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À nos amis fédéralistes

Bernard Descôteaux   17 mai 2008  Québec
Le Parti québécois ne s'est pas encore remis de ses deux dernières défaites électorales. Il rêve toujours de souveraineté mais peine à trouver la voie qui le conduira à ce qui semble pour l'instant être un «impossible rêve». Ses militants doivent-ils rendre les armes, comme les y invitent certaines voix fédéralistes, ou persister, comme entend le faire Pauline Marois?

Candide, la chef du PQ reconnaissait hier qu'il n'y a pas d'effervescence autour de l'idée d'indépendance. Elle ne sent pas d'engouement, ce que constatait un récent sondage Le Devoir-Léger Marketing. Ainsi, malgré le fait que 42 % des Québécois se disaient alors disposés à voter OUI à un référendum sur la souveraineté, seulement 31 % disaient croire que le Québec deviendra indépendant un jour.

Devant la tiédeur relative du sentiment souverainiste, on pourrait être porté à croire l'idée d'indépendance révolue. Le premier ministre Pierre Elliott Trudeau pensait ainsi peu avant que le Parti québécois ne soit élu en 1976. Certains le croient aujourd'hui, ou voudraient le croire, et invitent les souverainistes à reconnaître la vanité de ce projet.

Il y a de fait des souverainistes qui, fatigués d'attendre, abdiquent. Un exemple de cela est Raymond Bachand qui, désireux de se sortir d'un attentisme stérile, s'est engagé dans le Parti libéral. D'autres ont opté pour un militantisme pour des causes non partisanes, comme l'environnement. D'autres enfin ont délaissé tout militantisme pour s'engager dans des projets personnels. Ce sont des choix respectables et tout à fait compréhensibles, car il n'y a rien qui soit plus démobilisateur que de se retrouver devant un grand vide.

La plupart des souverainistes croient qu'il faut malgré tout persister et, en attendant, continuer à faire avancer le Québec. Dans ce sondage évoqué ci-dessus, ils invitaient leur parti, dans une proportion d'un sur deux, à se consacrer à améliorer le statut actuel du Québec au sein du Canada. Cela correspond bien à l'attitude des Québécois, qui ont toujours appuyé les projets qui faisaient progresser le Québec. Pensons à l'accord du Lac-Meech et au concept de société distincte, que les Québécois ont appuyés massivement à la fin des années 1980, au point où plusieurs parlaient à ce moment-là de la souveraineté au passé.

Les souverainistes n'abandonneront pas l'idée de souveraineté, du moins pas tant qu'ils n'auront pas trouvé réponse satisfaisante à cette préoccupation fondamentale qu'ils ont d'assurer la pérennité de leur langue et de leur culture en terre d'Amérique. Le premier ministre Robert Bourassa a à deux reprises essuyé un refus lorsqu'il a tenté d'obtenir des garanties en ce sens, d'abord avec son concept de souveraineté culturelle, dans les années 70, puis avec la notion de société distincte, à la fin des années 80. Stephen Harper nous propose aujourd'hui la «nation québécoise», dont on attend toujours de savoir ce qu'il entend par là.

Il est pour le moins ironique de voir aujourd'hui des fédéralistes sincères — pensons à notre confrère Alain Dubuc, qui lance un appel «à ses amis souverainistes» pour qu'ils déposent les armes — d'avoir si peu à proposer pour répondre à leurs préoccupations. D'emblée, tous les fédéralistes n'ont que des réponses négatives à opposer aux propositions que fait le Parti québécois pour renforcer et protéger l'identité culturelle des Québécois. Évoque-t-on l'insécurité linguistique des francophones à Montréal qu'on s'empresse de nier l'existence d'un problème. Aussitôt lancée, l'idée d'une citoyenneté québécoise est condamnée.

Les conditions d'un dialogue entre fédéralistes et souverainistes sont loin d'être réunies. La polarisation passée persiste. Il ne peut y avoir de véritable relation de confiance. Personne ne voudra et ne pourra décemment déposer les armes, ne serait-ce que temporairement. «Déposer les armes» est une expression qui a d'ailleurs un sens bien concret, celui de la reddition... à moins que tous ne le fassent. Disons «à nos amis fédéralistes» qu'il leur appartient de s'ouvrir aux préoccupations des souverainistes s'ils veulent que naisse un projet de société commun pour le Québec.
 
 
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  • Gilles Delisle - Abonné
    17 mai 2008 07 h 11
    Les invitations d'Alain Dubuc!
    L'invitation aurait pu venir de n'importe qui mais de cet anti-québécois notoire, qui à l'instar de son journal, ne fait que la promotion d'un fédéralisme bête et méchant gobant tout sur son passage, non jamais! On peut descendre bas dans la vie, mais jamais aussi bas qu'un Alain Dubuc qui ne sait faire que la promotion de la richesse depuis quelques mois. Quel triste personnage dans le ciel gris du Québec!
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  • Etienne Merven - Inscrit
    17 mai 2008 07 h 27
    Eh oui, stérile et vain
    Ces deux notions sont mentionnées dans l'article.
    Force est de constater que toute cette histoire de souveraineté est devenue stérile et vaine, une simple chimère. Même la Marois n'y croit plus qu'au quart...
    Je n'ai rien contre les rêves, j'en ai aussi, mais la récréation est terminée! Au lieu de perdre leur temps et de gaspiller leur énergie à se colletailler avec les fédéralistes pour faire passer leurs idées et tenter d'imposer leur rêve, qui ne se réaliseront jamais, les pro-souverenaité devraient plutôt consacrer leurs forces à d'autres combats, afin que tout les Québécois puissent contribuer à la prospérité et au mieux-être de la belle province, quels que soient leur origine, leur couleur, leur religion, leur langue maternelle et leur accent...
    Ça c'est un beau rêve! Nous devrions nous y atteler...
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  • Michel Simard - Abonné
    17 mai 2008 07 h 36
    D'ici 50 ans, la francophonie canadienne aura disparu puisque les Québécois auront décidé de ne pas se battre
    Lorsque le projet d'un État pour la nation francophone d'Amérique du Nord aura disparu, c'est l'existence même de la nation québécoise (ou appelez-la canadienne-française, francophone, canadienne, nouvelle-française, ou n'importe quoi) qui tiendra par un bout de fil. Ce n'est pas de la vanité que de prétendre s'occuper soi-même de ses affaires, comme le font les Irlandais, les Islandais, les Slovènes ou les Malaisiens.

    De fait, ce n'est pas seulement la souveraineté du Québec qui est en difficulté de mobilisation, c,est aussi le renouvellement du fédéralisme, le développement du Québec peu importe la forme. Les Québécois ont décié qu'ils appuyaient le statu quo, le sur-place et l'immobilisme. Pendant que le reste de la planète (sauf les Américains et leur super-héros Bush) tourne à la vitesse grand V, nous sommes collectivement tout simplement des incapables et nous avons tout bonnement abdiqué notre droit d'exister. Mais peut-on s'attendre à plus d'un peuple qui ne veut pas en être un et qui est incapable de choses aussi simples que d'organiser des festivités du 400e anniversaire de je-ne-sais-quoi ou encore avoir des chaussées carossables. Pourquoi les Québécois ont-ils tant horreur de leur mal-aimé Stade Olympique ? Parce qu'il leur rappelle qu'ils sont des incapables. En ce sens, cette oeuvre d'art est parfaite sur les points esthétique et sémantique.

    Excusez-moi d'être si pessimiste mais je crois que d'ici 5 ans, si rien n'est fait, ce sera le point de non retour. Après tout, le Manitoba français est disparu en l'espace de vingt ans. Mais l'histoire, les Québécois ne connaissent pas ça; ce ne sont que des noms de ponts et de stations de métro après tout.
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  • Pierre-Yves Pau - Inscrit
    17 mai 2008 08 h 42
    Les souverainistes sont bouchés à l'émeri!
    Il n'en manque pas, de fédéralistes ouverts aux préoccpations des indépendantistes (arrêtons de jouer sur les mots). J'en suis un, ou plutôt j'en étais un. Principalement parce qu'ils s'y prennent comme des manches et que ça finit par fatiguer les patiences les plus angéliques.

    Il ne sert de rien de se préoccuper d'indépendance quand on en a pas les moyens, et de s'imaginer que le 'comment' pourra occulter le pourquoi. Et ce faisant, de mettre la charrue avant les boeuf en oubliant qu'avant de pouvoir convaincre l'opinion publique, il faut bâtir une communauté prospère qui partage les mêmes intérêts et les mêmes valeurs. C'est de cette communauté que peut émerger un 'peuple' nouveau, ou peut se développer une notion inclusive de la nation.

    La conception qu'on les indépendantistes québécois de la nation est tout, sauf inclusive, c'est un petit club replié sur ses bibittes historiques, aveuglé par ses oeillères ethniques, et apparemment c'est ce que va confirmer le rapport Bouchard-Taylor (poliment, bien entendu). Et dans la mesure ou les politiques préconisées par ce petit club ethnique font tout pour empirer la situation économique du Québec, et en particulier celle des immigrants, ce repli et cette frilosité ne peuvent qu'empirer.

