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La fin de l'Histoire?

20 mai 2008  Québec
Le président Sarkozy a dit, il y a dix jours, aimer d'un même grand amour le Canada et le Québec, et surtout ne pas vouloir choisir entre l'amitié de l'un et de l'autre. Or toute l'histoire des 40 dernières années démontre qu'il y a des moments où un choix doit être fait, une préférence, exprimée.

Il en a été ainsi en 1970, au moment de la création de l'Agence de coopération culturelle et technique, alors que Robert Bourassa était premier ministre et Georges Pompidou président de la République; en 1985, lors de la mise sur pied des Sommets de la Francophonie, sous René Lévesque et François Mitterrand; en 1998, dans le dossier de la diversité culturelle, sous Lucien Bouchard et Jacques Chirac.

À chacune de ces occasions, comme dans beaucoup d'autres, la France, en mettant son poids dans le même plateau de la balance que celui du Québec, lui a permis de prendre sa place, de parler de sa propre voix et de rayonner sur la scène internationale, ce que lui refusait le gouvernement canadien. Ce faisant, la France a accepté de froisser ponctuellement le gouvernement fédéral. Sans cet appui indéfectible, le Québec ne posséderait pas la personnalité internationale qui est la sienne aujourd'hui et serait resté en cette matière, au grand plaisir de plusieurs au Canada, une province comme les autres.

Nicolas Sarkozy souhaiterait, si on comprend bien le sens de sa nouvelle doctrine de l'amour universel, que la France demeure dorénavant neutre en toutes circonstances et n'appuie plus jamais le Québec dès le moindre froncement de sourcils du côté d'Ottawa.

Le président français serait-il devenu un émule de Francis Fukuyama, cet historien américain qui, après la chute du Mur de Berlin, avait, se trompant royalement, prévu la fin de l'Histoire? Croit-il vraiment qu'il n'y aura plus jamais de litiges entre Québec et Ottawa, que l'Histoire se figera et que la France n'aura plus à choisir le Québec comme l'ont fait, lorsque c'était nécessaire, tous ses prédécesseurs depuis Charles de Gaulle?

Plusieurs de mes interlocuteurs ces jours-ci à Paris m'ont dit s'être fait répéter sur tous les tons que, la «souveraineté étant morte et enterrée» (air connu et usé, depuis le retentissant cri de Pierre Trudeau en 1967: «Le séparatisme est mort»), la France se devait de tourner la page et de s'engager dans une nouvelle ère de «realpolitik»...

Pourtant, le mouvement souverainiste est toujours vivant, et si le PQ, son principal mais non seul vecteur, a été gravement affaibli lors des élections de 2007, il retrouve aujourd'hui de la vigueur, les élections partielles de lundi dernier en donnant la preuve. Mais ce qui est en cause, au-delà de la reconnaissance éventuelle d'un Québec souverain par la France, ce ne sont ni le nombre de visites ministérielles françaises à Québec à l'occasion du 400e, ni la coopération d'égal à égal que pratiquent la France et le Québec depuis de nombreuses années; non, c'est l'application concrète de la doctrine Gérin-Lajoie sur laquelle repose notre existence juridico-politique sur la scène internationale.

Les autonomistes de l'ADQ l'ont bien compris en affirmant craindre une canadianisation des relations France-Québec, une modification de l'équilibre atteint dans le triangle Paris-Ottawa-Québec. Car cette revendication du Québec d'exister par lui-même, grâce particulièrement à des actions concertées avec son partenaire et allié français, n'est pas une exigence des seuls «séparatistes» mais de tous les partis politiques québécois.

