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L'histoire-fiction

Denise Bombardier   17 mai 2008  Québec
Qui eût cru que la célébration de la fondation de Québec en 1608 deviendrait le théâtre d'une mise en scène pour fêter le Canada, un pays né en 1867, et que la représentante de la reine d'Angleterre serait l'inauguratrice des «fêtes» du 400e anniversaire de la présence française dans le Nouveau Monde?

Il faut mettre des guillemets à «fête» car ni le coeur, ni l'émotion, ni la ferveur populaire ne sont palpables à ce jour. Cette célébration semble avoir perdu son sens dès le moment où feu Andrée Boucher a hérité de ce dossier. Sans vouloir insulter sa mémoire, il est certain que la dynamique mairesse de la Vieille Capitale n'avait pas de penchant particulier pour tout ce qui ressemblait à de gros partys qui coûtaient cher. Appelons cela la logique implacable d'un populisme rugueux.

Notons de plus que cette manière de voir se situait à l'extrême opposé de la vision de son prédécesseur, Jean-Paul Lallier, dont les rêves se confondaient à la grandeur et qui souhaitait le financement par la France d'une place majestueuse rehaussée par un escalier régalien, cadeau que la mère toujours patrie — jusqu'à ce que le Canada officiel décrète le contraire — hésitait à payer avec les euros des contribuables français. Ces derniers aiment beaucoup l'histoire — elle leur a toujours coûté cher —, mais à notre ère, ils ont tendance à y penser à deux fois quand il s'agit de fonds publics.

Cette semaine qui se termine a donné lieu à des interprétations fantaisistes de l'histoire: la fondation de Québec est celle du Canada; Champlain est l'ancêtre de la reine d'Angleterre à travers la gouverneure générale; la France de Nicolas Sarkozy nous abandonne pour la seconde fois et une relation directe et privilégiée entre le Québec et la mère patrie signifie que cette dernière, sur les conseils de Paul Desmarais, se vend au Canada. Même les plus patients et les plus fidèles supporteurs du Québec en France ne se retrouvent plus dans le débat qui se poursuit chez nous.

Quand on aura compris que le pouvoir médiatique dont les conséquences sont la «starisation» de la vie publique l'emporte de plus en plus sur la vie politique, on n'en arrivera pas à la conclusion que Michaëlle Jean a supplanté Jean Charest. On prendra acte que les charmes de la gouverneure générale font de l'effet sur les Français, de haut en bas de l'échelle sociale. Ce n'est pas le Canada qui a fait se pâmer la France, c'est Michaëlle Jean avec son élégance, son raffinement, ses sourires, ses origines et la rectitude politique de son discours universaliste.

Imagine-t-on qu'un gouverneur général comme Jean-Pierre Blackburn ou Stéphane Dion aurait soulevé les foules de La Rochelle, fait titiller les médias électroniques et provoqué le lyrisme des journalistes de la presse écrite? La présence de Jean Charest à La Rochelle n'était ni souhaitable ni désirable dans ce contexte. D'autant plus que les règles protocolaires que semblent ignorer trop de Québécois accordent préséance à un chef d'État dans toutes les cérémonies officielles. Cette visite symboliquement royale de la belle Canadienne illustre à merveille la «pipolisation» en marche dans nos démocraties émotionnelles.

Faudra-t-il désormais parler de la tentative de célébration tant la polémique, qui n'a aucune raison de cesser, est forte? Les déclarations ambiguës, inexactes et historiquement outrancières des politiciens ne surprendront que les naïfs. Allait-on imaginer que le Canada, qui a ouvert grand ses goussets pour financer les réjouissances, resterait dans l'ombre? S'attendait-on à ce que Jean Charest, dans l'euphorie des fêtes, proclame sa foi dans l'indépendance du Québec en conclusion logique de la fondation de la ville berceau du fait français en Amérique? Certes non.

Mais nous sommes en droit d'exiger que nos politiciens ne récrivent pas l'histoire en fonction des enjeux politiques qui nous divisent 400 ans plus tard. Nous sommes en droit d'exiger de ceux qui nous gouvernent qu'ils ne disposent pas des faits historiques à leur guise, qu'ils prennent la peine de s'instruire s'ils ne connaissent pas l'histoire et qu'ils aient la prudence élémentaire qu'exige le respect de la vérité historique.

Il n'est pas nécessaire de nier la conquête anglaise pour être fédéraliste. Il n'est pas nécessaire de nier l'acte fondateur du Canada en 1867 pour être souverainiste. En d'autres termes, aucun révisionnisme historique ne se justifie. Les idées qui président à l'adhésion au fédéralisme ou à la souveraineté reposent sur une interprétation des faits historiques mais ne doivent pas les contester. Il y a de la grossièreté intellectuelle, de l'aveuglement idéologique, ou les deux, à malmener l'histoire. Et ce triste épisode démontre, si besoin était, l'ignorance d'une partie importante de la population à propos des siècles passés.

Lorsqu'on a reçu une formation historique à l'école, on est moins enclin à croire les fictions que nous racontent les mauvais défenseurs du Canada. Les repères historiques remis en question à l'occasion de ce 400e anniversaire de la fondation de Québec par Samuel de Champlain nous privent du plaisir de nous réjouir, nous déchirent encore et, pire, risquent de nous aliéner, c'est-à-dire de nous rendre étrangers à nous-mêmes. Et c'est peu dire qu'ils insultent ceux qui, au risque de leur vie, ont débarqué sur les rives du Saint-Laurent. On s'en souviendra!

