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Bernard Landry rabroue à son tour Gérard Bouchard

Antoine Robitaille   17 juin 2008  Québec
Bernard Landry
Photo : Jacques Nadeau
Bernard Landry
Québec — L'ancien premier ministre péquiste Bernard Landry juge «lamentable dans l'ensemble» le Rapport Bouchard-Taylor. Mais le pire, à ses yeux, fut lorsque l'un de ses signataires, Gérard Bouchard, a déclaré que ceux qui le critiquaient se plaçaient en rupture avec l'héritage de René Lévesque.

«Me faire dire que, parce qu'on critique l'interculturalisme, on tourne le dos à la pensée de René Lévesque, ça m'a heurté profondément. René Lévesque était pour la "convergence culturelle" et non l'interculturalisme!», a soutenu Bernard Landry.

C'est le second ancien premier ministre péquiste, après Jacques Parizeau, à s'en prendre avec virulence au Rapport Bouchard-Taylor. Avant même que M. Parizeau n'intervienne dans Le Journal de Montréal, Gérard Bouchard avait publié une charge contre les membres de sa «famille politique», les souverainistes, lesquels avaient à ses yeux commenté le rapport en le déformant profondément.

M. Landry proteste: «J'ai été l'un des plus actifs, dès les débuts, avec Gérald Godin et Louise Harel», dans les efforts d'inclusion des nouveaux arrivants, en conformité avec «l'idéal de Lévesque». «Et moi, je le faisais en français, en anglais et en espagnol», précise M. Landry, qui soutient du reste avoir toujours été favorable au «Nous inclusif». Il se demande pourquoi, dans le rapport, on tourne le dos à une «notion aussi extraordinaire» que la «convergence culturelle» pour la remplacer par l'«interculturalisme», qui est «un flirt grossier avec le multiculturalisme», peste-t-il, citant des experts de la commission. Il déplore que le Canada soit le seul pays à avoir inclus le multiculturalisme dans sa constitution, une grave erreur qui conduit au communautarisme, c'est-à-dire à un éclatement dont «les immigrants sont les premières victimes». Cela a bien été démontré selon lui par le romancier Neil Bissoondath dans son essai Le Marché aux illusions (Boréal, 1995).

Lorsqu'il était au gouvernement, M. Landry dit avoir «pratiqué la convergence culturelle» et soutient que «les libéraux ont fait de même». Dans cette façon de voir le Québec, il y a, explique-t-il, «un tronc commun enraciné ici depuis plusieurs siècles, auquel s'ajoutent des gens venus accueillis par fraternité et qui consolident ce tronc commun». Il rappelle, un sourire dans la voix, que Gérard Bouchard a déjà parlé en 1999 de «brûler les souches dans le feu de la Saint-Jean». «Ce n'est pas ça qu'il faut faire, réplique-t-il. Mieux vaut que des essences exotiques joignent la forêt en s'acclimatant, comme la nature le veut.»

«Canadien français»: du «profilage ethnique»

Aux yeux de l'ancien chef péquiste, le rapport fait mouche quant à la lutte contre la discrimination, aspect pour lequel il n'a que des bons mots. Mais le rapport comprend plusieurs autres failles importantes sur lesquels il se penchera de façon plus approfondie dans un texte à paraître.

Il déplore par exemple l'expression de «Québécois d'ascendance canadienne française», suggérée par la commission pour rebaptiser ceux que l'on nomme les Québécois «de souche».

«C'est horrible que de vouloir ressortir de façon anachronique un des vocables les plus inappropriés qu'on puisse imaginer», tonne M. Landry en parlant du terme de Canadien français. Pourquoi donc? «Parce qu'il demande du profilage ethnique!» Selon lui, «Canadiens français» exclut du «Nous» nombre de personnes qui peuvent tout à fait y revendiquer une place. Comme Charles Taylor, «pourtant un descendant de Madeleine de Verchère», ainsi que tous les premiers ministres d'origine irlandaise que le Québec a eus, non seulement les Johnson, mais Jean Charest lui-même. «À me propre table familiale, il y a pas mal de gens qui se trouveraient exclus» advenant le retour à une telle notion.

