vendredi 10 février 2012 Dernière mise à jour 07h55
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le pouvoir de la pitoune

Lise Payette   13 juin 2008  Québec
Hillary Clinton n'est pas une pitoune. Dans son pays, où on fabrique de la pitoune à la chaîne pour les besoins de la publicité, du cinéma, de la télévision ou carrément de la pornographie, on a trouvé le moyen de dire qu'Hillary Clinton faisait trop «matante» pour penser séduire l'électorat américain. Trop vieille, trop criarde, trop guindée, trop propre, trop «straight», trop hypocrite, trop ambitieuse et trop dévoreuse.

On a préféré la tasser en faveur d'un homme plus jeune qui n'a, bien sûr, aucun des défauts précités et qui, malgré le fait qu'il soit sans expérience, est plus rassurant que la première. Il s'en est même trouvé pour dire qu'elle n'avait pas de coeur parce qu'elle a réussi à livrer son dernier discours sans pleurer et avec le sourire. Imaginez ce qu'on aurait dit si elle avait pleuré. Out Hillary!

On avait fait la même chose il y a peu de temps avec Ségolène Royal en France. On a dit d'elle qu'elle était trop ambitieuse, prétentieuse, trop maîtresse d'école. On a dit qu'elle n'avait pas de coeur parce qu'elle restait digne devant les attaques. Out Ségolène!

Pauline Marois a bien failli disparaître de la même façon. Ses foulards, qu'elle ne portait pourtant pas sur la tête, elle, sont devenus une véritable obsession. Une femme avec des foulards et des bijoux allait-elle pouvoir diriger le Québec? On y a pensé sérieusement. Elle avait, elle aussi, trop d'expérience, elle n'était pas née de la dernière pluie, on commençait à voir poindre quelques petites rides sur son visage et elle faisait «grande bourgeoise» un peu snob. On a préféré la tasser en faveur d'un homme plus jeune en qui on a vu l'espoir d'un avenir meilleur. Out Pauline!

Tasser les femmes, mode d'emploi

On le voit, l'exemple vient de haut. Bien sûr, Pauline Marois est revenue comme chef de son parti, mais la dernière étape qu'il lui faudra franchir avant de s'asseoir dans le fauteuil de première ministre sera des plus exigeantes et difficiles. Elle le sait. Les femmes se font des illusions en pensant qu'elles sont sur un pied d'égalité avec les hommes par rapport au pouvoir. Le plafond de verre existe toujours et selon les secteurs où on se trouve, il peut même être devenu de plus en plus épais. En politique, les exemples qui précèdent le montrent bien.

La politique n'est pas le seul domaine où le pouvoir échappe aux femmes. Radio-Canada a décidé, cette semaine, de tasser deux animatrices de l'information. Pascale Nadeau et Dominique Poirier voient leurs noms s'ajouter à la longue liste de celles qui ont été mises de côté par la digne Société au cours des ans, sans raison valable ou sans raison avouable. «Tasser de la fille» est un sport qu'on pratique beaucoup dans les milieux où la relève est plus jeune, plus blonde, plus sexy, parfois même moins coûteuse et auprès de laquelle on peut se donner des airs de Pygmalion averti en jouant les protecteurs des «petites nouvelles» à qui il faut tout apprendre. Quand on ne met pas les vieilles à la rue, on les pose sur une tablette comme des potiches, en espérant acheter la paix.

Les femmes se révoltent pendant quelques jours, puis le calme revient. La guerre ne dure jamais très longtemps parce qu'elle demande une telle énergie qu'on finit par abandonner. Jusqu'à ce qu'on se dise que de se faire tasser quand on est une fille, c'est normal. Et c'est là qu'est le danger.

Le pouvoir et le sexe

On a beaucoup parlé cette semaine de l'hypersexualisation des petites filles. Et les garçons, eux? Ces garçons qui passent des heures devant de la porno sur le Web et qui exigent que leurs petites amies de 10, 11 ou 12 ans se comportent comme ces filles qu'ils ont vues sur leur écran? Ils ne sont pas responsables, eux?

Que faut-il dire à ces jeunes garçons qui seront les pères, les maris et aussi les patrons de demain? On peut bien proposer aux filles des modèles qui ressemblent à Hillary Clinton, à Ségolène Royal ou à Pauline Marois, mais si elles constatent que leurs compagnons n'en ont que pour la pitoune, comme on l'a vu encore une fois au cours de la fin de semaine de la Formule 1, qu'est-ce qu'elles feront, les pauvres?

Quand une jeune femme, sollicitant un emploi, aura compris qu'elle est plus appréciée pour la taille de son soutien-gorge que pour la taille de son cerveau, comme c'est hélas si souvent le cas, que choisira-t-elle de faire?

Ou bien elle choisira la voie difficile avec le risque de ne pas arriver à son objectif et de se frapper au plafond de verre, ou bien elle choisira la voie facile, comme souhaitait le faire Julie Couillard. Mme de Pompadour ou Mme de Montespan ne faisaient pas autre chose auprès de Louis XIV. Autres temps, autres moeurs? Vous allez avoir du mal à me convaincre. Je crois que les femmes qui n'ont aucun pouvoir essaieront toujours d'en obtenir un peu par n'importe quel moyen. Et le sexe, il faut bien l'admettre, les a toujours menées au pouvoir.

Julie Couillard pourrait bien faire tomber le gouvernement Harper, ce que toute l'opposition n'a pas réussi à faire jusqu'à maintenant...
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Benoît Gagnon
    Abonné
    vendredi 13 juin 2008 01h12
    le rôle de la pitoune
    Mon père disait va manger de la "pitoune salée", ce qui signifiait- va chez le diable-. Par extension la pitoune non salée est certainement plus attirante. Alors qu`on tergiverse sur sur sa pertinence il me semble qu`en politique les moyens sont généralement peu soumis à une morale respectueuse des bonnes moeurs. Seuls les naïfs se scandalise.....

  • Dominic Pageau
    Abonné
    vendredi 13 juin 2008 04h01
    Ils sont où ses jeunes garçons qui exigent que leur petites amies se comportent en actrice porno?
    J'avoue en avoir plein le casque des féministes, d'ailleurs, la porno et l'exploitation sexuelle découle directement des revendications féministes.

    La liberté de la femme de faire ce qu'elle veut de son corps doublé d'une lutte aux valeurs morales traditionnelles ont abouti à ça.

    Le libertinage, c'était l'apanage des féministes de tête comme Simone de Beauvoir.

    Wake up les filles.