    Les indépendantistes doivent comprendre qu'on ne décrête pas un pays, dans l'espoir futile que de cette création de papier émergera une nation, puis un peuple, puis la prospérité économique. Il faut prendre le problème par l'autre bout: prospérité d'abord, puis le peuple, enfin la nation et le pays.

    Mais comme ils sont bouchés à l'émeri (depuis le temps qu'on leur explique!), je n'ai plus grand espoir qu'ils finissent par allumer. Tant pis pour eux, qui ne s'adapte pas, disparait; mais c'est dommage car le Québec est une société attachante.
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  • André Julien - Inscrit
    17 mai 2008 09 h 56
    La précoccupation unique des souverainistes est de créer un nouveau pays, pas des accommodements.
    Les fédéralistes veulent conserver le statu quo pour le Canada et les souverainistes créer un nouveau pays pour le Québec sont des positions politiques opposées. L'idée que chacun se fait d'un pays est tellement différente que que seul l'abandon par l'une ou l'autre de ses convictions politiques les réunira sous un même parapluie. Le fardeau de la preuve appartient aux proposants d'un nouvel arrangement car pour les fédéralistes tout baigne dans l'huile, point final.
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  • camelot - Inscrit
    17 mai 2008 10 h 48
    Pas le choix
    Le rêve de souveraineté des Québécois n'est certainement pas de la vanité. C'est une nécessité. Sociale, politique et culturelle. Je ne connais aucun souverainiste "vaniteux". Ce serait plutôt l'inverse. Nous n'avons jamais eu la vanité de l'argent et du pouvoir. Il est illusoire de croire pouvoir s'épanouir au sein du Canada. Chaque fois que l'occasion s'est présentée les fédéralistes ont passé outre. Trudeau avait mis son siège en jeu pendant le référendum. En vain. Promesse en l'air. On a vu ce qui s'est passé après avec le train de mesures pour "canadianiser" les Québécois malgré leur volonté. Harper a fait de même avec sa prétendue reconnaissance de la Nation québécoise. Ce n'était que diversion pour mieux écraser nos aspirations légitimes. Le voyage de la "simili-reine" en France l'illustre à souhait. Jamais aucun gouvernement n'était allé si loin dans le ridicule. Jamais n'avons nous vu des cancres de l'histoire proférer des inepties pareilles sur notre parcours historique. Jamais n'avons nous vu autant de mesures insidieuses destinées à nous priver de notre identité. Jamais n'avons nous vu autant la feuille d'érable rouge polluer notre âme. Parce qu'ils ne veulent rien céder. Parce qu'ils n'en ont jamais assez. Parce qu'ils refusent de nous reconnaître. Parce que toutes ces actions conjugées vont finir par provoquer l'écoeurantite du peuple québécois et provoquer une virulente contre-réaction qui nous sera salutaire. Je le souhaite.

    Jean-Marie Francoeur
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  • Serge Manzhos - Inscrit
    17 mai 2008 11 h 40
    d'ou provient la menace a la culture francophone
    Un des problèmes avec les projets de citoyenneté, du renforcement de la loi 101 etc. est que du fait qu'ils risques de causer des ennuis aux anglophones, vous les avez sur le dos, M. Descôteaux. Il est peut-être temps de réévaluer les menaces, le récent émou autour des accommodement 'raisonnables' aidant, et d'admettre que la langue anglaise comme la langue officielle du pays devrait avoir un statut particulier dans les projets allant dans ce sens. Ce n'est pas de la minorité anglophone bien intégrée que la menace de la fragmentation de la société basée sur a langue ou l'origine provient principalement, aujourd'hui.
    Si les... je ne veux pas dire souverainistes, parce que moi-même, étant plutôt fédéraliste, suis ouvert a ces préoccupations-la, si les francophones comprennent cette différence la, ils auront beaucoup plus de succès qu'auparavant dans leurs projets.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    17 mai 2008 13 h 26
    Une confédération à la place des discussions, c'est LA solution !
    Arrêtez de vous obstiner, fédéralistes et souverainistes, la solution est dans une vraie confédération canadienne.

    Selon nos dictionnaires, une confédération est formée d'États SOUVERAINS qui ne confient que ce qu'ils veulent à une organisation centrale, que l'on pourrait appeler ici CANADA (le nom est déjà trouvé)comme : la monnaie, les douanes, les transports, peut-être la double-citoyenneté etc...(Pas une fédération centralisatrice qui a été faussement nommée CONFÉDÉRATION depuis 1867).

    Il y a très peu de vraie confédération actuellement sur la terre. L'Union européenne s'en approche. Elle a déjà son drapeau, sa monnaie commune, l'Euro, son hymne national qui est l'hymne à la joie de Beethoven avec plusieurs ententes et elle continue à avancer.

    Nous devrions faire le chemin inverse de l'Europe pour obtenir ce qu'il faut de souveraineté aux Québécois pour la pérennité de la langue française et de la culture québécoise en Amérique tout en conservant un bon lien avec le ROC qui pourrait demeurer en bloc ou scindé en 3 ou 4 unités, à leur goût. Ça pourrait faire l'affaire de plusieurs provinces à ce moment.

    Ne perdons plus notre temps en vaines discussions, il n'y a qu'à convaincre 4 million de Québécois des bienfaits de cette solution médiane et acceptable à la grande majorité. Nous sommes déjà 3 ou 4 convaincus. (Tout a un commencement) et les bonnes idées ne sont pas nécessairement celles qui nous viennent en premier.
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  • Jean-Renaud Dubois - Abonné
    18 mai 2008 01 h 07
    Le bouché à l'émeri n'est peut-être pas celui que l'on pense, M. Pau!
    Bonjour,

    Bonne analyse, mais défensive, contrairement à Pratte qui demandait il y moins de 2 ans aux fédéralistes : « levez vos manches et battez-vous ». Et Power, inquiet, d'applaudir qu'il respecte les ordres venant d'en haut!

    ****
    Dites-moi donc M. Descôteaux, ce qui a tellement changé depuis 2 ans? Pourtant rien ou presque!

    Pourquoi alors Mme Marois nous parle-t-elle d'un manque d'effervescence pour la souveraineté? On ne peut pas dire qu'elle communique l'enthousiasme!! Je ne la comprends pas...
    Et pourquoi montez-vous dans ce train de morosité, au lieu d'expliquer à vos abonnées ce que je vous dis ce soir?
    *
    Est-ce dû à une campagne orchestrée par les 7 quotidiens de fédéralistes de Gesca, où vous du Devoir avez dormi au gaz durant un an, et dont vous venez juste de découvrir la vérité profonde, soit le changement de question qui a fait varier temporairement à la baisse la souveraineté?

    42%, c'est excellent, surtout que la question posée par les sondeurs comme CROP a été changée depuis un an! Qui en avait parlé? Personne!
    *
    La voici:
    ....... «Si un référendum avait lieu aujourd'hui vous demandant si vous voulez que le Québec devienne un pays « SOUVERAIN », voteriez-vous Oui ou voteriez-vous Non? »
    *
    C'est la question rêvée des fédéralistes "pur et dur" à la Lebel qui ose mettre ses titres pour impressionner la galerie! Orgueil, orgueil...

    Donc, cette supposée descente des séparatiss(Chrétien) est due essentiellement au changement de la question! Tout le monde n'y a vu que du feu, même les chroniqueurs réputés être de bons analystes! Alors.....
    *
    Je conclu donc que Le Devoir vient d'allumer après un an! Pendant ce temps là Pratte, Dubuc, Gagnon et cie, passaient à l'attaque...

    Pauvre nous...

    ****

    Ceci dit, Pau et son mépris(club ethnique) envers 60% des québécois de souche(qui ont dit OUI), peut bien aller se rhabiller avec sa stratégie de laisser au temps, le temps de faire son oeuvre!
    *
    Nous sommes la 36ème économie mondiale(PIB)!
    *
    Attendre d'être premier, et là on serait près à faire un pays? Bravo, pour la stratégie, qui nous permettrait pendant ce temps là de mourir à petit feu!
    *
    La même que celle de Charest: Attendre et ne rien faire...
    Stratégie proposée par John Parisella et Tsan Tzu (son livre de chevet).

    Machiavélique en plus, et dans les deux cas!

    Qui est le plus bouché à l'émeri?

    Condescendant en plus, cet abonné : « Tant pis pour eux, qui ne s'adapte pas, disparait; mais c'est dommage car le Québec est une société attachante. » Wouah!


    D'un simple abonné, déçu que Son Journal dorme...

    N.B. Après avoir lu Michel David et vous, je me suis demandé si le CA venait de renvoyer John Parisella (le renard dans le poulailler). Le changement de ton est frappant! Que ce passe-t-il?