Il estime aussi que le rapport commet une «erreur grossière» en cherchant à «culpabiliser» le groupe majoritaire historique. Or, dans son parcours, cette nation a été «l'une des plus accueillantes». Notamment à l'égard des juifs, souligne-t-il. Alors que ces derniers n'avaient pas le droit d'être élus ailleurs dans l'Empire britannique, un juif, Ezechiel Hart, est élu député de Trois-Rivières à la Chambre de l'assemblée du Bas-Canada. M. Landry évoque aussi les Irlandais, passés du gaélique au français et qui portent les patronymes d'O'Leary, O'Connel, O'Neill, etc.

Enfin, M. Landry estime que le rapport a «manqué de courage» car il n'a pas su demander que l'on interdise aux professeurs et enseignants de porter des signes religieux. Parlant des deux coprésidents qu'il «respecte par ailleurs beaucoup», M. Landry dit «qu'ils auraient dû respecter en cela le voeu des syndicats», surtout à un moment, ajoute-t-il, où l'on voit qu'en Turquie, on interdit le voile à l'université.

Ordre du Québec

M. Landry sera à l'Assemblée nationale jeudi avec les autres anciens premiers ministres québécois vivants (Pierre Marc Johnson, Daniel Johnson (fils), Jacques Parizeau et Lucien Bouchard, frère de Gérard Bouchard), lesquels seront élevés au rang de grand officier de l'Ordre national du Québec, la plus haute distinction remise par l'État québécois. René Lévesque et Robert Bourassa recevront la décoration de manière posthume.

En France, tout président obtient automatiquement la plus haute distinction, la grand-croix de la Légion d'honneur. En février, le premier ministre Jean Charest a assisté en France à la remise de la grand-croix au magnat Paul Desmarais. M. Landry note que René Lévesque n'a jamais reçu de tels honneurs puisqu'il a été fait «grand officier». «J'ai beaucoup d'estime pour M. Desmarais, mais il y a comme une disproportion», a noté M. Landry.






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  • Peter Langford
    Inscrit
    mardi 17 juin 2008 06h38
    blah blah blah blah
    « Hé, on a eu assez de ces vieux premiers péquistes qui ne réalisent pas que les temps ont changés. »

  • Robert Mayrand
    Abonné
    mardi 17 juin 2008 07h54
    Taylor-Bouchard
    « Comme dirait Voltaire, on pèse des oeufs de mouches dans des balances en toile d'arraignée. Tel qu'on pouvait le prédire, les nationalistes détournent la question en nous plongeant dans des débats stériles et rétrogrades sur les multiples culturalismes. Mais, comme d'habitude, les dinosaures glapissent et le caravane passe. Les accommodements raisonnables étaient un faux débat, les culturalismes aussi. La vraie question, c'est l'insertion en emploi des personnes immigrantes pour assurer la vitalité économique du Québec. Évidemment, l'emploi ce n'est pas un sujet noble capable de titiller la fibre des nationalistes purs et durs et de favoriser l'efffervescence de leur cerveau limbique. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 17 juin 2008 08h24
    M. Bouchard devrait avoir les bleus après avoir vu rouge
    « M. Gérard Bouchard va finir avec plein de bleus si les critiques, de sa famille souverainiste, continuent comme ça. Est-ce qu'il va en profiter pour virer fédéraliste et déménager en Ontario où il y aurait moins de "vilains racistes" blancs et francophones ? »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mardi 17 juin 2008 08h44
    Querelle de Brest.
    « Une querelle en plus pour la Légion d'Honneur, ça c'est provincial au sens français. Blah blah blah blah, et on sort...
    Qui constitue cette nation québécoise, les personnes de toutes cultures qui y vivent et y travaillent en payant de leurs deniers leurs impôts ou uniquement les "descendants" des canadiens-français dits de souche? On est perdu depuis qu'on commence à faire du tri à la gare de triage politico-historique. Si un canadien-français avec un passeport en bonne et due forme vit au Québec sans être de souche, est-il québécois? Si oui, où est le problème M. Landry? On devrait porter des signes distinctifs apparents car nous rencontrons souvent des québécois dits de « souche » mais dont on ne peut aucunement soupçonner qu'ils sont d'ici du fait de leur parler français. Ce serait une idée à creuser. Surtout pour les enfants. »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    mardi 17 juin 2008 08h46
    @Robert Mayrand
    « En plein dans le mille: la vraie, la seule question c'est l'intégration par le travail, donc l'emploi, donc l'économie. Et à l'exception de quelques idiots, d'une poignée de xénophobes, et des corporatistes qui les manipulent, tout le monde comprend ça.