    Celà dit, cette fixation du sexe dans les médias me dérange aussi et surtout la survalorisation de la séduction.... Mais faut pas non plus tomber dans l'autre extrême.

    Et pour les femmes "déchues" de Radio-Canada, pour faire changement, on crie encore au loup pour rien, on bien sur exclus la personne qui parle.

    Et pour Hilary Clinton, est-ce parce qu'elle est une femme on ne peut la critiquer??????

    Il y a certainement eu des commentaires déplacés, mais comme d'habitude, vous victimisez les femmes et accuser tous les autres d'être des agresseurs.

  • Wally Bellemare
    Abonné
    vendredi 13 juin 2008 04h42
    ... ?
    d`un homme, un macho !
    xxx

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    vendredi 13 juin 2008 05h59
    Et vlan pour les hommes !
    Je suis un homme. J'aime pourtant de plus en plus les femmes mûres. Je suis abonné à la Gazette des femmes depuis ses tout débuts non payants. Je recommence à me dire clairement féministe et je suis entièrement d'accord avec Lise Payette cette fois-ci. Dans ce domaine de la situation des femmes, Madame Payette a entièrement raison de sonner l'alarme. L'hypersexualisation des petites filles est un poison des plus dangereux pour l'avenir non seulement de ces enfants qui deviendront bientôt des jeunes femmes, et un jour des femmes mûres qui se verront rejeter comme l'avait été Louise Arbour, suivie de Pascale Nadeau qui ne l'a pas eue facile et qui a dû rebondir après chaque déplacement sans son consentement. Et Dominique Poirier a bien raison d'être en réflexion. Qu'on ne se leurre pas : la situation des femmes s'est améliorée à bien des égards, mais elle a clairement empiré en ce qui a trait à l'hypersexualisation des petites filles, ce qui augure très mal pour l'avenir même des futurs hommes de pouvoir, comme le souligne très finement Madame Payette. Quel regard porteront plus tard sur leurs compagnes ou sur leurs collègues féminines ces adolescents qui n'ont d'yeux que pour les fesses, les seins naissants et les bouches «suceuses» de ces petites filles ? Déjà que la pornographie juvénile est le fléau du siècle sur l'Internet ! Madame Payette, qui a signé «Le pouvoir, connais pas», a bien raison de reprendre du collier. Et je me réjouis que la malencontreuse histoire des Yvettes ne lui ait pas enlevé ce feu sacré qui fait d'elle un phare dans notre société de plus en plus sexualisée et de moins en moins conscientisée.

  • Léonce Naud
    Inscrit
    vendredi 13 juin 2008 06h18
    Pouvoir et sexe
    "L'homme s'élève par le glaive et la femme par le poison."

  • jack roy
    Inscrit
    vendredi 13 juin 2008 06h36
    L'art de parler trop vite!
    Céline Galipeau remplace Bernard Derome
    Pascale Nadeau prend la place de Céline Galipeau.
    Dominique Poirier est en réflexion sur son nouveau poste.

    Il est ou le problème?

    Voulez-vous que ce soit juste des femmes qui animent les nouvelles à Radio Canada?

    Je crois sincèrement que la femme a pris beaucoup de place pour ce qui est de la télévision en général.

    On se plaint les mains pleines.

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 13 juin 2008 06h37
    De tout ramener à une affaire de pitounes...
    De tout ramener à une affaire de pitounes, est, selon moi, tricher la réalité.

    Il est plus difficile d'être une femme politique, qu'être un homme politique. C'est un fait clair, net et bien réel.
    Cependant, d'expliquer tous les échecs de ces femmes politiques par l'unique fait qu'elles soient des femmes et qu'elles soient trop ou pas assez "pitounes", je crois que c'est nettement exagéré.
    C'est comme dire que Pascale Nadeau et Dominique Poirier sont tassés à Radio Canada parce qu'elles ne sont plus assez pitounes. Par contre, Jocelyne Blouin a tenu la météo à la SRC depuis des décennies, sans doute pour ses grandes qualités de "pitoune".

    Hilary Clinton a pleuré, ce fut tout un émoi médiatique.
    Était-ce de vraies larmes? Des larmes stratégiques? Que de débats nous avons eus !
    Les "close-up" révélant un peu trop de rides... hummm! Est-ce la population qui le nota avec dégoût ou plutôt les médias toujours prêts à sauter sur toutes les niaiseries comme un chien saute sur un os?!?

    Hilary a-t-elle perdu parce qu'elle était une vieille pitoune, trop ridée et le sein plus assez ferme? Non, mais, Mme Payette, je ne vous reconnais plus dans votre discours!

    Hilary a dû subir la difficulté de la femme en politique. Comme en bien des domaines, les femmes doivent être un brin meilleures pour parvenir à certains postes plus en vue. On pourrait facilement élire un crétin, encore, faut-il qu'il ait une belle gueule et un certain "sex-appeal". L'apparence physique masculine, même si elle ne suit pas les mêmes règles de "beauté", est aussi importante. Un ti-cul de 5 pieds ne se ferait pas élire à moins d'avoir des qualités charismatiques exceptionnelles (comme René).

    Hilary a été battu, peut-être, «un peu», parce qu'elle était une femme (et vieille... et dire que McCain a de fortes chances... incroyable cette injustice!!!) mais surtout parce qu'elle représente un moins grand changement dans la politique US. Ses positions concernant l'Irak et la politique internationale, sont moins "alléchantes" ou inspirent une perspective de continuité plus grande que celle de Obama.
    Je crois que plusieurs citoyens états-uniens souhaitent que les États-Unis prennent un virage important pour revaloriser leur pays face au monde. Hilary, c'était un peu Bill et la perspective d'un autre gouvernement continuant le petit ron-ron habituel a été moins séduisante. Il y a bien plus que le fait de ne pas avoir été une pitoune à la hauteur pour expliquer la défaite.

    Pour Ségolène aussi. On aura beau mettre sa défaite sur le dos de la pitoune, Ségolène, même si elle avait été un homme, manquait d'aplomb. Elle manquait de couilles. On aurait pu faire la même remarque, à propos des couilles, si elle avait été "homme".
    Le jeu de la séduction politique, est en bonne partie, asexué. Il s'agit d'avoir de la poigne, dans le regard et dans le discours. Ségolène a été molle, c'est un peu sa personnalité. Un homme qui aurait eu le même défaut, se serait fait battre, tout comme elle.