***

denbombardier@videotron.ca






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Vos réactions

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  • Dany Leblanc
    Abonné
    vendredi 16 mai 2008 23h58
    Bravo!
    « Madame Bombardier,
    je partage rarement vos idées mais là, je suis entière d'accord. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    samedi 17 mai 2008 05h34
    Un affront à notre Histoire
    « «pipolisation»
    Quel beau (sic) mot!

    Il serait plus respectueux pour la langue de Shakespeare, d'écrire "peopolisation".

    Dégueulasse comme terme.
    Et il se répand.

    Potinage, commérage, populisme, on pourrait demander à Guy Bertrand de la SRC de venir à la rescousse pour guider Mme Bombardier, cette amoureuse de la langue française!


    En plus des mots, moi aussi, «nos démocraties émotionnelles» m'émeuvent.

    C'est devenu aussi dégueulasse que l'usage des mots anglais francisés.
    On perd le fond. On se retrouve avec de la surface, que de la surface.
    Champlain devenu le grand-père des pères fondateurs du Canada, coast to coast.
    Champlain aurait sûrement apprécié le terme «peopolisation».
    Un pas vers les deux langues officielles canadians!

    Oui, Mme Bombardier a bien raison de dire:

    «Mais nous sommes en droit d'exiger que nos politiciens ne récrivent pas l'histoire en fonction des enjeux politiques qui nous divisent 400 ans plus tard. Nous sommes en droit d'exiger de ceux qui nous gouvernent qu'ils ne disposent pas des faits historiques à leur guise, qu'ils prennent la peine de s'instruire s'ils ne connaissent pas l'histoire et qu'ils aient la prudence élémentaire qu'exige le respect de la vérité historique.»

    Mais comment être entendu pour que cet affront soit corrigé?

    Rien n'est plus vrai que:
    «Il y a de la grossièreté intellectuelle, de l'aveuglement idéologique, ou les deux, à malmener l'histoire.»

    La grossièreté intellectuelle associée à l'aveuglement idéologique, se retrouve régulièrement dans les propos de certains éditorialistes ou chroniqueurs.

    Pour que Mme Bombardier dénonce la chose avec autant d'énergie, c'est que l'affront à notre Histoire française en Amérique, a été considérable.

    Félicitations de l'avoir dit de si franche façon.


    Serge Charbonneau
    Québec
    P.S.: Que dire du maire Labeaume qui ne veut que de la fête?
    M. Labeaume est un homme d'affaires et il est important pour lui que rien ne vienne altérer les revenus de la "fête". »

  • Félicien Forgues
    Abonné
    samedi 17 mai 2008 06h05
    Deux Histoires
    « Je me demande combien de temps était alloué à la fondation de Québec dans les cours d'histoires enseignés au reste du Canada... »

  • Félicien Forgues
    Abonné
    samedi 17 mai 2008 06h05
    Deux Histoires
    « Je me demande combien de temps était alloué à la fondation de Québec dans les cours d'histoires enseignés au reste du Canada... »

  • Daniel Couture
    Inscrit
    samedi 17 mai 2008 06h14
    Rapport de force
    « Si on a à faire à la politique, il doit être question de rapports de force; c'est la plus constante des choses qui soient au monde, en tous temps et en tous lieux. Quand on parle politique, d'économique a fortiori, nous nous trouvons par définition dans le domaine de la conspiration et du complot. On appelle cela de la stratégie. Nous pouvons être très certains que tout cela échappe à la charmante, mais aussi vaine et vide que sa fonction, Michaëlle Jean. Si on est Québécois, Québécois!!!, ce n'est pas fédéraliste qu'il faut être pour tolérer, ou accepter, ou se réjouir du beurrage émotionnel de notre très bien accueillie haïtienne de souche empanachée de son sugar daddy pseudo-intellectuel, il faut tout simplement et tout parfaitement être con et cave. Certains sont obnubilés. Je crois, par exemple, qu'André Pratte se réveillera un jour prochain en reconnaissant avoir déblatéré des multitudes d'âneries parce qu'il était obnubilé par les obnubilations des souverainistes eux-mêmes...
    Ce n'est pas une question d'images, de glamour ou de pipolisation, c'est une question de moyens pour rencontrer des fins. Les moyens d'aujourd'hui ne sont pas toujours ceux d'hier. Et pour cause! Tout est devenu futile. L'affront que vient de commetre le Gouvernement du Canada par Gouverneur-immigrée interposé à tous les Québécois de souche est proprement hallucinant. Sarkozy aura démontré une fois de plus que les Grands Financiers, Desmarais en l'occurence, rendent leur entourage imbécile. Anesthésié par la vertu dormitive d'une des plus jubilatoires putasses que la terre aient jamais portée, on est toutefois pas certain que le liliputien Président de la France se réveillera un jour... »

  • Michel Décarie
    Abonné
    samedi 17 mai 2008 06h31
    Bravo....
    « Et vlan sur la machoire.... Merci »

  • Jean-Pierre Garceau-Bussières
    Inscrit
    samedi 17 mai 2008 06h32
    Mille
    « Voilà ce qui s'appelle viser dans le mille! Bravo madame. »