    Alors pourquoi nous impose t'on ces découpages de cheveux en quatre sur le sexe des cancrelats? J'aime bien Bernard Landry, mais il raisonne dans l'abstrait comme un vieil apparatchick qui n'accepte pas qu'il faille ranger son idéologie étatiste au placard.

    Gauche ou droite, souveraineté ou pas souveraineté, identité plurielle, convergée ou désintégrée, on-s'en-fout: ce qu'on veut, c'est que ça marche. »

  • Placide Couture
    Abonné
    mardi 17 juin 2008 08h49
    le rapport Bouchard-Taylor... un recul pour les québécois
    « Parfaitement d'accord avec M.Bernard Landry qui dit tout haut ce que je pense en sourdine depuis des semaines. Bravo M.Landry. Je suis un bleuet et je m'attendais à plus et mieux de M.Bouchard. Je suis déçu et choqué par ce rapport. Il doit faire plaisir aux héritiers de Trudeau, cet homme qui a toujours méprisé les québécois... »

  • Denis Biron
    Inscrit
    mardi 17 juin 2008 09h06
    Un peu d'Histoire ... s.v.p. !
    « À messieurs Mayrand et Langford,

    Vos réactions démontrent clairement que vous n'avez pas appris l'Hisroire du Québec au secondaire comme au collégial.

    Est-ce que vous connaissez l'expression "Maîtres à penser" ?

    Sans les luttes des générations précédentes durant les années soixante pour en arriver à la Charte de la langue française en 1977 (LOI 101) ... que feriez-vous ?

    Respectez celles et ceux qui se sont sont battus pour parvenir au Québec moderne que nous connaisons aujourd'hui.

    D. Biron, 79 ans. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mardi 17 juin 2008 09h21
    Parizeau-Landry, même école ?
    « Bernard Landry fait la même erreur de jugement que fait Parizeau en prétextant que Taylor, Charest, Johnson, sont exclus du "nous" Canadien de souche. Le pire c'est qu'il se contredit lui-même en précisant qu'ils ont bien une descendance canadienne de souche (française) de par leurs mères !

    Tout comme chez Parizeau, il a une mentalité sexiste qui refuse tout héritage par la femme et il n'accorde aucun libre choix aux messieurs nommés pour décider d'une préférence entre leurs héritages ethnoculturels.

    Parizeau et Landry préfèrent nier la réalité ethnique. Ils nient la forêt. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 17 juin 2008 09h29
    Pauvre Landry
    « Pauvre Landry, tout comme Parizeau ce sont deux loosers amers qui ont laissé la politique sur des coups de tête. Les deux ont montré par leur réaction passée leur haine pour tout ce qui n'est pas souverainiste. Bernard, je suis déjà resté assis sur ma chaise en refusant de te donner la main quand tu as passé devant moi une fois, ton regard disait tout. Tu peu dire ce que tu veux, je n'avais pas beaucoup d'admiration pour toi à l'époque mais aujourd'hui j'ai du mépris. Et toi Parizeau, on passera car tu ne mérite même pas le mépris, car il indique un sentiment, ce que je n'ai pas pour toi. »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    mardi 17 juin 2008 09h38
    À lire certains propos...
    « À lire les propos de messieurs Langford et Mayrand, sapristi qu'il y a des coups de pied au derrière qui se perdent dans ce Québec malheureusement truffé de trop de concitoyens qui ont hérité d'une tare génétique pour le moins gênante. Celle de la lâcheté crasse !!!