    Pauline, elle a de la poigne. Un regard défiant, un discours solide. On aura beau la niaiser avec ses foulards ou ses maisons, elle réussit à passer au travers. On lui avait choisi Bernard Landry, André Boisclair, etc., mais, c'est que son tour n'était pas venu. Les Landry, Boisclair et autres avaient à ces moments, des qualités, ou des atouts qu'elle n'avait pas. Pauline n'a jamais été tassée parce que c'était une femme. Bien sûr, le fait d'être une femme a sûrement pu jouer un peu, et ce, autant positivement que négativement.

    Je décroche lorsqu'une grande partie de la réalité entourant une situation est niée et que la seule explication à un échec, à un déboire, est le fait d'être femme, homme, noir, immigrant ou ci, ou ça.

    Si un noir fait une gaffe et qu'on lui reproche, on pourra facilement nous accuser de raciste. Si on reproche à un immigrant des gestes contraires à nos valeurs, on nous accuse de xénophobe. On oublie alors le geste, la gaffe, l'erreur. Tout comme vous nous faites oublier la réalité entourant les déboires des pitounes. Comme si tous les malheurs venaient du sexisme de la société, du racisme, de la xénophobie.
    Une gaffe est une gaffe qu'on soit noir, jaune ou bleu.
    Un geste contraire à nos valeurs de société, comme l'égalité homme-femme, n'a rien à voir avec la xénophobie. Et qu'une femme passe ou non en politique (même si évidemment le fait d'être femme, noir ou immigrant est non négligeable) n'a rien à voir avec l'unique sexisme.

    Vous-même, Mme Payette, vous avez su mener à bien des dossiers politiques, même si "le pouvoir, connaît pas". Vous avez su prendre votre place (en y mettant plus d'énergie qu'un homme, je vous l'accorde) en politique et sur la scène publique.
    Des femmes comme Margaret Tatcher (Femmes je vous aime. Renaud), Angela Merkel, Michele Bachelet (ces derniers jours, au Québec) et Cristina Fernandez, sont toutes des femmes qui ont su faire leur place.
    Il faut écouter les discours de Mme Bachelet, il faut étudier sa présidence dans ce pays "macho". Il faut écouter Mme Cristina Fernandez (qu'on se plaît, ici, à appeler Kirchner, le nom de son mari).
    Mme Fernandez, à qui l'on reproche d'être trop "pitoune".
    Il faut écouter ses discours, sa détermination, son engagement à faire de l'Argentine un pays où la démocratie, l'égalité et la justice émergent enfin.
    Il faut écouter le discours de Mme Fernandez, un discours magistral, où elle dit, d'entrée de jeu, qu'elle savait que juste par son état de femme, son rôle de présidente serait plus difficile (Yo sabe que estar una mujer, va a me costar más...)
    http://www.telesurtv.net/noticias/secciones/nota/p
    Un des plus grands discours politiques que j'ai entendu. À regarder, même si vous ne comprenez pas l'espagnol.


    Ma pauvre Mme Payette, je suis en grand désaccord avec vous aujourd'hui.
    Lorsque vous terminez en disant:
    « Julie Couillard pourrait bien faire tomber le gouvernement Harper, ce que toute l'opposition n'a pas réussi à faire jusqu'à maintenant...»

    Vous déformez la réalité.
    Vous auriez dû dire:
    « Julie Couillard pourrait bien faire tomber le gouvernement Harper, ce que toute l'opposition n'a pas VOULU faire jusqu'à maintenant...»

    L'opposition aurait pu faire tomber ce gouvernement réactionnaire, en un claquement de doigts. Voyons, Julie Couillard, n'a rien fait d'autre que d'être la goutte qui fait déborder le vase en démontrant la faiblesse de ce gouvernement. Cette faiblesse a été démontrée à travers cette "pitoune", mais, ça aurait tout aussi bien pu être autre chose. Que ce soit la Julie Couillard bien roulée avec le sein agressif, n'est qu'un hasard. Une valise pleine de belles coupures en billets verts, aurait tout aussi bien pu faire autant l'affaire que sa paire de seins.

    Et pour tout mêler, l'hyper sexualisation de la jeunesse, me fait bien rire. On monte aux barricades pour les nombrils à l'air, pour le vêtement moulant et pour le plaisir précoce, mais on ne s'offusque pas trop du voile, du tchador, de la marche derrière le mâle, de la conduite sous contrôle et de bien des choses bien pires que le cul moulé.
    C'est à se demander si le conseil du statut de la femme n'a pas été noyauté par des éléments de la sainte église catholique.
    Il serait temps de dissocier plaisir partagé et domination. On peut s'insurger contre la domination du mâle, mais il ne faut pas considérer que le sexe est nécessairement de la domination.
    La domination du mâle peut se retrouver dans le sexe, mais aussi dans bien d'autres champs d'activité moins "choquants" pour les bonnes moeurs, mais encore plus pernicieux et qui entraîne justement ces rapports sexuels maladifs de domination soumission.
    De l'excision, au crime d'honneur, en passant par le mariage forcé, bien des choses sont nettement pires que les jeunes qui jouissent.
    Il faut lâcher le sexe et parler vraiment de l'égalité des rapports homme femme.
    À mon avis, le sexe et la pornographie n'attirent pas seulement les hommes. La jouissance sexuelle et le phantasme sont également partagés.

    Ce qui est à cibler et à dénoncer, ce sont les rapports de soumission et de domination.

    Mais le sexe... ouf! Quel sujet profondément tabou, délicat et noyé dans l'eau bénite.
    La preuve, mes dernières lignes feront oublier tout le restant de mon long texte.
    Le sexe, mieux vaut ne pas en dire un mot.


    Serge Charbonneau
    Québec

  • Simard Yves
    Inscrit
    vendredi 13 juin 2008 07h14
    Un texte qui nage encore dans le passé
    J'ai beaucoup de respect pour madame Payette, malheureusement, c'est à nouveau un regard sur le passé et non de voir ce qui a été réalisé aujourd'hui. On peut sentir encore cette grogne féministe qui n'a pas lieu d'être aujourd'hui. Pourtant, elle est une pionnière pour l'avancement de la femme. Pour ma part, je suis dans le milieu de la santé, mon patron immédiat est une femme et tous les cadres supérieurs sont des femmes, sauf un homme. Quand je fréquentais l'université, peut-être suis-je tombé sur une bonne année, mais la plus part de mes professeurs en psychologie étaient des femmes. Finalement, ma génération de 40 ans et plus n'a jamais eu de discussions (de ce que j'en connais) sur le rapport de force ou d'injustice que vivent les femmes. Le cercle féministe devrait faire place à des gens plus jeunes ayant un leadership réaliste sur la société dans laquelle vive les femmes aujourd'hui.

