    « "Le Québec est toujours divisé" et le sera toujours parce que les péquistes l'ont toujours voulu ainsi, sachant fort bien que la majorité des Québécois de toutes allégeances n'ont jamais cru véritablement à la viabilité d'un Québec "indépendant" en Amérique du Nord. Depuis 40 ans, n'essaient-ils pas, à cet effet, de triturer la sémantique de toutes les façons possibles et inimaginables dans le simple but de soutirer un "oui" à n'importe quelle question alambiquée sans signification réelle? Si l'indépendance du Québec, telle que préconisée par les "purs et durs", aurait représenté la condition sine qua non de la survie des Québécois, n'y a-t-il pas lieu de croire que celle-ci aurait été acquise depuis belle lurette? Maintenant, dans un Québec plus "éclaté" que jamais auparavant, quel serait le pouvoir de négociation, d'abord au Canada, et ensuite, de reconnaissance, auprès de la communauté internationale, d'une éventuelle "victoire" acquise, au mieux, par "la peau des dents et quelques poussières"?
    "Etes-vous, oui ou non, en faveur d'un Québec indépendant?" fut toujours la seule et unique question à poser! Sans y acquiescer massivement à plus de 80%, "le reste" n'est que charabia, radotage et influence des queues de poissons sur l'ondulation des vagues... »

  • Michel Asselin
    Inscrit
    lundi 23 juin 2008 12h17
    NORMANDS
    « Bin oui nous sommes toujours des tit bin oui tit bin non!
    Incapable de nous brancher. On attend l'assimilation qui vient sûrement chaque jour......
    Pauvres Québécois(es)! Un peuple qui ne fait plus d'enfants est un peuple en voie d'extinction et qui n'a plus confiance en son avenir et devenir...... C'est le résultat de notre indécision des années 80-90 où on a pas même été capable de mettre la croix au bon endroit à deux reprises de peur de perdre nos petits acquis comme nos PSV. Comme si on a besoin de faire comme les autres pour survivre. C'est notre vieux fond CATHO qui a fait perdre la rébellion 1837....et ca continue encore de nos jours.
    Votre article serait plus clair si vous aviez ajouté un tableau....
    Merci! »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    lundi 23 juin 2008 18h07
    Il est évident qu'une hausse de l'immigration vise à noyer le sentiment indépendantiste québecois.
    « On est en train d'assimiler le québecois avec le monde. »

  • Pierre Allard
    Inscrit
    lundi 23 juin 2008 19h15
    Oui à une conféderation
    « Le meilleur des deux mondes. Il y a des années, j'avais proposé un plan...
    http://nouvellesociete.org/707.html

    Pierre J CAllard »

  • Pierre-E. Paradis
    Inscrit
    lundi 23 juin 2008 21h25
    Le Canada n'est pas une « Confédération »
    « Techniquement, le Canada n'est pas une confédération. En fait, on peut se demander s'il est même une fédération en bonne et due forme puisqu'il lui manque un sénat élu et représentatif de ses régions, provinces, groupes linguistiques ou nations.

    Quand est-ce que les journalistes vont enfin utiliser les termes corrects? Le mot confédération fait référence au processus qui a mené au Dominion de 1867, rien de plus. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mardi 24 juin 2008 00h10
    Un lessivage de vieilles chaussettes.
    « À la veille des bacchanales nationales des saoulons et des foireux, des accros emplâtrés et toxicos tireurs de joints pour qui le QUÉBEC GOLD est un idéal d'avenir «plaqué or», cette chronique qui ne nous apprend absolument rien, avec l'alignement primaire d'insignifiants pourcentages, ne peut avoir de fin que celle de tenter bien inutilement de sacrer le feu dans ce qui reste de la cambuse délavée des fantasmes sécessionnistes et dans les bécosses détrempées des folies felquistes. Comme journaliste chroniqueur au Devoir, il me semble que vous auriez avantage à prendre quelques bonne photos, en noir et blanc, de la réalité québécoise, au lieu de nous refiler les clichés du soliste Gérald Larose ou de quelques autres fumistes et tout-croches, mais dont la Chef du PQ, elle-même, a débarrassé son album, ce que vous me semblez être le seul à ignorer ou à «vouloir» ignorer !

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Jean Leroux
    Inscrit
    mardi 24 juin 2008 07h32
    Non, le Québec n'est pas divisé... au grand chagrin des indépendantistes!
    « Quand on obtient 65% dans un sondage - en faveur de l'unité canadienne dans ce cas-ci - il est totalement faux de prétendre que le Québec est divisé. Au contraire, il est uni dans son désir de demeurer au sein du Canada. Si un parti politique obtenait 65% du vote, on dirait qu'il est un parti d'unité nationale!! Messieurs, mesdames les séparatistes... incluant le Devoir qui est La Pravda du PQ... prenez donc un repos bien mérité et laissez donc les québécois respirer le bon air canadien! Pour ma part, en ce 24 juin, je vais fêter la fête de tous les canadiens-français dans toutes les provinces canadiennes incluant le Québec. Je me souviens de la St-Jean-Baptiste et de la nation canadienne-française avec fierté, celle-là même qu'a défendu pendant si longtemps Le Devoir avant de trahir son histoire. »

  • Deleury Max
    Inscrit
    mardi 24 juin 2008 09h43
    Bonne fête à tous.
    « Citoyen français, je ne ferais pas d'ingérence politique. Dans le domaine culturel j'ai tout de même des choses à souhaiter : écouter vos chanteurs, découvez les ou redécouvrez les. Vous avez au Québec les plus beaux trésors de la chanson francophone.
    Voilà 25 ans que Félix est immobile à Saint Pierre sur l'Ile d'Orléans. Prenez ses souliers et arpentez les scènes, les spectacles... Vous aurez pleins de petits bonheurs ...
    Bonne Fête de la Saint Jean à tous
    Vive le Québec
    Vive les Québécois »

  • Louis Cousineau
    Abonné
    mardi 24 juin 2008 10h32
    Quel sondage?
    « On a encore une fois entendu à Radio-Canada une déformation de l'information. Le sondage, n'a-t-il pas été dit, a été fait "Cross Canada". On voit toujoujours que l'objectif est de dénaturer l'opinion des Québécois pour leur faire croire ce qu'ils ne pensent pas pas exactement. Un peu comme ceux qui écrivent "À mes amis spouverainistes": oubliez ça, vous voyez que vous êtes minoritaires.
    Une bonne idée, demeure toujours défendable.
    Louis Cousineau »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    mercredi 25 juin 2008 10h11
    OUI monsieur Pierre E. Paradis, en accord avec vous.
    « Tout comme monsieur Gilles Bousquet, j'aimerais bien qu'on nomme un chat ...un chat.
    Nous n'avons jamais été une confédération et...dans le rapatriement unilatéral de PET, il n'est jamais mentionné sa vraie nature, soit qu'il est censé être une fédération. Peut-être est-ce pour qu'il devienne encore plus centralisateur que jamais....Lentement, on peut arriver à faire accepter n'importe quoi!!!..comme pour la grenouille qu'on met dans l'eau froide jusqu'à ce qu'elle meurre ébouillantée...progressivement. Tant que c'est tolérable, ensuite elle est prise au piège...de l'abandon, du lâcher-prise...victime d'une machination sournoise. »

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