    Cela tombe bien parce que je viens de me désabboner de LaPresse.

    Espérons que vous continuerez comme aujourd'hui, il n'est jamais trop tard...
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  • Gilles Delisle - Abonné
    18 mai 2008 08 h 21
    Un peuple qui se regarde mourir.
    Si je me fie aux articles des lecteurs du Devoir, il est infiniement triste de constater cet espèce de "confort et d'indifférence" comme le disait si bien Arcand, qui lui-même a jeté l'éponge depuis longtemps. Les Québécois de l'après-référendum volé de 1995 vivent une forme de léthargie et ne réussissent plus à se relever devant les coups de butoir des fédéralistes, qui depuis Trudeau jusqu'à Harper, n'ont cessé de leur faire perdre leur instinct de batailleur et de défenseur de leur langue et leur culture. Même dans le choix de leurs élus, les Québécois ont hérité de cancres et d'incompétents rarement aussi bien réunis qu'aujourd'hui, tout niveau de gouvernement confondu, dans la défense d'un fédéralisme qui les maintient dociles à coup d'argent et de subventions. Il faudra sans doute un leader, un héros, un patriote qui ne pense pas qu'à sa réélection pour pouvoir sortir de cette léthargie agonisante. Nous avons eu de grands leaders comme dans tous les autres pays, des hommes comme Lévesque, Papineau, Bouchard dans ses belles années de chef à Ottawa et Québec. Il m'apparaît invraisemblable, voire même impossible qu'un peuple si riche, un peuple si ouvert sur le monde au point d'en être bonasse, un peuple si créatif, enfin un peuple si fier puisse se regarder mourir sans relever la tête.
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  • François Beaulé - Abonné
    18 mai 2008 13 h 47
    Indépendance du Québec ou projet de société
    Le directeur du Devoir admet l'évidence que l'indépendance du Québec n'est pas près de se réaliser malgré sa promotion souvent intensive y compris par le PQ qui a détenu le pouvoir pendant 4 mandats à partir de son élection en 1976, il y a 32 ans cette année.

    La fin de son éditorial est typique de la mentalité des indépendantistes suite à l'échec du premier référendum... il y a 28 ans! Plutôt que de remettre en question la valeur du projet indépendantiste, Bernard Descôteaux suggère aux fédéralistes de proposer un projet capable de mobiliser la majorité des Québécois. Comme si la responsabilité d'une telle définition incombait davantage aux fédéralistes qu'aux indépendantistes!

    Or si l'indépendance du Québec a été rejetée par les Québécois c'est que ni sa pertinence ni sa nécessité n'ont été établies pour réaliser un «projet de société» encore indéfini. C'est d'abord ce projet qu'il faudrait définir pour évaluer ensuite si sa réalisation aurait plus de chance d'aboutir dans un Québec indépendant qu'au sein du Canada.

    La difficulté à définir un tel projet mobilisateur est la véritable cause du blocage politique, au Québec et ailleurs. Écouter le chant des sirènes capitalistes fait plus partie du problème que de la solution.

    M.Descôteaux mentionne une motivation anxieuse et donc négative qui animerait les souverainistes dans leur projet qui ne convainc pas: assurer la pérennité de leur langue et de leur culture. Il faut lui répondre que la modification de la structure politique du Québec n'assurerait pas cette pérennité. La seule façon d'y arriver passe par une fécondité suffisante des Québécois(es). L'État fédéral ne contraint aucunement cette fécondité. Le problème est ailleurs.
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  • Georges Paquet - Abonné
    18 mai 2008 15 h 49
    Nous sommes tous fédéralistes...
    M. le Directeur ne cessera de nous étonner. Le voilà maintenant qu'il se situe dans une zône neutre, ou carrément dans le camp des souverainistes pour écrire à ses amis de l'autre camp, les fédéralistes. Il m'avait semblé que Le Devoir ne voulait pas être identifié pour toujours au camp des souverainistes. Or puisqu'il s'adresse aux fédéralistes comme à des concitoyens et même à des amis, qui ne sont pas de son camp, c'est donc qu'il ne se voit pas dans ce camp là.

    Or l'erreur est double. Premièrement il se situe dans une option que les directeurs précédents n'avaient pas voulu adopter pour leur quotidien.
    Deuzièmement, il oublie que nous vivons tous dans un système fédéral. Les Québécois sont tous des Canadiens. Ils vivent dans un système fédéral qu'ils ont intérêt à bien comprendre et qui les fait participer au fédéralisme que vous semblé regarder de l'extérieur, comme si vous n'en feaisiez pas partie.

    Un peu plus de rigueur. S.V.P.
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  • Jean Desjardins - Abonné
    18 mai 2008 16 h 45
    À nos amis fédéralistes: une publicité odieuse...
    Je trouve pour le moins odieuse, cette publicité de Jean Charest, dans le Devoir et la Presse de cette fin de semaine, saluant la Fête des Patriotes avec un texte racoleur, qui n'a pour effet que de déformer outrageusement une réalité historique. Ne nous trompons pas. Ce premier ministre crypto-fédéraliste est celui qui démolit un à un, présentement, tous les acquis de ses prédécesseurs en matière de spécificité du Québec et d'équilibre dans les relations entre Québec et Ottawa, que lesdits prédécesseurs soient d'allégeance indépendantiste ou d'allégeance fédéraliste.

    Par cette publicité trompeuse, Jean Charest commet un crime contre l'histoire et la mémoire de ces vaillants Patriotes qui ont donné leur vie pour défendre la démocratie et la liberté, bien sûr, mais surtout pour défendre l'identité, la culture et la langue de la nation Québécoise. En ce qui a trait à la 'justice' à laquelle réfère le message de Jean Charest, on repassera, compte tenu du sort que leur a réservé le conquérant britannique... Une fois de plus, Jean Charest tente de s'approprier le sacrifice altruiste d'êtres courageux qu'il ne cesse de trahir honteusement, à tous les jours. Quel sans-gêne !!!

    Quand les Québécois en auront-ils ras-le-bol de se faire charrier et humilier de la sorte ? Et vous, fidèles fédéralistes soi-disant défenseurs de l'harmonie de votre plusssssss meilleur pays, qu'attendez-vous pour démontrer votre réel attachement à l'histoire et aux intérêts de la 'province canadienne' que vous habitez en toute impunité ? Votre silence sur ce genre de publicité trompeuse ne démontrerait-il pas que vous cautionnez les fourberies de Jean Charest, ne serait-ce que pour écoeurer les méchants indépendantistes, coûte que coûte ?

    Avec des compatriotes mollassons comme ça, on a pas besoin d'ennemis !

    Jean Desjardins
    Laval
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  • Nicolas St-Gilles - Inscrit
    18 mai 2008 18 h 27
    Le pathétisme invétéré de Me Michel Lebel
    Décidément, à vous lire constamment, un peu partout et dès la première heure du jour, sur les sujets qui concernent le politique québécois, M. Lebel, je suis heureux pour le bien-être intellectuel de la collectivité que vous soyez retiré de l'enseignement (bien que vous adoriez toujours « donner des leçons »).

    Juste ce samedi 17 mai, par exemple, vous vous êtes empressé, avant même le lever du soleil, et comme il est de votre habitude lorsqu'un éditorialiste ou un chroniqueur ne semble pas appuyer votre promotion à tous crins du splendide statu quo ante typicaly canadian, de jeter l'anathème ex cathedra sur tout ce qui bouge.

    Et c'est ainsi qu'en quelques minutes à peine Christian Rioux s'est fait reprocher d'écrire du « vent » (www.ledevoir.com/2008/05/17/190143.html), Michel David s'est fait dire qu'il n'était qu'un pauvre petit monsieur « simpliste » (www.ledevoir.com/2008/05/17/190088.html), alors que le directeur du Devoir, Bernard Descôteaux, s'est fait opposer une « idéologie qui se meurt » (http://www.ledevoir.com/2008/05/17/190096.html). Comme si la volonté de liberté d'un peuple relevait d'une « idéologie ». À l'instar du communisme ! J'en tombe de ma chaise. Une idéologie !!! Vous avez bien lu. Or pas même l'un de vos étudiants de première année, naguère, n'aurait osé écrire une bêtise pareille. Ça relève de la « pensée » politique d'un enfant de sept ans un propos pareil.

    « La liberté est passée de mode. Tant pis !
    Revenez dans un siècle ou deux ! »

    Je suis un prof de droit, moi... Alors l'Évangile selon saint Stéphane, je connais, quoi. Non mais, on rêve, là...

    M. Lebel, si votre sens des faits ainsi que vos interprétations quasi constamment fallacieuses (où la vérité ne pèse jamais très lourd en regard à vos préférences idéologiques) se profilaient de même manière des années durant dans une salle de cours, le doyen de la Faculté concernée a dû exhaler un immense « Enfin ! » quand l'heure de votre retraite a sonné.