  • Monique Richer
    Abonné
    vendredi 13 juin 2008 07h17
    Quelle justesse
    Quelle justesse dans vos propos, Mme Payette. Vous qui avez toujours prôné l'égalité des sexes, vous qu'on qualifie, avec un certain mépris, de féministe, vous avec trouvé les mots précis pour décrire tout ce qui se passe dans notre petit et grand monde. Et vos références au Grand Siècle nous démontrent qu'on n'a pas beaucoup avancé. Il manque, aux hommes comme aux femmes, un pouvoir de réflexion pour changer de mentalité.
    Merci de nous aider à réfléchir en nous faisant partager vos propres réflexions.
    Monique Richer

  • Diane Leprohon
    Abonné
    vendredi 13 juin 2008 08h01
    WOW!
    Madame Payette,

    Encore une fois, vous faite preuve d'une extraordinaire intelligence et d'une grande lucidité. Merci!

  • jack roy
    Inscrit
    vendredi 13 juin 2008 08h18
    La pitoune et le pitou
    Ces jeunes filles de 10, 11 ou 12 ans qui se comportent comme les filles de la porno du web à moitié vêtu pour plaire à leurs petits amis ne sont pas responsables ELLES?

    Rien ne les oblige de le faire!

    Vous avez voulu que la femme soit émancipée et bien c'est ça la nouvelle génération.

    À moins d'exiger que les jeunes filles portent le voile et les robes longues?

    Les parents qui acceptent que leurs filles portent très peu de vêtements sur leur corps pour être supposément à la mode sont aussi responsables.Bien souvent le père aime pas que sa fille soit peu vêtue, mais la mère dit au père voyons mon Gérald soit un peu plus à la mode et elle ce fera pas mordre.

    On crée la société que l'on veut et les hommes ne sont pas les seuls responsables?

    Vos petits amis du Bloc qui lâche pas Mme.Couillard et prouvent encore une fois que la femme est prête à n'importe laquelle bassesse pour obtenir ce qu'elle veule.De passer de Maxime Bernier à Bernard Côté pour obtenir un contrat immobilier du gouvernement fédéral il faut le faire et c'est elle la responsable.Elle est une grande fille qui est capable de prendre ses décisions tout seul.Son pouvoir sexuel sur les hommes c'est elle qui l'exerce, car si elle s'en sert c'est qu'elle croit que c'est le moyen le plus rapide d'obtenir des choses.Si elle avait passé par un chemin moins tortueux et bien peut-être qu'elle l'aurait eu son contrat?Plus ils creusent et plus il la ridiculise et cela aide pas votre cause Madame si chèrement défendu par vous.

    Si vous voulez noircir quelqu'un et bien choisisez les bons.

    Il y a deux côtés à une médaille, Madame.

    Dans le gouvernement, la femme prend très bien sa place et on le voit tous les jours.

    Pour en revenir avec la télé et bien elle est devenu beaucoup plus féminine qu'il y a 10 ans.

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 13 juin 2008 08h27
    Cul de sac
    Si les Hillary, Ségolène et Pauline avaient fait plus pitounes pour séduire l'électorat, elles auraient été traités de guidounes, alors que la misogynie des mâles les a poussées sur la voie de garage parce qu'elles ne l'étaient pas assez. Il semble bien que le féminisme des années 1970 et 1980 n'ait qu'égratigné la surface du problème : la haine des femmes.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    vendredi 13 juin 2008 08h43
    Louise Arcand
    Dans mon message précédent intitulé «Et vlan pour les hommes !, un malencontreux lapsus m'a fait nommer Louise Arbour plutôt que Louise Arcand. Toutes mes excuses à Madame Arbour.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 13 juin 2008 09h07
    Histoire de "pitounage"
    La "plus pitoune comme avant" Mme Hillary "qui a conservé aussi le nom de famille de son mari" a voté en faveur de faire la guerre à l'Irak. Cette affaire là lui a fait plus de tort que son âge ou son manqwue de "pitounage".

    L'autre chose est que : M. Obama a beaucoup plus de charisme "au niveau de John et Robert Kennedy" qu'elle, même si elle en possède aussi une bonne dose.

    Tout ça n'a rien à voie avec l'idée de pitoune. La preuve, si Pamela Anderson s'était présentée contre Obama, elle aurait perdu encore plus...me semble, peut-être...bien que...

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 13 juin 2008 09h12
    Place aux femmes
    On résume:
    Chef d'antennes à RC: Céline Galipeau
    Chef d'antennes à RC le week-end: Pascale Nadeau
    Chef d'antennes à RDI: Geneviève Asselin
    Chef d'antennes à TVA: Sophie Thibault
    Chef d'antennes à TVA le week-end: une fille (désolé j'oublie son nom)
    Chef d'antennes à TQS (avant le fermeture de la shop). Esther Bégin
    Pas à dire notre télé est vraiment sexiste

    --

    L'an passé Céline Galipeau a avoué au Soleil qu'elle ne connaissait pas la chanson "Quand les hommes vivront d'amour"! Connaissez-vous une chef d'antennes au monde qui ne connait pas la chanson du siècle de son pays?

  • Guy Fafard
    Inscrit
    vendredi 13 juin 2008 09h32
    Tanné de payer
    Pauline Marois, Hillary Clinton, pitoune, Femme, Québec (province), États-Unis (pays)

    Je suis tanné de payer pour le conseil du statut de la femme formé de frustrées qui se trompent de cibles et chialent à tout propos.

    L'éducation commence dans la famille pas dans les médias.
    Si vous déresponsabilisez les parents et vous créez le problème.
    Si vous permettez trop aux enfants face aux instituteurs, vous créez le problème.
    Si vous féminisez trop les lois, vous créez le problème.
    Si vous permettez le port du voile, vous créez le problème.
    Si vous multiculturalisez le Québec, vous créez le problème.
    Si vous chartedesdroiiez les enfants face aux parents, vous créez le problème.
    Si vous protégez plus les bandits que les victimes, vous créez le problème.
    Finalement ce sont nos taxes qui subventionnent les frustrées du conseil du statut de la femme qui participent à créer le problème.