  • Max Roujeon
    Abonné
    samedi 17 mai 2008 08h21
    C'est de notre faute!
    « Nous sommes bizarres dans notre comportement. Aller demander de l'argent à Ottawa et penser qu'ils allaient nous laisser l'utiliser comme nous le souhaitons ...faut être un peu cons avouons le.
    Si je vais chez un voisin avec qui les «relations de clôture» sont, disons, tendues; et que je lui demande de me prêter son certificat de localisation, pensez-vous qu'il va me passer l'original sans se protéger ?
    Ça c'est parce que l'on a la folie des grandeurs. Quand on demande à des gens qui peuvent nous «bouffer tout cru», de contribuer à notre fête, faut pas s'attendre à garder «le lead» trop longtemps. Surtout quand on est veule et obséquieux de nature.
    Faut pas déconner, en mettant Ottawa dans le coup avant, on était foutus. En plus on va en France les consulter. Le «ni ni», le Q Q oui! Eux aussi, ils mouraient d'envie de se faire valoir, alors, ils ne se seraient pas fait prier pour participer. On s'y est pris de la meilleure façon pour se faire avoir, comme toujours...parce qu'on se pense plus brillant que les autres. »

  • Graham Hay
    Abonné
    samedi 17 mai 2008 08h23
    Reine d'Angleterre - conquête anglaise
    « Il est étonnant que des gens instruits comme Denise Bombardier, Pauline Marois, Gilles Duceppe et leurs groupes de députés, des historiens comme Jacques Lacoursière ou des animateurs radio comme Joël Le Bigot et de nombreux journalistes s'obstinent à dire reine d'Angleterre, conquête anglaise ou régime anglais en lien avec les réalités d'hier comme celles d'aujourd'hui.

    Tout d'abord, il n'y a plus de « reine d'Angleterre » depuis la reine Anne en 1707. Hé oui, c'est comme ça, il y a eu l'union entre l'Écosse et l'Angleterre (qui avait déjà intégré le pays de Galles). C'est donc de reine ou de roi de Grande Bretagne dont il faut parler depuis cette date.

    C'est donc la couronne (en fait le gouvernement) britannique qui gouvernait non seulement les îles britanniques mais aussi les colonies d'Amérique du nord et qui s'empara du Canada au cours de la guerre de Sept-ans.

    S'obstiner à dire "Angleterre" au lieu de "Grande-Bretagne" (et son adjectif britannique) c'est mépriser tous les Écossais en niant ainsi leur participation (bonne ou mauvaise) à l'administration mais aussi à la vie quotidienne au Canada (qu'on l'appelle province de Québec, Bas-Canada, province du Canada ou dominion du Canada).

    Murray, Drummond, Elgin, entre autres, comme gouverneurs étaient écossais. L'étaient aussi les Fraser, James McGill, les Blackburn, Harvey, bien des « Mac » et des « Mc » (noms aussi irlandais), les Simons (dont les ancêtres de ceux qui ont offert la magnifique fontaine de Tourny à la ville de Québec) et bien d'autres dont les noms font partie du patrimoine onomastique québécois.

    Les Écossais ont été très nombreux dans la vallée du Saint-Laurent depuis 1759 et nier leur présence, leur contribution et leur intégration à ce qui est aujourd'hui le Québec est particulièrement odieux. C'est pourtant ce qu'à fait Le Bigot à son émission du 4 mai 2008 lorsqu'il a reçu en entrevue Luc Noppen sur la maison canadienne. Le Bigot utilisait systématiquement « anglais » alors que Noppen parlait de « britannique » en relation soit à l'architecture soit au régime politique ou colonial qui s'appliquait au territoire aujourd'hui québécois. Cette façon d'agir est le lot de bien d'autres intervenants politiques et médiatiques.

    Parler de « reine d'Angleterre » aujourd'hui relève plus des Trois Mousquetaires que de la réalité. Comme je disais, il n'y a plus de reine d'Angleterre depuis 1707. De plus imaginer que Michaëlle Jean représente la couronne britannique est de la pure ignorance. En effet, cette couronne dont le premier ministre est Gordon Brown n'a rien a voir dans les gouvernements du Canada, pas plus qu'elle ne l'a eu avec Tony Blair ou John Major.

    Alors à tous les passéistes, mettez-vous à jour et cessez votre méprisante histoire-fiction. »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 17 mai 2008 08h31
    Faux on a le coeur à la fête
    « "Il faut mettre des guillemets à «fête» car ni le coeur, ni l'émotion, ni la ferveur populaire ne sont palpables à ce jour"

    Madame B ne vient pas souvent à Québec et reflète très bien l'esprit de la Presse-du-Plateau. S'agit de voir le monde qu'il y a présentement au tournoi de hockey (10,000 spectateurs un mardi après-midi pour voir un match), s'agit de voir l'animation en ville, les fans du Danemark qui se sont mérités l'affection des Québécois, les Russes qui paient la traite à tout le monde, pour voir à quel point les Québécois ont le coeur à la fête. Mais voilà, la couverture médiatique montréalaise de ce tournoi international est pitoyable, voire carrément honteuse.

    Cette semaine, Pierre Bruneau nous parlait des nouvelles estrades du Grand Prix (qui aura lieu dans un mois!) mais pas un mot sur le tournoi qui attire 20,000 spectateurs chaque jour (l'équivalent de 100,000 à Montréal!)