    Jean Desjardins »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 17 juin 2008 09h39
    Jeune et simpliste M. Langford
    « Le jeune Peter Langford n'aime pas les vieux souverainistes et les autres vieux, tous des séniles ?

    C'est correct d'être simple mais pas simpliste M. Langford. »

  • Jean Leroux
    Inscrit
    mardi 17 juin 2008 09h41
    Pauvres péquistes déphasés... encore du blah, blah, blah!
    « Telles les chauves-souris, les vieux péquistes déphasés sortent de leur nid lorsqu'ils pensent apercevoir un gros moustique! C'est vraiment pathétique des les voir déchirer leur chemise devant quelques éléments du rapport Bouchard-Taylor. Leur nombrihilisme chronique leur fait manquer l'essence même du message de ce rapport important. Et ce message, les séparatistes ne veulent pas l'entendre.... Au Québec, il faut cesser de dire que si on n'est pas blanc, francophone de souche, né dans les limites géographiques du Québec et un peu séparatiste... on n'y a pas sa place. Et ça, les séparatistes ne veulent pas le dire tout haut mais juste continuer à faire comme si tout l'monde il est beau et gentil. Les péquistes sont devenus maîtres à réécrire l'histoire et faire croire aux jeunes québécois qu'ils n'ont pas de racines canadiennes françaises, qu'ils ne sont pas canadiens, qu'ils ne doivent pas devenir bilingues et surtout, surtout qu'ils ont l'obligation de promouvoir la séparation parce que c'est "le bien ultime". Messieurs Parizeau et Landry, mesdames Marois et Beaudoin, prenez donc une retraite bien méritée et, faites-nous plaisir, passez plus de temps en Floride et en France! »

  • Guy Lafond
    Abonné
    mardi 17 juin 2008 10h20
    Avec du recul
    « Les propos de Monsieur Landry sont justes et appropriés.

    Le communautarisme est un danger et une menace qu'il faut endiguer.

    Nous devons toutefois reconnaître que l'intégration des immigrants signifie aussi et avant tout leur insertion au marché du travail. Au Québec comme dans le reste du Canada, pendant plusieurs années les gouvernements ont concentré leurs efforts sur le nombre d'immigrants qui entrent au pays. Les mécanismes de reconnaissance des compétences professionnelles acquises dans d'autres pays font enfin l'objet d'une révision de la part de nos gouvernements et associations professionnelles. Soyons donc attentif sur la suite des évenements.

    En ce qui concerne l'abolition possible des signes religieux dans les universités en Turquie, je suis parmi les premiers à être agréablement surpris.

    Enfin, je suis d'accord avec la recommandation faite par les commissaires Taylor et Bouchard de retirer le crucifix de l'Assemblé Nationale. Cela ne veut pas dire pour autant de démonter la croix sur le Mont-Royal. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 17 juin 2008 11h00
    @ Desjardins
    « Merci pour votre propos, il dit tout et démontre le racisme et l'intolérance que tous condamnent chez les souverainistes.

    Jamais on a dit que les souverainiste avaient une tare génétique (bien qu'il est scientifiquement prouvé que le code génétique de certaines gens du Lac St Jean est affecté par une trop grande consanguinité, on devrait faire enquête cela expliquerait peut être la plus grande proportion de souverainiste dans cette ilot???) »