Nicolas Sarkozy prétendait vouloir rompre avec la politique étrangère de la France parce qu'elle était trop soumise à des intérêts mercantiles et pas assez sensible aux violations des droits de la personne à travers le monde. Ce qui est sûrement vrai et ce qui méritait, en effet, en Afrique et ailleurs, des changements réels. Puis vinrent le colonel Kadhafi, de la Lybie, qui planta sa tente pendant une semaine tout à côté des Champs-Élysées, et ensuite le président Bongo, du Gabon, qui obtint la tête du secrétaire d'État à la Coopération et à la Francophonie, J.-M. Bockel, celui-ci ayant eu le malheur d'annoncer l'acte de décès de la Françafrique. Depuis, comme l'a écrit Le Monde, la diplomatie de la France est devenue littéralement schizophrène.

Si, pour de telles mauvaises causes, le président de la République change d'idée et recule, il n'y a pas de raison que, pour une bonne cause comme la nôtre, celle de la pérennité d'une nation majoritairement francophone en Amérique qui passe par son affirmation dans le monde, il ne fasse de même.

On a pu croire que la messe était dite. Or les choses bougent, et vite. Ce ne sont pas tous les Français et tous les dirigeants français qui pensent comme M. Sarkozy. Les amis du Québec se mobilisent. Même le sénateur Raffarin, qui a mis le feu aux poudres en annonçant le changement à venir, rectifie le tir! Du côté du gouvernement du Québec, on assiste à un changement de discours par rapport à la semaine dernière, alors que le premier ministre tentait de justifier l'injustifiable, c'est-à-dire la présence, plutôt que la sienne, de la gouverneure générale du Canada au lancement des fêtes à La Rochelle et qu'il approuvait les contre-vérités historiques assénées par Stephen Harper au sujet de la naissance du Canada.

Jean Charest est plus prudent, parce que les partis d'opposition et des représentants de la société civile l'ont rappelé à ses devoirs et à sa responsabilité: il doit défendre les intérêts du Québec, y compris une certaine idée des relations entre la France et le Québec. Mais il ne s'agit pas seulement de rencontrer le président Sarkozy, il faut le convaincre.

Louise Beaudoin est membre associée au CERIUM, chargée des questions de francophonie internationale, et professeure invitée au Département des littératures de langue française de l'Université de Montréal.






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  • Claude Archambault
    Inscrit
    lundi 19 mai 2008 22h38
    Et si?
    « Et si la France penche en faveur du Canada lors du prochain conflit? Pire encore, si c'est la Marois qui est au pouvoir à ce moment?

    Seul les fous ne changent jamais de position. »

  • Guy Borremans
    Inscrit
    mardi 20 mai 2008 06h46
    L'avenir de l'homme?
    « J'ai toujours admiré Louise Beaudoin; je l'admire encore ce matin . Elle dit ce qu'il faut dire et redire, devant les aplat-ventristes, les gérants de super marchés que sont nos dirigeants actuels.Elle a de la geule Beaudoin. Elle n'a pas besoin de mettre des culottes. Les autres, de toute façon, Sarkosy en tête, n'ont que des caleçons long. Ils sont tellement frileux les pauvres. L'avenir de l'homme serait-il vraiment la femme comme l'a dit Aragon! »

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    mardi 20 mai 2008 07h54
    L'ordre marchand vs l'état nation: Les pions, Sarkosy et Charest.
    « http://www.vigile.net/Les-pions-Sarkosy-et-Charest

    Jean Claude Pomerleau »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 20 mai 2008 08h01
    PQ +ADQ plus fort que le PLQ
    « Le PQ et l'ADQ auront beau déchirer leurs chemises sur la place publique avec l'amour affaibli de la France envers le Québec, ils n'iront nulle part si ces 2 partis qui n'acceptent pas comme le PLQ, la fédération centralisatrice canadienne actuelle, ne forment pas un coalition ou ne fussionnent pas.

