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Les villes refusent de s'agenouiller

Jeanne Corriveau   24 mai 2008  Québec
Les crucifix ont-ils leur place dans les salles de conseils municipaux? À l'instar du crucifix de l'Assemblée nationale, celui qui orne le mur de la salle du conseil municipal de Montréal depuis un demi-siècle est là pour de bon, a réitéré l'administration du maire Gérald Tremblay. Et le conseiller Marvin Rotrand, qui avait tenté en 2002 de faire disparaître ce symbole religieux, croit qu'il n'est pas approprié de relancer le débat à Montréal.

La commission Bouchard-Taylor a beau souhaiter que le crucifix de l'Assemblée nationale soit retiré afin «que le lieu même où délibèrent et légifèrent les élus ne soit pas identifié à une religion particulière», le principe ne trouve pas d'écho à Montréal.

«C'est un signe religieux qui fait partie de nos valeurs, comme d'autres signes religieux qui sont également présents à l'hôtel de ville. Alors, je ne pense pas qu'on veuille faire un débat de cette nature, expliquait Gérald Tremblay la semaine dernière. Tout le monde reconnaît qu'on est une société laïque, mais je pense que le crucifix à l'hôtel de ville a sa place et dans cette optique, on n'en fera pas un débat.» Malgré les recommandations émises par Charles Taylor et Gérard Bouchard jeudi, l'opinion du maire n'a pas changé, a indiqué hier son attachée de presse, Renée Sauriol.

Au cours des dernières décennies, plusieurs tentatives avaient été faites pour que disparaissent les crucifix des salles du conseil municipal et du comité exécutif de l'hôtel de ville de Montréal. En 1987, l'administration de l'ex-maire Jean Doré avait aboli la prière récitée en début d'assemblée afin de la remplacer par un moment de recueillement. Il avait alors été convenu d'enlever les crucifix à l'occasion de travaux de réfection, mais ils sont finalement restés en place et la question a été reléguée aux oubliettes.

En 2002, le conseiller de Snowdon, Marvin Rotrand, favorable à la laïcisation de l'hôtel de ville, avait tenté de relancer le débat à l'occasion d'une séance publique de la Commission de la présidence, mais l'item avait été retiré de l'ordre du jour compte tenu de la controverse. «Un édifice de l'État, qu'il s'agisse d'un parlement, d'une cour de justice ou d'une salle de conseil municipal, ne devrait pas comporter de symboles qui donnent l'impression qu'il y a une foi officielle qui a plus de valeur que les autres, surtout dans une ville très multiculturelle et multiraciale comme Montréal», explique M. Rotrand qui insiste pour dire qu'à son avis, le retrait des crucifix ne devrait pas être interprété comme un manque de respect à l'égard des croyants catholiques.

Le conseiller relate qu'à la suite de ses déclarations aux médias, en 2002, il avait été inondé de lettres, essentiellement défavorables, de citoyens provenant des régions. Marvin Rotrand est d'ailleurs convaincu que les Montréalais sont généralement en accord avec sa position et que la contestation vient principalement des régions.

Même si l'opinion de MM. Taylor et Bouchard le conforte dans sa position, Marvin Rotrand n'entend pas ramener la question sur le tapis compte tenu de l'empressement des élus de l'Assemblée nationale à confirmer le maintien du crucifix. «Même si c'est à Montréal qu'on pourrait retrouver le plus grand consensus pour retirer le crucifix de la salle du conseil, c'est clair que s'il n'y a pas de volonté à Québec de le faire, Montréal ne va pas le faire seule», dit-il.

Les élus de Vision Montréal ne souhaitent d'ailleurs pas que cette question fasse l'objet d'un débat, a-t-on indiqué hier au bureau de l'opposition.

