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Le défi de la diversité

Bernard Descôteaux   23 mai 2008  Québec
La commission Bouchard-Taylor sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles a clos ses travaux hier en déposant son rapport. Pour autant, ses recommandations ne mettront pas fin au débat. Beaucoup reste à être discuté. Beaucoup de travail attend les Québécois de toutes origines pour que se réalise cette «vision d'avenir crédible et porteuse» qu'elle nous propose.

Les travaux de cette commission ont été dès le départ l'objet de critiques, voire de quolibets, alors que les deux commissaires parcouraient le Québec pour entendre leurs concitoyens s'exprimer sur la question des accommodements raisonnables. L'exercice a permis un dialogue et contribué à désamorcer une problématique qui était en train de se transformer en crise. Une crise qui, si elle a existé, en était une de perceptions exacerbées par les médias, par les politiciens et par l'effet de la rumeur. La création de la commission a certainement permis d'éviter les dérapages.

Utile, l'exercice était aussi nécessaire. Le Québec est confronté, comme bien d'autres sociétés occidentales, au défi de la diversité. La mondialisation, les flux migratoires, les outils de communication abolissent les frontières et favorisent une diversification ethnique qui ébranle l'identité des groupes majoritaires comme celui que forment les «Québécois d'origine canadienne française». À la source du débat des accommodements raisonnables, il y avait les inquiétudes de ceux-ci. Une réflexion s'imposait sur «le Québec en devenir» que la commission a le mérite d'avoir amorcée. Son rapport a des qualités pédagogiques certaines et les tablettes sur lesquelles il doit se retrouver sont celles des librairies pour qu'il soit accessible à tous ceux qui voudront participer à cette réflexion.

Ce que les commissaires Bouchard et Taylor proposent aux Québécois d'origine canadienne française est un partage de l'espace identitaire québécois avec les autres identités. Ce partage est nécessaire. Il ne sert à rien de se réfugier dans le déni, comme certains pourront être tentés de le faire. Si on ne le fait pas, nous serons confrontés à la fragmentation et à l'exclusion desquelles naîtront des tensions. Elles ne seront pas de l'ordre de la perception, mais bien réelles.

L'intérêt de la démarche proposée par Charles Taylor et Gérard Bouchard est de ne pas reposer sur des renoncements. Elle est au contraire dans la continuité des choix faits ces 50 dernières années, qu'il s'agisse de la laïcité de l'État, de l'adoption du français comme langue commune ou de la politique d'interculturalisme qui inspire les pratiques québécoises d'intégration des immigrants. Ils misent sur l'esprit d'ouverture et de conciliation tant des citoyens québécois que des nouveaux arrivants pour que se développe une volonté de vivre ensemble. L'intégration des immigrants ne peut être une voie à sens unique.

Les commissaires voient juste lorsqu'ils recommandent ainsi de favoriser la déjudiciarisation des pratiques d'accommodement raisonnables au profit d'une «voie citoyenne» reposant sur le compromis et la négociation. Il ne s'agit pas de tout permettre. Il y a des principes et des valeurs à respecter comme l'égalité hommes-femmes, mais ce processus permet de responsabiliser les citoyens. Il faut cependant accepter le dialogue.

Les recommandations et observations de la commission ne feront pas toutes l'unanimité. Plusieurs invitent au débat. La politique de laïcité ouverte préconisée par la commission ne manquera pas de heurter les intégristes de toutes allégeances. L'affirmation plus nette de la séparation des Églises et de l'État préconisée est somme toute modérée. On pourrait souhaiter qu'elle aille plus loin lorsqu'il s'agit, par exemple, du port ostensible de signes religieux par des agents de l'État. Encore faudrait-il qu'on puisse en discuter. Malheureusement, les députés ont donné un bien mauvais signal hier en adoptant une motion pour maintenir la présence dans l'enceinte de l'Assemblée nationale du crucifix que la commission suggérait de retirer. Débat clos sans préavis.