    M. Charest avec son parti très provincial du PLQ va gagner la prochaine élection avec son groupe d'anglais qui vote pour lui, ce qui lui donne automatiquement 30 comtés sur quoi il pourrait se bâtir une bonne majorité. »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    mardi 20 mai 2008 10h59
    Tergiversations
    « Vous avez sûrement raison sur le fond mais il ne faut pas blâmer les Français et leur président d'être un peu confus sur la question Québec-Canada. Il y a 28 ans aujourd'hui les Québécois ont rejeté la notion simple de donner un mandat au gouvernement québécois de négocier la souveraineté-association avec le reste du Canada puis, une deuxième fois en 1995, ils ont rejeté la souveraineté pour le Québec. Ce, malgré le support indéfectible de la France dans la démarche que déciderait de prendre le peuple québécois.

    Depuis plus de 30 ans cette question est débattue au Québec mais, ultimement, on demeure Canadiens. La France se trouve donc en terrain très fragile pour offrir son appui au Québec à l'encontre du Canada - lorsque la question se pose - alors que les Québécois eux-mêmes ne cessent de tergiverser. »

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mardi 20 mai 2008 11h13
    Et les Québécois, eux, que veulent-ils?
    « Quand est-il des principaux intéressés, à savoir, les Québécois? Comment peut-on exiger des Français une ferveur envers l'indépendance du Québec que le peuple lui-même n'a jamais eue incontestablement? Même actuellement, à des fins purement électoralistes, le P.Q. camoufle dans une rhétorique qui lui est coutumière depuis 40 ans, "son option" (laquelle au juste???) essentiellement dans le but de ne pas "effrayer" l'électorat et de reconquérir le pouvoir! Les Québécois ont toujours "branlé dans le manche" et on voudrait ensuite que la communauté internationale et les Français, au premier chef, soient plus "convaincus" que nous de la nécessité de "se brancher"! Foutaise!!! »

  • Jean-G. Lengelle
    Inscrit
    mardi 20 mai 2008 11h32
    Le problème de la bi-nationale
    « Rengaine ta rengaine, chantait Yves Montand.
    Si Mme Beaudouin a choisi d'acquérir la nationalité française pour des raisons aussi obscures que ridicules, eh bien qu'elle l'assume! On ne peut servir deux maîtres!
    Si Sarko est son Président choisi elle se doit d'obéir, et abandonner toute velléité de séparatisme et toute velléité de critiquer tout ce qui bouge!
    Pourrions nous espérer que Le Devoir finisse par tirer un trait sur les chroniques de cette éternelle insatisfaite? »

  • margarita farias
    Inscrite
    mardi 20 mai 2008 11h35
    La France a toujours démontré de la sympathie pour le Québec.
    « Aujourd'hui nous sommes en présence d'un président,...disons un peu spécial, mais les temps changent et les autorités aussi. La France a toujours démontré un penchant amical envers le Québec, et l'approche restera au passage du temps, évidemment nous ne sommes pas rendus au pays crédité, mais si cela arriverait un jour, notre mère patrie saura nous appuyer. Alors, pourquoi tant des soucis? »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    mardi 20 mai 2008 11h40
    La pauvreté des hommes politiques actuels est flagrante
    « On détourne même l'histoire quand on est faible.

    Sarkosy est un petit homme plein de complexes et Harper est un petit homme politique sans majorité qui a hériter du pouvoir à cause de l'imbécilité de Chrétien, mauvais archi-mauvais descendant de Trudeau.

    Charest lui fait semblant d'être premier ministre Québecois , mais en fait il est un conservateur fédérale notoire qui a comme « adverssaire» un Dumont conservateur lui aussi.