  • Marc Hébert
    Inscrit
    mardi 17 juin 2008 11h28
    L'économie, l'argent, le bonheur préfabriqué
    « En lisant certains de vos commentaires,j'ai ressentis un profond malaise.Selon nos amis,les érudits du web,se questioner sur notre modèle d'intégration des nouveaux arrivants, c'est s'engoufrer dans un "Faux débat".Quel expression dégradante pour quiquonque tiens moindrement à la démocratie et à la réflexion.Quiquonque!Ce terme inclu même les anciens premiers-ministres qui sont aussi citoyens du Québec et qui ont droit à leur point de vu.Qu'est-ce qu'un vrai débat? Un enjeu qui concerne les intérets des mieux nantis,quel sont les mensurations de Julie Couillard,etc.Tout sujet qui éveille la controverse est un vrai débat.Le débat est ce qui,plus que tout autre chose,fait évoluer les société.C'est désolant que des gens instruits arrivés d'ailleurs doivent jouer les chauffeurs de taxi et que d'autres n'arrivent pas du tout à se trouver d'emploi,mais là se trouve ce que certains pourraient appeller un faux débat.Non parce que ce n'est pas important,mais parce que ce n'est qu'une conséquence du modèle d'intégration déficient qui est le nôtre et sur lequel nous devrions débattre prioritairement.Je sais qu'en se moment je dois faire sursauter les apôtre du dollar pour qui le seul enjeu de société devrait être l'économie,mais je prend le risque.Peut être aurons nous la chance d'en débattre.À moins,bien sûre,que ce ne soit un faux débat. »

  • rabah hammachin
    Inscrit
    mardi 17 juin 2008 11h44
    Quand la souche se ratatine.
    « Monsieur Landry se masturbe l'esprit. Il parle comme un livre mais raisonne (résonne?) comme sa couverture.
    Passons sur sa méconnaissance de l'interculturalisme qu'il associe à un ersatz de multiculturalisme non assumé. Des milliers de philosophes et de sociologues de par le monde en parlent (à moins que le monde ne s'arrête à la France pour monsieur Landry). Mais lorsqu'il parle d'essences exotiques et d'acclimatation à une forêt, il se fourre carrément le doigt dans l'oeil. Lorsqu'à une érablière qui ne donne plus de jeunes pousses vigoureuses et insuffisantes en nombre, on adjoint des palmiers pour que la forêt reste plus dense, ne nous attendons pas à ce que les racines des palmiers épousent et finissent par se confondre avec celles des érables : Ce n'est pas naturel, contrairement à ce que croit Bernard l'Érudit.
    Le Québec est une nation qui continue de se construire avec l'apport de toutes les souches sans exclusive et surtout sans qu'une souche particulière ne soit prééminente. Le Québec est une terre de tolérance connue et reconnue partout dans le monde. C'est ce que messieurs Taylor et Bouchard ont voulu transmettre : C'est une leçon de sagesse. Encore une fois, contrairement à monsieur Landry, que je félicite pour sa distinction amplement méritée de futur Grand Officier de l'ONQ. »

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    mardi 17 juin 2008 11h48
    Que d'enculages de mouches... et d'émotions !
    « J'avais déjà exprimé dans ce journal certaines de mes hésitations à avaler ce rapport Bouchard-Taylor dans sa totalité. Mais présentement les émotions sont trop fortes et certains «anciens» feraient bien de se cantonner dans leurs quartiers et d'y couler des jours heureux comme Ulysse qui revint de voyage...

    Le procès que l'on fait aux commissaires sur la distinction insuffisante qu'ils feraient entre le multiculturel et l'interculturel me semble un coup d'épée dans l'eau. Risque de retourner à Trudeau si l'on parle d'interculturel ? Voyons donc messieurs les latinistes! Ce serait pourtant déjà un succès si l'on arrivait à saisir l'énorme différence entre ces deux concepts. Et surtout, surtout, si l'on arrivait à intégrer les nouveaux arrivants à une base raisonnable de notre culture proprement québécoise. Comme disent les «bleuets», pourquoi compliquer quand on peut faire simple ? En commençant par garder ce beau mot pour nous distinguer en bloc, sans jeu de mots : Québécois ! Nous sommes tous, oui tous, des Québécois, n'en déplaise aux enculeurs de mouches. »

  • Frédéric Laberge
    Abonné
    mardi 17 juin 2008 12h47
    Depuis que le ''Cheuff'' a quitté
    « Printemps 1959, Duplessis nous quittait et emportait avec lui ce qui restait de liens entre l'Église et l'État; depuis, la laïcité domine puisque c'est le seul moyen de vivre en société de manière neutre.