Dans l'arrondissement de Verdun, le crucifix de la salle du conseil demeurera aussi en place. Il y a trois semaines, l'enquêteur de la Commission des droits de la personne chargé de traiter une plainte d'un citoyen concernant la prière et la présence d'un crucifix dans l'enceinte des débats a d'ailleurs informé le plaignant qu'il recommandait le maintien du crucifix. Dans sa lettre datée du 1er mai, il évoque un avis produit en 1999 par la commission qui stipulait que «la présence dans une institution publique d'un symbole religieux, tel qu'un crucifix ou une croix, ne soulève pas de problème particulier du point de vue de la Charte, à moins que ledit symbole n'acquière un caractère coercitif en raison du contexte dans lequel il s'inscrit».

Par ailleurs, les élus de Verdun n'ont pas hésité, en septembre dernier, à abolir la prière à la suite du jugement rendu, en 2006, par le Tribunal des droits de la personne ordonnant à la Ville de Laval de mettre fin à cette coutume. Le maire de l'arrondissement, Claude Trudel, affirme toutefois qu'il est hors de question de retirer le crucifix, non seulement parce qu'il représente «un symbole fondamental de notre patrimoine culturel», mais également parce qu'il est... incrusté dans le mur, fait-il remarquer.

Tout comme la prière continue d'être récitée dans plusieurs assemblées de conseils municipaux à travers le Québec, des crucifix subsistent aussi un peu partout. La salle du conseil de l'hôtel de ville de Québec compte un crucifix. Il y a quelques années, des citoyens avaient tenté de le faire retirer, mais les élus s'y étaient refusés, relate Alain Thériault, du service des communication de la Ville.

À Trois-Rivières, le maire Yves Lévesque récite une courte prière en début d'assemblée et cette tradition est là pour rester, précise Yvan Toutan, porte-parole de la Ville. «On considère que si l'Assemblée nationale se permet de garder le crucifix, qui, à notre avis, est l'un des symboles les plus puissants de la religion catholique avec la Bible, on ne voit pas pourquoi nous serions dans l'obligation de ne pas faire la prière, qui fait partie de la tradition à la Ville depuis plus de 300 ans», soutient M. Toutan. Une plainte a toutefois été logée à la Commission des droits de la personne au sujet de la prière, mais l'organisme ne s'est pas encore prononcé sur la question. Par ailleurs, la salle du conseil n'a pas de crucifix.

À Laval, où la prière a été abolie en octobre 2006, la salle du conseil ne comporte pas de crucifix, pas plus qu'à Longueuil. Lorsque le nouvel hôtel de ville de la Rive-Sud a été construit en 2006, aucune demande concernant l'installation d'un crucifix n'a été soumise à la Ville, signale François Laramée, directeur des communications à la Ville de Longueuil. Il n'a pu préciser si l'ancien hôtel de ville en comptait un.

À Saguenay, le salle du conseil ne compte pas de crucifix, mais plutôt une statuette du Sacré-Coeur. Quant à la prière, jugée récemment discriminatoire à l'égard de la liberté de conscience et de religion par la Commission des droits de la personne, elle continuera d'être récitée, foi de Jean Tremblay, maire de Saguenay.

Si la commission Bouchard-Taylor estime que la prière n'a pas sa place aux assemblées de conseils municipaux, pas plus que le crucifix à l'Assemblée nationale, elle juge par ailleurs que la croix du mont Royal a davantage une valeur patrimoniale qu'une fonction de régulation. La croix du mont Royal, ont-ils écrit dans leur rapport, «ne signifie pas que la Ville de Montréal s'identifie au catholicisme» et dans ce sens, il s'agit d'un «symbole qui témoigne d'un épisode de notre passé».






