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On se calme!

Les médias ont-ils alimenté la crise des accommodements raisonnables?

Stéphane Baillargeon   23 mai 2008  Québec
Photo : Jacques Nadeau
Voilà, c'est fini. Enfin presque. La «crise des accommodements raisonnables» s'achève avec la publication d'un imposant rapport-diagnostic rendu public hier par la commission Bouchard-Taylor.

En gros et en somme, le document propose tout bonnement d'ajuster la mécanique d'intégration à la québécoise patiemment construite au cours des dernières décennies, et qui a largement fait ses preuves malgré quelques ratés.

Mais que s'est-il passé exactement? Comment en sommes-nous arrivés à ce psychodrame collectif qui a forcé la mise en place d'une commission de consultation où ont finalement été déposés 900 mémoires, ce qui en fait une des plus importantes de l'histoire récente du Québec?

«Après une année de recherches et de consultations, nous en sommes venus à la conclusion que les fondements de la vie collective au Québec ne se trouvent pas dans une situation critique, résume clairement une des toutes premières phrases du rapport dévoilé hier. Nos travaux ne nous ont pas permis de constater une hausse importante ou soudaine des ajustements ou des accommodements consentis dans les institutions publiques. Nous n'avons pas constaté non plus que le fonctionnement normal de nos institutions aurait été perturbé par ce type de demande.»

La fine et complexe analyse multiplie l'examen des raisons de cette déraison. La vague des accommodements a par exemple fait craindre pour l'héritage de la Révolution tranquille, notamment l'égalité entre les hommes et les femmes et la laïcité. Seulement, le rapport ne peut s'empêcher de revenir sur l'emballement médiatique et le phénomène de la rumeur publique, qui ont largement contribué à amplifier la «crise des perceptions».

Le coprésident Charles Taylor a tout de même affirmé haut et fort que l'exercice d'autocritique nationale avait largement valu la peine. «Je voudrais dire ça aux Québécois: il y a peu de sociétés dans le monde où les gens sont prêts à entendre les autres», a lancé le philosophe dans sa déclaration la plus émotive, pendant la conférence de presse d'hier midi. Il a commencé sa réponse en anglais et est passé au français spontanément, comme pour mettre encore plus l'accent sur le coup de plumeau. «Des amis européens sont venus ici pendant les travaux et ils m'ont répété qu'ils n'auraient jamais pu faire le même exercice dans leur société. [...] On a écouté et on a appris à se comprendre.»

Un paradoxe

Son collègue à la coprésidence, Gérard Bouchard, avait préalablement synthétisé les travaux en mettant l'accent sur l'importance du contexte dans lequel a germé la crise: «C'est un peu paradoxal de le formuler comme ça, mais s'il n'y a pas eu de crise dans la pratique des accommodements, il y a eu une crise dans la perception de cette réalité.» Une image toute faite vaut mille maux.

Qu'on en juge. Une équipe de recherche de la commission a recensé 73 cas d'accommodements médiatisés au cours des 22 dernières années. Or 55 % d'entre eux (40 cas) l'ont été au cours de la seule période allant de mars 2006 à juin 2007. La meute cherchait des lapins et les a levés.

Plus étonnant encore, dans 15 cas sur 21 (de la nourriture certifiée casher aux vitres givrées du YMCA de l'avenue du Parc), il existait des «distorsions importantes entre les perceptions générales de la population et la réalité des faits» tels que la commission a pu les reconstituer.

Le rapport ménage les susceptibilités en ne nommant jamais les médias en cause dans tel ou tel dérapage — un oubli corrigé dans le volumineux rapport de recherche des experts intitulé «L'invention d'un débat», disponible en ligne. Ironiquement, hier matin, le huis clos avait lieu dans le tout nouveau, tout beau salon Quebecor du Monument-National.

Reposons donc clairement la question: est-ce encore une fois la faute des médias? «Durant toutes nos consultations privées et publiques, répond le rapport, ils ont été sans cesse blâmés pour avoir cédé au sensationnalisme, pour avoir amplifié, déformé, sélectionné, pour avoir manqué à leurs responsabilités, en semant la division, en accentuant les stéréotypes, en excitant l'émotivité, en creusant les clivages Eux-Nous, en incitant à la xénophobie.» L'analyse nuance la critique en rappelant «la diversité notable dans le travail des reporters et celui des chroniqueurs, ainsi qu'au sein de ce dernier groupe».

