L'ADQ réclame une politique d'achat local
Québec — Le gouvernement et les sociétés d'État doivent accepter de payer plus cher pour favoriser les fournisseurs québécois, selon l'Action démocratique du Québec, qui exige l'adoption d'une politique d'achat local.
Le chef Mario Dumont, qui a visité récemment des entreprises québécoises boudées par le gouvernement, demande à Jean Charest de forcer les ministères et les sociétés d'État à acheter des produits fabriqués chez nous.
Au cours d'un point de presse tenu hier à Québec, M. Dumont a indiqué que Québec devrait accepter d'absorber un écart de 10 % lors des appels de soumissions pour favoriser les compagnies québécoises.
Selon lui, le gouvernement récupérerait en taxes et en impôts la somme supplémentaire ainsi déboursée tout en stimulant l'économie du Québec.
«Quand on encourage des entreprises québécoises, elles paient des impôts et des taxes au Québec, elles font travailler du monde et l'argent tourne dans l'économie du Québec», a résumé M. Dumont.
Le chef adéquiste, qui plaide pour le respect des ententes de commerce interprovinciales et de l'ALENA, a reproché au gouvernement de se cacher derrière ces accords commerciaux pour ne rien faire.
Pendant ce temps, il déplore que la Société des alcools du Québec fasse fabriquer les chandails de ses employés en Chine et qu'une entreprise allemande développe la technologie éolienne installée au Québec.
«Québec devrait se préoccuper de développer l'économie plutôt que d'exporter des emplois à l'autre bout du monde», a ajouté M. Dumont.
Selon lui, le gouvernement doit agir avant que l'expertise québécoise ne soit réduite à néant.
«Cette année, le t-shirt de la Fête nationale a été fabriqué au Salvador. Ce n'est même pas un reproche; dans ce domaine-là, on est tous conscients que la production de t-shirts est pratiquement disparue au Québec», a dit le chef de l'ADQ.
Raymond Bachand
Questionné plus tôt à ce sujet à l'Assemblée nationale, le ministre du Développement économique, Raymond Bachand, a répliqué que le gouvernement faisait déjà en sorte de favoriser les entreprises québécoises dans les limites du possible, accusant l'ADQ de faire preuve de simplisme.
«Bien sûr, il faut encourager le développement économique régional. Mais il y a des ententes d'ouverture de marché aussi, c'est une question de bon jugement et de dosage», a-t-il dit.
Le gouvernement a aussi précisé que le récent appel d'offres pour le développement de 2000 mégawatts d'énergie éolienne était assorti d'une garantie de contenu québécois de 60 %.
Mario Dumont a tout de même déploré que le seul constructeur québécois d'éoliennes, AAER, de Bromont, n'ait pas été retenu lors de cet appel d'offres.
«Je comprends qu'au Québec on va couler du béton puis on va planter les poteaux, mais la technologie, le haut savoir, c'est zéro à Bromont», a dit M. Dumont.
Le chef Mario Dumont, qui a visité récemment des entreprises québécoises boudées par le gouvernement, demande à Jean Charest de forcer les ministères et les sociétés d'État à acheter des produits fabriqués chez nous.
Au cours d'un point de presse tenu hier à Québec, M. Dumont a indiqué que Québec devrait accepter d'absorber un écart de 10 % lors des appels de soumissions pour favoriser les compagnies québécoises.
Selon lui, le gouvernement récupérerait en taxes et en impôts la somme supplémentaire ainsi déboursée tout en stimulant l'économie du Québec.
«Quand on encourage des entreprises québécoises, elles paient des impôts et des taxes au Québec, elles font travailler du monde et l'argent tourne dans l'économie du Québec», a résumé M. Dumont.
Le chef adéquiste, qui plaide pour le respect des ententes de commerce interprovinciales et de l'ALENA, a reproché au gouvernement de se cacher derrière ces accords commerciaux pour ne rien faire.
Pendant ce temps, il déplore que la Société des alcools du Québec fasse fabriquer les chandails de ses employés en Chine et qu'une entreprise allemande développe la technologie éolienne installée au Québec.
«Québec devrait se préoccuper de développer l'économie plutôt que d'exporter des emplois à l'autre bout du monde», a ajouté M. Dumont.
Selon lui, le gouvernement doit agir avant que l'expertise québécoise ne soit réduite à néant.
«Cette année, le t-shirt de la Fête nationale a été fabriqué au Salvador. Ce n'est même pas un reproche; dans ce domaine-là, on est tous conscients que la production de t-shirts est pratiquement disparue au Québec», a dit le chef de l'ADQ.
Raymond Bachand
Questionné plus tôt à ce sujet à l'Assemblée nationale, le ministre du Développement économique, Raymond Bachand, a répliqué que le gouvernement faisait déjà en sorte de favoriser les entreprises québécoises dans les limites du possible, accusant l'ADQ de faire preuve de simplisme.
«Bien sûr, il faut encourager le développement économique régional. Mais il y a des ententes d'ouverture de marché aussi, c'est une question de bon jugement et de dosage», a-t-il dit.
Le gouvernement a aussi précisé que le récent appel d'offres pour le développement de 2000 mégawatts d'énergie éolienne était assorti d'une garantie de contenu québécois de 60 %.
Mario Dumont a tout de même déploré que le seul constructeur québécois d'éoliennes, AAER, de Bromont, n'ait pas été retenu lors de cet appel d'offres.
«Je comprends qu'au Québec on va couler du béton puis on va planter les poteaux, mais la technologie, le haut savoir, c'est zéro à Bromont», a dit M. Dumont.
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