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  • Clémence Richard
    Inscrite
    samedi 24 mai 2008 08h30
    Aux immigrants de s'adapter
    « Lettre de mon amie Française à la suite de la publication du rapport Bouchard-Taylor.
    "J'ai lu, dans Le Devoir, le rapport de la Commission Bouchard-Taylor (il n'est pas complet, mais déjà très éloquent).
    "Si j'ai tout bien compris, les Québécois n'ont qu'à bien se tenir. En faisant attention à ne surtout pas heurter la sensibilité des immigrants... (Pourquoi ne pas changer de religion et se faire naturaliser, tant qu'on y est...).
    "C'est vrai que vous avez le sens de l'hospitalité, peut-être un peu trop même. Mais dans le cas présent, corrige-moi si je me trompe ou si tu penses que j'exagère mais j'ai l'impression qu'on vous dit : " Soyez Québecois, mais discrètement " et surtout, ne montrez pas que vous êtes chez vous !"
    "Tout ça pour te dire de ne pas vous laissez faire. Je te le dis et te le répéterai toujours : c'est aux immigrants de s'adapter à vous et pas l'inverse. Sinon, ils vont vous bouffer".
    Et j'ajouterai un non définitif aux accommodements raisonnables (fussent-ils nommés autrement). Ne considérer que le cas par cas. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 24 mai 2008 08h46
    La logique que l'on veut
    « On ne va plus à l'église catholique et on n'est plus croyant mais, touchez pas à nos crucifix patrimoniaux ! Merci beaucoup. Logique.

    Et la croix sur notre drapeau fleur de lysé ? On l'enlève et on ne place qu'une grande fleur de lys blanche au centre sur fond bleu, ça fait très joli aussi. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    samedi 24 mai 2008 09h23
    C'est B-T qui ont un problème identitaire
    « On vois bien que la nation Canadienne, les nations Amérindiennes, la nation Inuit, la nation Métis, c'est à dire les nations fondatrices autochtones de ce pays Canada renommé frauduleusement par l'Anglais en "province de Québec", ne sont pas les nations qui ont un problème identitaire.

    Ce sont les symboles de ces quatre nations autochtones et fondatrices qui devraient orner fièrement les murs de ces institutions.

    Mais, l'Anglais a un complexe identitaire profond et le peuple Canadien craint de lui déplaire, alors il met à la place un crucifix, symbole de l'Église de Rome qui collaborait avec cet Anglais dans la domination de ces quatre nations autochtones fondatrices.

    Ces crucifix nous rappellent au moins que nous sommes dirigés par des colons. Il descendront de là quand nous redeviendrons des hommes qui se tiennent debout.

    En attendant; "à genoux les brebis". »

  • Gérard Poulin
    Inscrit
    samedi 24 mai 2008 09h25
    culture
    « Je m'inscris en faux à l'égard de cette recommandation de la commission et félicite tous les élus qui en font abstraction. Notre société actuelle s'est bâtie sur des valeurs que nous devons conserver dans le temps. Cet épisode religieux fait partie de nos symboles, de notre identité, en soi de notre culture. Combien de symboles, dans ce monde, ont traversé les siècles pour forgrer l'identité des peuples et faire partie de leur culture même s'ils ne sont plus utilisé aujourd'hui. Bien plus proches de nous, pensons aux premièeres nations et les efforts qu,ils déploient pour sauvegarder leurs coutumes, leurs traditions et leurs symboles. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 24 mai 2008 09h33
    Les maires ont raison de résister à l'intolérance
    « Pourquoi devrions nous nous aplaventrir à ce point ? Pourquoi devrait-on mettre dans le tiroir tout signe de notre passé catholique ?

    N'est ce pas à l'ombre des clochers que nous avons résisté à l'assiilation ???

    Les maires ont raison de résister à l'intolérance de leurs pairs. Ce sont des québécois de souche et non des immigrants qui ne tolèrent plus la prière dans nos salles de conseil. Spommes nous aussi aplaventristes collectivement ?

    Pendant qu'on fait des luttes fratricides pour nous enlever ce qui nous reste de l'histoire de notre peuple d'avant la révolution tranquille, les immigrants demandent des lieux de prières dans nos écoles pourtant lieux publics non-confessionnels. Coment expliquer de deux mesures ???