    Mais quel gâchis tout de même ! avec ces centaines, voire ces milliers d'étudiants qui vous auront fait confiance. Et qui auront eu à travailler ferme, ensuite, pour désapprendre - et se libérer de - ces propos grossiers qu'ils auront longtemps considérés comme relevant de la « science juridique ». C'est plus qu'un gâchis. C'est dramatique. Sinon criminelle.

    En un mot, vous nagez en permanence dans le sophisme où votre unique préoccupation réside dans la discrédit de tout discours qui ne correspond pas à vos idées politiques. Vous ne prenez pas en compte les « faits », M. Lebel, et ne vous pratiquez jamais l'« analyse » des contenus. Vous vous contentez systématiquement de prendre dans l'assiette ce qui vous convient, et ensuite vous présentez vos "graines d'oiseau" pour le menu entier.

    M. l'ex-professeur de droit, vous avec parfaitement le droit, à titre de citoyen (et c'est très bien ainsi), d'écrire n'importe quoi pour justifier vos préjugés et vos préférences quant à la situation politique du Québec. Ce qui est dégoûtant, en revanche, c'est que vous ayez le culot d'étaler vos tissus d'âneries sous couvert de compétence légale et juridique.

    Manifestement, vous êtes tout le contraire de l'intellectuel que votre formation et votre profession pourrait laisser entendre : vous êtes un marchand de tapis au service de la sujétion perpétuelle du Québec dans une contexte canadien où il est perdant de tous côtés.

    Aussi j'imagine aisément qu'une conversation avec votre collègue Patrice Garant, au profil qui ressemble au vôtre à s'y méprendre (www.ledevoir.com/2008/02/22/commentaires/0802241505178.html), soit de celles où l'expression « confort » intellectuel prend tout son sens.

    En clair, M. Michel Lebel, vous êtes d'une malhonnêteté intellectuelle peu commune. Et pour tout dire, même Gabriel Racle Pierre-Yves Pau ont l'air intelligent à côté de vous. C'est dire.

    Mais ce qui me fait mal par-dessus tout, monsieur, ce ne sont pas vos idées. Après tout, les Alain Dubuc, les Lysiane Gagnon et les André Pratte de ce monde ont à peu près les mêmes. Ça ne rend pas celles-ci plus intelligentes ou éclairées, certes. Mais au royaume des aveugles, après tout... Non. Pas vos idées - aussi courtes, tronquées et fumeuses qu'elles fussent. Ce qui me blesse profondément, M. Lebel, c'est que la collectivité québécoise, à même les taxes et les impôts des citoyens, vous ait versé un salaire fort conséquent des décennies durant pour endoctriner des cohortes d'étudiants qui tout spontanément faisaient confiance (tout comme d'ailleurs la société et l'Université qui vous employaient) à vos compétences et à... votre intégrité intellectuelle. Vocable qui très visiblement ne résonne rien du tout à votre entendement.

    Et maintenant, nanti d'une retraite en or qui dépasse largement les émoluments du travailleur moyen qui, lui, continue à trimer chaque jour (et qui n'a pas le temps de passer toutes ses journées devant son écran cathodique à écraser au quart de tour toute velléité de dignité au sein de la nation québécoise), vous continuez à vivre aux dépens de la société qui vous a fait vivre. N'appelle-t-on pas ce type d'individu un parasite ? Non pas qu'un « retraité » ne mérite pas pension. Quel qu'il soit. Mais entre nous, doit-on au surplus payer un homme pour « services rendus » à l'endoctrinement, au travestissement du réel comme seconde nature et au travail idéologique dans ce qu'il peut exprimer de plus primaire ?

    Il me semble qu'il y a des limites à récompenser la bêtise. Non ?

    Mais ça ne vous est pas encore suffisant, cette vie de parvenu aux frais de la princesse québécoise. Il vous faut aussi, encore et encore, tel un enfant de trois ans qui ne maîtrise pas les codes de la propreté, en mettre partout. Sans jamais désarmer.

    Il faut bien admettre que la dame qui vous a qualifié de « pisse-vinaigre » il y a quelques mois, dans un texte qui ne manque pas de justesse (http://www.ledevoir.com/2007/09/28/commentaires/07, elle est tombée parfaitement dans le mille.

    Je veux dire : en plein centre de l'un des trois zéro du nombre. Car il faut bien le dire, Maître, vous en valez trois à vous tout seul.
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  • Jean Leroux - Inscrit
    19 mai 2008 08 h 47
    C'est confirmé! Le Devoir est "La Pravda" du PQ!
    Vous vous souvenez surement de "La Pravda", l'organe officiel du Parti communiste de l'ancienne URSS! Elle avait pour seule mission de répéter "ad nausea" les points de vue et les informations du parti qui voulait imposer son idéologie à un peuple qui n'en voulait pas (disons, pour être juste, à la grande majorité qui n'en voulait pas!). C'est confirmé... Le Devoir est La Pravda du PQ. Il répète que c'est vous autres qui êtes dans l'erreur et nous, contre démocratie, sommes LA voie juste. L'éditorial du Directeur du Devoir revient aux vieilles "chicanes" du "nous" contre "vous" et prend parti carrément pour le "nous" qui forme la minorité perdante des séparatistes contre le "vous" qui forme la majorité des québécois qui continuent de croire au Canada qui les a rendus si prospères. Ça s'inscrit bien dans la tradition péquiste... si l'élan pour la souveraineté s'essoufle, il faut absolument trouver des chicanes là ou on peut (Sarkozy, accommodements raisonables, post-loi 101, déséquilibre fiscal (whoops, c'est fini celle-là). Sauf que la chicane est maintenant bien campée entre québécois et ça c'est vraiment dommage. Nul autre que l'ancien tsar J. Parizea avait dit souhaiter un parlement à l'italienne à Ottawa... mais diable, il n'avait pas dit qu'il fallait cela à Québec!! En anglais, ils appellent cela "uriner contre la direction du vent!"
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    19 mai 2008 11 h 56
    Indépedance difficile
    Comme je dormait sur la « switch » et que je n'ai pas pris connaissance de cet article avant aujourd'hui, mardi d'une grande fin de semaine, j'ai l'avantage d'avoir lu toutes les réactions à l'éditorial de M. Descôteaux et ce qui me frappe c'est l'absence d'argument de part et d'autre en faveur soit de l'indépendance du Québec ou de son maintien dans la fédération canadienne. Les réactions ne sont souvent que des invectives plus ou moins personnelles envers les « adversaires » politiques. À mon humble avis, cela n'avance en rien le débat de part et d'autre.

    Voyons la réalité. La société francophone canadienne se marginalise de plus en plus, même au Québec, non seulement en vertu des nombres mais aussi, et par incidence, par l'attraction de plus en plus forte du monde anglo-américain. D'autre part, des problèmes planétaires touchent tous les peuples et semblent plutôt insolubles étant donné l'attitude de certains pays face, par exemple, aux changements climatiques (Canada et USA entres autres).

    Donc, le projet d'indépendance pour les Québécois devient de plus en plus difficile et, s'il doit se réaliser, il me semble qu'il faudra y travailler très fort car le support populaire semble stagner autour de 40 à 45%, ce qui est insuffisant dans une société démocratique mais est une force qui doit être reconnue et respectée.

    D'autre part, les fédéralistes ne font pas grand chose pour assurer au Québec et aux francophones du Canada leur survie à long terme ainsi qu'un niveau très élevé d'autodétermination. Certains efforts furent faits dans le passé (Accord du lac Meech par exemple) mais toujours insuffisants pour garantir la survie de la francophonie québécoise et canadienne et même cette entente déficiente pour les Québécois a été rejetée par le reste du Canada (ROC).

    De ce point de vue, la situation actuelle est plutôt bloquée (sans jeu de mot) car le ROC n'a que très peu d'intérêt pour la question québécoise, compte tenu des problèmes planétaires auxquels nous devons faire face et des tergiversations incessantes des Québécois. D'une certaine façon, cela n'aide pas les tenants de l'option fédéraliste qui voudraient des changements constitutionnels importants pour satisfaire les demandes du Québec car il n'y a pas de support dans le ROC et cela pourrait en fait favoriser l'option souverainiste en ne laissant que cette option à tous ceux au Québec qui veulent des changements constitutionnels visant à l'autodétermination. Donc, de part et d'autre il serait sage de s'atteler à la tâche et d'expliquer clairement les options respectives de manière à convaincre le plus de gens possible de l'avantage de leur option.
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  • Pierre-Yves Pau - Inscrit
    19 mai 2008 13 h 23
    @Pierre Rousseau: 42%, et puis après?
    Vous caricaturez la position des intervenants: je vous invite à relire le commentaire de François Beaulé, qui observe très justement que le principal obstacle à l'émergence d'un nouveau pays, c'est l'incapacité des souverainistes à articuler un projet de société: pour eux, l'indépendance est une fin en soi! Personne, à part les nationalistes inconditionnels, ne peut acheter ça.