N'empêche, le chapitre 3 portant sur les «perceptions et réalités des accommodements» conclut qu'il n'y aurait vraisemblablement pas eu de crise des accommodements si les faits avaient été rapportés autrement et plus correctement. «La principale raison pour laquelle nous retenons cette hypothèse est la suivante: la jonction ne se serait sûrement pas faite aussi aisément entre les dérapages du côté du discours sur les accommodements et ce qui se passait en parallèle à l'échelle sociétale (les inquiétudes identitaires, le questionnement sur l'intégration, la quête des repères, le déclin du catholicisme, la déstabilisation entraînée par la mondialisation, les incertitudes qui pèsent sur la langue française... ). Bien sûr, il y aurait toujours eu l'érouv, le kirpan, le foulard musulman et la souccah — mais qui voudrait croire que ces seules affaires — et quelques autres — auraient tourné aux psychodrames? C'est la conjugaison des problèmes inhérents aux deux trames, favorisée par des excès médiatiques, qui a fait basculer les choses.» Et pan.

Les deux présidents, le sociologue Gérard Bouchard et le philosophe Charles Taylor, ne ménagent pas non plus leur monde. Ils notent au passage la «relative absence» de la classe intellectuelle «en général» dans ce grand débat public. Le silence des intellectuels a souvent répondu au cafouillage des médias.

Un bloc complet de recommandations porte finalement sur l'idée de «l'apprentissage de la diversité», dans les médias comme dans la société. C'est là que le Conseil de presse, l'organisme chien de garde des réputés chiens de garde, en prend pour son rhume.

«On note que, dans la crise des accommodements, certains membres des médias se sont jugés beaucoup plus sévèrement que ne l'a fait le Conseil de presse, très indulgent en l'occurrence, dit le rapport. Cet organisme devrait s'en justifier auprès du public et fournir l'assurance d'un regard plus critique dans l'avenir.»

Il y en a aussi un peu pour les médias eux-mêmes. «Leur pouvoir considérable en fait un puissant levier d'intégration aussi bien qu'un fabricant très efficace de stéréotypes», dit alors le texte. Il ajoute cependant que les journalistes auraient avantage à mieux être formés à la réalité interculturelle et que les salles de presse devraient s'ouvrir davantage aux reporters issus des minorités ethniques. Le petit amphithéâtre qui accueillait hier la conférence de presse en faisait la démonstration par l'absurde, avec sa salle intégralement blanche, ou presque...
 
 
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  • Lapirog
    Abonné
    vendredi 23 mai 2008 05h41
    THE GAZETTE:grosse manchette anti-Québec qui ne correspondait pas du tout au...
    contenu du rapport B-T.Qui avait intéret à calomnier ainsi le Québec et surtout qui à la Commission B-T avait la possibilité de couler cette fausse information que tous les médias , y compris les francophones, ont diffusé at large sans autres mesures de prudence.Thank you very much The Gazette of Montreal!

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 23 mai 2008 07h10
    Pas de crise démographique non plus!
    En 2006, les Américains ont accueilli 1,266,264 immigrants, soit un nouvel arrivant pour 245 Américains.
    http://www.dhs.gov/xlibrary/assets/statistics/year

    Le Québec, avec 300,000 chomeurs (dont 50,000 immigrants) et 230,000 assistés sociaux aptes au travail (dont 60,000 immigrants) en a accueilli 44,681 soit un nouvel arrivant pour 172 habitants, un nouvel arrivant par quelque 125 Québécois, alias les Francophones, alias les Canadiens français, alias nous-autres, alias les pure-laine, alias les ce-que-ns-sommes, alias les sans-noms à force de s'agenouiller devant la visite, histoire d'être inclusif au top au point de disparaitre sous le tapis. Yolande James et le Parti Libéral voudraient notre mort qu'ils ne feraient pas pire.


    http://www.mess.gouv.qc.ca/statistiques/aide-socia
    http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demogra

    A part six gros États qui ont accueilli le gros des immigrants, le reste du pays (souvent aussi homogène que le Québec français) a reçu très peu d'immigrants. En fait les chiffres font sursauter lorsqu'on les compare aux contingents qu'on accueille ici.

    Le New Hampshire (1,3 million hab) voisin a accueilli seulement 2990 immigrants, le Maine (1,3 m) 1713 et le Vermont (600,000), État le plus blanc du pays, un gros 895.
    Ces trois États, totalisant presque la moitié de la population du Québec, ont donc accueilli un grand total 5598 immigrants.

    http://www.infoplease.com/ipa/A0004986.html

    Le District de Columbia (leur capitale nationale...) a reçu 3775 immigrants, moins que notre capitale nationale. L'Iowa, qui a lancé Obama, 4086. L'Arkansas 2926, La Louisiane des cousins Cayens 2693, le Delaware 2,265, l'Idaho 2,377.

    L'Alaska, aussi grand que le Québec a accueilli 1554 immigrants, le Mississipi 1480, le Montana et ses fameux cowboys boisclairiens: 505, la Virginie occidentale 763

    Enfin le Wyoming, État de Dick Cheney, un incroyable 376, soit 118 fois moins que le Québec de Charest!