    Et avec la commission bouchard taylor on nous mettra le nez dans notre caca en disant de nous accommoder des non accommodants qui même plus que minoritaire, nous imposent avec la charte des droits et liberté leurs façons de vivre du 15e siècle... »

  • Denis Fournier
    Abonné
    mardi 20 mai 2008 11h56
    il faut retourner en politique
    « chere louise
    vous avez raison sur ce texte. vous devez retourner en politique pour que le Quebec devienne souverain. »

  • Denis Simard
    Abonné
    mardi 20 mai 2008 12h17
    La fin de l'histoire?
    « Non madame, avec les péquistes , il n'y aura jamais une fin de l'histoire.
    Ils s'organiseront toujours pour tenter de la réécrire.
    Ce qu'ils reprocheront toujours aux autres, à ceux qui peuvent sont pas péquistes.
    DS »

  • Gagne Joss
    Inscrit
    mardi 20 mai 2008 14h26
    Et puis après ?
    « Nous avons été incapable depuis 40 ans de faire le pas soit une déclaration unilatérale d'indépendance, ce qui aurait placé la france et nos autres allées a nous appuyer comme pour le kosovo ce qui fait que nous sommes en premier lieu canadien où canadian selon notre langue, le reste n'est que rêve et fumisterie d'un parti décati et la france ne fait que constater le fait »

  • François Beaulé
    Abonné
    mardi 20 mai 2008 17h13
    Les souverainistes possèdent la vérité
    « Madame Beaudoin ne démontre pas que le Canada aurait tenté de torpiller la création des organismes qu'elle énumère avant d'écrire: «à chacune de ces occasions, comme dans beaucoup d'autres». Lesquelles?

    Les indépendantistes cultivent leur paranoïa ensemble. Selon Mme Beaudoin, le Canada est l'ennemi du Québec comme l'Angleterre était jadis l'ennemie de la France. Les descendants de Montcalm et de Wolfe se sont réconcilliés. La France et l'Angleterre font partie de l'Europe, ce sont des alliées. Mais, selon Louise Beaudoin, le gouvernement du Canada trame de sombres complots avec la gouverneure dans le seul but de faire du tort au Québec. Allons donc!

    Sarkosy aime le Canada et le Québec et cela déplait souverainement à Mme Beaudoin. Il faudrait lui répéter que la majorité des Québécois aime le Québec et le Canada. Mais ce serait inutile, car elle et ses acolytes possèdent la vérité.

    Quand Mme Beaudoin prétend que la pérennité du Québec français passe par son affirmation dans le monde, elle écrit n'importe quoi. La pérennité du Québec comme nation distincte nécessite que les Québécois se reproduisent en nombre suffisant et expriment par le fait même leur désir de vivre. À cette condition incontournable malgré les élucubrations de Louise Beaudoin, le Québec continuera de s'affirmer à sa juste mesure. »

  • Genest Jean-Claude
    Inscrit
    mardi 20 mai 2008 17h24
    Vive le Québec libre.........de ses frustations !
    « Une nation ne reproche pas les autres, elle EST!La France ne mérite pas vos reproches.D'ici, je lis et j'entends un petit groupe de "colons" qui ne parle pas "Anglais" manquant d'ouverture et ayant une connaissance limitée du Français qui s'engueule de tout et de rien à tout venant en attendant la fête au village..Le temps est à la construction, pas aux lamentations. Vive le Québec libre...de ses frustations ! »

  • Christian Ranger
    Abonné
    mardi 20 mai 2008 18h25
    à quand un discours qui pense à la France?
    « Madame Beaudoin,

    Certes, les Présidents français ont le loisir de choisir d'appuyer le Québec et le Canada. Il ne s'agit toutefois pas d'une relation exclusive: être davantage pro-Ottawa ne veut pas dire être moins pro-Québec. Nicolas Sarkozy, comme ses prédecesseurs, a d'ailleurs le droit de choisir, ce qui ne remet pas en cause le droit de s'abstenir. Rappelons que la simplification manichéenne a plus récemment été employée par Bush que célébrée par Charest ou Marois: ce ne sont pas ces derniers qui ont cherché à édifier en axiome le "you're either with us or you're against us".

