L'ADQ livre le fruit de ses réflexions - Québec doit adopter la ligne dure contre les délinquants sexuels
Québec — L'Action démocratique prône la ligne dure contre les délinquants sexuels.
Au terme d'un exercice de consultation, la députée adéquiste Sylvie Roy a dévoilé hier une longue liste de recommandations dans le but de resserrer l'étau sur les pédophiles, dont la création d'un registre québécois des délinquants sexuels partiellement accessible au public.
La députée de Lotbinière reconnaît que l'ostracisme de pédophiles qui en sont à un premier crime peut empêcher leur réinsertion sociale.
Elle estime que les juges, lorsqu'ils rendent les sentences, devraient déterminer qui sont les pédophiles à haut risque de récidives, afin que leur nom figure dans le registre public.
«Il faut viser les criminels qui sont difficilement assumables pour la population, parce que la protection du public doit prévaloir», a expliqué la porte-parole de l'opposition officielle en matière de sécurité publique, qui a tenu un point de presse à Québec pour exposer le fruit de sa réflexion.
Des réserves
Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, a brièvement commenté la suggestion de Mme Roy, affirmant qu'il avait beaucoup de réserves à ce sujet.
«Les experts ne s'entendent pas sur l'efficacité de rendre un tel registre public», a-t-il indiqué, avant même que l'opposition officielle n'ait tenu sa conférence de presse.
L'ADQ demande aussi que les délinquants sexuels soient forcés de suivre une thérapie en prison, qu'ils se voient imposer des peines plus sévères et que la castration chimique soit une condition de libération conditionnelle pour certains récidivistes.
Sylvie Roy croit par ailleurs que le gouvernement du Québec doit donner un sérieux coup de barre à la lutte contre la pornographie juvénile sur Internet qui, selon elle, peut devenir un facteur de multiplication des cas de pédophilie.
«Certains hommes ne se rendent pas compte que le fait de naviguer sur des sites de pornographie juvénile constitue un crime, et que ces sites Internet peuvent les inciter à devenir des prédateurs sexuels», a-t-elle affirmé.
Manque d'effectifs
Selon elle, le gouvernement devrait augmenter les budgets et les effectifs de l'escouade de cybercrime de la Sûreté du Québec et former des procureurs spécialisés en cybercrime sexuel.
«Il n'y a que neuf enquêteurs affectés à cette tâche à la SQ à Montréal, alors qu'ils sont 100 en Ontario», a vivement déploré la députée de Lotbinière.
Elle a aussi plaidé pour que les fournisseurs en hébergement Internet ne tolèrent plus les sites déviants et qu'ils dénoncent les sites fautifs aux autorités.
Sylvie Roy a mené sa consultation d'experts en délinquance sexuelle et d'organismes concernés en début d'année.
Elle soutient que des milliers de Québécois ont consulté le site Internet qu'elle avait mis en ligne dans le cadre de sa consultation.
La députée avait lancé cette initiative après avoir été scandalisée d'apprendre la remise en liberté du pédophile Clermont Bégin, il y a environ un an.
La sortie de prison de Bégin avait particulièrement semé l'inquiétude, puisqu'il avait tenu des propos laissant croire à son intention de récidiver, alors qu'il était toujours détenu.
Au terme d'un exercice de consultation, la députée adéquiste Sylvie Roy a dévoilé hier une longue liste de recommandations dans le but de resserrer l'étau sur les pédophiles, dont la création d'un registre québécois des délinquants sexuels partiellement accessible au public.
La députée de Lotbinière reconnaît que l'ostracisme de pédophiles qui en sont à un premier crime peut empêcher leur réinsertion sociale.
Elle estime que les juges, lorsqu'ils rendent les sentences, devraient déterminer qui sont les pédophiles à haut risque de récidives, afin que leur nom figure dans le registre public.
«Il faut viser les criminels qui sont difficilement assumables pour la population, parce que la protection du public doit prévaloir», a expliqué la porte-parole de l'opposition officielle en matière de sécurité publique, qui a tenu un point de presse à Québec pour exposer le fruit de sa réflexion.
Des réserves
Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, a brièvement commenté la suggestion de Mme Roy, affirmant qu'il avait beaucoup de réserves à ce sujet.
«Les experts ne s'entendent pas sur l'efficacité de rendre un tel registre public», a-t-il indiqué, avant même que l'opposition officielle n'ait tenu sa conférence de presse.
L'ADQ demande aussi que les délinquants sexuels soient forcés de suivre une thérapie en prison, qu'ils se voient imposer des peines plus sévères et que la castration chimique soit une condition de libération conditionnelle pour certains récidivistes.
Sylvie Roy croit par ailleurs que le gouvernement du Québec doit donner un sérieux coup de barre à la lutte contre la pornographie juvénile sur Internet qui, selon elle, peut devenir un facteur de multiplication des cas de pédophilie.
«Certains hommes ne se rendent pas compte que le fait de naviguer sur des sites de pornographie juvénile constitue un crime, et que ces sites Internet peuvent les inciter à devenir des prédateurs sexuels», a-t-elle affirmé.
Manque d'effectifs
Selon elle, le gouvernement devrait augmenter les budgets et les effectifs de l'escouade de cybercrime de la Sûreté du Québec et former des procureurs spécialisés en cybercrime sexuel.
«Il n'y a que neuf enquêteurs affectés à cette tâche à la SQ à Montréal, alors qu'ils sont 100 en Ontario», a vivement déploré la députée de Lotbinière.
Elle a aussi plaidé pour que les fournisseurs en hébergement Internet ne tolèrent plus les sites déviants et qu'ils dénoncent les sites fautifs aux autorités.
Sylvie Roy a mené sa consultation d'experts en délinquance sexuelle et d'organismes concernés en début d'année.
Elle soutient que des milliers de Québécois ont consulté le site Internet qu'elle avait mis en ligne dans le cadre de sa consultation.
La députée avait lancé cette initiative après avoir été scandalisée d'apprendre la remise en liberté du pédophile Clermont Bégin, il y a environ un an.
La sortie de prison de Bégin avait particulièrement semé l'inquiétude, puisqu'il avait tenu des propos laissant croire à son intention de récidiver, alors qu'il était toujours détenu.
Haut de la page