Cette motion est venue du premier ministre Charest qui craint les terrains politiquement trop sensibles. D'emblée, il ne retient pas non plus cette affirmation des commissaires voulant que la première leçon à tirer des événements récents est que «la francophonie québécoise a besoin d'une identité forte pour calmer ses inquiétudes et pour se comporter comme une majorité tranquille». Il rejette les appels de l'opposition à répondre au malaise identitaire par une démarche consensuelle de l'ensemble des partis présents à l'Assemblée nationale. N'accordant pas de valeur aux gestes symboliques comme l'adoption d'une constitution québécoise, il veut plutôt «protéger et perpétuer la langue française» par des gestes ponctuels. Eu égard aux gestes posés par le gouvernement Charest par le passé, on peut se demander s'ils sauront redonner à la majorité francophone la sécurité culturelle qu'elle recherche.

***

bdescoteaux@ledevoir.com
 
 
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  • Michel Simard
    Abonné
    vendredi 23 mai 2008 05h37
    Charest protéger et perpétuer la langue française ???
    Encore faudrait-il qu'il sache qu'il est Québécois, et non Québécois d'origine canadienne française. Est-ce comme un Italien d'origine européenne italienne ? Ce jargon devrait être rejeté immédiatement, mais il faut croire que c'est ce qu'il arrive quand une tribu ne se respecte pas.

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 23 mai 2008 07h26
    Exit le crucifix, welcome le voile et le kirpan
    "Lorsque la hache est entrée dans la forêt, les arbres se sont dit: au moins le manche est l'un des nôtres"
    Proverbe turcque


    Que nous dit le rapport des Ding et Dong de l'intercul en peu de mots? Tassez votre indentité nationale, usée et archaique après 400 longs hivers, et faites place à celles des autres qui viennent d'arriver des terres ensoleillées. Faites-vous harakiri pour faire place à un homme nouveau.
    Exit le crucifix, welcome le voile et le kirpan

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 23 mai 2008 07h49
    M. Charest croit aux symboles ou pas ?
    Il est écrit plus haut que M. Charest : «N'accordant pas de valeur aux gestes symboliques comme l'adoption d'une constitution québécoise»

    M. Charest défend la croix de notre Assemblée nationale comme symbole mais n'accorderait pas de valeur aux symboles ?

  • Nicolas Vincent
    Inscrit
    vendredi 23 mai 2008 08h26
    Merci
    Merci Messieurs Bouchard et Taylor pour ce qui semble être un excellent rapport, tout en sagesse, respect et nuances. Vous démontrez magnifiquement que toute cette crise était en partie créée par des gens en manque d'émotions fortes, qui s'animent à gueuler que le kirpan et le voile tuent la langue française sans n'avoir jamais eux-mêmes mis les pieds dans un commerce ethnique. Il y aura de nombreuses réactions de ce type sur ce site dans les prochaines heures. Normalement elles me déprimeraient, me poussant à douter de la sagesse et de l'humanisme de mes concitoyens. Mais aujourd'hui ce ne sera pas le cas. Aujourd'hui, suivant les nombreuses réactions positives issues du rapport (et merci M. Descoteaux pour votre excellente analyse), je réalise que ces commentaires ne reflètent qu'une minorité qui, dans son insécurité latente, ne propose que d'ériger des murs. Aujourd'hui, je suis positif et serein, je reprends confiance dans la société québécoise. La prochaine fois que cette caissière au turban me dira "bonne journée", je sourirai, non pas d'un sourire mi-honteux, mi-désolé, mais d'un sourire confiant et optimiste.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    vendredi 23 mai 2008 09h18
    Un rapport mollasse
    Bouchard-Taylor : un rapport mollasse qui aurait pu être écrit par leurs auteurs avant même le début de leurs travaux. Comme ils n'ont pas tellement tenu compte des interventions des gens devant la Commission, on ne peut que prendre leurs recommandations que pour ce qu'elles sont : leur propre opinion personnelle.