    Depuis une décennie on a vendu aux Québécois une politique complètement irréaliste d'immigration autour d'un seul chiffre : 1,4. L'indice de fécondité des Québécoises avant le dernier "babyboom" du 21e siècle qui a propulsé l'indice à 1,6. On a culpabilisé toute une génération en leur disant que ça prenait 2,1 pour se perpétuer et qu'à 1,4 on allait bientôt disparaître de la carte, à moins bien sûr d'accueillir des tonnes d'immigrants. C'EST LE MENSONGE DU SIÈCLE.

    1) En 2006, les Québécois ont fait 82,100 enfants. Comme il n'y a eu que 53,800 morts, le ratio est de 153 naissances pour 100 décès. C'est l'un des meilleurs ratios du monde industrialisé.

    http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demogra
    http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demogra

    La Suède, qui a beaucoup en commun avec le Québec (société homogène, culture unique, pays riche, nordique, pacifique, fou du hockey, social-démocrate, 8 millions d'hab.) a seulement 105 naissances pour 100 décès.

    La Grèce est à 102 et la très catholique Pologne est dans le rouge à 96, sans capoter ni ouvrir ses portes à tous vents. L'Italie et la République Tchèque sont à 95, la Croatie 85, l'Allemagne (4e puissance économique du monde) 83, la Hongrie 71, la Lithuanie 69, la Lettonie 65 et la Bulgarie, recordman absolu du berceau vide, 62 naissances pour 100 décès.
    Le "Québec qui se meurt" est à 153 naissances pour 100 décès.

    IL EST OÙ LE PROBLÈME? « C'est parce qu'on vieillit »

    http://www.migrationinformation.org/Feature/displa


    2) Le Québec compte à peine 14,3% de personnes âgées, ce qui nous place au 34e rang mondial! En fait le Québec est l'une des sociétés les plus jeunes du monde industrialisé. La France est à 16,4%, la Suède 17,6%, l'Allemagne 19,4%, l'Italie 19,7% et le pauvre et misérable Japon: 20%. Monaco, enfer du jeu sur cette terre, est au top avec 22,6% de p'tits vieux. A l'autre bout de l'échelle, le Niger, le Soudan et le Bénin sont à 2,4%, le Kenya à 2,3% et la Mauritanie à 2,2%.

    http://www.nationmaster.com/graph/peo_age_str_65_y


    3) "Le Québec n'a pas assez d'immigrants". Au recensement de 2006, on était à 11,5%,. On est rendu à plus de 12%, plus qu'aux USA. Plus que dans 41 États américains

    http://www.gcir.org/about_immigration/usmap.htm

    Le Rhode Island 11,3%
    Le Connecticut 10,9% (c'est une banlieue newyorkaise)
    L'Oregon a 8,5% d'immigrants
    La Virginie: 8,1%
    La Géorgie 7% (c'est l'État d'Atlanta)
    L'Alaska 5,9% (ce sont des Nordiques comme nous)
    Maryland 5,8% (c'est l'État de Baltimore)
    La Caroline du Nord 5,7%
    Delaware 5,7% (c'est une banlieue de Washington)
    Le Minnesota 5,3%
    Le Michigan 5,3% (c'est Détroit!)
    Le Kansas: 5%
    L'Idaho 4,9%
    Le Nebraska 4,4%
    Le NH 4,4% (ce sont nos voisins)
    La Pennsylvanie (c'est Philadelphie et Pittsburg) 4,1%
    L'Oklahoma 3,8%
    Le Tennesse 3,8%
    Le Vermont 3,8% (ce sont nos voisins)
    Le Missouri 3,7%
    Le Wisconsin 3,6%
    L'Iowa 3,1%
    L'Utah 3,1%
    L'Indiana: 3%
    L'Ohio 3% (c'est Cleveland l'un des plus populeux du pays)
    La Caroline du Sud 2,9%
    Le Maine 2,9% (ce sont nos voisins)
    L'Arkansas 2,8%
    La Louisiane 2,6% (c'est à coté du Mexique)
    Le Wyoming 2,3%
    Le Kentuky 2%
    Le Nord-Dakota 1,9%
    Le Sud-Dakota 1,8%
    Le Mississipi 1,4%
    Le Montana 1,1%
    La Virginie occ 1%

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 23 mai 2008 07h34
    Y'a rien là, y'a rien là, y'a pas d'problèmes
    Ça doit être la première fois au Québec que des commissaires affirment qu'ils ont enquêté pour strictement RIEN. Qu'il n'y avait aucun problème mais qui suggèrent 37 recommendations pour le corriger qui n'existe pas.