    Personne ne se rappelle que la CSN s'appelait la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC)etr qu'elle a été fondée en 1921 sous l'impulsion du clergé et des nationalistes?

    Qui se rappelle de Charbonneau et le chef. Drame politique où Mgr Charbonneau défendait les travailleurs de l'amiante en 1949 face au joug de Duplessis ?

    Ca fait partie de notre passé le catholicisme qu'on le veuille ou non...

    Nous sommes majoritaire et même si une minorité des nôtres pratiquent encore, nos racines siont catholiques françaises.

    Pourquoi on tolérerait aux immigrants des pratiques religieuses qu'on veut nous interdire y compris ceux qui dirigent nos municipalités ??? C'est de l'auto flagellation intellectuelle...

    Soyons aussi tolérant envers les québécois de souche qu'envers les immigrants et leurs coutumes que la commisison Bouchard-Taylor nous demande d'accepter y compris de faire des courbettes et apprendre l'anglais pour être plus acceuillant...

    Ahhhhhh !!! la maudite Charte des droits à Trudeau !!! Elle donne des droits individuels qui passent avant les droits collectifs, c'est là que le bât blesse... Des individus conteste devant les tribunaux des pratiques faites par une majorité. C'est le monde à l'envers et l'intolérance à son paroxisme...

    Je dis aux maires récalcitrants continuez le combat, vous perpétuez l'histoire de notre peuple... »

  • Serge Manzhos
    Inscrit
    samedi 24 mai 2008 09h46
    le dernier des problemes
    « a-t-on vraiment elu ces gens-la pour qu'ils passent leurs temps a parler du crucifix? »

  • Mme et M. JMR et IJ
    Abonné
    samedi 24 mai 2008 10h01
    Crucifère
    « Ce symbole, deux fois millénaire, sait-on à quoi il se ramène? La symbolique à laquelle il se réfère est purement fabuleuse. Ce cru, si fixe tout au long de l'histoire, n'a servi que d'objet de torture et de fétiche du pouvoir pour assouvir les faibles sous l'empoigne de dictateurs audacieux et téméraires.
    Accroché à un mur d'une institution civile, symbolise l'ignorance. Tenu dans les mains d'un ecclésiastique, devient arme. Adoré et imploré, devient fétiche.
    Le voulez-vous toujours? ivan jobin »

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    samedi 24 mai 2008 10h38
    Faire la distinction entre détruire et enlever
    « J'apprécie la distinction que fait la commission BT entre enlever un symbole religieux (le crucifix) et sa destruction pure et simple. Il faut reconnaître que plusieurs crucifix sont incrustrés dans la pierre de beaucoup d'édifices au Québec, et que dans ces nombreux cas, ils revêtent une valeur patrimoniale, car ils font partie intégrante de l'édifice. Mais lorsqu'il s'agit d'un objet accroché au mur, comme le crucifix de l'Assemblée Nationale, celui-ci fait parti des meubles que nous pouvons réaménager à notre guise pour mieux réfléter la valeur qu'on y accorde. Or en négligeant de décrocher le crucifix de l'Assemblée Nationale ou de l'Hotel de ville, il est à se demander si nos élus sont en fonction pour faire valoir la volonté du peuple ou celle de Dieu. Pourtant, nous sommes bien au Québec, un Québec qui prétend avoir opéré une séparation entre l'État et l'Église. Parce qu'au Québec on croit que les vieilles histoires doivent se prolonger indéfiniment dans le quotidien. Avec un tel raisonnement, je crois qu'il y aurait lieu, aussi, de porter l'épée à la ceinture. Car l'épée a elle aussi beaucoup marquée notre histoire. Trève de plaisanteries, je crois qu'il vaut mieux laisser avancer l'Histoire naturellement. Et à ce jour, nous en sommes à l'après divorce entre l'État et l'Église. Alors soyons cohérent. »