    C'est vrai que plusieurs des incidents reliés aux accommodements raisonnables ont été montés en épingle. Cependant, ce que la population a craint, c'est l'effet boule de neige dans les demandes d'accommodement, à savoir où cela s'arrêterait-il. Quand il y a un doigt dans l'engrenage, le bras et et le reste peuvent y passer. Perception ou pas.

    Un grand principe : « Immigrer dans un pays est un privilège, pas un droit. » Et ce privilège doit se mériter.

    Dans le cas du Québec, ce privilège se mérite par l'engagement de la part de l'immigrant d'apprendre la langue officielle qui est le français s'il ne la connaît pas suffisamment. Et la citoyenneté québécoise ne devrait être accordée qu'aux immmigrants qui connaissent suffisamment la langue française, politique analogue à celle qui est appliquée dans de nombreux pays.

    C'est à l'immigrant qu'il appartient de faire l'effort de s'intégrer à la majorité francophone et de respecter notre mode de vie et nos coutumes. Malgré ce que certains peuvent dire, les Québécois ont été très accueillants, même trop accueillants diront d'autres. Mais notre bonasserie commence à nous jouer de vilains tours, la moitié des immigrants s'intégrant plutôt à la minorité anglophone.

    L'insistance de groupes communautaristes qui veulent continuer à vivre comme dans leur pays d'origine et qui ont de la difficulté à accepter une meilleure intégration nous montre que l'inquiétude de la majorité francophone du Québec est fondée. Il est normal que cette majorité francophone veuille garder son identité : c'est-à-dire demeurer un pays francophone, laic, de culture (mais non de religion) chrétienne. C'est aussi la situation dans plusieurs pays, pourtant beaucoup moins vulnérables que le Québec, où l'on sent une inquiétude face à la dilution de l'identité nationale suite à l'afflux d'immigrants plus ou moins intégrés. Ainsi, au Canada anglais on commence à insister plus sur l'identité canadienne que sur le multiculturalisme (triste héritage de Pierre Trudeau). Au Québec en particulier, îlot francophone dans une mer anglophone, il faudrait mettre plus d'accent sur l'identité québécoise et sur l'intégration des immigrants que sur les communautés culturelles. Il est grand temps de revoir l'à-propos des politiques de multiculturalisme et de communautés culturelles.

    Il faudrait d'abord cesser d'utiliser l'expression boiteuse de « Communautés culturelles » pour qualifier les néo-Québécois. Les Québécois de souche (et ça existe des gens qui vivent ici sur les mêmes terres depuis plus de 300 ans, on peut difficilement être plus de souche que cela, que cela plaise ou non à certains), ont aussi une culture propre, sont aussi une communauté culturelle, sont ici en majorité, mais ils sont exclus des « Communautés culturelles »! Quel non-sens! Alors, parlons-donc clairement, sans langue de bois, et appelons les immigrants des néo-Québécois, tout simplement. Il n'y a rien de repréhensible dans le terme néo-Québécois, au contraire, il montre la volonté d'accueil du peuple québécois vis-à-vis des nouveaux arrivants, les invitant à devenir à court terme des Québécois à part entière une fois leur citoyenneté québécoise acquise.

    Le terme de « Communautés culturelles » va dans le sens de la ghettoisation des nouveaux venus et même de leurs descendants nés ici. Pourquoi les immigrants venant du pays XYZ devraient-ils se référer ou être référés comme faisant partie de la communauté culturelle XYZaine? Dans un de ses ouvrages, l'écrivain Neil Bissoondath, lui-même immigrant au Québec, s'est insurgé contre le multiculturalisme à la canadienne qui fait ressortir les différences plutôt que les ressemblances entre les divers groupes ethniques du pays. Il a bien montré que les politiques canadiennes en matière de multiculturalisme, bien que naivement conçues au départ dans un but bien intentionné, n'ont fait qu'accentuer l'isolement des groupes culturels et propager les clichés à leur sujet.

    a)- une immigration non contrôlée et non intégrée à la majorité
    b)- le laxisme du gouvernement et des francophones quant au respect et à la primauté du français.