    À la maison, c'est votre choix : religion, langue... mais dans l'espace public, au Québec, c'est laïc et français, simplement pour le bon fonctionnement de l'État. La Charte de la langue française est un cadeau du ciel arrivé le 26 août 1977. Depuis, nous savons dans quelle langue nous devons nous adresser à l'État et dans laquelle nous devrions travailler. C'est maintenant clair.

    Chaque nation a sa langue. Les Britanniques, les Américains et les Canadiens parlent l'anglais. Les Français et les Haïtiens, tout comme pour la nation québécoise, parlons tous français. Vous pouvez maitriser 110 langues si ça vous tente et pratiquer 15 religions. Mais si vous faites le choix de vivre au Québec, de contribuer à l'essor du territoire québécois et à l'émancipation de la nation, vous devrez maitriser suffisament le français. »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    mardi 17 juin 2008 17h16
    Toujours dégueulasse!
    « Hé oui, toujours aussi dégueulasse l'Archambault. J'emploie
    un mot dur? Oui et vous le mérité amplement. Un Québécois de
    souche qui vomis sur deux de nos plus importants anciens
    premiers ministres, mérite de se faire rabrouer.
    Et surtout ne perdez plus de temps à m'écrire, je ne vous
    ferez plus l'aumône d'une réponse.
    Réjean Grenier. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    mardi 17 juin 2008 17h43
    Entre-temps,
    « pas un commentaire suite à l'article en une sur l'îlot Voyageur, qui est quand même un gros scandale bien Québéco-Québécois...
    Par contre, encore des niaiseries et des insultes gratuites (genre coups de pied au cul) sur la question de savoir qui est membre du « nous » et du « eux », qui a droit à l'appellation de « Québécois », qui est « de souche » et qui ne l'est pas, qui du « multiculturalisme » ou du « pluralisme culturel » est le meilleur, etc., etc.
    Bravo, ça, ça va faire avancer le Québec.
    Vraiment pitoyable! »

  • André Marceau
    Abonné
    mardi 17 juin 2008 17h53
    Tous aborigènes
    « Pour devenir une souche en généalogie, l'immigrant né à l'étranger, doit d'abord s'établir au Québec, y avoir vécu, y être mort et y avoir laissé une postérité. Ainsi, plus on peut remonter loin chez les ancêtres souches, plus on aura de chances d'être bien acclimaté et d'être une personne originaire du pays où elle vit, c'est-à-dire un aborigène. Il n'y a pas de racisme dans ce que j'estime être de la fierté et du simple patriotisme.
    Aucun racisme chez nos Québécois de souche; il n'y a que des citoyens fiers d'être plus ou moins aborigènes et partant, mieux acclimatés au sol québécois que les immigrants.
    Ils méritent donc tous le respect, et non l'insulte.
    Par André Marceau, Québec
    marceaua@sympatico.ca »

  • Marie Danielle Bourdages
    Inscrite
    mardi 17 juin 2008 18h42
    À la base, tout serait affaire d'éducation
    « Si les gouvernements, à quelque palier que ce soit, s'occupaient d'offrir une éducation valable aux citoyens qu'ils sont prétendus servir, on économiserait bien du temps, de l'énergie et de l'argent, on s'épargnerait quelques débats - certains plus stériles que d'autres-, et on pourrait véritablement affirmer vivre en démocratie.