  • Fleurette Riverin
    Abonnée
    vendredi 23 mai 2008 08h42
    Les médias et les partis d'opposition ont tout fait pour créer une crise
    Les deux commissaires nous ont soumis un travail fouillé qui résonne comme un plaidoyeren faveur de l'équité, de la modération et des compromis, tout le contraire du Bonhomme Sept Heures de Hérouxville dont s'est inspiré Mario Dumont et de la "crise" identitaire invoqué par Pauline Marois. Tout le contraire également des fuites savamment orchestrées pour courtcircuiter le rapport par ceux qui avaient intérêt à créer la confusion et la colère des québécois.

    Monsieur Bouchard: "Il n'y a pas de crise d'accomodement, mais une crise de perception, pas de désordre, pas de chaos, rien pour créer un tel émoi". On doit conclure que c'est l'enflure médiatique qui a tout fait pour enflammer la mèche et surtout pour ne pas qu'elle s'éteigne.

    Il semble donc bien évident que la "crise" identitaire dénoncée par les deux partis fusionnés de l'opposition a été fortement alimentée et surtout exacerbée par eux et par les médias avec leurs "scoops" et leurs "clips" souvent douteux, dont entre autres le dérapagee médiatique bâti sur les "fuites" transmises à The Gazette et exploitées par une opposition criarde et survoltée voulant traire le filon jusqu'à la dernière goutte. Les médias ont fait fi de l'éthique journalistique en se basant sur des faits non avérés et des rumeurs, et en commentant abondamment un rapport qu'ils n'avaient même pas lu. Honte à tous ceux qui l'ont fait!

    Les deux partis fusionnés de l'opposition, n'ayant rien de solide et d'inclusif à nous offrir, se rabattent donc sur une constitution québécoise comme solution magique à tous les problèmes. D'après eux, il faudrait amender la constitution et en créer une québécoise pour: Les problèmes à TQS; les problèmes reliés à l'immigration, les problèmes identitaires, l'avenir de la nation, le "nous", les "ils", les "eux" devraient être brassés à la sauce constitutionnelle, bref on pourrait croire que la constitution règlerait tous les problèmes.

    Fort heureusement que le PM Charest rejette cette idée farfelue qui ne règlerait pas les problèmes mais les aggraveraient. L'amendement de la constitution nous amènerait des années de débats houleux et d'incertitudes, les "turbulences" promises par Pauline Marois prendraient toute la place pour diviser les québécois entre eux, ouvrant toute grande la porte aux chicanes constitutionnelles avec le Canada dont rêvent tous les séparatistes, en misant sur notre peur identitaire.

    Et Pauline Marois, qui a dû enlever son référendum de son programme électoral, le verrait devenir obligatoire pour faire approuver le projet de constitution par les québécois. Elle ne pourrait rêver de meilleures conditions gagnantes!...qui heureusement pour nous ne seront jamais là.

  • Zach Gebello
    Inscrit
    vendredi 23 mai 2008 09h09
    Un rapport par deux autruches ?
    Difficile de dire avec certitude si ces deux fonctionnaires en nuages ont écrit ce rapport en toute connaissance de cause ou s'ils ne sont que deux ignorants complètement naïfs. Donnons-leur alors le bénéfice du doute que ce rapport juvénile sur le plan de la réalité est dû à leur incompétence et sûrement beaucoup de pression directionnelle par le pouvoir.

    Il faut ne pas sortir souvent de sa tour d'ivoire pour ne pas savoir encore, en 2008, que les médias sont en concurrence pour des raisons purement économiques et qu'ils ne sont pas là pour "éduquer". Nos deux autruches ont glissé le mot "mondialisation" une ou deux fois dans leur rapport pour faire "in", mais on comprend qu'ils n'ont pas la moindre idée de ce que cela veut dire, de là l'énormité de leur proposition infantile de faire du Québec une société "interculturelle" dans laquelle tous les groupes se partageraient l'information et la "culture" ! Imaginons des rencontres "d'ouverture" avec les stratégistes des campagnes de Coca Cola et de Pepsi, ou Conservateurs et Libéraux !

    Le rapport absolument enfantin de Bouchard et Taylor est une incapacité intellectuelle de voir que la mondialisation fait que tous les groupes se positionnent internationale-ment dans toutes les structures sociales et politiques, faisant fi des frontières, afin de compétitionner sur toutes les ressources, intellectuelles ou physiques. Que ce soit les partis politiques, les réseaux économiques ethnoculturels, les groupes médias, les syndicats et même les églises et religions qui investissent en bourse !

    Le rapport semble être ignorant de la concurrence politique et économique qui est au coeur de cette crise au sein du groupe majoritaire ethnoculturel Québécois et dont on l'exclue de son droit légitime de participer. L'interculturalisme proposé dans ce rapport est carrément mis sur les épaules de ce groupe dont on demande de se trahir lui-même.