    Le problème ce n'est pas les Fêtes ni la ferveur des Québécois. Le problème c'est la montréalisation des ondes qui a atteint un nouveau sommet cette semaine. »

  • Jean Le May
    Inscrit
    samedi 17 mai 2008 08h32
    Duperie "soft" mais efficace.
    « Voilà qui est clair et net:quelqu'un, quelquepart, manipule nos cerveaux avec un joli minois que nous avions appris à aimer et hop nous voilà subjugués et prêts à nous laisser faire et à en redemander encore et encore.
    L'effet paralysant de la duperie "soft" semble plus efficace que l'invasion armée car le vaincu est consentant ou, pire, silencieux, presque ivre de belles paroles.
    On a augmenté lentement la chaleur de la marmite et la grenouille québécoise s'y vautre dans l'eau apaisante de la soupe canadienne plutôt que d'avoir son ancien réflexe de sauter d'un bond hors du bocal de l'unité canadienne comme autrefois quand on l'attaquait sur sa langue ou sa légitimité de peuple fondateur.
    Il y a un petit peu de nous là-dedans, gens du Québec, proverbialement recevants et ouverts, portés sur le compromis , même la compromission pour éviter l'affrontement ouvert, prêts à signer un contrat avec un entrain emprunté plutôt que d'admettre que nous ne comprenons pas les petits paragraphes par lesquels nous savons que l'on se fera piéger un jour ou l'autre. On sait, mais la vendeuse est si jolie et si gentille et si instruite que nous n'osons pas la conterdire.

    Le Canada a compris, pour un temps,que la grenouille québécoise aime se laisser endormir dans le confort et le mensonge prononcé par "un des siens". Alors la grenouille, privé de son instinct de survie, se lasse des chialeux qui sont contre tout et la mette en garde contre la duperie. Peine perdue, elle est conquise.
    Et elle se fera baiser, espérant devenir prince pour la belle gouverneure générale. Le réveil ne sera même pas brutal car le cerveau aura été paralysé à jamais.
    Bientôt on lui dira que Samuel de Champlain est l'ancêtre du Colonel Sanders et elle le croira et en sera même fière. La recette aura marché: une viande douteuse enrobée d'une pâte quelconque mais avec des épices mélangées: personne ne voit la différence et tout le monde s'en lèche les doigts...

    Jean Le May
    Saint-Jean-sur-Richelieu »

  • André Chamberland
    Inscrit
    samedi 17 mai 2008 08h40
    Le détournements se suivent : référendum, 400e, etc.
    « L'Usurpateur est toujours présent. Méfions-nous. »

  • Jean-Marie Malenfant
    Abonné
    samedi 17 mai 2008 09h42
    Intervention digne de mention, Mme. Bombardier.
    « La semaine dernière.j'ai vivement réagi à multes lettres publiées dans ce journal. J'ai même adressé un écrit sur mes opinions à votre salle de presse, on a eu l'amabilité de me répondre, cependant probablement je ne crois pas avoir été publié, je vous comprends, car après avoir encore plus lu et fait plus de recherches, j'admets qu'il me manquait certains renseignements historiques.
    En consultant l'étymologie du mot "Canada" je constate que son utilsation historique, remonte à Jacques Cartier, mais face aux différentes versions existantes quant à l'origine du nom «Canada», les historiens s'entendent pour dire que le " pays de Canada" désignait à l'origine la ville actuelle de Québec,
    Mme. Bombardier je vous approuve, lorque vous dites que toutes ces crisettes tant anti-fédéralistes, séparatistes, anti-couronne britannique etc,etc...témoignent d'une utilisation partisane ou d'une méconnaissance de la véritable histoire et insultent la mémoire de " ceux qui, au risque de leur vie, ont débarqué sur les rives du Saint-Laurent. On s'en souviendra..."
    Ce que nous voulons fêter: ce n'est pas un party de réglements de comptes, mais la fête de Québec, berceau de la Nouvelle France, évoquons avec enthousiasme les beautés de cette ville merveilleuse et acceuillante, soyons émerveillés devant toutes les réalisations architecturales dont nous avons hérité, fruit du choc de deux cultures et plus. Montrons pour une foi que nous pouvons avoir l'esprit ouvert en témoignant devant le monde entier qu'il y a place pour l'amour fraternel et universel. Jean-Marie Malenfant Plessisville. »

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    samedi 17 mai 2008 10h10
    Du rôle des médias
    « Il ne faudrait pas que passe inaperçue, noyée dans son texte, une petite phrase de Denise Bombardier, car elle ouvre la porte à un débat qui mériterait un traitement en profondeur. Voici la petite phrase : « Quand on aura compris que le pouvoir médiatique dont les conséquences sont la «starisation» de la vie publique l'emporte de plus en plus sur la vie politique, on n'en arrivera pas à la conclusion que Michaëlle Jean a supplanté Jean Charest. » Le débat devrait porter sur le rôle des médias dans la vie publique, politique ou autre.

    Que les médias aient besoin de stars, c'est un fait bien connu, qui a donné essor à une véritable profession, celle des paparazzi, et à des journaux et magazines spécialisées dans le genre. Mais il est vrai aussi que les médias « sérieux » ont besoin d'une cible médiatique, pour la propulser vers les sommets ou pour la décrier à tout bout de champ. Ils servent ainsi de caisse de résonnance à des faits ou des incidents qui, sans eux, passeraient inaperçus ou disparaitraient rapidement à l'horizon.

    Le cas cité de M. Jean en est un exemple. On peut se demander si le cas des relations amoureuses du ministre des Affaires étrangères n'en est pas un autre. Certes, l'opposition en a fait son cheval de bataille à la Chambre des communes en pensant ou en voulant nous faire croire que la belle de l'histoire était un cheval de Troie. Mais sans le retentissement donné à cette affaire par les médias qui ont flairé une histoire sulfureuse, en serait-il encore question aujourd'hui? Et pourquoi ne pas renverser les rôles et se demander si la belle en question n'était pas un cheval de Troie dans le milieu. Vu la dangerosité du sujet, on ne le saura jamais. Et il est plus percutant de parler d'un ministre.