  • Marie-Laure Tapp
    Abonnée
    vendredi 13 juin 2008 09h54
    Radio-Canada
    Je suis en général d'accord avec l'intervention de Lise Payette. Par contre, les critiques contre les décisions récentes de Radio-Canada ne sont pas vraiment justifiées. Le seul cas problématique ici serait celui de Dominique Poirier, qui elle, oui, a réellement été "tassée". Sinon, nous pouvons nous réjouir du fait que Céline Galipeau sera a la barre du Téléjournal en semaine (ce qui constitue un grand pas en avant pour ce poste prestigieux) et Pascale Nadeau a celui de fin de semaine. Oui, ils ont déplacé cette dernière la fin de semaine car on voulait faire de la place a Patrice Roy, mais il reste que deux femmes présenteront nos bulletins de nouvelles nationaux...Ce n'est pas rien !

  • Diane Gagné
    Abonné
    vendredi 13 juin 2008 10h04
    Étrange?
    Que des hommes en réaction négative... Mauvaise lecture ou mauvaise foi?

  • Denis Biron
    Inscrit
    vendredi 13 juin 2008 10h38
    Avez-vous autre chose à faire ?
    Madame Payette,

    J'ai beau être indépendantiste depuis 1960, votre éternel même discours concernant les femmes me tobme sur les nerfs.
    Changez la cassette.

    Avez-vous compté le nombre de vos compatriotes à la première de SEX AND THE CITY ? ... toutes souriantes ! Et de toutes les classes de la société - incluant politiciennes, journalistes et artistes. Des adultes, madame.

    ONT-ELLES ÉTÉ "POUSSÉES" PAR LEURS MARIS OU LEURS CHUMS ?

  • Michel Chayer
    Inscrit
    vendredi 13 juin 2008 10h42
    Ringard
    J'abonde dans le même sens que l'intervention de monsieur Yves Simard.

    Le discours de madame Payette est ringard.

  • martin dubois
    Abonné
    vendredi 13 juin 2008 10h57
    Article époustouflant !
    Mme Payette, vos articles à eux seuls valent mon abonnement au Devoir. Ils ont en commun ce pouvoir de mettre en relief des vérités que notre monde d'aujourd'hui ne veut pas ou ne veut plus voir. Cette contribution, sachez-le, a une valeur inestimable, et ce même si elle vous attire des détracteurs. Il y a beaucoup de chroniqueurs qui dénoncent, mais aucun avec votre sensibilité.
    Ce qui m'amène au coeur de mon message. Je crois que l'une des raisons pour lesquelles tant de femmes sont encore discriminées, c'est que notre monde méprise la sensibilité. Et bien qu'il y ait des hommes sensibles et des femmes insensibles, il demeure que la sensibilité est au coeur de la dimension "ying" de l'humanité. Étant donné qu'il y a plus de femmes que d'hommes sensibles, et que les femmes ont été dominées si longtemps, il est évident qu'elles le sont encore. Dire que le sexisme est terminé, c'est aussi absurde que de dire que nous sommes libérés de l'emprise de la religion. On ne défait pas en quelques décennies ce qui a marqué des dizaines de générations. Le sexisme et l'emprise religieuse sont des stigmates inscrits presque dans nos gènes. Cela prendra beaucoup de temps à s'en défaire. Le combat est loin d'être terminé.
    Et je crois que de regarder ce combat avec l'éclairage de la sensibilité est très révélateur. Notre société ne veut que des leaders qui ont l'air fort. Mais la vraie force est celle qui est, pas celle qui paraît. Malheureusement, sensibilité, vieillesse, féminité et simplicité égalent encore faiblesse pour beaucoup trop de gens.
    Ce sont pour ces raisons qu'on préfère encore un leader beau, charismatique, jeune, macho et arrogant.
    Ce qu'il y a de plus regrettable dans la mise à l'écart de Mme Clinton, de Ségolène ou de Pascale Nadeau, pour ne donner que trois exemples, c'est que voilà trois femmes avec énormément de simplicité et de sensibilité. Et voilà exactement pourquoi elles ont été tassées. Ce qui nous prive tous, comme société, de personnes vraiment humaines et sincères, capables de vraiment atténuer la dureté de notre monde.
    Malheureusement, nos valeurs sont plus que jamais aux mauvais endroits. Merci de vos articles transcendants, Mme Payette. Ils préservent nos espoirs. À long terme, ils font partie de ce qui fera avancer les choses.

  • emeri
    Abonné
    vendredi 13 juin 2008 11h20
    Les excès
    Madame Payette, aujourd'hui je suis complètement d'accord
    avec vous. Cependant il y a et il y aura des excès dans le
    féminisme à outrance, on en conviendra.
    Mais à la lecture du terrible texte, dans cette page, de Jack Roy, il me faut bien admettre qu'il y à encore,
    malheureusement, de la place pour le machisme.
    On parle beaucoup de ces petites filles forcées, ( je dis bien forcées) de se déshabiller pour rentrer dans le moule
    exigé dans la cour d'école. Je suis l'heureux grand père d'une jeune fille de 16 ans qui ne s'est jamais prêtée à ce
    jeu même si les pressions ont quelques fois été forte.
    Pourquoi? Simplement par l'éducation et l'amour quelle reçoit
    dans sa famille. Ce sont les parents qui sont les premiers
    responsables. Que ce soit chez les filles comme chez les fils. Les professeurs sont là pour instruire les jeunes,
    n'ont pas pour les éduquer. Je répète, ça c'est l'affaire
    des parents.
    Réjean Grenier.

  • Michel Leclaire
    Abonné
    vendredi 13 juin 2008 11h54
    Le sexe n'a rien à faire en politique
    Mme Payette on choisit la qualité chez un candidat et non le sexe, à moins de manquer totalement de ''jugeote ''.
    Entre les Clintons (l'establishment)et Obama (le coeur), le choix est loin d'être difficile. Je ne peux plus supporter les féministes frustrées.

  • jack roy
    Inscrit
    vendredi 13 juin 2008 12h00
    Message non compris pour Grenier.
    Réjean Grenier

    Machisme?

    Je ne sais pas de quelle façon tu interprètes mon commentaire, mais tu es à côté du chemin pas à peu près?

    As-tu de la misère avec la compréhension de texte?

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    vendredi 13 juin 2008 12h30
    Tanné de payer des taxes.....!
    Je crois que les femmes dans la société d'aujourd'hui paient autant de taxes que les hommes, sinon plus, car plus nombreuses sur le marché du travail...et au niveau de certaines professions libérales ( ex.: médecins, avocats, etc...)

    Alors, elles ont bien bien le droit de revendiquer un Conseil du statut de la condition de la femme pour préserver des droits chèrement et durement acquis au cours des dernières décennies, n'en déplaise à M. Guy Fafard qui n'y voit que des frustrées.