    J'ajouterais de plus qu'articuler ce projet ne suffira pas: il faudrait de plus démontrer une capacité à commencer à le mettre en oeuvre dans le contexte actuel, ou le Québec n'est tout de même pas pieds et poings liés. Mais difficile de croire que cela puisse arriver, quand on constate la piteuse incompétence des gouvernements du Québec depuis une dizaine d'années.

    Pourquoi ne serait-ce pas aux fédéralistes d'articuler leur projet de société, me demanderez vous? Mais tout simplement, parce que le fédéralisme c'est le statu-quo, on a pas besoin de prouver la viabilité du statu-quo, il est là, c'est tout. Si on veut du changement, il faut démontrer que c'est pour le mieux, et c'est précisément ce que les souverainistes sont incapables de faire.

    Enfin, que la souveraineté recoive l'appui de 42% de la population, c'est non-pertinent parce que c'est insuffisant. Et puis dans 10 ans, vu l'évolution démographique, ce sera 35%, puis 30%, puis 25%. Pourquoi voulez vous qu'on se casse la nénette avec ça? C'est un cul-de-sac, point barre.
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  • Mathilde François - Inscrite
    19 mai 2008 13 h 23
    Jean Leroux : A new Fanatic of Kanada parmi nous
    Et voilà ce nouvel urluberlu qui va chantant dans chacun de ses envois que Le Devoir est la Pravda du PQ.

    Dieu que c'est simpliste !
    Primaire. Comme dans : primate.

    Avec son souverainisme mou (un souverainisme [très] critique et d'ailleurs, bien au contraire, jamais partisan), il est vrai que les 29,000 exemplaires du Devoir mettent en danger la Propaganda-Canada du million d'exemplaires - quotidiens - que Gesca, par ses sept journaux (sans compter cyberpresse), distribue aux quatre coins du Québec. Propagande au sens le plus net de ladite Pravda, dans ce cas. C'est-à-dire une propagande systématique, constante et même de combat !

    Bref, quand on voit les arguments de nos « amis fédéralistes », en ces lieux ou ailleurs (de Pau à Archambault, de Lebel à Lafrance, de Merven à Poulin, Racle, Paquet, de Patrice Garant à Fleurette Riverin et autres Jean Leroux), on comprend vite que le Canada n'en a plus pour longtemps.

    Car s'il n'y a plus que le mensonge, la malhonnêteté intellectuelle, le salissage et le dénigrement pour défendre un pays, c'est que ce pays n'a vraiment plus rien à offrir.

    C'est vraiment à croire qu'il y a encore beaucoup de fric dans les goussets des Commandites de la Canadian Unity...

    Quand même pathétique de voir ces gens grimper dans les rideaux face à une éventualité aussi naturelle que les bourgeons du printemps : un peuple qui travaille à sa propre Liberté.

    Et il est tout aussi étonnant de constater qu'il y a encore des individus au XXIe siècle (et ce dans une société en principe éduquée et évoluée) qui soient terrifiés à l'idée de la réalisation de cette liberté.

    Comme disait Carl Jung naguère, la queue de saurien traîne toujours au bas du dos de nombreux de nos congénères. Hélas pour vous ! c'est long à rattraper, quelque milliers d'années (voir de millions), en une seule vie.

    M. Leroux, vous êtes (presque) aussi ridicule que M. Lebel (incidemment, M. St-Gilles, c'est peu dire que j'ai apprécié la haute pertinence de votre intervention. Ça devait être dit)
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  • Georges Paquet - Abonné
    19 mai 2008 13 h 34
    Au Directeur du Devoir à propos du texte de Nicolas St-Gilles
    Monsieur le Directeur,
    Je ne veux pas parler à la place de Michel Lebel, mais je trouve que Le Devoir ne devrait pas publier de textes semblables à celui de M. St-Gilles qui lancent insultes et invectives à la face de vos lecteurs, et de ceux qui expriment des opinions qui ne semblent pas plaire à ce Monsieur.

    Vous invitez vos lecteurs à réagir à vos textes, il faudrait que vous vous assuriez qu'ils ne seront pas insultés pour l'avoir fait.
    Merci

    Georges Paquet
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  • Gerry Pagé - Inscrit
    19 mai 2008 13 h 46
    L'ami Descôteaux est en amicale rigolade?
    Le fessier de vos influences médiatiques solidement cramponné au «cuir du rond» de ce tabouret hebdomadaire que Le Devoir offre à votre quête, à vos accointances et à vos alliances ayant pour objet le souverainisme opportuniste, ce vocable étant plus élégant que tous ses synonymes qui en ont gêné et qui en ont court-circuité l'avènement, à tout jamais, voilà qu'en ce jour, vous vous adressez à VOS AMIS LES FÉDÉRALISTES. Que c'est triste Venise, au jour venu des amours mortes! Ça donne une impression d'outre tombe, celle de vous entendre chanter l'«Ô Canada» de ce pays de tous vos mépris, laissant à votre gourou Landry et à ses adeptes, le soin de torchonner l'unifolié, à l'avant-veille des élucubrations nationales des patriotards tous azimuts du 24 juin prochain 2008.

    Honorant, sans faille et sans cesse, leurs aïeux, les Québécois qui n'ont jamais renié les bâtisseurs de ce vaste pays d'imparfaits, «sauront toujours porter la croix» de tous les mépris et moqueries dont vous vous faites le livreur. Mais, n'oubliez surtout jamais que cette vaste majorité des Québécois a la mémoire très longue et que «leur bras saura porter l'épée», cette épée qui saura imposer tous les respects aux sécessionnistes qui se sont commis bassement dans la réécriture mensongère de notre histoire, suivant les palissades de leur courte vue, en s'imaginant si niaisement nous en fourrer le gavage, pour l'éternité.

    Votre titre «À nos amis fédéralistes» appuyé d'un contenu plutôt laiteux et dilué, donne à penser qu'un jour, les irakiens s'adresseront ainsi à leurs amis états-uniens? Dans quel contexte, autre que celui de l'euphorie ou d'une séquence maniacodépressive importune, un agresseur quelconque s'adresserait-il à sa victime, en l'appelant son ami, amie? Connaissant tous les mépris qu'ont fait paraître toutes les sectes du séparatisme, de quelques troncs, branches ou bougeons soient-elles, depuis le temps des felquistes, cette expression en titre de votre prône de ce jour, laisse un arrière-goût de varech poisseux. N'y a-t-il pas une limite à ce genre de bravades acérées et de fielleux ergotages si faussement apprêtés de sucreries?

    Croyez-vous vraiment que Madame Pauline Marois apprécie votre naïve analyse de sa candeur? Espérez-vous que les vaniteux séparatistes, plus exclusifs que jamais(relisez votre ami Nicolas St-Gilles), dans les tranchées de leurs amertumes et les cahutes de leur esseulement, ont les moyens de reconnaître la vanité de leurs rejets (que vous appelez projet) ainsi que la futilité de leurs chimères et l'inutilité du cumul historique (40 ans) de leurs velléités? Il vous faudra chercher dans les confessionnaux désertés, le quelconque fantôme d'un clergé tout aussi béat que dépassé, pour célébrer le pardon et l'effacement des dégâts des guérillas et saccages séparatistes des 40 dernières années dont les Québécois ciblés et criblés ne se comptent que par centaines de milliers. Avec tous vos miels à guêpes et autres mélasses passées dates, ne le demandez surtout pas aux lucides Québécois qui ont survécu aux cribles séparatistes, qui ont courageusement soigné leurs blessures et dont la carrure et la stature ont brillamment résisté aux agressions des «purs et durs», d'oublier ce que MÉMOIRE OBLIGE, et de s'abrutir au point de se dire «amis» de ces gardes des chiourmes d'un kremlin qui n'aura que trop duré et causé autant d'irréparables dommages.

    Croyez-vous que Monsieur Raymond Bachand a besoin de vos hautains apitoiements et de votre sulfureuse analyse de son évolution? Aurez-vous, un jour, l'honnêteté intellectuelle à laquelle votre pratique de scribe fait appel, de nommer les choses politiques, entre autres, par leurs vrais noms? Le «militantisme» séparatiste que vous tentez d'accoler à une démarche souveraine, tendance Tchétchène, ne fut rien d'autre que de «l'intégrisme religionnaire», sous le défroqué libéral René Lévesque, un intégrisme devenu affreusement sectaire et pernicieusement coranique (fanatique), sous les mémorables pontificats des Parizeau et Landry. C'est pour quand la descente de l'escabeau de vos hautaines prétentions et façons quelque peu maniérées d'arranger et/ou de fabriquer l'actualité? C'est pour quand votre arrivée sur terre, cette terre de la réalité québécoise quotidienne qui demande d'être aménagée de telle sorte qu'y prennent place les projets que justifient notre distinction singulière et nos particularités plurielles si largement reconnues et manifestement recherchées par une immigration de fort calibre?

