Célébrations du 400e - Ottawa empêche la venue à Québec de plusieurs conférenciers et congressistes
Philippe Couillard demande au gouvernement fédéral d'être moins tâtillon dans le traitement des demande de visas
Québec — Le ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Philippe Couillard, a critiqué, hier, les autorités fédérales pour les difficultés qu'elles font à des invités, souvent africains, qui demandent des visas en vue de participer à des événements internationaux dans le cadre des fêtes du 400e anniversaire de la fondation de Québec.
«On est très déçu», a déclaré Philippe Couillard en marge d'une conférence de presse relative à une annonce dans le domaine de la santé. «On comprend qu'il y a des questions de sécurité qui doivent être vérifiées, mais ça ne donne pas une très bonne image à notre pays.»
Comme l'a rapporté Le Soleil, le zèle dont fait preuve Immigration Canada dans la délivrance des visas perturbe grandement l'organisation de plusieurs congrès ou conférences qui doivent se tenir à Québec cette année et dont certains sont reliés au Sommet de la Francophonie. Les autorités fédérales refusent d'émettre des visas à des congressistes ou des conférenciers qui proviennent principalement d'Afrique, mais aussi d'Haïti et d'Amérique du Sud, de crainte qu'ils cherchent à s'établir au Canada en demandant le statut de
réfugié.
C'est ainsi que l'organisation de la réunion du Comité syndical francophone de l'éducation et de la formation (CSFEF), qui précède depuis 20 ans les Sommets de la Francophonie, est mise à mal parce que la majeure partie de conférenciers attendus dans une semaine n'ont pas reçu de visas. D'autres événements, comme le Congrès eucharistique international, la Conférence internationale sur le vieillissement dans les sociétés francophones, le Congrès de la Fédération des bibliothécaires et l'assemblée générale du Conseil international des organisations des jeunes de la francophonie, sont aussi victimes des tracasseries d'Immigration Canada, a relevé Le Soleil. Le président du Conseil international des jeunes, un Guinéen, s'est vu refuser son visa et l'assemblée a commencé mardi en son absence.
Le gouvernement québécois a chargé Benoît Pelletier, ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes, d'exercer des pressions sur Ottawa, a signalé Philippe Couillard.
À la Chambre des communes hier, Michel Guimond, député du Bloc québécois, a qualifié de «véritable honte» le traitement réservé aux congressistes étrangers. «Le zèle des conservateurs est en train de nous faire perdre la face dans le monde entier», a-t-il lancé. Il a souligné que dans le cas du Congrès eucharistique, qui commence dans dix jours, des centaines de personnes se sont fait refuser un visa alors qu'Immigration Canada avait en main depuis deux ans la liste des participants à cet événement. «On parle de prêtres et de laïcs recommandés par les autorités religieuses dans leur pays, pas de méchants terroristes», a souligné le député.
La ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Diane Finley, a rappelé que les demandes de visas sont évaluées individuellement et qu'elle ne peut discuter des raisons pour lesquelles les visas n'ont pas été émis. «Notre première responsabilité, en tant que gouvernement, est la protection de la sécurité des gens qui sont déjà ici», a fait valoir Diane Finley.
***
Avec la collaboration d'Alec Castonguay
«On est très déçu», a déclaré Philippe Couillard en marge d'une conférence de presse relative à une annonce dans le domaine de la santé. «On comprend qu'il y a des questions de sécurité qui doivent être vérifiées, mais ça ne donne pas une très bonne image à notre pays.»
Comme l'a rapporté Le Soleil, le zèle dont fait preuve Immigration Canada dans la délivrance des visas perturbe grandement l'organisation de plusieurs congrès ou conférences qui doivent se tenir à Québec cette année et dont certains sont reliés au Sommet de la Francophonie. Les autorités fédérales refusent d'émettre des visas à des congressistes ou des conférenciers qui proviennent principalement d'Afrique, mais aussi d'Haïti et d'Amérique du Sud, de crainte qu'ils cherchent à s'établir au Canada en demandant le statut de
réfugié.
C'est ainsi que l'organisation de la réunion du Comité syndical francophone de l'éducation et de la formation (CSFEF), qui précède depuis 20 ans les Sommets de la Francophonie, est mise à mal parce que la majeure partie de conférenciers attendus dans une semaine n'ont pas reçu de visas. D'autres événements, comme le Congrès eucharistique international, la Conférence internationale sur le vieillissement dans les sociétés francophones, le Congrès de la Fédération des bibliothécaires et l'assemblée générale du Conseil international des organisations des jeunes de la francophonie, sont aussi victimes des tracasseries d'Immigration Canada, a relevé Le Soleil. Le président du Conseil international des jeunes, un Guinéen, s'est vu refuser son visa et l'assemblée a commencé mardi en son absence.
Le gouvernement québécois a chargé Benoît Pelletier, ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes, d'exercer des pressions sur Ottawa, a signalé Philippe Couillard.
À la Chambre des communes hier, Michel Guimond, député du Bloc québécois, a qualifié de «véritable honte» le traitement réservé aux congressistes étrangers. «Le zèle des conservateurs est en train de nous faire perdre la face dans le monde entier», a-t-il lancé. Il a souligné que dans le cas du Congrès eucharistique, qui commence dans dix jours, des centaines de personnes se sont fait refuser un visa alors qu'Immigration Canada avait en main depuis deux ans la liste des participants à cet événement. «On parle de prêtres et de laïcs recommandés par les autorités religieuses dans leur pays, pas de méchants terroristes», a souligné le député.
La ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Diane Finley, a rappelé que les demandes de visas sont évaluées individuellement et qu'elle ne peut discuter des raisons pour lesquelles les visas n'ont pas été émis. «Notre première responsabilité, en tant que gouvernement, est la protection de la sécurité des gens qui sont déjà ici», a fait valoir Diane Finley.
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Avec la collaboration d'Alec Castonguay
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