    Après tout, les hommes frustrés ont bien leurs regroupements masculinistes...qui leur permettent de gueuler haut et fort du haut des ponts et de poser en géniteurs martyrs à la poursuite de leurs précieux spermatozoides...

  • Jacques Deschenes
    Abonné
    vendredi 13 juin 2008 13h22
    Je ne suis pas d'accord
    Il y a quelque temps, une dame de la Cour suprême du Canada se plaignait elle aussi du fameux plafond de verre. Or, j'avais jeté un coup d'oeil à l'organigramme de de la cour, pour y constater que tous les postes administratifs importants étaient détenus par des femmmes. La cour est maintenant dirigée par UNE juge en chef. Pour qui y a-t-il un plafond de verre?

    À Radio-Canada, mesdames Poirier et Nadeau ne se sont pas fait tasser; elles ont eu ce qui m'apparaît être une promotion, non?

    L'excès de chialage, Madame Payette?

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    vendredi 13 juin 2008 13h37
    Pitoune ou piton ?
    Je vous adore maadame Payette, mais quand vous enfourcher votre balai de sorcière féministe comme maintenant, vous discréditez votre cause.

    Vos raccourcis et conclusions presque totalement non fondés vous font tort.

    Pourquoi Clinton ne passe pas ? Bien des raisons l'expliquent et personne ne pourra croire après analyse qu'il s'agirait uniquement de sa condition féminine.

    À force de crier et de toujours expliquer les déconvenues de femmes par la discrimination, vous attirez plutôt l'antipathie.

    L'apparence et la séduction jouent pour les hommes aussi. Madame Bombardier ne s'est d'ailleurs pas gênée elle-même pour piquer l'apparence du ministre Blackburn et le comparer à la «belle» Michaëlle.

    Sachez que les pitons aussi sont objets de rejet.

  • Dominic Pageau
    Abonné
    vendredi 13 juin 2008 13h51
    Madame Chouinard les groupes d'hommes dont vous parlez ne sont pas subventionnés
    Et non, les femmes ne sont pas plus nombreuses sur le marché et elles font encore et toujours beaucoup moins d'heures que les hommes, même dans le cas des médecins et des avocats.

    Les hommes que vous dénigrez réagissent aux propos sexistes des madame Payettes de ce monde qui voit tout selon le même prisme déformant qui veut qu'une femme est une victime et un homme un agresseur.

    Dans son texte, tout est du délire.

    Non, Radio-Canada n'a pas agit de façon sexiste, oui Radio-Canada est majoritairement féminin.

    Oui on peu critiquer une femme et c'est pas nécessairement parce qu'elle est femme qu'on la critique.

    Et non, peu de jeunes garçons imposent des pratiques sexuelles

    Par contre, oui on survalorise le sexe, merci au culte de la liberté féministe et à la lutte aux valeurs familiales faites par les féministes.

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 13 juin 2008 15h27
    Monsieur Charbonneau
    De grâce, relisez votre texte. Il n'est pas à la hauteur de votre esprit critique usuel. Très décevant. Au prochain !
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Marie-Andrée Paquet
    Inscrite
    vendredi 13 juin 2008 16h21
    Chaque petit garçon.
    (...) Il y a une opposition intéressante entre le comportement d'un sexe et celui de l'autre: quand le petit garçon aperçoit de prime abord la région génitale de la petite fille, il se conduit de manière irrésolue, peu intéressé avant tout; il ne voit rien ou bien par un déni il atténue sa perception, cherche des informations qui permettent de l'accorder à ce qu'il espère. Ce n'est que plus tard, lorsqu'une menace de castration a pris de l'influence sur lui,que cette observation devient pour lui pleine de signification: s'il se la remémore ou s'il la répète, il est la proie d'une terrible tempête émotionnelle et se met à croire à la réalité d'une menace dont il se riait jusqu'alors. De cette rencontre naîtront deux réactions qui peuvent se fixer et détermineront alors soit séparément,soit ensemble,soit encore en liaison avec d'autres facteurs,son comportement durable à l'égard des femmes: horreur de ces créatures mutilées ou mépris triomphant à leur égard.(...) Quelques conséquences psychiques de la différence anatomique entre les sexes. S. Freud, 1925.

    Chaque petit garçon qui naît ne pourra faire l'économie de la confrontation avec le féminin, peu importe le nombre d'année de féminisme, la pollution atmosphérique,ou le prix de l'essence. Souhaitons-lui bonne chance.

  • Guy Pilon
    Inscrit
    vendredi 13 juin 2008 17h44
    Toujours aussi fascinés.
    A voir le nombre de réactions au texte de Mme Payette, il est évident que ce thème tient encore une place très importante dans notre société. A lire ces commentaires il est affligeant cependant de constater l'intrensigance de certains. Le dialogue est à poursuivre surement. Encore faudrait-il aussi...écouter.

  • Max Roujeon
    Abonné
    vendredi 13 juin 2008 17h48
    Hillary, Ségolène...c'est arrivisme à tout prix
    J'aurais pu dire «à n'importe quel prix». Les 2, bizarrement se sont servi de leur conjoint ce grand couillon de mâle dont, dans un moment d'égarement inexplicable, elles s'affublassent .
    Lisez autre chose que vos feuilles de choux sexistes et vous verrez que si Hillary a passé l'éponge sur l'incident Monica c'était pour rester la femme de Bill. Parce que Bill, il est sympa et il a la cote et...elle avait déjà des vues sur la Maison Blanche pour l'«après Bill».
    La Ségolène, même topo, François (Holland) en bon secrétaire et grand chef du parti Socialiste pouvait faire face et mettre la Ségo en avant et surtout tasser les autres prétendants et il y en avait (c'est un peu comme le PQ, dans ces partis de gauche, tout le monde veut le pouvoir au nom d'un parti qui veut pas de boss et ou tout le monde est égal). La sélection du chef c'est la foire d'empoigne sanguinaire et César et Brutus et le Sénat de Rome font figure de gentil party de famille à côté de ça.
    Alors, que les 2 se fassent dégommer n'est que juste retour des choses, puisqu'elles se sont hissées là où elles étaient par des moyens tels, qu'elles n'auraient jamais dû s'y trouver. C'est comme si je faisais jouer mes influences (à supposer que j'en ai, ce qui n'est pas le cas) pour participer au combat de championnat de boxe des poids lourds. Une fois sur le ring, qu'est ce que vous croyez qu'il va m'arriver? Je vais manger la volée de ma vie. Bon, c'est ce qui leur est arrivé à vos 2 protégées et ça n'a rien à voir avec les méchants mâles machos ni au fait qu'elles sont des femmes. L'incompétence n'est pas sexiste et peu affecter les 2 sexes, dieu merci.
    Vous semblez souffrir du syndrome ...«c'est à cause que ce sont des femmes que...» Désolé mais c'est pitoyable comme défense.
    Par contre, si c'est votre objectif que de provoquer et de semer la controverse voire la discorde alors, bravo, votre colonne bat toujours les records de participation des lecteurs moi inclus.
    Au fait, j'espère que les 2 ou 3 dames qui vous encensent sans retenue à chaque fois sont des vraies lectrices, ce serait dommage que vous recourriez à cette technique pour essayer de renverser la vapeur. Entre nous, leurs interventions sont plutôt pathétiques et vides, dans style «infopub».