    Quand vous dites de «vos intimes souverainistes» qu'ils se préoccupent, encore en 2008, de la pérennité de «leur» langue et de «leur» culture, en terre d'Amérique, n'oubliez-vous pas, par formation autant que par déformation, que ce sont NOTRE langue et NOTRE culture et NON LES LEURS dont vous faites état et que vous et «les vôtres» vous appropriez de manières aussi exclusive et possessive qu'outrancière? Pourquoi feignez-vous si candidement ignorer ce que vous savez mieux que quiconque, à l'effet que la seule et unique idée fixe de vos amis séparatistes que vous pourrez couvrir à loisir de tous vos blancs bonnets blancs, c'est le pouvoir exclusif et seulement le leur? Ils ne sont qu'une poignée de royalistes qui font peuple, en attendant de porter leur couronne et tenir le sceptre de leur autorité suprême et de leur infaillible papisme.

    Vous concluez votre épiphanie acrobatique du jour, en exhortant «vos amis les fédéralistes» de s'ouvrir aux préoccupations des souverainistes. Ça tient du sanctuaire abbatial! C'est totalement inspiré du jet des goupillons et on y sent tous les encens d'une solennité des plus ampoulées, cette dictée habituelle des oraisons funèbres.

    L'intelligent journaliste ne devrait-il pas savoir, sans obligatoirement avoir le courage de le reconnaître sur la place publique, qu'un PROJET DE SOCIÉTÉ, dans ce QUÉBÉC tiraillé, déchiré et constitué de courageux Québécois, encore en train de se remettre du choc des 40 années d'un séparatisme destroy, ne pourra jamais naître des cendres guerroyeuses des feux de camps des guérilléros séparatistes. Jamais! Pourquoi alors l'intelligent journaliste persiste-t-il à souffler avec tant de mégarde et sans cesse sur les cendres du sectarisme réducteur, cendres que vient d'arroser Madame Pauline Marois, dans sa volonté d'éteindre, une fois pour toutes, l'activisme qui met à feu tous les crédits du Québec qu'elle se prépare à gouverner. Qu'est-ce que vous avez derrière la tête, quand vous chercher ainsi à rallumer ces cendres que vous espérez toujours fumantes, selon l'imagerie de votre incendiaire imagination, dans le seul et dernier espoir de votre désespérante morosité, celle d'y trouver quelques braises dormantes? Pourquoi cette croisade en constante reprise, alors que le plus explosif des felquistes, votre vieil ami Pierre Falardeau, s'emble avoir lâché prise? De toute façon, il est très surprenant de constater que vous sembler ignorer ou vouloir ignorer que ça n'aura toujours été qu'une indigeste basquaise que ce fantasme d'une république d'approximation où tous les impurs et infidèles (fédéralistes qui ont les mêmes droits et les mêmes libertés que les réfugiés du Darfour) auraient été condamnés aux travaux forcés, dans les champs du Palais de l'infaillible Souverain Pontife. Ce qui aurait été 100 fois pire, à n'en pas douter un seul instant, que de travailler à récolter nos peanuts, des terres arides du Palace des actuels libéraux Suzerains!

    Ne faudrait-il pas que les Québécois mettent fin à leurs attitudes et à leurs comportements de quémandeurs suçoteux et quêteux. Le moment n'est-il pas historiquement venu qu'ils cessent de tout espérer et de tout attendre des gouvernants fédéraux, provinciaux, municipaux, scolaires et autres enclos de l'inertie, de l'inaction et des reculs où nichent tant d'accros si grassement, honteusement, doublement ou pluriellement rémunérés? Effectivement, dans une démocratie, telle que définie par les autocrates de l'activisme politique menant à l'inaction administrative et gestionnaire de la dernière décennie, un vote est une carte blanche. Quand l'opposition officielle, la toute première des oppositions, se retrouvera là où elle doit se vivre quotidiennement, c'est-à-dire dans toutes les micros communautés du macro pyramide sociétal, le peuple des Québécois que rien ni personne ne pourra «acheter» pour le revendre au marché des puces de la mondialisation, aura ses lettes de créance et se verra forcément décerner, à très juste titre d'ailleurs, les lettres de sa noblesse. Les ambitieux énergumènes de la politicaillerie appréhendent cette opposition massive qui gênerait leurs excès d'autorité et leur prédisposition à s'enrichir personnellement et à enrichir les sangsues du Trésor, leurs amis et commanditaires du renflouement de leurs caisses, quitte à endetter impunément les Québécois et à acculer le Québec aux abords d'une faillite qui verrouillera à double tour, tous les tiroirs des crédits de notre autonomie et de nos indépendances. Connaissant les spécificités des caractères latins, saxons et de plus en plus pluriethniques, c'est en semant la zizanie et en favorisant l'éclosion et la propagation d'idéologies contentieuses, que les pitres de l'extrémisme de la gauche épuratrice comme les paillasses de la droite purgatoire arrivent aux fins perverses de leur potentiel politique, celles de la stagnation toutes catégories et celles des morbidités du statu quo, ces podiums des actuelles autosatisfaction et autogratification libérales, ce carrefour de la basse-cour politicailleuse ou tournent en rond les étêtées pondeuses «d'oeufories».

    Gerry Pagé
    Ville de Québec

    P.S. Je déplore vivement que Le Devoir soit allé aussi profondément bas que de publier le procès d'intention et l'exécution sommaire que s'autorise «le tsun'ami» Nicolas St-Gilles, dont les graffitis sont du calibre des ruelles du bidonville de sa triste existence et de son paupérisme intellectuel sans pareil. Orgies d'insultes et graffitis d'inepties indignes d'un homme, au sens premier du mot. Il serait fort apprécié que Le Devoir interdise les «sans opinions», les «sans éducation» et tous les «goujons et têtards d'aquarium» qui peuvent se soulager, par ailleurs, sur tant de papiers à crottins dont tous et toutes ont les adresses, dans les carnets de leurs égarements, divagations et délires. Et, ça va pour tous les NICOLAS ST-GILLES de ce BAS MONDE ...
    Le fessier de vos influences médiatiques solidement cramponné au «cuir du rond» de ce tabouret hebdomadaire que Le Devoir offre à votre quête, à vos accointances et à vos alliances ayant pour objet le souverainisme opportuniste, ce vocable étant plus élégant que tous ses synonymes qui en ont gêné et qui en court-circuitent l'avènement, à tout jamais, voilà qu'en ce jour, vous vous adressez à VOS AMIS LES FÉDÉRALISTES. Que c'est triste Venise, au jour venu des amours mortes! Ça donne une impression d'outre tombe, celle de vous entendre chanter l'«Ô Canada» de ce pays de tous vos mépris, laissant à votre gourou Landry et à ses adeptes, le soin de torchonner l'unifolié, à l'avant-veille des élucubrations nationales des patriotards tous azimuts du 24 juin prochain 2008.

    Honorant, sans faille et sans cesse, leurs aïeux, les Québécois qui n'ont jamais renié les bâtisseurs de ce vaste pays d'imparfaits, «sauront toujours porter la croix» de tous les mépris et moqueries dont vous vous faites le livreur. Mais, n'oubliez surtout jamais que cette vaste majorité des Québécois a la mémoire très longue et que «leur bras saura porter l'épée», cette épée qui saura imposer tous les respects aux sécessionnistes qui se sont commis bassement dans la réécriture mensongère de notre histoire, suivant les palissades de leur courte vue, en s'imaginant si niaisement nous en fourrer le gavage, pour l'éternité.

    Votre titre «À nos amis fédéralistes» appuyé d'un contenu plutôt laiteux et dilué, donne à penser qu'un jour, les irakiens s'adresseront ainsi à leurs amis états-uniens? Dans quel contexte, autre que celui de l'euphorie ou d'une séquence maniacodépressive importune, un agresseur quelconque s'adresserait-il à sa victime, en l'appelant son ami, amie? Connaissant tous les mépris qu'ont fait parraître toutes les sectes du séparatisme, de quelques troncs, branches ou bougeons soient-elles, depuis le temps des felquistes, cette expression en titre de votre prône de ce jour, laisse un arrière-goût de varech poisseux. N'y a-t-il pas une limite à ce genre de bravades acérées et de fielleux ergotages si faussement apprêtés de sucreries?

    Croyez-vous vraiment que Madame Pauline Marois apprécie votre naïve analyse de sa candeur? Espérez-vous que les vaniteux séparatistes, plus exclusifs que jamais(relisez votre ami Nicolas St-Gilles), dans les tranchées de leurs amertumes et les cahutes de leur esseulement, ont les moyens de reconnaître la vanité de leurs rejets (que vous appelez projet) ainsi que la futilité de leurs chimères et l'inutilité du cumul historique (40 ans) de leurs velléités? Il vous faudra chercher dans les confessionnaux désertés, le quelconque fantôme d'un clergé tout aussi béat que dépassé, pour célébrer le pardon et l'effacement des dégâts des guérillas et saccages séparatistes des 40 dernières années dont les Québécois ciblés et criblés ne se comptent que par centaines de milliers. Avec tous vos miels à guêpes et autres mélasses passées dates, ne le demandez surtout pas aux lucides Québécois qui ont survécu aux cribles séparatistes, qui ont courageusement soigné leurs blessures et dont la carrure et la stature ont brillamment résisté aux agressions des «purs et durs», d'oublier ce que MÉMOIRE OBLIGE, et de s'abrutir au point de se dire «amis» de ces gardes des chiourmes d'un kremlin qui n'aura que trop duré et causé autant d'irréparables dommages.