    Pourtant, ces deux commissaires sont eux-mêmes un symbole de la concurrence des groupes. Taylor qui reçoit 2 millions du sient et Bouchard rien de plus. Quand-même stupéfiant de les entendre sermonner les médias sur le rôle soi-disant éducatif qu'ils devraient avoir, lorsqu'eux-mêmes sont à la tête des écoles et Universités ! S'il y en a qui n'ont pas fait leur boulot !

    Ce rapport, produit consciemment ou pas, est un plan d'exclusion du groupe minoritaire canadien mais majoritaire québécois de la concurrence économique sur son propre territoire. Le premier geste de Charest de refuser de décrocher le crucifix du mur de l'Assemblée Nationale ne pouvait pas être plus grande confirmation de celà. Voilà où le "logo" identitaire des Canadiens français doit rester, c'est-à-dire à la tête de l'État sans pouvoir d'une province assujettie au vrai pouvoir à Ottawa qui n'est rien d'autre que le réseau ethnoculturel économique de l'Anglais.

    Au minimum, le peuple Québécois devrait exiger un remboursement pour ce "rapport".

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 23 mai 2008 09h38
    @ M. Jacques Noel
    D'accord avec vous mais, attention ! On est en danger de se faire traiter de raciste par M. Bouchard. La grande religion est maintenant l'importation de religions, faut se faire une raison. Tout le monde à genoux, comme de raison.

  • Isabelle Binet-Rochette
    Inscrite
    vendredi 23 mai 2008 09h40
    Cette peur de l'étranger qui nous fait trembler !
    Je suis impressionnée de voir à quel point on tremble collectivement devant ce qu'on connaît peu ou mal. Je relève ce paragraphe du rapport Bouchard-Taylor qui m'apparaît très pertinent : "Les Québécois d'origine canadienne-française doivent être plus conscients des répercussions de leurs inquiétudes auprès des groupes minoritaires. Ces derniers ont sans aucun doute été alertés récemment par l'image d'une majorité ethnoculturelle apparemment peu sûre d'elle-même et sujette à des mouvements d'humeur."
    Cela est tout à fait en accord avec le titre de cet article : restons calmes.
    Cela ne veut pas dire nier les difficultés, ne rien faire, se soumettre. Cette attitude de "tout ou rien" me donne des boutons. C'est trop facile de diaboliser l'Autre, qu'il soit anglophone né au Québec, Sri Lankais ou Algérien.
    Ce braquage risque de porter les nouveaux arrivants (car on confond trop souvent les immigrants de première génération, qui sont nés et ont grandi à l'étranger et ceux de 2e génération et plus qui vont à l'école ici, en français et qui s'intègrent par la force des choses) à plus de fermeté dans leur façon de protéger leur héritage culturel. Car nous (les francophones de souche) ne sommes pas les seuls à avoir peur pour notre identité... et pour eux comme pour nous, la peur est bien mauvaise conseillère.

  • Ken Ko
    Inscrit
    vendredi 23 mai 2008 09h57
    Rire de mort
    Encore une fois, ca démontre un point undéniable...you people talk too much!! Si vous vous réfléchissez plus que vous parlez à haute voix, peut-être on peut régler des questions plutot mineures.

  • Bernard Gervais
    Abonné
    vendredi 23 mai 2008 09h59
    Un rapport sérieux mais qui ne règle rien
    Le fameux rapport Bouchard-Taylor a enfin été publié hier. Pas de doute, il s'agit d'un document sérieux et très détaillé (300 pages !). Les commissaires, on le voit bien, ont beaucoup travaillé.

    Un surprise : même si on lui demande de faire bien des efforts, le texte est assez nuancé et semble beaucoup moins moralisateur envers la majorité francophone du Québec que ne l'aurait souhaité la Gazette.

    Malgré quelques contradictions, ce rapport contient certaines idées intéressantes, notamment celle de délaisser le multiculturalisme à la Trudeau pour l'interculturalisme.

    Cependant, le document ne propose pas vraiment de solution réelle à la question des accommodements raisonnables et à la crise identitaire que vivent les Québécois.

    De plus, à voir comment le Gouvernement a réagi, hier, à l'une des recommandations des commissaires (ceux-ci proposaient le retrait de tout symbole religieux à l'Assemblée nationale, demande qui, à peine connue, a été aussitôt rejetée par tous les députés), on devine le sort qui attend ce rapport qui a pourtant coûté 5 millions $ aux contribuables !

  • andré michaud
    Inscrit
    vendredi 23 mai 2008 11h12
    Etre calme et résolu
    Je crois aussi que l,affaire des accomodements raisonables a été très très exagérée. Aucune loi ne peut nous protéger des moumounes prêts à accepter n'importe quoi, même si aucune loi ne les oblige...