    En fait, un cas comme l'autre s'inscrivent dans le sensationnalisme au sens large, qui est la « matière première » actuelle des médias de par le monde. Et le sensationnel peut revêtir toutes les formes, y compris l'horreur. L'affaire Fritzl, ce père autrichien qui a séquestré sa fille dans une cave pendant 24 ans, l'a violée et en a eu sept enfants dont l'un est mort en est un bel exemple récent, quand on voit l'importance médiatique accordée à cette affaire. Quasiment tous les journaux du monde en ont parlé, souvent à la une, avec des titres accrocheurs comportant souvent les mots viol, inceste, séquestration, quelle que soit la langue du journal, de nombreux bulletins d'information télévisés ont ouvert leur page avec cette histoire, et nombre de médias ont continué d'entretenir leurs lecteurs avec des détails nouveaux, des photos, des impressions. Des journalistes achetaient des blouses blanches pour tenter de s'introduire dans l'hôpital où se trouvaient avec leur mère les enfants sortis de la cave et qui n'avaient jamais vus le jour, afin de réaliser quelques photos. D'autres grimaient aux arbres des alentours. On ne pur que constater une véritable surmédiatisation de cette sordide histoire.

    En France, l'annonce des révélations du violeur et tueur en série Fourniret avait attiré devant le palais de justice une foule de journalistes de la presse écrite et télévisuelle, et des titres accrocheurs comme celui-ci : « Une succession de détails sordides ». Ou aloès, dans d'autres cas, on nous montre, à l'occasion de tel ou tel événement, des personnes en larmes, comme si l'étalage du chagrin des gens était une nécessité médiatique. Il serait facile de multiplier les exemples de sensationnalisme de ce genre et il faudrait les analyser en détail, ce qu'il n'est pas possible de faire ici. Mais une question se pose.

    Pourquoi un tel étalage? Faut-il blâmer les médias? Mais plutôt, ne répondent-ils pas à une « demande » du public? Par exemple, n'existerait-il pas dans nos sociétés «évoluées» une fascination pour l'horreur, d'autant plus grande que l'horreur est plus forte. Il suffit de parcourir les pages des journaux, et avec Internet rien de plus facile, pour se rendre compte du nombre d'affaires glauques qui s'y trouvent, meurtres, viols, enlèvements, agressions, accidents, etc. On peut d'ailleurs se demander si, dans bien des cas, ce ne sont pas les malfrats qui utilisent pour leur gloriole personnelle cette accentuation médiatique.

    Nos sociétés «évoluées» ont--elles besoin d'une telle couverture médiatique de l'horreur pour sortir d'une certaine léthargie, d'un assoupissement que la satisfaction quotidienne de leur situation événementielle finit par laisser indifférente? Notre quotidien a-t-il besoin de se nourrir de tant de perversités? On peut se poser la question, en songeant aussi au succès de films d'horreur, de jeux vidéo ou de bandes dessinées.

    Et l'on peut se poser des questions identiques à propos de la « starisation » dont parle Denise Bombardier. Ne répond-elle pas à un besoin de se trouver des idoles, comme autrefois les saints des églises, les princesses ou actuellement les gourous en tout genre? Qui sait?

    Par ailleurs, la diffusion ultra rapide de l'information crée une véritable concurrence médiatique, avec les abus qu'elle comporte : l'exagération des faits ou leur inexactitude, comme l'affaire Pascal Sevran en Frame, dont la station radio Europe 1 avait annoncé le décès, alors qu'il était toujours en vie. Le cas a eu un grand retentissement dans ce pays, mais c'est loin d'être la seule fausse information causée par la concurrence, le besoin d'être le premier à annoncer un événement.

    Ces quelques allusionna suscitées par la réflexion de Denise Bombardier (qui pourrait bien consacrer tout un article à cette question) ne font que mentionner des points qui mériteraient une réflexion plus approfondie dans le cadre d'une étude plus poussée sur le rôle des médias dans nos sociétés et sur les répercussions qu'ils peuvent avoir en créant un besoin ou en y répondant, et avec quelles conséquences. »

  • André Bissonnette
    Abonné
    samedi 17 mai 2008 10h15
    Lebaume
    « Le successeur de madame Boucher aime ça, lui, les gros party et ceux qui se questionnent au sujet de la déformation de l'Histoire il les traite de "cons".
    Probablement que celui que les gens de Québec ont élu, soit n'y connait rien, soit s'en foute cavalièrement.
    Comme je fais partie des "cons", son intervention m'a convaincu de ne pas aller à Québec pour fêter le 400e. Je le fêterai ici avec des amis en ce 3 juillet.
    Gens de Québec, qu'attendez-vous pour l'embaumer celui-là ? »

  • Roger Kemp
    Inscrit
    samedi 17 mai 2008 10h27
    Le tripotage politique et historique
    « Il est malheureux qu'on ait retiré dans les cours d'Histoire du Canada toutes les références de tripotage politique que les anglos du début de la colonie ont manigancé pour toujours nous (les francophones bâtisseurs) rabaisser à des moins que rien. Depuis ce jour, nous n'avons pu nous affirmer et encore aujourd'hui, mais cette fois, ce sont des francophones de souches québécoises qui renient en quelque sorte leur origine. À quoi bon avoir rapatrier une constitution canadienne qui faisait semble-t-il du Canada un pays souverain pour encore aujourd'hui déléguer une représentante de la reine en France pour représenter le Canada? Comme atavisme on ne peut faire mieux, vous en conviendrai.

    Je trouve que nous le peuple québécois somme des peureux et que nous méritons tous ces tripotages politiques et historiques. Vallières avait probablement raison d'écrire aux vues et aux sus de tout le monde sur un mur à Québec "Vous êtes pas tannés, bande de caves..."