    Sans souscrire à votre thèse qui - tristement - fait dépendre l'existence internationale du Québec au dire du président français, on remarque de votre texte que, hormis la lourde responsabilité qu'il impute à l'Élysée, ne fait aucun état de l'intérêt français dans ce dossier. Vous pouvez vouloir en déconfire avec le realpolitiks, cet austère et parfois amer calcul de l'intérêt. Cela ne vous autorise cependant pas à parler du choix qu'a à faire le président Sarkozy sans invoquer l'intérêt français.

    Vous n'ignorez pas que Sarkozy, se refusant le modèle américain par fierté et par sentiment national - et aussi parce que ça ne va pas si bien chez nos voisins du sud - est mis à mal par les échecs de la gauche française à redonner à l'Hexagone un nouveau souffle. Il se cherche des options dont le Canada - et possiblement le Québec, voir plus fortement le Québec - font partie: feuille de route fiscale exemplaire, protection d'un certain espace pour les politiques sociales, discours communautaire plus intégrant et moins républicain face à l'immigration. Bref, Amérique moins acerbe. S'il est grossier, je vous le concède, de vouloir récupérer La Rochelle au profit des nationalistes canadiens, il n'est pas ridicule - loin de là - pour la France de regarder vers nos côtes.

    Souhaitons que le Québec sache montrer à la France pourquoi il mérite son appui, plutôt que d'espérer que la France appuie le Québec sans réfléchir: ce serait plus rassurant.

    Un Québécois en sol étranger »

  • Michel Galarneau
    Abonné
    mardi 20 mai 2008 18h46
    oportunisme.
    « je l'ai déjà dis comme les Britaniques les Français sont des oportunistes. "PS" surtout leurs élites respectives.Moi les Français et les autres...!Cest a nous de prendre cequi nous reviens,meri. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mardi 20 mai 2008 20h26
    Encore une histoire de vessies.
    « Soit que la dame ait l'esprit tordu, qu'elle soit obsédée par l'idée fixe de son exclusivisme rétrograde ou qu'elle soit envoûtée jusqu'à l'aveuglement par son omnipotent et prétentieux étalage d'omniscience politique (épave du landrysme du siècle dernier), son insistance à déformer l'histoire amène tout lectorat le moindrement lucide et détaché des chaînes du néocolonialisme séparatiste, à décrocher. Madame pérore, ergote et signe cette ampoulade de son cru :

    «Or toute l'histoire des 40 dernières années démontre qu'il y a des moments où un choix doit être fait, une préférence, exprimée».

    Tout Québécois lucide a compris que «ce timbre de sa démagogie» cherchait à affranchir une perverse livraison de l'histoire manipulée jusqu'à la défiguration. Immunisée contre tous les virus de la déchéance sécessionniste, la vaste majorité des Québécois scolarisés et les rênes de sa liberté bien en main, connaît l'univoque version de la réalité, à l'effet que :

    « Toutes les histoires des 40 dernières années de la mouvance séparatiste démontrent que l'étapisme de la tromperie et que les moments forts de la fourberie sécessionniste se sont multipliés, mais que le choix du NON aux duperies de Landry et de ses prédécesseurs fut exprimé démocratiquement et qu'une union canadienne, à remodeler et à remettre aux normes de la modernité, fut et demeure une préférence sciemment exprimée ».

    La dame ne cherche-t-elle pas à lessiver les boîtes crâniennes des toxicos de son intégrisme naufrageur, dans l'espoir d'amener ses criards propagateurs à honnir Sarkozy autant que «elle et son gouvernement de l'époque» sont arrivés à amener les badauds accros de leurs fiels, à haïr la Reine la plus honorable et la plus respectée des têtes couronnées, au monde? En bout de ligne, la dame ne cherche-t-elle pas à allumer les mèches des derniers de ses artificiers, les pétards séparatistes et felquistes résiduels de la mégapole des nids de poules, afin d'offrir à Sarkozy, l'ami des Desmarais, des Chrétien, des Charest et autres poussahs des loggias des fortunés, un «feu d'artifice mémorable», alors qu'il se joindra, à l'automne prochain, aux festivités entourant le 400e anniversaire du Québec de l'à-plat-ventriste Jean Charest.