    Un point très important est de mieux intégrer au marché du travail les nouveaux québécois et ne plus trainer de façon exagérée la reconnaissance des acquis dans leur pays. C'est révoltant de mettre de côté tant de compétence...

    J'appuie la proposition de M.Charest de faire signer aux nouveaux venus une reconnaissance vis-à-vis la laicité de l'état, l'égalité de sexe, et l'engagement à apprendre le français.

    Cependant il me semble essentiel que TOUS les employés des postes reliés au secteur public et para-public n'affichent pas de signes religieux

  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 23 mai 2008 11h49
    bien entendu les médias...
    ...plus l'ignorance et le refus à l'ouverture."Reposons donc clairement la question: est-ce encore une fois la faute des médias?", ben voyons donc, il n'y a qu'à regarder la première page du site avec en-dessous votre article le tas d'autres qui sont dans la même lignée, le même acabit pour la même problématiqe. Voyons donc, on ne va pas dire que les médias marchands ne cherchent pas à vendre, ce serait amplement hypocrite. C'est comme les curés qui font des sermons alors qu'ils s'en foutent littéralement de ce qu'ils disent. De toutes façons Le Devoir est lu par une population si infime que cela ne va pas changer le monde...L'Histoire ne se fait pas au Québec ni au Canada.

  • LeRévoltéTranquille
    Abonné
    vendredi 23 mai 2008 12h10
    @ Ken Ko et les problèmes mineurs
    Oui, effectivement, étant membre de la majorité francophone au Québec, j'aimerais bien régler des problèmes somme toute mineurs comme par exemple l'indépendance politique du Québec et sa séparation constitutionnelle du Canada, mais le malheur, voyez-vous, on aura beau parler indéfiniment, PERSONNE n'écoute.

    Alors ne vous étonnez pas si l'indépendance est déclarée unilatéralement bientôt sans s'occuper des anglos canadian, étant donné qu'ils ne se sont pas donnés la peine de nous écouter, one way minded vous connaissez sûrement, avant.

  • LeRévoltéTranquille
    Abonné
    vendredi 23 mai 2008 12h34
    Soyons sérieux, maintenant !
    Suite à l'enflure Québecorienne des mois de janvier et février 2007, les Québécois ont sauté aux conclusions et n'ont pas réfléchi à l'orientation tordue du torchon de sondage que le JdeM a acheté à Léger-(Vraiment)Léger pour publier dans ses pages et a laissé commenter par la sommité médiatique intellectuelle internationale qu'est Richard Martineau et son beau bidon d'huile à feu.

    D'autre part G Bouchard et C Taylor ont très bien décodé le désintérêt et la panique du gouvernement (???) de Patapoof One-&-A-Half à l'approche des élections avec une crise qu'ils ne voualient manifestement pas gérer et noyer le poisson au plus vite.

    Mais ce poisson a muté en monstre du Loch Ness-Memphrémagog-Pohénégamook grâce aux bons soins des sages commissaires qui ont encaissé ce petit en-cas à leur salaire pharaonique de professeurs agrégés et qui ont répondu en substance, et un peu comme la Cour suprême du Canadéa le fait quand elle veut s'en laver les mains face au législatif lâche et désorienté:

    Arrangez-vous avec vos maudits troubles, faites vot' job pour une fois, légiférez, convainquez et gouvernez, bande de pleutres paresseux !

    Souhaitons que les bouffonneries libârales vont bientôt cesser et pour longtemps, bien que je soupçonne nos compatriotes anglos et certains des néos de récompenser encore une fois un gouvernement libâral qui ne fait rien d'autre que de les laisser vivre sans entraves leur rêve amâricain en anglâ...

  • Marie Lauzier
    Inscrite
    vendredi 23 mai 2008 12h48
    La balle est dans notre camp
    Les sages -entourés d'une équipe qualifiée- ont écouté, observé, cherché. Ils nous proposent 37 pistes de solution. La balle est dans le camp des citoyens et de la classe politique.

    Ceux qui désirent vivre dans une société harmonieuse et juste prendront le temps de lire le rapport et verront lesquelles des 37 pistes peuvent être soutenues et appliquées.

    Les autres, ceux qui aiment bien perpétuer la guéguerre de tranchée, ridiculiseront les commissaires et le fruit de leurs travaux.

    Cette commission Bouchard-Taylor est une des grands événements vécus depuis le Québec moderne. La suite des choses nous appartient:

    1. On piétine. Les Québécois d'origine canadienne française mourront lentement tout en restant race pure.

    2. On applique. Les Québécois d'origine canadienne française survivront longtemps car des greffons se seront joints à eux dans le même terreau fertile. Encore faut-il que ces greffons ne subissent pas le rejet.

