Charest confus
À la une du Devoir de vendredi, on lit: «Le crucifix restera en place à l'Assemblée nationale contrairement à l'un des souhaits exprimés par les coprésidents Bouchard et Taylor dans leur rapport-fleuve...»
L'article nous apprend que M. Charest, premier ministre, a présenté la motion à propos du crucifix, appuyée par les 100 députés présents. En pleine page A 2, vendredi encore, Jean Charest, dans une annonce achetée, contredit sa motion: «La nation du Québec a des valeurs» incluant «la séparation entre l'État et la région». Diable, qu'est-ce que ce crucifix vient faire dans l'Assemblée nationale si une société laïque est souhaitable? Visiblement, c'est la question que nos deux coprésidents se sont posée. Pour poursuivre la logique dévastatrice et absurde du premier ministre, son même raisonnement de contradiction aurait pu donner lieu à deux autres motions hier, soit contre la première valeur mentionnée dans son annonce «l'égalité entre les femmes et les hommes», soit contre la deuxième «la primauté du français». Les résultats de cette suite logique? Le statu quo pour le crucifix, l'inégalité des sexes et la langue française désabusée, sans parler de l'étouffement des espoirs des Néo-Québécois et leurs hôtes. Bref, encore de l'accommodement déraisonnable. Je crois que nos politiciens doivent faire la preuve qu'ils ont l'intelligence nécessaire pour mettre en oeuvre ce rapport visionnaire pour l'avenir du Québec. C'est un bien mauvais départ!
L'article nous apprend que M. Charest, premier ministre, a présenté la motion à propos du crucifix, appuyée par les 100 députés présents. En pleine page A 2, vendredi encore, Jean Charest, dans une annonce achetée, contredit sa motion: «La nation du Québec a des valeurs» incluant «la séparation entre l'État et la région». Diable, qu'est-ce que ce crucifix vient faire dans l'Assemblée nationale si une société laïque est souhaitable? Visiblement, c'est la question que nos deux coprésidents se sont posée. Pour poursuivre la logique dévastatrice et absurde du premier ministre, son même raisonnement de contradiction aurait pu donner lieu à deux autres motions hier, soit contre la première valeur mentionnée dans son annonce «l'égalité entre les femmes et les hommes», soit contre la deuxième «la primauté du français». Les résultats de cette suite logique? Le statu quo pour le crucifix, l'inégalité des sexes et la langue française désabusée, sans parler de l'étouffement des espoirs des Néo-Québécois et leurs hôtes. Bref, encore de l'accommodement déraisonnable. Je crois que nos politiciens doivent faire la preuve qu'ils ont l'intelligence nécessaire pour mettre en oeuvre ce rapport visionnaire pour l'avenir du Québec. C'est un bien mauvais départ!
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