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 13 juin 2008 18h20
    Commentaires misogynes
    Pauvre Lise Payette. Comme elle doit être déçue de constater qu'une bonne part des commentaires à son article découle d'une misogynie qu'elle a sans doute cru en perte de vitesse après les luttes du féminisme auxquelles elle a brillamment contribué. Mais oui, les mâles du Québec restent fondamentalement catholiques, c'est-à-dire aussi misogynes que Benoît XVI, que la plupart ne connaissent probablement pas. Pauline Marois a passé parce qu'André Boisclair n'a finalement pas passé. Quelle horreur !
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Dominique Châteauvert
    Abonnée
    vendredi 13 juin 2008 18h29
    Équilibre
    Imaginez une famille qui soit dirigée par 10 pères et 1 mère, ou même par 4 pères et 1 mère.
    Quelles sortes de décision y seront prises?
    Quelle influence l'emportera?
    Dans quel sens ira l'éducation des enfants?
    Cette famille sera-t-elle équilibrée?
    Trouvera-t-elle son plein épanouissement?
    Il suffit qu'une famille soit dirigée par un père qui se croit supérieur à la mère et tout le monde, tout le monde en souffre, y compris le père.
    Ainsi souffre la société québécoise.
    Ainsi agonise l'humanité.
    Ce n'est pas que les hommes soient inférieurs aux femmes. C'est que leur influence l'emporte dans toutes les décisions.
    Le Yang domine le monde. Il n'est pas équilibrer par l'autre vision des choses, celle qui se tient debout, devant lui, qui voit ce qu'il ne peut pas voir et qui tente de le lui exprimer.
    Notre monde a besoin d'un père et d'une mère, de gouvernements équilibrés, où les influences masculine et féminine s'harmonisent. Tout le monde y gagnera.

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 13 juin 2008 23h59
    Mon cher Monsieur Berger
    Cher M. Berger,

    Je me suis relu et je ne vois pas vraiment ce qui vous trouble dans mes propos.
    Probablement, mon désaccord avec Mme Payette.

    Je ne dis que les malheurs de Hilary, Ségolène, Pauline et les autres, ne sont pas uniquement reliés à leur "handicap" d'être femme.
    Je ne crois pas que ces femmes ont eu des difficultés politiques uniquement parce qu'elles étaient femmes.
    Généralement, je préfère la politique féminine, mais mon choix pour le possible futur président des ÉU porte sur Obama, non pas parce qu'il est un homme, mais bien parce qu'il incarne plus de changements, à mes yeux et je crois que plusieurs personnes ont réagi de cette façon.
    Je préférais Ségolène, et de loin, à Sarkozy, non pas parce qu'elle était une femme, mais parce qu'elle avait vraiment une vision qui me semblait plus humaine pour la politique française.
    Pour ce qui est de Tatcher, j'endosse les paroles de Renaud.

    Il est dommage que vous ne compreniez pas la langue espagnole, parce que le discours de Mme Fernández, la présidente de l'Argentine, est très intéressant. Elle explique clairement en quelques phrases, la difficulté de la femme politique.
    Ce discours (d'une femme) est à mon sens, un des meilleurs discours politiques des dernières années. Dommage que si peu de personnes l'aient entendu.
    http://www.telesurtv.net/noticias/secciones/nota/p

    Si c'est le sexe qui vous offusque, bah! il n'y a rien à dire!
    Le sexe, que voulez-vous, est un de nos plus grands traumatismes.

    Toutes religions confondues, le sexe est un dénominateur commun qui perturbe toutes les sociétés. Toutes religions confondues, la femme est "l'objet" du mal et du désir. Toutes religions confondues, la femme est "l'objet" du mal à contrôler.
    On mêle facilement sexe et domination.
    Dans une société où la femme est l'égale de l'homme, le sexe est un plaisir qui est partagé également.
    Si domination il y a, les causes ne sont peut-être pas la sexualisation qui fait pleurer les bons dieux, mais les préjugés enfoncés religieusement dans nos cerveaux depuis des décennies.

    Vous avez sans doute lu trop rapidement mon texte, Monsieur Berger.
    Vous auriez dû dire clairement ce qui vous titillait.

    Merci.


    Serge Charbonneau
    Québec

  • jack roy
    Inscrit
    samedi 14 juin 2008 08h49
    Fabulation
    Mme.Hilary handicap être femme.
    M.Obama handicap être noir"Métis"
    M.Mc Cain handicap être trop vieux.

    Donc il y a un équilibre, car chacun a un handicap qui les caractérise, mais de là à dire que Mme.Hilary a perdu parce qu'elle est une femme c'est carrément de la fabulation.

    Ça c'est juste une façon de voir les choses car pour moi aucun n'a un handicap.

    Cela ne fait qu'entretenir le stériotype que la femme est inférieur quand vous prétendez que Mme Hilary a perdu parce qu'elle est une femme.Cela aurait pu très bien arriver à M.Obama et lui parce qu'il est Métis?

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 14 juin 2008 10h29
    Monica Levinsky en était une
    Monica Levinsky, la femme qui a cocufié Hillary en était une, n'en déplaise à matante Lise Payette...

    Tant qu'au matriarcat, iln'y a que les aborigènes qui vivent encore ce pouvoir avec les résultats qu'on connait...