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    vendredi 23 mai 2008 12h52
    Le paroxisme de la vertu au Québec
    La réaction première et critique à faire de ce rapport consiste de dire qu'une nation précaire comme celle du Québec sur ce continent ne mérite pas de se faire traiter comme une majorité potentiellement oppressante pour ses minorités. L'État québécois aussi provincial soit t'il a amélioré ses rapports avec les autochtones, cet État garantit un traitement royal pour sa minorité anglophone, lui construit un hôpital universitaire pour une population moindre que celle des Québécois francophones.

    Le Canada comme pays à la fois unitaire et fédéral s'est construit dans le sillage de la colonie britannique sans jamais de rupture mais plutôt dans la continuité avec Londres. Autrement dit, nous vivons Québécois dans une drôle de démocratie qui a été élaboré dans un cadre colonialiste qui nous a marqués et qui subsiste par plusieurs aspects.

    Gérard Bouchard a volontairement ignoré notre état national de sujétion à cette condition politique d'héritage colonial où autrement s'il la considéré c'est pour déduire que celui ci nous aurait aliénés à un point tel que nous sommes susceptibles d'encourager des états xénophobes importants. La majorité des Québécois de souche et plusieurs parmi ceux d'immigration récente ne partagent pas son point de vue. N'a t'il pas hier à peu près ceci: "nous avons passé pas loin l'année dernière d'un dérapage". À ce que je sache, nous n'avons pas connus à Montréal d'émeutes raciales, de manifestations hostiles à l'immigration.

    Serions nous à ce point des "catholiques" qui s'ignorent marqués par la succession des générations que nous ne pouvons nous empêcher de vouloir se percevoir comme les gens les plus purs et vertueux de la planète. G.Bouchard est catholique comme son collègue Taylor si ce n'est qu'il est un "catholique laïque".

    Lorsque la laïcité républicaine sans inter culturalisme devient une probable manifestation d'intolérance c'est que le mouvement du relativisme occidental post moderne est allé beaucoup trop loin aussi. C'est également une piste pour comprendre la dérive du multiculturalisme.

  • Richard Gingras
    Abonné
    vendredi 23 mai 2008 13h24
    C'est bien sur encore de notre faute
    Avant les curés nous ont dit quoi penser, avec pour résultat que plus personne n'accepte que la religion dirige nos vies. Je n'accepte pas les conclusions de ce rapport parce qu'elles sont teintées de culpabilité judéo-chrétienne. Dehors les vieux cons.

  • André Loiselet
    Abonné
    vendredi 23 mai 2008 14h07
    Plusieurs ne sont que des dindes à remplir
    Si on croit tout ce que le journal canadian The Gazette, qui ignore tout de la culture québécoise et qui fait ses preuves d'anti-québécois tous les jours, on ne mérite que de se faire bien berner...
    Il ne manque aux lucides souhaits de la commission B-T que les dents que l'opposition ne manquera pas de fournir. Ne faisons pas d'angélisme...

  • Ken Ko
    Inscrit
    vendredi 23 mai 2008 16h06
    @ Francois Caron
    Je serai très étonné si le Québec declare dans une façon unilatérale son independance, pas parce que je ne crois vous n'êtes pas capable de prendre une decision claire, mais vous le faites en sachant vous n'avez les moyens pour vous soutenir. Le Québec recoit beaucoup plus de nos impots du pays que vous envoyez à Ottawa; je n'ai aucun problème que nos impots servent à appuyer vos programmes de garderies et de l'education sauf que au lieu d'un gros merci, nous sommes toujour accusés de faire un complot contre le Québec. Si la majorité des franco-quebecois votent pour quitter le Canada, SVP n'oubliez pas vous serez responsable pour votre concitoyens viellisants, pour laquelle les mêmes majorité francophones ne mettent pas autant d'importance à se rajeunir. En plus, vous accusez les nouveaux arrivants d'ingrats parce qu'ils n'intègrent pas à la société quebecoise quand la majorité d'entre eux s'occupent plutôt à chercher des emplois et n'ont aucune problème pour adopter les us et coutumes québecoises. Soyons realistes!

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    vendredi 23 mai 2008 18h48
    @ Ken Ko
    La semaine dernière La Presse a publié une analyse de Michel Girard sur les taxes et impôts perçus au Québec par les gouvernements de Québec et Ottawa. Il est proposé que les québécois et leurs corporations ont contribué $44 milliards au trésor fédéral en 2007. Le fédéral retourne $14 milliards en équalisation et subsides à la recherche, l`infrastructure, etc. Vous faites des commentaires fondés sur des impressions fausses. Vous devriez vous limiter à ce que la réalité contribue dans ce domaine. Le gouvernement canadien utilise les $30 milliards restants pour des tâches nationales et internationales hors-Québec. Dès lors vous comprenez maintenant pourquoi le Canada travaille si fort, avec des moyens honnêtes et malhonnêtes, pour empêcher l`indépendance du Québec.