    Croyez-vous que Monsieur Raymond Bachand a besoin de vos hautains apitoiements et de votre sulfureuse analyse de son évolution? Aurez-vous, un jour, l'honnêteté intellectuelle à laquelle votre pratique de scribe fait appel, de nommer les choses politiques, entre autres, par leurs vrais noms? Le «militantisme» séparatiste que vous tentez d'accoler à une démarche souveraine, tendance Tchétchène, ne fut rien d'autre que de «l'intégrisme religionnaire», sous le défroqué libéral René Lévesque, un intégrisme devenu affreusement sectaire et pernicieusement coranique (fanatique), sous les mémorables pontificats des Parizeau et Landry. C'est pour quand la descente de l'escabeau de vos hautaines prétentions et façons quelque peu maniérées d'arranger et/ou de fabriquer l'actualité? C'est pour quand votre arrivée sur terre, cette terre de la réalité québécoise quotidienne qui demande d'être aménagée de telle sorte qu'y prennent place les projets que justifient notre distinction singulière et nos particularités plurielles si largement reconnues et manifestement recherchées par une immigration de fort calibre?

    Quand vous dites de «vos intimes souverainistes» qu'ils se préoccupent, encore en 2008, de la pérennité de «leur» langue et de «leur» culture, en terre d'Amérique, n'oubliez-vous pas, par formation autant que par déformation, que ce sont NOTRE langue et NOTRE culture et NON LES LEURS dont vous faites état et que vous et «les vôtres» vous appropriez de manières aussi exclusive et possessive qu'outrancière? Pourquoi feignez-vous si candidement ignorer ce que vous savez mieux que quiconque, à l'effet que la seule et unique idée fixe de vos amis séparatistes que vous pourrez couvrir à loisir de tous vos blancs bonnets blancs, c'est le pouvoir exclusif et seulement le leur? Ils ne sont qu'une poignée de royalistes qui font peuple, en attendant de porter leur couronne et tenir le septre de leur infaillible papisme.

    Vous concluez votre épiphanie acrobatique du jour, en exhortant «vos amis les fédéralistes» de s'ouvrir aux préoccupations des souverainistes. Ça tient du sanctuaire! C'est totalement inspiré du jet des goupillons et on y sent tous les encens d'une solennité des plus ampoulées, cette source des oraisons funèbres. C'est du Descôteaux qui a sa propre compréhension du «ni / ni»!

    L'intelligent journaliste ne devrait-il pas savoir, sans obligatoirement avoir le courage de le reconnaître sur la place publique, qu'un PROJET DE SOCIÉTÉ, dans ce QUÉBÉC tiraillé, déchiré et et constitué de courageux Québécois, encore en train de se remettre du choc des 40 années d'un séparatisme destroy, ne pourra jamais naître des cendres guerroyeuses des guérilléros séparatistes. Jamais! Pourquoi alors l'intelligent journaliste persiste-t-il à souffler avec tant d'égards et sans cesse sur les cendres du sectarisme réducteur, cendres que vient d'arroser Madame Pauline Marois. Qu'est-ce que vous avez derrière la tête, quand vous chercher ainsi à rallumer ces cendres que vous espérez toujours fumantes, selon la dictée de votre incendiaire imagination, dans le seul et dernier espoir de votre désespérante morosité, celle d'y trouver quelques braises dormantes? Pourquoi cette croisade en constante reprise, alors que le plus explosif des felquistes, notre vieil ami Pierre Falardeau, s'emble avoir lâché prise? Ça n'aura toujours été qu'une indigeste basquaise que ce fantasme d'une république d'approximation où tous les impurs et infidèles (fédéralistes qui ont les mêmes droits et les mêmes libertés que les Thibétains) auraient été condamnés aux travaux forcés, dans les champs du Palais de l'infaillible Souverain Pontife. Ce qui aurait été 100 fois pire, à n'en pas douter un seul instant, que de travailler à récolter nos peanuts, des terres arides du Palace des libéraux Suzerains!

    Ne faudrait-il pas que les Québécois mettent fin à leurs attitudes et à leurs comportements de quémandeurs suçoteux et quêteux. Le moment n'est-il pas historiquement venu qu'ils cessent de tout espérer et de tout attendre des gouvernants fédéraux, provinciaux, municipaux, scolaires et autres enclos de l'inertie, de l'inaction et des reculs où nichent tant d'accros si grassement, honteusement, doublement ou autrement rémunérés? Effectivement, dans une démocratie, telle que définie par les autocrates de l'activisme politique de la dernière décennie, un vote est une carte blanche. Quand l'opposition officielle, la toute première des oppositions, se retrouvera là où elle doit se vivre quotidiennement, c'est-à-dire dans toutes les micros communautés du macro système sociétal, le peuple des Québécois que rien ni personne ne pourra «acheter» pour les revendre à bon marché, aura ses lettes de créance et se verra forcément décerner, à très juste titre d'ailleurs, les lettres de sa noblesse. Les ambitieux énergumènes de la politicaillerie appréhendent cette opposition massive qui gênerait leurs excès d'autorité et leur prédisposition à s'enrichir personnellement et à enrichir les sangsues du Trésor, leurs amis et commanditaires du renflouement de leurs caisses, quite à endetter impunément les Québécois et à acculer le Québec aux abords d'une faillite qui verrouillera à double tour, tous les tiroirs des crédits de notre autonomie et de nos indépendances. Connaissant les spécificités des caractères latins, saxons et de plus en plus pluriethniques, c'est en semant la zizanie et en favorisant l'éclosion et la propagation d'idéologies contentieuses, que les pitres de l'extrémisme de la gauche épuratrice comme les paillasses de la droite purgatoire arrivent aux fins perverses de leur potentiel politique, celles de la stagnation toutes catégories et celles des morbidités du statu quo, ces podiums de l'autosatisfaction et de l'autogratification, ce carrefour de la basse-cour politicailleuse ou tournent en rond les étêtées pondeuses «d'oeufories».

    Gerry Pagé
    Ville de Québec

    P.S. Je déplore vivement que Le Devoir soit allé aussi bas que de publier le procès d'intention et l'exécution sommaire que s'autorise Nicolas St-Gilles, dont les graffitis sont du calibre des ruelles du bidonville de sa triste existence et de son paupérisme intellectuel sans pareil. Orgies d'insultes et graffitis d'inepties indignes d'un homme, au sens premier du mot. Il serait fort apprécié que Le Devoir interdise les sans opinions, les sans éducations et tous les goujons d'aquarium qui peuvent s'épandre, par ailleurs, sur tant de papiers à crottins dont tous et toutes ont les adresses, dans les carnets de leurs délires. Et, ça va pour tous les NICOLAS ST-GILLES de ce BAS MONDE ...
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  • Loïc Roussel - Inscrit
    19 mai 2008 16 h 10
    journée des patriotes... elle est bonne
    Je ne sais pas, pour moi le fédéralisme demeure une question tout aussi pertinente dans le cadre des festivités que celle sur l'ascendant des Anglais du XVIIe siècle sur la colonisation, c'est-à-dire: pertinent, mais peut-être pas là, tu suite, vu que c'est le 400e qu'on fête et non pas les "supposés" 510e de J. Cabot et ses pérégrinations dont on le sait pas, dans le fond, s'il était bon ou pas. Les tenants d'une théorie colonialiste en particulier peuvent bien aller se rhabiller s'ils croient que la philosophie mercantiliste avait été développée dès le XVIe siècle chez Henri VIII qui avait le conservatisme de ses idées et l'ambition de son conservatisme, pendant que son homonyme d'en face, à la tête de sa bande de bagarreurs, remontait le maquis et fondait sur les rangs serrés du royal usurpateur (Henri II, puis Henri III). Donc, de fondation pré-1608, point. Quant au fédéralisme, comme je le disais, le débat est que... ce joli mot est plus beau que "monarchisme constitutionnel" ou "monarco-constitutionnalisme", une monstruosité de notre époque de néologismes, bon pour le panier.

    On est donc en chiens de faïence à battre pavillon et rien ne bouge. Je ne me réclamerai pas d'une allégeance qui excluerait le dialogue sur des sujets fondamentaux, surtout que si on me décide à être "indépendantiste" aujourd'hui, on ne pourrait pas espérer en même temps être fédéraliste, à moins d'avoir l'ambition d'un Elvis Gratton, ce qui est exclu.