    Que faudrait-il faire pour nous réveiller? »

  • Hoe Bee
    Inscrit
    samedi 17 mai 2008 10h43
    bravo, denbombardier, qesqua'avoir la Gouverneur du Canada pour le quebec
    « pour la prestance bravo M.J. Elle fait coulé l'encre, Qeen of Haitie made in QC, cet dépense, Bon pour la ville de Qc, cela va relancé les cours d'histoire à l'école!!? breff ces des évènements pas facile à organisé un 400 ans anniversaire. l'image est comme neuve bravo madame Mychael Jean. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    samedi 17 mai 2008 10h58
    Et hop, c'est à nous...
    « Il y en a qui ont débarqué sur les rivages de la Normandie pour la liberté contre le nazisme et ils étaient canadiens et morts canadiens. Franco-anglo-extra-terrestre... Il faut penser à eux. Avant il n'y avait pas que rien, on a pas mis de la terre et de l'eau et hop voilà une fondation...Il y avait des gens, des êtres humains étonnés de voir des êtres courageux arriver, mettre pied à terre et hop ils fondèrent. "C'est à nous..." Ces être humains encore avec des flèches et des petits bois à frotter pour faire du feu sont encore étonnés. Nous, on se tape dessus pour une fiction qui n'en finit pas d'être mise à mal par les interprétations que nous en faisons. Il faut dire que nous avons une mémoire, eux pas...Comme les Suisses, on leur a appris le temps occidental il y a 400 ans mais avant qu'est-ce qu'il y avait? »

  • Serge mercier
    Inscrit
    samedi 17 mai 2008 11h53
    Impeccable
    « Avec l'article, il y a peu, sur Jean Charest et celui-ci sur les fêtes du 400e, Denise Bombardier grâce à sa clarté et sa capacité à bien résumer prouve l'importance qu'elle réclame.

    S.Mercier »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    samedi 17 mai 2008 11h55
    Il faut jouer les notes populistes, sentimentales et nationalistes
    « L'affaire de la réécriture de l'histoire par Patrimoine Canada est pour moi le test ultime: si les Québécoises et les Québécois restent indifférents, je jette l'éponge. Y'en a marre! On arrivera jamais à la souveraineté du Québec sans que le PQ ou autres organisations séparatistes se servent d'événements de ce genre pour faire du populisme, du nationalisme sain et jouer avec les sentiments.

    Si le PQ refuse de jouer ces notes, c'est triste, mais il n'y en aura jamais de pays nommé Québec. »

  • normand audette
    Inscrit
    samedi 17 mai 2008 17h34
    lèse-majesté
    « Les Français ont toujours été férus d'exotisme. En 1970 j'ai vu de mes yeux vu une foule s'entassée les longs des avenues de Paris et des gens en délire qui couraient derrière le carrosse qui emmenait la reine Elizabeth. Quelques trente ans plus tard il reçoivent la visite d'une représentante de sa Majesté, qui plus est reflète d'un exotisme digne des plus beau jours de la colonie, ou la France exerçait son influence dans les Antilles. Enfin ils retrouvent une nouvelle Joséphine, une nouvelle Impératrice qui leur vient du nouveau-monde, et qui ne reflète surtout pas ces quelques arpents de neige, laissé au détriment du sucre des Antilles. »

  • Micheline Emard
    Inscrite
    samedi 17 mai 2008 17h41
    On ne saurait mieux dire
    « Vos propos sont implacables de vérité. Je suis en accord avec votre analyse. »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    samedi 17 mai 2008 19h56
    Qui a fondé Québec, Graham Hay ?
    « fondation de Québec, Festival et fête, Canada (Pays), Québec (province) Il y a fête, pour qui, pour quoi?

    Je peux me réfèrer à madame Bombardier, je sais qu'elle connais son histoire; cette femme de grande culture n'est pas télécommandée.

    Si j'écoute tous les palabreurs des pseudo fêtes du 400 ième de la fondation de Québec, je n'y trouve que du vide dénué de sens. - Non je n'irai pas à Québec cette année. Je ne suis pas intéressé à ne rencontrer que des ignares au cerveau lavé par Michaëlle, Démarais et autres esprits commandités par Jean Chrétien "and company" qui viendraient me dire :" On vous aime "Quebequers". »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    dimanche 18 mai 2008 06h37
    @ M. Graham Hay; La fonction de gouverneur général remonte à 400 ans!!!
    « Il est vrai de dire que le poste de Mme Jean est un poste du passé,
    cependant, il est bien actuel ce poste.

    Voyez-vous, notre présent n'a pas encore pu se défaire du passé et nous avons toujours ce rôle de gouverneur général qui perdure.

    De 1867 à 1952, chaque gouverneur général était natif de Grande-Bretagne et membre de l'aristocratie britannique.
    Le Gouverneur général du Canada est le représentant du roi ou de la reine du Canada.

    Oui, la reine du Canada. Notre pays est encore soumis (symboliquement, mais...à la limite, aussi légalement!) à la monarchie.

    Bien sûr, la gouverneure générale est la représentante du monarque canadien et exerce la quasi totalité des pouvoirs de la Couronne. Elle conserve les pouvoirs exécutifs et ses prérogatives royales, mais heureusement, elle intervient extrêmement rarement dans la politique canadienne. Son rôle est, en pratique, symbolique (mais quel symbole!). Elle n'agit que sur l'avis du Premier Ministre et du Parlement canadien.