  • EPlante
    Inscrit
    vendredi 23 mai 2008 18h56
    Rien de neuf sous le soleil, mais...
    Je crois fermement que la Commission Bouchard-Talor n'a pas été mise sur pied "après qu'une série de nouvelles concernant des relations conflictuelles entre membres de communautés religieuses et la population francophone eurent fait les manchettes", mais bien qu'elle fut simplement commandée par TOUTE la population québécoise! Bien au-delà des perceptions, les médias ont montré le malaise: la peur de certains, l'ignorance des uns et un désir d'affirmation culturelle et religieuse pour les autres. Et ce, pour tous les groupes confondus.

    En plein conflit, pour ne pas dire crise, notre Premier Ministre Jean Charest, grâce à un gouvernement minoritaire, n'a d'autre choix que de créer LA Commission. Ça commence à chauffer... De précieux échanges s'entamment entre NOUS. (Le NOUS est citer dans le concept d'Inter-culturalisme.) Un désir de solidification de son identité pour les uns, et son affirmation pour les autres.

    Se respecter et tenter de comprendre l'Autre. L'autre culture, l'autre coutume, l'autre histoire et l'autre rêve. Voilà mon voeux.

    Le Québec a aussi son histoire, ses rêves et ses pleurs. Cette magnifique terre des hommes qu'est le Québec surprend tous le monde lors de cette commission. Le Québec désir s'exprimer. Un désir de dire que nous aussi notre histoire nous tiens à coeur. Un désir de faire respecter ses droits car il s'est fait, plus souvent qu'à son tour, voler ses rêves. Le Québec francophone, Catholique et société laïque nous parle un peu plus fort cette fois. Et je crois que ce ne soit que le début.

    Marchant sur des oeufs, M. Charest a affirmer l'importance de l'histoire du Québec et de son incessant combat à livrer pour préservé sa langue dans un contexte nord-américain. Après cette affirmation clair, ne reste qu'a légiférer et à ouvrir une constitution. Préserver non seulement sa langue, son histoire et ses valeurs communes, mais ses richesses aussi. Ses magnifiques richesses naturelles.

    Les Québécois auront posé des balises et réaffirmé de façon on ne peut plus claire leurs valeurs communes. N'usons pas de mauvaise foi comme le font parfois certain média anglophone. Ils ne représentent pas la majorité.

    Comme je suis fier de NOUS! Continuons ce doux combat... ensemble. Le meilleur est à venir...

  • Alex Lefrançois Leduc
    Inscrit
    vendredi 23 mai 2008 21h23
    @ MM Noël et Bousquet
    Les statistiques, on leur fait dire ce que l'on veut. Je ne vois pas en quoi d'accueillir davantage d'immigrants serait une tare pour le Québec: c'est plutôt une richesse. M. Noël, vous amenez des arguments qui veulent contredire le discours des politiciens sur la nécessité de l'immigration, soit. Mais on s'en fout de savoir si, pour "nous", l'immigration est nécessaire: est-elle néfaste? Assurément non. Alors pourquoi ce discours teinté de propos anti-immigration? Vous avez peur pour le français? Pour la culture québécoise? Alors soyons-en fiers et montrons-les à ceux qui viennent immigrer ici plutôt que de se refermer et faire l'autruche.

    Et, pour votre information, un québécois n'est pas nécessairement un "pure laine" blanc et francophone, que ça vous plaise ou non. Vous mêmes n'en êtes probablement pas un: nous sommes un peuple d'immigrants! Et si le Québec fait trop d'à plat ventrisme, comme vous dites, et que les "States" font si bien en matière d'immigration, allez donc visiter nos voisins du sud voir si la situation est si merveilleuse. Sans négliger la frontière mexicaine. Vos comparaisons boiteuses ne tiennent manifestement pas debout.

    Disparaître sous le tapis? Il y a d'autres choix possibles, messieurs, entre la méthode forte de l'exclusion et celle de la disparition sous le tapis, que vous croyez voir. Le Québec en est probablement le meilleur exemple.

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    samedi 24 mai 2008 00h22
    The Gazette depuis 2003 ont souvent les scoops....curieux non.
    Qui a donner la nouvelle à la Gazette? Monsieur Charest vous ne semblez pas vous en inquiété. Les nerfs! Sortez de vos cachettes esprits fédéralistes qui chechent à nous exterminés par tous les moyens.
    Pas besoin de deux tapis, un pour les pieds et un rouge pour la visite. Normalement la visite ne colle jamais chez-vous. Tant qu'aux carpettes elles ne sont jamais mur à mur elles servent à protéger ton plancher. LA quelle préférez-vous? Suis-je dans le ton...

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