  • France Roberge
    Inscrite
    samedi 14 juin 2008 10h47
    Moi, j'en ai marre de payer pour des institutions masculinistes
    À celui (ou ceux qui se disent tannés de payer pour le Conseil du statut de la femme), moi, je réponds que je suis tannée de payer pour des gouvernements masculinistes qui travaillent contre l'affranchissement des femmes. J'ai été tellement tannée de regarder la télévision masculiniste, que je me suis débranchée du câble, il y a déjà 6 ou 7 ans et que je ne regarde plus du tout les chaînes masculinistes générales, parce que de toute façon sans le câble, je ne les capte plus. Moi, je suis tellement tannée des médias masculinistes, que je prends en partie mes nouvelles sur le site de Sisyphe. Moi, je suis pas mal tannée des réactionnaires frustrés comme vous autres qui trouvent que ça fait bon ton de dénoncer les efforts déployés pour affranchir les femmes. Moi, vous me faites pensez aux gens de Québec, qui pendant des décennies ont écouté quotidiennement André Arthur à la radio, juste pour le plaisir de l'haïr. Si vous n'aimez pas Mme Payette, passez donc votre chemin. MOI, je NE suis PAS tannée de Mme Payette, je l'adore! Merci Madame Payette, pour cet excellent article. Les nombreux commentaires réactionnaires témoignent de votre nécessité.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 14 juin 2008 13h41
    @Serge Charbonneau
    Depuis quand le fait d'être une femme serait un "handicap", M. Charbonneau; est-ce pour cette petite extension manquante qui vous permet de faire pipi "debout" et plus ou moins développée chez certains..... qui ont la vision à courte vue!

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 14 juin 2008 13h56
    @Max Roujeon
    "Au fait, j'espère que les 2 ou 3 dames qui vous encensent sans retenue à chaque fois sont des vraies lectrices, ce serait dommage que vous recourriez à cette technique pour essayer de renverser la vapeur. Entre nous, leurs interventions sont plutôt pathétiques et vides, dans style «infopub»."

    On pourrait peut-être en dire autant de vous et de la prose de tous ces dignes lecteurs qui nous inondent de leurs commentaires misogynes, chaque semaine, pour peu que l'auteur de l'article soit de sexe féminin. C'est plus fort que vous, on dirait...!!!!! Qu'est-ce qui vous titille tant!!!

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    dimanche 15 juin 2008 10h18
    Merci de votre appui, Mme Chouinard
    «Depuis quand le fait d'être une femme serait un "handicap"»

    C'est exactement ce que je me dis!

    Je savais bien qu'un jour on constaterait que nous partageons la même opinion, malgré que j'ai une petite chose (toute petite dans mon cas) qui me permet, malgré tout, de faire pipi debout (et d'éclabousser partout).

    Permettez-moi de vous rassurer Mme Chouinard, faire pipi debout, ce n'est pas si capotant que ça. Bien sûr, je l'avoue, c'est bien pratique. Mais, même sans cette petite chose, je suis persuadé que vous pourriez participer à des concours de celui ou celle qui fait pipi le plus loin. Je me dis que vous auriez de bonnes chances.

    Merci, de m'avoir compris et approuvé concernant «"le handicap"» féminin.

    Je ne crois pas que féminin ou masculin soit un «"handicap"» (j'ai oublié les doubles guillemets dans mon commentaire précédent).
    Même si les hommes paraissent un brin infirme avec leur petit bout qui dépasse, je ne crois pas qu'ils doivent se sentir handicapés. Pas plus que la femme qui doit soutenir ce qu'elle avance.

    Tout comme vous, je ne crois pas que le fait d'être femme soit un «"handicap"».
    C'est d'ailleurs pour cette raison qu'exceptionnellement cette semaine, je suis en désaccord avec Mme Payette (que j'admire beaucoup, misogyne que je suis!).

    «Hillary Clinton n'est pas une pitoune... On a préféré la tasser en faveur d'un homme plus jeune
    On avait fait la même chose il y a peu de temps avec Ségolène.
    Pauline Marois a bien failli disparaître de la même façon.»

    Mme Payette a tort de dire que toutes ces femmes se sont faites tassées parce qu'elles étaient des femmes. En d'autres mots, parce qu'elles avaient le «"handicap"» d'être femme.
    Être femme n'est pas un handicap, pas plus que d'avoir un petit bout qui dépasse ou des choses à soutenir.
    Je suis en désaccord avec Mme Payette parce qu'elle explique les déboires de ces femmes publiques par leur état, leur «"handicap"» d'être femme.
    Hillary a été défaite parce qu'elle ne représentait pas suffisamment de changements.
    Ségolène a été battue parce qu'elle manquait d'agressivité et de mordant.
    Pauline est revenue, résiste et est bien en place, parce qu'elle a des couilles.
    C'est trop facile de dire que les femmes subissent toutes les calamités du monde parce qu'elles sont femmes, parce qu'elles ont ce «"handicap"».
    Tout comme il est facile de dire que si un noir ne réussit pas c'est seulement parce qu'il est noir.
    Ou un immigrant, ou... ou...

    Cela dit, il est indéniable que c'est plus difficile pour les femmes, pour les noirs, pour les immigrants.
    Il faut continuer à se battre pour que l'égalité homme femme devienne total.
    Mais, les hommes auront toujours un petit bout (certains long, d'autres tout petit) qui dépasse et les femmes auront toujours des atouts à leur disposition. Certains gros, d'autres à peine visibles, certaines en veulent plus d'autres moins, tout comme les hommes, certains la voudraient plus longue, d'autres plus grosse...
    Notre principal handicap est dans la tête.




    En passant, Mme Chouinard, vous qui raffolez des pubs sexy,
    je vous invite à regarder la pub la plus sexy de l'heure, celle de Subaru.

    http://www.sexysubaru.ca/index2.php?lang=fr

    Une utilisation extrême de corps, aux trois quarts, nus, en string grossier et relâche, prenant des positions suggestives. Comment une telle publicité peut-elle passer sans soulever un tollé de protestations? Je me le demande.

    Ce lien est moins sérieux et plus émoustillant que le lien de Mme Cristina Fernandez qui parle de sa condition de femme en politique.

    http://www.telesurtv.net/noticias/secciones/nota/p



    En terminant, merci de votre appui, Mme Chouinard


    Serge Charbonneau
    Québec

  • Michel Savard
    Inscrit
    dimanche 15 juin 2008 16h46
    Encore les mêmes balivernes !
    Dans son discours rétrograde des féministes des années 70, madame Payette a oublié (???) de nous dire que Céline Galipeau avait eu une promotion et qu'elle remplacera Bernard Derome !

    D'autre part, madame Payette, tout en accusant constamment les hommes pour tous les malheurs des femmes et en encourageant les femmes à se libérer des hommes, pousse l'incohérence (ou l'inconscience!)de porter encore et toujours le nom de son ex-mari ! Cherchez l'erreur !

    Madame Payette, votre disque est usé à la corde !

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
42 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012