    Mon avis est, entre autres choses, que :

    * si on recevait une éducation valable dès la petite école ;
    * si nous étaient enseignées les notions minimales de ce que c'est que d'être citoyen canadien et québécois ;
    * si on nous initiait au fonctionnement des gouvernements et à ce qui constitue ses principales institutions ;
    * et si on nous distillait de justes leçons de notre histoire dont celle de l'immigration,

    il n'y aurait pas eu de Commission sur les accommodements raisonnables. M'enfin, on ne peut pas refaire l'histoire. On pourrait peut-être éviter de la répéter en soignant le bobo, par contre. Sans s'illusionner : tout traitement a ses limites, "of course".

    Je concluerai ici en proposant un petit aphorisme mien, à ruminer longuement pour pallier à l'oubli :

    « Il ne sait plus qu'avant de savoir il ne savait pas. »

    (Pour en lire plus sur le sujet :

    http://igneusignition.blogspot.com/2008/06/le-cours-101-de-la-polie-qui-tique.html ) »

  • Danielle Laberge
    Abonné
    mardi 17 juin 2008 19h51
    Réponse à Jean Leroux
    « M. Jean Leroux, dans votre commentaire on peut lire "laisser NOUS tranquille". Franchement, je ne comprends absolument pas à qui vous faites référence par ce NOUS. Est-ce ceux qui aiment acheter et consommer de façon inconséquente et qui après viennent pleurer sur la place publique lorsque leur emplois déménagent vers d'autres pays, les sans visions d'un avenir durable pour un peuple minoritaires, les populistes, les vire-vents. C'est qui au juste ce NOUS dont vous parlez? »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 17 juin 2008 21h47
    Aux fédérastes
    « À ceux qui se disent canadiens-français alors qu'Ottawa vient de reconnaître la nation Québécoise avec seulement les "de souche", car, toujours selon Ottawa, les anglais n'en font pas parti, au cas où nous ferions sécession, à ceux-là, dis-je, je leur dit d'aller se faire voir ailleurs, dans le grand tout canadian.

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    mercredi 18 juin 2008 09h38
    @ Claude Archambault
    « Je ne crois pas que de se tenir debout dignement soit une tare génétique.

    Je n'en dirais pas autant de ce travers qu'ont certaines personnes à ramper à terre comme des vers de terre en regard de leur identité culturelle. Relisez vos textes, vous comprendrez le propos... »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    mercredi 18 juin 2008 10h54
    L'idiot!
    « Quelle idiotie vient encore de nous pondre l'Archambault.
    J'incite tous les résidents du Lac St-Jean et de la Saguaney
    à répondre à cet urluberlu ignare qui ne connais strictement rien à la supposée tare qui affecterait les résidents de votre merveilleuse région. Et que s'il y a plus d'indépendantistes chez vous qu'a Westmount, ce n'est là qu'une résultante de l'histoire et d'autre.
    Je vous salut valeureux peuple de la Saguaney.
    Réjean Grenier. »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    mercredi 18 juin 2008 11h16
    Félicitations!
    « Je veux, aujourd'hui, profiter de la gracieuseté du Journal
    le Devoir, pour féliciter Monsieur Bernard Landry et tous
    les autres anciens premiers ministres du Québec pour l'honneur, bien mérité, qui leur sera rendu cet-après midi
    au salon rouge de l'Assemblée Nationale. Il n'y aura pas
    place pour la partisanerie et j'en suis fort aise.
    Réjean Grenier »

  • Michel Thibault
    Abonné
    mercredi 18 juin 2008 16h33
    Une question encore en suspend
    « Comme on voit le discours entourant la question de l'existence du Québec est loin d'être terminé. »

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    jeudi 19 juin 2008 22h20
    Pauvre Claude ...que ta vie doit-être pleine d'amertume!
    « @M. Archambault

    J'ai lu votre pauvre commentaire sur Landry...

    Vous avez bien sûr droit à votre opinion ; je devrais plutôt dire "un vomi" et je suis gentil!

    Si vous n'êtes pas d'accord avec Landry apportez des arguments logiques mais pas ce ramassis indigne...

    Comme abonné à votre propre journal Le Devoir, vous auriez dû évoluer ; mais non, vous nivelez tout vers le bas.


    Ta vie doit être pleine d'amertume, Je te plains... »

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