    Faillites de l'ère industrielle

    d'ailleurs, on a beau ressasser de plaisants développements ça et là, certains entrepreneurs souffrent encore de l'ouverture de certains marchés. La demande a beau être là, elle se fait par des canaux surprenants parfois et les entreprises traditionnelles, comme les artisans qui oeuvrent sur de longues périodes, doivent s'adapter à ces chocs ou voir leur entreprise périr. À la différence du XIXe siècle où la société privée rivalisait d'inventivité pour produire à faible coût, tout en maintenant les prérogatives de commerce international, les entrepreneurs actuels doivent "Agir local, penser global" tout en respectant la tutelle de l'état-providence en ce qui a trait à une bagatelle de sujets variés, notamment -et nous le saluons- tout ce qui touche au travail, au Canada, (côté lois et éthique de travail).

    Ainsi cette dichotomie de rapports nous talonne et rappelle à tout instant la valeur du fédéralisme, malgré la double taxation, alors on est bien content et on ne se plaint pas, sourtout qu'on veut bien fêter Québec mais dans la sobriété, voilà.
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  • Jean-François Trottier - Abonné
    19 mai 2008 17 h 19
    On se trompe dans ses références soviétiques?
    @ camarade Lerouxsky
    Qualifier le Devoir de "Pravda Péquiste", quand on connait le passé d'Alain Dubuc, c'est un peu fort! Y a-t-il un fédéraliste plus sophiste, d'une malhonnêteté intellectuelle plus flagrante? Regardez ses éditoriaux en campagne électorale, c'en est gênant! Des "analyses" qui n'ont pour but que de déformer les faits pour faire admettre des idées faites d'avance. Tant qu'à y être, si le devoir est une Pravda, que dire de La Presse qui n'a JAMAIS donné son appui à un autre parti que le parti Libéral? Cessons donc de se prendre la tête avec les propos de ce journal: en matière de politique, ils sont aussi informatifs qu'une infopub de Toby avec la voix de Bergeron: la diction est excellente, mais ça reste une arnaque de crosseurs...
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  • Gerry Pagé - Inscrit
    20 mai 2008 11 h 39
    Des empaillés sans panache.
    Ne comptiez-vous pas parmi vos amis séparatistes, ce lundi 19 mai 2008, alors que l'heure était aux pluies de l'autogratification, de l'autoconsécration, de l'autoproclamation, de l'autoglorification. Quelques marionnettes, en constante recherche des paillettes de la gloriette, étaient accourues aux sources intarissables de l'autosatisfaction des assoiffés de ce genre de griserie et d'exaltation, tout aussi grotesque qu'intempérante. Interdits d'accès aux niches et aux socles qui s'y trouvent, la «gang des séparatistes patriotards», c'est-à-dire le groupuscule des résidus de la gaugauche caviar qui se prennent pour des patriotes, s'est agrippée au podium de son infortune, sur les talus du Parlement. Même que le soleil a fait appel aux nuages, pour ne pas les surchauffer davantage. N'eurent été les quelques kids kodaks des rarissimes médias qui font encore la promotion des dinosaures de la marginalité sécessionniste, ces loufoques itinérants des oubliettes auraient passé inaperçus. C'est ainsi que Lise Payette s'est trophéïsée, après que Duceppe eut épinglé René Lévesque au tableau des éphémérides de sa temporalité. L'Ordre des Bérets Blancs renaîtrait de ses cendres, qu'il aurait le même impact et la même crédibilité! Même si l'on sait tous que le ridicule épargne ses affublés, ces empaillés sans panache du 19 mai 2008 ne devraient-ils pas savoir que les pluies acides du risible finiront par corroder tous les épouvantails de cet «Ordre», dont les médailles, les plaques, les trophées, les «honoris et gloria» n'intéressent nullement Sarkozy ou qui que ce soit d'autre que ce piètre vaudeville patriotard déconcerte, indispose et gêne indubitablement.

    Monsieur Descôteaux, au hasard de vos pérégrinations visionnaires et avis éditoriaux, serait-ce sur de tels piliers et de telles colonnes du Québec profond que pourraient reposer, sans risque, les toitures et les dômes de la république de toutes les dépendances et insuffisances québécoises, cette république de bancs de neige, sortie tout droit des balles blanches et des poudres du mousquetaire et vertigineux balconniste De Gaulle, Charles dit «le Grand», alors que bien à l'abri, dans sa cache londonienne, le 18 juin 1940, il embrigadait les Français dans la résistance, les y convoquant par son cri retentissant : «La France libre!» ?

    Gerry Pagé
    Ville de Québec
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  • Jean Dunois - Inscrit
    20 mai 2008 14 h 11
    Merci, M. St-Gilles
    Oui, merci.

    Sujet : M. Michel Lebel (Pardon : Me Michel Lebel !) : www.ledevoir.com/2008/05/17/commentaires/080518182

    J'ai trouvé votre « Bien Cuit » parfaitement au point. Je l'eus pu même imaginer plus « saignant » encore...

    Il est d'ailleurs toujours étonnant de constater qu'il est extrêmement rare de lire un texte « d'obédience canadienne » qui soit solidement argumenté lorsqu'il y est question de la vie politique québécoise. Le sophisme, le procès d'intention, la digression, la mauvaise foi, la torsion des faits, la mémoire sélective, et j'en passe, et beaucoup, y font en effet, la plupart du temps, office d'« arguments ». Il suffit de lire quelques textes précédant celui-ci pour s'en rendre compte.

    Encore et encore...

    Il est vrai que la « justification logique » de la sujétion d'un peuple entier réclame un génie peu commun. Or chacun sait que le génie n'est pas au sein de la population la qualité la mieux partagée.

    Même si certains individus y mettent tout leur coeur et leur âme, et ce depuis des décennies. Pensons à messieurs André Pratte et Alain Dubuc, par exemple, du groupe de propagande Gesca.

    Ça, M. Leroux, c'est vraiment de la Pravda.
    Comme Goebbels lui-même en aurait pu rêver.

    Reste qu'il faut beaucoup plus que de la « conviction » et de la « sueur » pour faire preuve de génie. À preuve : les imbéciles absolument convaincus de leurs idées pleuvent partout. De tout temps et en tous pays.

    Encore Merci, M. St-Gilles. Ça remonte le moral de constater qu'au Québec, « lucide » peut également rimer avec « pays » ainsi que « Dignité ».

    Salutations.
    Aujourd'hui 20 mai 2008, 28 ans plus tard.
    Et comme disait Mary Travers, dite La Bolduc : « Ça va venir, ça va venir, découragez-vous pas...! »

    PS : Je salue les honneurs reçues à la faveur de la Journée nationale des Patriotes, Mme Lise Payette. Vous êtes une femme de qualité et hautement respectable. À vous aussi, je profite de l'occasion pour dire : Merci !
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  • Marcelin Gélinas - Inscrit
    20 mai 2008 18 h 44
    L'homme du bavardage infini...
    M. Gerry Pagé, toujours fidèle à vous même, vous en mettez des chars juste pour le plaisir de vous entendre roter. Et il y a belle lurette, j'en suis convaincu, que plus personne n'a de temps à perdre au-delà des dix premiers mots de vos romans cochons (style : « Moi je me flatte la bedaine et j'adore ça ! »).

    Va pour le ridicule et l'insignifiance. C'est permis dans toutes les sociétés civilisées. Toutes les autres aussi, d'ailleurs.

    Mais quand vous écrivez (et ce n'est pas la première fois : bien sûr, puisque que vous passez votre temps à vous répéter sans fin !) que le général De Gaulle s'est « planqué » à Londres pour envoyer les "vrais" résistants au front, sur le terrain (http://www.ledevoir.com/2008/05/17/commentaires/08, vous n'êtes plus bête et insipide comme toujours. Tout naturellement. Fidèle à votre nature.

    Vous êtes carrément abject.

    Aussi, vous me voyez profondément heureux de savoir que les gens comme vous, on les retrouve toujours du côté des : « Écrase-toi Québec ! ».

    Car des personnes de votre « calibre » feraient énormément de mal au noble idéal de la libération nationale du peuple québécois.

    Aussi continuez ainsi, Mister Gerry. Ne changez pas surtout.

    Car vous êtes sans contredit un « allié objectif » de taille.

    Alors, je vous dis : Merci.
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  • Lorraine Dubé - Abonnée
    21 mai 2008 13 h 02
    @ Jean Desjardins Re: Jean Charest
    Permettez-moi d'ajouter le silence de Jean Charest et ses acolytes lors de la 1ère fête des Patriotes en mai 2003, célébrations que nous devons à l'intervention de Bernard Landry suite à de nombreuses demandes de citoyens. Le parti Libéral venant de prendre le pouvoir n'a en effet absolument RIEN souligné, pire, plusieurs ignoraient même que la fête de la reine Victoria faisait place officiellement à celle où on célèbre maintenant ceux qu'elle a fait pendre par loi martiale ( fort discutable )....sans avoir droit à une défense pleine et entière.
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