    Épargnez-nous, chère veuve du politique, des histoires de vos amitiés particulières! C'est déplorable qu'en 2008 encore, une femme d'un si fort potentiel prenne toujours et plus que jamais les vessies de son doctrinaire intégrisme pour les lanternes de son obscurantisme!

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Hoe Bee
    Inscrit
    mardi 20 mai 2008 23h41
    Sarkozi va choisir le québec
    « c'est le meilleur des deux monde... »

  • Robert Lavigne
    Abonné
    mercredi 21 mai 2008 08h04
    ce que Fukuyama a vraiment dit
    « Il ne faut pas etre simpliste en se referant a l'idee ou concept de la Fin de l'histoire de Fukuyama qui lui-meme s,appuyait sur l'interpretation qu'a fait Alexandre Kojeve de la philosophie de l'histoire de Hegel...il s'agit en fait de la fin de l'evolution ideologique de la pensee humaine sur les principes fondamentaux de l'organisation politique ..pretendant alors que la democratie liberale en etait son aboutissement...ce qui est discutable bien sur...mais je trouve dommage que vous l'historienne de formation vous en simplifiez son sens.....
    Robert Lavigne Wuhan Chine »

  • Jean Leroux
    Inscrit
    mercredi 21 mai 2008 08h34
    Bon, madame la péquiste déchire sa blouse à nouveau!!
    « Madame Beaudoin déchire sa chemise encore une fois - tout comme les autres vieux péquistes usés qui ne savent plus quelle astuce utiliser pour réécrire l'histoire et endoctriner les québécois. La France ne choisira pas le Québec au détriment de son amitié avec TOUT le Canada. La France a plus de relations commerciales maintenant avec l'Ontario qu'elle n'en a avec le Québec. Qui plus est, la France comprend finalement que la seule véritable "nation" francophone au Canada est celle de TOUS les francophones du Canada qui vivent majoritairement au Québec et un bon nombre d'autres dans les autres provinces canadiennes (dont la très fière nation acadienne et les franco-ontariens!). Heureusement que madame Beaudoin peut compter sur La Pravda du PQ pour avancer son révisionisme et ses positions archaiques. En passant, madame Beaudoin, la France encourage fortement tous ses citoyens à apprendre l'anglais et d'autres langues au lieu de se refermer sur soi comme les péquistes disent aux jeunes québécois de souche canadienne-française de le faire. Toute nation qui mérite ce nom favorise l'ouverture sur le monde et non pas le nombrihilisme ou le nationalisme à outrance. »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    jeudi 5 juin 2008 14h02
    @ Jean Leroux MMe Beaudoin a déchiré sa chemise pour que soit reçu convenablement Mario Dumont en France
    « Réponse tardive mais nécessaire. Un peu de nuance monsieur Leroux. La péquiste comme vous la nommez a permis que Mario Dumont soit reçu en tant que Chef de l'opposition du Québec en France dernièrement. C'était un précédent et par le fait même une insulte pour un parlementaire québécois. Sans elle et plusieurs péquistes, ce dernier perdait la face et revenait au Québec sans aucune invitation des dirigeants français. On ne fait pas de politique partisane au détriment des intérêts du Québec. »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mercredi 18 juin 2008 06h17
    La dépendance du Québec
    « Madame Beaudoin se plaint de la dépendance du Québec vis-à-vis du Canada, mais admet qu'un Qiébec séparé serait dépendant de la France pour conserver son identité et sa langue. À choisir, je préfère être dépendant du Canada.
    Paul Lafrance
    Québec »

  • Richard Labbé
    Abonné
    lundi 8 septembre 2008 23h29
    richard
    « nous ne somme pas des francais.Soyez vous-meme. »

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