    Il y a un parti au Québec qui s'accommode très bien de cela, le parti libéral, qui va chercher la majorité de son appui électoral chez les anglophones et les allophones. C'est démocratique, mais c'est suicidaire pour le Québec français.

    La grenouille dans l'eau qui chauffe va-t-elle continuer à sommeiller dans la marmite jusqu'à ce qu'elle soit cuite?

  • roger montreal
    Abonné
    vendredi 23 mai 2008 10h16
    Je suis Québécois d'origine québécoise
    Nous ne sommes pas/ QUÉBÉCOIS d origine CANADIENNE FRANCAISE /nous sommes des QUÉBÉCOIS d origines QUÉBÉCOISES POINT.
    Comme un italien est QUÉBÉCOIS d origine ITALIENNE, un IRANIN est QUÉBÉCOIS d'origine IRANINNE, un CUBIN est QUÉBÉCOIS d origine CUBAINE ETC.
    Pour CHAREST le QUÉBÉCOIS est comme TRUDEAU le voulais, un CANADIEN comme tous les autres CANADIENS.
    Il voudrait nous noyer avec beaucoup d immigration et plusieurs cultures pour nous faire perde notre identité et nos valeurs propres a nous.
    ROGER MONTREAL

  • Maco
    Abonné
    vendredi 23 mai 2008 11h17
    La souche
    Encore l'esprit du « bien pensant » a l'oeuvre. Du vrai québécois de « souche ». Comme elle, le québécois a une attitude à ras le sol.

    Les autres religions auront droit d'exhiber leurs signes distinctifs, mais pas les catholiques. Expliquer moi votre logique.

    Trop de gens profitent de cette attitude de « souche » pour « abuser ». Le québécois de « souche » n'a pas le droit d'arborer « sa » différence ! Faut l'faire !

    Les accommodements raisonnables étaient faits pour accommoder les gens avec des handicapés physiques. La religion ce n'est pas un handicap. Quoi que, ça semble en handicaper plus d'un.

    Ce n'est qu'un faux débat. Ce n'est que l'arbre qui cache la forêt. La « souche », elle, ne cache plus grand-chose. Divisez pour régner. Tactique toujours valable et profitable.

  • Normand Thouin
    Inscrit
    vendredi 23 mai 2008 12h23
    Petit rappel
    "Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites." (Article 18 de la déclaration des droits de l'homme)

    Comme l'a si bien écrit un intervenant, le problème n'est pas permettre le port de signes religieux chez la minorité, mais bien d'interdir celui de la majorité. Mais j'ai remarqué que la contestation de manifestation religieuse de la majorité ne venait pas des minorités religieuses mais bien d'intolérants issus de cette majorité, qui souvent relève d'un vieux fond marxiste, considérant la religion comme de l'opium.

    Je n'ai qu'un mot ceux-là : allez vous faire f...!

  • Yves Benoit
    Abonné
    vendredi 23 mai 2008 12h34
    Merci M. Saint-Arnaud!
    Je suis complètement d'accord avec votre analyse et avec vos propos. Aussi j'aimerais ajouter ceci: à Montréal et, dans une moindre mesure, à Gatineau, le français n'avance pas, il recule. Le Québec est une des rares sociétés dans le monde où une part très importante des immigrants qu'elle accueille s'intègrent à sa minorité linguistique. Le fait que nous soyons une province à l'intérieure du Canada (anglais) n'arrange rien mais le besoin de parler anglais au travaille ici, au Québec, est-il toujours légitimé par "l'Anglais, langue des affaires" et autre demies vérités? Si tous les Québécois "de souche" se tenaient debout, exigeaient qu'on parle leur langue dans l'organisation interne des entreprises d'ici, cessaient de s'adresser en anglais à la première occasion à quelqu'un qui semble avoir un peu de difficulté avec la langue de Molière, peut-être qu'à ce moment-là, le message envoyé aux néo-Québécois serait clair: c'est en français que ça se passe ici! Et puis, alors, nous serions peut-être un peu moins inquiets pour notre avenir.
    Yves Benoit

  • LeRévoltéTranquille
    Abonné
    vendredi 23 mai 2008 12h44
    Patapoof One-&-A-Half et la paresse politique
    Suite à l'enflure Québecorienne des mois de janvier et février 2007, les Québécois ont sauté aux conclusions et n'ont pas réfléchi à l'orientation tordue du torchon de sondage que le JdeM a acheté à Léger-(Vraiment)Léger pour publier dans ses pages et a laissé commenter par la sommité médiatique intellectuelle internationale qu'est Richard Martineau et son beau bidon d'huile à feu.