    Il y a aussi le langage parlé et le langage légal. Bien sûr que la Reine règne sur le Royaume-Uni, mais bon!
    Dans notre courte Histoire, ce fut les Anglais et les Français, alors... voyez-vous... la Reine britannique, c'est l'Angleterre, c'est la Reine d'Angleterre des Anglais (j'allais dire des m... Anglais). Ces Anglais qui nous ont battus sur les Plaines d'Abraham. Ce maudit Wolf qui zigouilla le trop nonchalant Montcalm.
    Les Anglais... voyez-vous!
    Même pour les Écossais, pour les Irlandais, il y avait les m... Anglais.
    La reine d'Angleterre, c'est aussi la reine d'Écosse et aussi la reine du Canada.
    On fait partie de l'Empire britannique. C'est du passé au présent!


    L'Histoire est bien récupérée.
    Sur le site de la gouverneure générale, on apprend que ce rôle de gouverneure générale est aussi vieux que Québec.

    «La fonction de gouverneur général remonte à 400 ans, soit au moment où Samuel de Champlain s'est vu confier la charge de gouverneur de la Nouvelle-France en 1608. Il s'agit de la plus ancienne fonction officielle au Canada.»
    http://www.gg.ca/gg/rr/index_f.asp

    Incroyable tout de même, ce que l'on peut manipuler l'Histoire.
    On a décidé de mettre dans la même perspective le représentant de la reine et le gouverneur français.
    Comme si le rôle était le même, comme si en 1763, on a dit au gouverneur, maintenant mon cher, vous représentez l'Angleterre, finit le roi de France!
    Le Canada est né en 1867, disons un ti bout après Champlain.

    Et le rôle de gouverneur de la Nouvelle-France a été attribué à Jacques Cartier en 1534.
    Donc, l'Histoire sur le site de la gouverneure générale devrait être dénoncée et éclaircie par nos Historiens dignes de ce nom.

    Le premier gouverneur général britannique fut Sir Jeffrey Amherst du 8 septembre 1760 au 10 février 1763.
    Donc la fonction ne date pas vraiment de Champlain, voyez-vous!

    Toute cette confusion est digne des pires régimes déformant l'Histoire.
    Le Canada agit de façon honteuse pour le peuple canadien français et tous les Français d'Amérique.

    Je ne suis pas Historien, mais je ne suis pas imbécile et né de la dernière pluie. On peut manipuler la jeunesse qui n'a pas eu de leçons d'histoire suffisante pour déceler sa manipulation, mais quiconque a un bagage historique un peu plus étoffé, devrait s'en offusquer.

    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    dimanche 18 mai 2008 08h51
    le 400 ième de Québec
    « Primo: Nous fêtons le 400 ième anniversaire de la Ville de Québec et rien d'autre. Nous ne fêtons pas la fondation du Canada, l'arrivée de Jacques Cartier ou l'anniversaire de Céline Dion, nous fêtons l'anniversaire de la fondation de la ville de Québec, point à la ligne.
    Secundo: Ce n'était peut-être pas très diplomatique d'envoyer la gouverneure générale en France avant que notre premier ministre ait lui-même lancé l'ouverture des fêtes, mais force est de constater que Madame Jean a donné une visibilité internationale au 400 ième que M.Charest,aussi charismatique qu'il soit, n'aurait jamais réussi à obtenir. Ce sont les touristes qui feront le succès de la fête, et madame Jean en aura attiré un grand nombre, aussi bien d'Europe que du Canada anglophone. Nous devrions donc nous en réjouir.
    Tertio: J'aimerais bien que les souverainistes cessent de prétendre que le 400 ième de Québec est une occasion de promouvoir leur option. Il est bien évident que si nous avions un maire et un premier ministre souverainistes, cette fête aurait tourné en une immense foire de propagande, et c'est cette occasion ratée que les souverainistes regrettent amèrement et qu'ils ont de la difficulté à digérer.
    Paul Lafrance
    Québec
    . »

  • Philippe Lapointe
    Abonné
    dimanche 18 mai 2008 17h50
    Insulte
    « La célébration de la fondation de la ville de Québec c'est la célébration du peuple français en Amérique, sans la négation des peuples précédents mais aussi sans la négation des tous ces efforts qui nous ont permit d'être ce que nous sommes aujourd'hui. Le Canada n'a pas jamais fait d'efforts réels pour permettre à cette présence française de se développer. Au contraire,encore de nos jours, les francophones ont à se battre pour leur survie. Il ne faut pas s'éloigner très loin des frontières du Québec pour voir cette existence en danger. Qu'il soit toujours impossible de voyager en avion en français parce que le gouvernement fédéral n'en voit pas l'utilité je crois que cela est l'exemple criant du respect que le Canada porte à cette présence française. L'anniversaire de la fondation de la ville de Québec est une fête. Une fête à laquelle nous invitons que des amis, des gens qui nous AIMENT et qui CROIENT en NOUS. Si le Canada veut être aussi présent il devra faire plus que de parader. Il devra faire un geste grandiose, un geste qui serait un cadeau de grande générosité pour nous, francophones. Personnellement je ne voudrai pas célébrer dans l'hypocrisie. Quelle insulte! »

  • Claude Poulin
    Inscrit
    dimanche 18 mai 2008 23h02
    Humeur chagrine
    « On se demande laquelle de ses amies à l'humeur chagrine a réussi la convaincre Madame Bombardier que « ni le coeur, ni l'émotion, ni la ferveur populaire ne sont pas palpables à la veille des Fêtes du 400ème de Québec? Que je sache Madame Bombardier était en voyage dans les circonstances que l'on sait. Ce qui peut l'excuser qu'elle se soit laissée informer d'une manière aussi erronnée.

