David Whissell: les insultes d'abord, les excuses ensuite
Québec — À quelques jours de la fin des travaux parlementaires à Québec, les esprits se sont échauffés à l'Assemblée nationale, hier, et le ministre du Travail, David Whissell, a dû s'excuser des propos qu'il a tenus à l'endroit de la femme d'un député de l'opposition officielle.
Après la période des questions, M. Whissell a téléphoné au député adéquiste de Vanier, Sylvain Légaré, pour lui dire que ses paroles avaient dépassé sa pensée lors d'un échange entre les deux partis, a indiqué l'attachée de presse du ministre.
«Je pense qu'on peut dire que ses propos ont probablement dépassé sa pensée, a dit Marysol Schnorr. Il l'a appelé et il s'est excusé.»
Mme Schnorr a nié que le ministre ait invité M. Légaré, en Chambre, à aller s'occuper de sa «grosse femme à TQS», contrairement à ce qui a été rapporté après la période des questions.
M. Whissell lui a simplement dit d'aller s'occuper «de sa femme à TQS», a soutenu l'attachée de presse.
«Quant au mot "grosse", je tiens à préciser, par contre, que jamais le ministre n'a tenu ces propos-là», a dit Mme Schnorr.
Lors d'un point de presse qui a suivi la période des questions, le leader parlementaire de l'opposition, Sébastien Proulx, et M. Légaré avaient exigé des excuses de M. Whissell, concernant ce qu'ils ont présenté comme des propos injurieux à l'endroit de la femme enceinte du député, une employée du réseau de télévision TQS.
Ils avaient toutefois refusé de répéter, par égard pour l'épouse de M. Légaré, les termes exacts utilisés par le ministre.
«Je peux comprendre que des fois les esprits s'échauffent, mais s'attaquer gratuitement, par des qualificatifs qui n'ont pas leur place, à la conjointe du député de Vanier, notamment dans le cadre du conflit à TQS, notamment quand on est le ministre du Travail en plus, je vous avoue que ça dépasse l'entendement», a dit M. Proulx.
M. Légaré a affirmé que ces propos ont été prononcés après qu'il ait mis au défi M. Whissell, assis directement face à lui en Chambre, de trouver un seul élément faux dans la question que son collègue Éric Caire posait au ministre de la Santé, Philippe Couillard, au sujet des centres d'injection supervisée.
«C'est là qu'il a commencé à s'attaquer à ma famille», a-t-il dit.
M. Légaré a soutenu qu'il n'avait auparavant fait aucune allusion déplacée à l'endroit de M. Whissell.
Le président de l'Assemblée nationale, Michel Bissonnet, a néanmoins rappelé à l'ordre le député adéquiste à deux reprises durant cet échange au Salon bleu.
Selon M. Proulx, le gouvernement paraît bien mal avec cette histoire, dans un contexte où les trois partis discutaient hier d'un projet de loi pour inclure l'égalité entre les hommes et les femmes dans la Charte des droits et libertés de la personne.
M. Légaré a expliqué que, dans le contexte de l'incertitude planant sur les salles de nouvelles de TQS à cause du projet d'acquisition du réseau par la société Remstar, son épouse risquait de perdre son emploi.
Le calendrier parlementaire prévoit que la session doit se terminer au plus tard le 23 juin.
Après la période des questions, M. Whissell a téléphoné au député adéquiste de Vanier, Sylvain Légaré, pour lui dire que ses paroles avaient dépassé sa pensée lors d'un échange entre les deux partis, a indiqué l'attachée de presse du ministre.
«Je pense qu'on peut dire que ses propos ont probablement dépassé sa pensée, a dit Marysol Schnorr. Il l'a appelé et il s'est excusé.»
Mme Schnorr a nié que le ministre ait invité M. Légaré, en Chambre, à aller s'occuper de sa «grosse femme à TQS», contrairement à ce qui a été rapporté après la période des questions.
M. Whissell lui a simplement dit d'aller s'occuper «de sa femme à TQS», a soutenu l'attachée de presse.
«Quant au mot "grosse", je tiens à préciser, par contre, que jamais le ministre n'a tenu ces propos-là», a dit Mme Schnorr.
Lors d'un point de presse qui a suivi la période des questions, le leader parlementaire de l'opposition, Sébastien Proulx, et M. Légaré avaient exigé des excuses de M. Whissell, concernant ce qu'ils ont présenté comme des propos injurieux à l'endroit de la femme enceinte du député, une employée du réseau de télévision TQS.
Ils avaient toutefois refusé de répéter, par égard pour l'épouse de M. Légaré, les termes exacts utilisés par le ministre.
«Je peux comprendre que des fois les esprits s'échauffent, mais s'attaquer gratuitement, par des qualificatifs qui n'ont pas leur place, à la conjointe du député de Vanier, notamment dans le cadre du conflit à TQS, notamment quand on est le ministre du Travail en plus, je vous avoue que ça dépasse l'entendement», a dit M. Proulx.
M. Légaré a affirmé que ces propos ont été prononcés après qu'il ait mis au défi M. Whissell, assis directement face à lui en Chambre, de trouver un seul élément faux dans la question que son collègue Éric Caire posait au ministre de la Santé, Philippe Couillard, au sujet des centres d'injection supervisée.
«C'est là qu'il a commencé à s'attaquer à ma famille», a-t-il dit.
M. Légaré a soutenu qu'il n'avait auparavant fait aucune allusion déplacée à l'endroit de M. Whissell.
Le président de l'Assemblée nationale, Michel Bissonnet, a néanmoins rappelé à l'ordre le député adéquiste à deux reprises durant cet échange au Salon bleu.
Selon M. Proulx, le gouvernement paraît bien mal avec cette histoire, dans un contexte où les trois partis discutaient hier d'un projet de loi pour inclure l'égalité entre les hommes et les femmes dans la Charte des droits et libertés de la personne.
M. Légaré a expliqué que, dans le contexte de l'incertitude planant sur les salles de nouvelles de TQS à cause du projet d'acquisition du réseau par la société Remstar, son épouse risquait de perdre son emploi.
Le calendrier parlementaire prévoit que la session doit se terminer au plus tard le 23 juin.
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