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Marois veut ouvrir le dialogue avec les autres partis souverainistes

Clairandrée Cauchy   17 mai 2008  Québec
Pauline Marois: «Le projet d’un peuple, ça ne meurt pas».
Photo : Jacques Nadeau
Pauline Marois: «Le projet d’un peuple, ça ne meurt pas».
La chef du Parti québécois, Pauline Marois, tend la main aux tiers partis souverainistes pour faire front commun sur la promotion de la souveraineté. Elle envisage même une plateforme commune avec Québec solidaire et le tout nouveau Parti indépendantiste.
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  • Richard Langelier
    Abonné
    samedi 17 mai 2008 01h36
    Dialogue social-démocrate
    « Je suis membre (très mou) de Québec solidaire et souverainiste (très mou). J'aimerais que Québec solidaire propose au Parti québécois :
    Lors des prochaines élections générales, Québec solidaire accepterait de ne pas présenter de candidats dans toutes les circonscriptions, si le Parti québécois s'engageait publiquement, dans l'éventualité où il formerait le prochain gouvernement, à:
    - instaurer le mode de scrutin proportionnel, dès la première session
    - à couvrir les besoins essentiels de toutes les personnes assistées sociales
    - augmenter le salaire minimum à 10,43$
    - construire écologiquement 5000 logements sociaux par année
    - accorder 1,2 milliard $ par année pour le développement du transport en commun (une partie du programme des infrastructures du gouvernement Charest devant aller aux routes)
    - accorder 30 millions $ par année pour la transition vers une agriculture à dimension plus humaine.
    Le Parti québécois ne présenterait pas de candidats dans x circonscriptions "prenables" pour Québec solidaire.

    Bien sûr, si Québec solidaire recevait 10% des intentions de vote dans les sondages, je proposerais plus d'engagements, chiffrés au besoin, pour concrétiser mes valeurs sociales-démocrates, écologistes, féministes et altermondialistes.
    Richard Langelier »

  • Fleurette Riverin
    Abonné
    samedi 17 mai 2008 15h15
    Parler devant des fauteuils vides
    « "Un récent sondage démontre que 45% des électeurs PÉQUISTES estiment que le PQ devrait chercher à améliorer la position du Québec au sein du Canada et que l'autre moitié seulement des électeurs PÉQUISTES souhaite garder le cap sur l'indépendance." Quel est le minime pourcentage de la moitié des électeurs péquistes? Un tout petit chiffre...

    Le Parti québécois a trituré pendant près de 50 ans tous les mots du dictionnaire pour faire avaler aux québécois le brouet amer de la séparation, mais ce brouet ne passe pas et reste pris dans la gorge des québécois comme un os qu'on est incapable d'avaler.

    Et Pauline Marois aura beau jouer encore sur la sémantique pour faire avaliser son projet de "turbulences" par les québécois, ils sont rendus ailleurs et ne l'écoutent même pas. Elle parle et parlera de sa conversation nationale devant des fauteuils vides. »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    samedi 17 mai 2008 22h48
    L'union fait la force
    « M. Dumont se dit autonomiste. Il devrait se rendre compte que la vraie autonomie réside dans la souveraineté, et il devrait en conséquence rejoindre le Parti Québécois.

    Il contribuerait ainsi à diminuer la division des votes francophones qui favorise l'élection du parti des Anglais.

    Il est plus que temps que l'ADQ et le PQ se concertent pour chasser M. Charest du pouvoir. Ce dernier n'a été élu que grâce à l'appui quasi unanime des anglophones et allophones anglicisés combiné à la division des francophones.

    M. Charest ne représente pas la majorité des Québécois.


    Le Parti Libéral du Québec a toujours été le parti des Anglais. Les anglophones de longue date et les nouveaux arrivants ayant choisi de s'intégrer aux anglophones forment environ 16 % de la population du Québec. Le Parti Libéral du Québec tire la moitié de ses votes de ce groupe qui l'appuie à 99 %. C'est démocratique, mais c'est inquiétant. C'est cet appui quasi unanime qui lui permet trop souvent de prendre le pouvoir.

    Dans ces conditions, il est suicidaire pour les francophones et pour les souverainistes de diviser leurs votes.

    La présence de plusieurs groupements indépendantistes, souverainistes, et autonomistes exprimant plusieurs tendances est une très bonne chose pour l'affirmation des aspirations du Québec. Cependant, quand il s'agit d'élections, il est essentiel que toutes ces tendances agissent dans le même sens dans un seul parti.

    Sinon la division des francophones mènera inéluctablement à leur minorisation, comme on l'a vu aux dernières élections générales, où même Jean Charest aurait été défait dans son comté n'eussent été les votes que Québec solidaire a détournés du Parti québécois.

    Aux élections du 26 mars 2007, Jean Charest a obtenu 13 136 votes, soit seulement 1 332 de plus que le candidat du Parti québécois qui en a obtenu 11 804. Le candidat de Québec solidaire a obtenu 2 263 votes.

    L'angélisme du parti Québec solidaire nous a valu un gouvernement de droite avec les libéraux aux commandes. Québec solidaire poursuit de bonnes intentions largement partagée dans le public, mais il est devenu l'allié objectif de ce gouvernement de droite. C'est triste et navrant. Il y a sûrement un groupe puissant qui a intérêt à alimenter cette division du vote des francophones.


    M. Charest est fort de l'appui quasi unanime des anglophones et des allophones anglicisés, mais il profite surtout de la division des francophones pour se glisser au pouvoir. Il gagne pour ainsi dire par défaut. Il ne représente pas la majorité des Québécois.

    Aux prochaines élections, il suffira d'un peu de cohésion chez les francophones pour envoyer M. Charest aux oubliettes. Qu'il retourne à Ottawa, c'est son pays. »

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