  • Pourcher Jordi
    Inscrit
    samedi 24 mai 2008 10h54
    Vive le crucifix dans les assemblées politiques!
    « Si des gens n'aiment pas le crucifix parce qu'il est le reflet d'une religion particulière, à savoir celui du catholicisme, ils ont juste à transformer le symbole. Je leur donne un coup de pouce théologique au cas où ils manqueraient d'imagination.
    L'histoire nous montre que de nombreuses politiques, en temps de crise, ont menés au sacrifice d'un bouc émissaire. On pointait du doigt un ennemi, un diable, et on frappait dessus afin d'unifier la communauté et empêcher qu'elle se dissolve. En effet, pour avoir un "nous", il faut un "eux". Et quand ça va mal et que le "nous" est sur le point de se dissoudre, rien ne vaux mieux qu'un "eux" méchant, un axe du mal, pour rassembler la communauté.
    Le petit mystique de Bethléem nous rappelle que cela ne sert à rien de faire des holocaustes, autrement dit, de sacrifier des gens pour une meilleur monde à venir. Il y a qu'une seule personne qui est légitime d'être sacrifié, et c'est Dieu. Personne d'autre ne mérite d'être clouer sur la croix des souffrances de l'humanité.
    Peut-être un jour mes concitoyens, peu importe la religion (laïque ou autre), auront la sagesse et la maturité de reconnaître le génie politique de ce simple charpentier, et cesseront du même coup de faire les vierges offensées devant sa présence. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    samedi 24 mai 2008 12h51
    La croix et la bannière.
    « Dans une société laïque moderne, évoluée, une croix? Il n'y a plus qu'à la mettre sur le drapeau. C'est loin du christianisme sans nations où nous sommes tous frères mais près de l'intégrisme. La mode de l'époque veut que nous défendons contradictoirement des valeurs que d'autres prônent mais avec d'autres signes. Signes des temps. Bouchard et Taylor ont raison. »

  • Daniel Francoeur
    Inscrit
    samedi 24 mai 2008 17h59
    Encore une négation de notre identité et de nos origines
    « N'en déplaise à tous les apôtres de la pseudo laïcité, le crucifix nous représente bien. D'ailleurs ,pensez-vous qu'un peuple musulman ou juif accepterait de vivre chez lui, dans son pays sans symbole religieux ? Alors pourquoi ce complexe, cette gêne ou cette volonté de se renier soi même ? Assumons nous ! »

  • Rémi Houle
    Inscrit
    samedi 24 mai 2008 19h41
    Nouvelle religion: le crétinisme
    « La séparation de l'état et de l'église ne veut pas dire qu'on ne peut afficher nos couleurs chrétiennes dans les lieux publics. Au contraire. Donc sagesse des maires. Bravo.

    Cette séparation est venue pour empêcher l'état d'intervenir dans l'église comme cela se passe dans certains pays comme la Suède ou la Chine ou il faut s'enregistrer et obtenir l'approbation du ''gouvernement''. Donc pour éviter les abus du pouvoir et assurer la liberté religieuse.

    Beaucoup de ''réacteurs'' semblent croire que c'est la fin du christianisme dans notre société. Ce serait plutôt stupide quand on voit des pays comme la Corée du Sud ou il y a près de 50% de chrétiens ou bien l'Inde et la Chine ou le christianisme avance a pas de géant. Comparer le niveau de vie de la Corée du Sud et de la Corée du Nord.

    *************************************************************

    Beaucoup ont l'air de ne pas comprendre
    #Jésus crucifié sur une croix#.

    *************************************************************

    Pourquoi ne pas aller aux sources et étudier la question, dans la Bible? Savez-vous que les Romains réservaient ce châtiment aux pires criminels?

    Ce n'est pas parce que le clergé catholique a abusé de son pouvoir qu'il faut jeter le bébé avec l'eau du bain comme disent certains prêtres!