    En attendant que les médias de la Métropole arrivent à sortir de leur torpeur pour venir sur place rendre compte de la vérité, on lui enverra les coupures de presse qui montrent les records d'assistance pour les activités qui ont déjà eu lieu et le nombre de places vendus pour celle qui sont au programme. Programme qu'elle prendra le soin de lire où elle verra de quoi à célébrer, l'histoire, la ville, ses rues animées, son architecture, ses créateurs et artistes et autres. On l'invite surtout à venir partager le sens de l'amitié, de la famille et le bonheur d'accueillir en toute simplicité.

    Évidemment, c'est inévitable. il y aura au coeur de foule des gérants d'estrades, des partisans, des opportunistes et des gens aux humeurs chagrines qui vont chercher à tenir l'esprit des Fêtes. Pensons au propos de notre grand Biz national qui en décembre dernier prédisait que « cet événement (la célébration) aurait sur notre inconscient collectif valeur de viol ». On aurait évidemment souhaité qu'il refuse de venir fêter un événement de nature aussi abjecte...mais on vient d'apprendre qu'il sera là avec certains de ses amis. Il sera bienvenue!

    Message:
    Madame, vous savez que depuis longtemps je vous dis mon admiration pour votre courage, votre intelligence et votre indépendance d'esprit. Que je suis l'un de vos plus fidèles lecteurs! Ce matin, la lecture de votre chronique m'a particulièrement déçu et je dois comprendre que je n'ai pas été le seul à éprouver cette réaction .De grâce venez nous visiter le plus vite possible, pour voir sur place s' il n'y a pas lieu de revenir sur le sujet avec plus d'optimisme.
    Claude Poulin Québec/Sillery »

  • André Bissonnette
    Abonné
    lundi 19 mai 2008 01h02
    @Paul Lafrance
    « "Il est bien évident que si nous avions un maire et un premier ministre souverainistes, cette fête aurait tourné en une immense foire de propagande"
    Mais vopilà, nous avons un maire et un gouvernement fédéraliste et ça devient une "immense foire de propagande" fédéraliste. »

  • Régent Garneau
    Abonné
    lundi 19 mai 2008 10h34
    pipolisation
    « Je laisse aux autres le soin de commenter votre éditoral pour vous parler de votre choix des mots que j'apprécie tout particulièrement, d'une façon générale.

    Vous utilisez cependant dans le texte de votre éditorial, un mot, celui cité en rubrique, que nos amis de France utilisent régulièrement mais qui n'a rien à voir avec notre langue. Je suppose qu'il est acceptable d'ajouter de nouveaux mots à une langue pour qu'elle demeure vivante mais encore faut-il que ces ajouts ne viennent pas l'enlaidir.

    Il m'apparait irresponsable de la part de ceux et celles qui ont le privilège d'utiliser les différents média de ne pas prendre leur responsabilité en s'obstinant à défiguer notre langue.

    De la part d'un étudiant au primaire qui écrirait ainsi ce mot dans une dictée en anglais ou de la part de quelqu'un qui écrit au son, cela serait pardonnable. Mais vous madame, comment pouvez-vous expliquer ce geste ?

    Un peu plus de fierté, s'il vous plaît. »

  • Denis Simard
    Abonné
    lundi 19 mai 2008 10h44
    Québec morcelé
    « Comment oser prétendre se séparer quand on est morcelé?
    Comment vouloir prétendre fêter quand on est même pas capable de s'entendre pour fêter?
    Alors que la fête est importante, bien que 400 ans ça peut paraître petit à ceux qui ont passé par le Mil ans.
    Une fête politique ne sera jamais une fête.
    La preuve est en train de se démonter encore une fois.
    Ça fait 35 ou même 40 ans que ça dure.
    Si on voulait pas que Ottawa soit de la partie,
    pourquoi avoir exigé que le gouvernement d'Ottawa investisse dans les fêtes?
    Il fallait laisser faire le gouvernement du Québec tout seul à ce moment là.
    Que ceux qui veulent fêter le fassent
    et que les autres se la ferment
    et laissent fêter ceux qui le veulent.
    On va-tu finir par comprendre et arrêter de passer pour des colons? On doit être mazos ou cocos
    DS »

  • loiselet
    Abonné
    lundi 19 mai 2008 12h29
    Et encore bravo, madame
    « Bien pensé et bien dit. Pour une fois, je suis d'accord avec votre constat. Cette minuscule politique canadienne a réussi à insulter tout le monde à part ceux, comme les français de France, qui n'y connaissent rien et qui, politiquemet éclairés par le président de la république, s'en sacrent éperduement. Je crois que ces fêtes seront bien peu et bien mal fréquentées. »

  • henri gabrysz
    Inscrit
    lundi 19 mai 2008 20h43
    me sens encore obligé
    « de relever la susceptibilité plus qu'épidermique des kystes!

    y en a même un prénommé Régent qui s'indigne que pipole n'existe pas dans sa langue, l'irokois... en effet,dans l'irokois y a rien que des kystes, krisses et ksties »

  • Jean Santerre
    Inscrit
    mercredi 21 mai 2008 07h25
    Bravo pour pipolisation
    « Je crois que Monsieur Garneau n'a pas saisi toute la superbe de Madame Bombardier. Reconstruire un mot d'une langue seconde pour le rendre phonétiquement indigène est un pied de nez à ceux qui font de même avec l'histoire. Ne trouvez-vous pas?
    J'adhère personnellement à cette attitude.
    Je signe d'ailleurs de mon pseudonyme habituel,
    Djoni Bigoud »

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