    D'autre part G Bouchard et C Taylor ont très bien décodé le désintérêt et la panique du gouvernement (???) de Patapoof One-&-A-Half à l'approche des élections avec une crise qu'ils ne voulaient manifestement pas gérer et noyer le poisson au plus vite.

    Mais ce poisson a muté en monstre du Loch Ness-Memphrémagog-Pohénégamook grâce aux bons soins des sages commissaires qui ont encaissé ce petit en-cas à leur salaire pharaonique de professeurs agrégés et qui ont répondu en substance, et un peu comme la Cour suprême du Canadéa le fait quand elle veut s'en laver les mains face au législatif lâche et désorienté:

    Arrangez-vous avec vos maudits troubles, faites vot' job pour une fois, décidez, légiférez, convainquez et gouvernez, bande de pleutres paresseux !

    Souhaitons que les bouffonneries libârales vont bientôt cesser et pour longtemps, bien que je soupçonne nos compatriotes anglos et certains des néos de récompenser encore une fois un gouvernement libâral qui ne fait rien d'autre que de les laisser vivre sans entraves leur rêve amâricain en anglâ...

  • Jacques Lalonde
    Abonné
    vendredi 23 mai 2008 13h46
    Des détours incontournables qui s'avèrent des raccourcis gratifiants
    Après la kyrielle des commentaires prématurés parce que ne reposant que sur des informatiions partielles et souvent partisanes, votre éditorial procure à vos lecteurs une présentation équilibrée du rapport Bouchard et Taylor; il souligne aussi que le temps de la confrontation est révolu et que la responsabilité des ajustements raisonnables reposent sur tous, gouvernements et individus.

    Votre éditorial souligne aussi l'oeuvre immense du rapport, la qualité exceptionnelle des commissaires qui ont pris en compte les aspects multiples de la problématique et les commentaires nombreux de la population du Québec. De plus force nous incombe de reconnaître que les recommandations des commissaires ouvrent la porte sur des actions concrètes proposées à nos représentants élus et aussi à chacun et chacune d'entre nous.

    Pour ma part, félicitations aux commissaires pour avoir accepté les détours qu'impose une réflexion judicieuse, profonde, inclusive et qui refuse les simplifications et réductions complaisantes. Certains détours s'avèrent à court, moyen et long terme des raccourcis gratifiants.

    Jacques Lalonde
    Gatineau
    jlalonde@ca.inter.net

  • André Loiselet
    Abonné
    vendredi 23 mai 2008 15h31
    L'opportunisme
    J'espère que la population pourra sanctionner un jour les opportunismes politiques de Charest (L'homme au crucifix, protecteur de la langue français) et de Dion (Le pussillanime officiel des libéraux aux dents longues), ces deux carriéristes égocentristes et peureux.

  • Nadine Martin
    Abonnée
    vendredi 23 mai 2008 18h36
    Un beau défi.
    Bien que n'ayant pas encore entièrement lu le rapport, je considère que vous nous avez concocté un excellent éditorial, M. Descôteaux.

    Merci!

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    samedi 24 mai 2008 00h46
    Le cirque du soleil est au Québec!
    Quelle nouvelle! d'apprendre dans la Gazette que le cirque est arrivé. On entend le roulement des tambours pendant que les clowns distraits l'assistance le magicien à coup de baquette magique fait disparaître tous les francophones qui assistent au spectacle. Ah! mais non, ils ont la gastro... Heureux dénoument pour protéger la planète, on coupe la gazette pour en faire du papier de toilette.

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