    Jésus est descendu de la croix et est ressuscité. Heureusement pour nous sinon il n'y aurait pas d'espoir. Mais on l'a crucifié afin qu'Il porte le poids de nos fautes et que nous en soyions libérés. Autrement dit le crucifix est un souvenir qui affirme notre libération de l'esclavage du péché.

    L' Assemblée Nationale est la dernière place ou il devrait être enlevé! Combien de péchés se commettent par seconde en cet endroit? Et ces élus vont mourir un jour et devront faire face a Jésus.

    Ça existe encore le péché? Et le salaud qui a lachement assasiné une bonne mère de famille a Rivière Ouelle? Ce qui manque, c'est l'échafaud pour ce salaud.

    Ne manquez pas le kiosque de Québec Espoir 2008 a Québec lors des fêtes du 400e. Combien savent que Hélène Boulé et Samuel de Champlain n'étaient pas catholiques mais huguenots (protestants évangéliques)?

    Et quelle est la religion de nos deux personnages de Tintin? Je parie que c'est l'intellectualisme, ou plus communément appelé crétinisme de haut niveau.

    Et que Jésus nous prenne en pitié pour toute notre hypocrisie. »

  • Ernesto Sanchez Cortés
    Abonné
    samedi 24 mai 2008 22h10
    « Cachez ce Crucifix qu'on ne saurait voir... »
    « « Cachez ce Crucifix qu'on ne saurait voir » s'écrient les Tartuffes de la laïcité, les apôtres de la langue de bois, les émules de la révolution culturelle chinoise, les négationnistes du patrimoine culturel du Québec. Et que la chasse aux sorcières ne s'arrête pas en si bon chemin... haro sur « les symboles qui donnent l'impression que... » car cet intégrisme est insatiable dans sa tâche d'expurger, gommer, renier. Si le travail venait à leur manquer, ils pourraient se rendre dans les vieux pays et dans des villes comme Rome, par exemple, qu'il faudrait débarrasser des traces omniprésentes de ses différentes mythologies.

    On veut nous faire croire que la laïcité doit faire comme si la société naissait aujourd'hui, sans passé et donc sans mémoire, et heureuse avec ça, car - c'est bien connu - les peuples heureux n'ont pas d'histoire. L'espace civique serait forcément désincarné, purifié, stérilisé, et les célébrants du rituel démocratique condamnés à laisser au vestiaire les manifestations de leur subjectivité propre (éthique, esthétique, philosophique ou religieuse) qui fait d'eux des êtres de chair et de sang.

    La logique de cette approche, c'est l'imposition de l'uniforme et de la langue de bois, car la couleur d'une cravate, par exemple, pourrait toujours « donner l'impression que... ». Ces préfets de discipline de la laïcité oublient qu'on n'a que faire de leur inquisition soviétique, car dans la vie de la Cité tout est politique. Les élus doivent servir l'État non pas en automates programmés par la ligue de la stricte observance, mais en étant eux-mêmes pleinement, riches de leur savoir-faire, de leurs valeurs et de leurs expériences, et donc aussi de leur tact et de leur à-propos. Et si leur prestation ne convient pas, que les citoyens souverains les remplacent par d'autres! »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    dimanche 25 mai 2008 12h42
    Pourquoi nos religieuses ne prendraient pas le voile elles aussi
    « Lors de la révolution tranquille , les religieux et religieuses se sont départis de leurs costumes traditionnels. Les religieux portaient la soutane noire et le col romain blanc. Les religieuses portaient la robe longue jusqu'à terre et le voile.

    Puisqu'il faut respecter les traditions musulmanes et les accommoder pourquoi ne permettrerions nous pas à nos religieuses de reporter le voile tout comme le hijab pour les musulmanes. C'est une question d'égalité de traitement des groupes religieux. Ne somems nous pas nous chrétiens la majorité ??? Pourquoi on serait neutre et eux pas ???

    Pourquoi a t'on abandonné toute ferveur religieuse??? Est-ce parce qu'on voulkait séparer la religion de la politique ??? Mais entre des valeurs de conviction personnelle et les valeurs collectives, on a pas fait la part des choses...

    Voilà l'horreur du choc culturel réflété dans cette crise identitaire que nous apporte les immigrants car eux ont conservé leur valeurs et convictions. Mais de là à vouloir encore politiser le dossier comme Marois et Duceppe veulent le faire en proposant une charte constitutionnelle qui ramène la séparation au menu, il y a une marge.

    Il ne s'agit que d'affirmer notre différence comme dans le passé... »

  • Brigitte Bouchard
    Abonné
    dimanche 25 mai 2008 17h21
    Xénofolie ?
    « La surmédiatisation des fameux accommodements raisonnables a, à mon avis, entrainé un vent de xénofolie sur le Québec.

    En effet, depuis plus d'un an les médias traient de ce sujet d'une manière particulièrement douteuse afin de faire leur choux gras. Le sensationnalisme remplaçant nettement la rigueur intellectuelle et le devoir d'informer. Disons le, les faits ont été exagérés et les termes employés si mal défini que nous n'arrivons même plus à nous comprendre. Tous et chacun donnant son opinion selon son émotivité du moment.

    Depuis plus d'un an les médias nous mettent en garde contre le spectre de la perte identitaire québécoise. Mes amis revenons un peu sur terre, notre petite province francophone acceuille d'importantes vague d'immigration depuis plusieurs centaines d'années. Pourquoi donc ce phénomène n'a-t-il donc commencé à faire les manchette que tout récemment? La vrérité est que les québécois ont eux-même délaissés leur culture au fil du temps comme en témoigne le sociologue Jacques Beauchemin. Il y eut progressivement une urbanisation et une sécularisation de la société québécoise. Si 60% des québécois se disent catholique, très peu d'entre eux sont encore pratiquant, les messes vides du dimanche en témoignant éloquemment. Dans le fond. les Québécois n'en ont rien a faire du crucifix, pour la majorité il ne rappelle qu'une vieille histoire amère. Il ne s'y accrochent que parce qu'ils ont peur de l'inconnu, de cet étranger qui semble si différent.

    Pour terminer et pour ne pas m'éterniser davantage, voici certaines rectifications:

    1) Les personnes ayant revendiqué le plus d'accommodements raisonnables "religieux" au Canada étaient ... chrétiennes! Arrêtons donc de perpétrer l'Axe du mal.

    2)Comme le mentionne la sociologue Claire McNicoll, le Québec possède un modèle d'intégration unique, l'interculturalisme, qui est félicité mondialement pour son succès. La majorité des nouveaux arrivants s'adaptent donc très bien, deviennent de bons citoyens et enrichissent quotidiennement la culture québécoise. Ceux et celles qui vivent à Montréal savent très bien que les ghettos culturel québécois se situent à des lieues des expériences françaises et américaines et que nous sommes très loin d'une guerre civile.

    Mon conseil? Apprenez votre histoire, découvrez vos valeurs et partagez les avec le reste du monde. Après tout, l'humanité n'est-elle pas une grande famille? »

  • Henri-Bernard Boivin
    Abonné
    dimanche 25 mai 2008 17h34
    Séparation de l'Église et de l'État
    « D'un côté Charest affirme avec raison que l'une des valeurs fondamentales au Québec est la séparation entre l'Église et l'État, mais d'un autre côté il tient à conserver le crucifix à l'Assemblée nationale. Où est la logique? Il n'a pas le courage de ses convictions. Soyons cohérents. Si cette valeur fondamentale est autre chose que du vent, sortons les crucifix et les prières de l'Assemblée nationale et des hôtels de ville. Gardons-les dans les églises et nos maisons. Agir autrement est du conservatisme, de l'illogisme et du crétinisme à l'état pur.

    Henri-B. Boivin »

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