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La dette éteinte

Michel David   10 mai 2008  Québec
Par un malheureux concours de circonstances, la France a choisi le 400e anniversaire de son installation en terre d'Amérique pour larguer le Québec, mais les sentiments et la politique sont des choses différentes.
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  • Georges Paquet - Abonné
    10 mai 2008 04 h 58
    Un peu de réslisme S.V.P.
    Il faudrait bien que les chroniqueurs et les éditorialistes, anciens, présents ou futurs souverainistes (comme on dit ancien curé ou ancienne religieuse) se laissent influencer, même juste un peu, par le réalisme du Président Sarkosy.
    1- Les Québécois, en majorité, préfèrent travailler à solidifier et à améliorer leur avenir politique et économique à l'intérieur du système canadien. Le PQ et encore moins le RIN n'ont pu les rassurer à ce sujet. Ils se disent que tant qu'à devoir conserver la monnaie canadienne, la nationalité et le passeport canadiens et envisager au moins 5 années de turbulence, il vaut mieux continuer de vivre et de travailler dans un pays réel dont le système politique décentralisé permet, avec une marge importante d'autonomie, un grand nombre d'initiatives personnelles et collectives. Les Français et autres Européens sont très heureux d'avoir maintenant une monnaie commune, un passeport commun et un permis de conduire commun. Il sont heureux également que l'Union européenne les représente, seule, dans l'OMC, la Station spatiale internationale, les négociations internationales sur une quantité toujours plus grande de sujets.

    2- Samuel de Champlain savait très bien qu'il s'apprêtait à établir une petite communauté de collègues et d'amis sur un territoire déjà occupé, qui s'appelait le Canada. Son premier récit intitulé "Des sauvages" du Canada, publié en 1603, suite à son premier voyage, (où il tenta d'établir un poste de traite de fourrures à Tadoussac) en est une preuve tangible. Il fit ensuite deux autres tentatives. En 1604 en Acadie ou il bâtit Port-Royal, et en 1608 où il bâtit des résidences au bord du Saint-Laurent, à Stadaconé. Endroit qui s'appellera plus tard Kebec. Donc que le Canada s'intérese à ce fait historique n'est pas du tout étonnant.

    3. Ce n'est qu'au 16ième siècle que le français est devenu langue officielle en France. On sait très bien maintenant que Charlemage et ses successeurs ne parlaient pas français. Ils parlaient et écrivaient l'allemand et le latin. C'est François premier qui commença la solidification du français par l'ordonnance Villers-Cotterêts de 1539. On ne sait pas très bien combien des compagnons de Champlain parlaient effectivement un certain français. Les fourrures et la pêche les intéressaient beaucoup plus que la langue et la culture françaises.

    4. La minorisation démographique quasi inéluctable du Québec dans l'ensemble canadien oblige à songer à des stratégies positives si on veut assurer la survie du français en Amérique et favoriser son développement au niveau international. Il ne me semble pas y en avoir d'autre que celle de réinventer la théorie des deux nations, chère au Conservateurs de Robert Stanfield, et de mener le combat au sein du système canadien pour que le Canada, membre à part entière de la Francophonie, fort de ses 32 millions de citoyens et de son économie propère, mène en son nom et en notre nom à tous, ce combat de la survie et de l'épanouissement de la langue et de la culture françaises au Canada et dans le monde.

    Cessons de rêver et mettons-nous au travail.
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  • Serge Bouchard - Abonné
    10 mai 2008 08 h 10
    Comme à la guerre
    Comme on dit dans l'armée: si tu sens du mou, avance.
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  • Jean-Pierre Audet - Abonné
    10 mai 2008 08 h 25
    La flamboyante Michaëlle Jean
    Pour les Français, la présence à Saint Malo d'une gouverneure générale aux allures de reine aurait en effet totalement éclipsé le «drabe» Charest, si celui-ci avait choisi d'y figurer en même temps. Sage donc sa décision de s'y rendre plus tard. M. David rend bien compte d'un tel écart de popularité par ce petit paragraphe : « S'il s'était rendu en France pour assister au lancement du 400e, cela n'aurait rien enlevé à l'éclat avec lequel Michaëlle Jean a été reçue. Au contraire, le rabaissement du Québec, dont le premier ministre serait passé quasi inaperçu, aurait été encore plus humiliant.»

    Aussi bien en prendre notre parti, Sarkosy ne fait qu'entériner ce que les Québécois choisissent depuis bientôt trente ans : l'appartenance au Canada.
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  • Marc A. Vallée - Abonné
    10 mai 2008 11 h 06
    Le vent du bilinguisme à Ottawa
    Ottawa a beaucoup évolué depuis les années 60. La Loi sur les langues officielles, trois premiers ministres québécois (Trudeau, Mulroney, Chrétien), ainsi que le Bloc, ont marqué le paysage. Quand De Gaulle est venu en 1967, le premier ministre du Canada était unilingue anglais. Aujourd'hui, les quatre chefs de partis politiques à Ottawa sont bilingues. Bien sûr, tout n'est pas parfait et il y encore du travail à faire: par exemple assurer le bilinguisme des juges de la Cour suprême, le respect de la dénomination française du Royal 22e Régiment sur le site Web de CBC, etc. Malheureusement, ce sont des dossiers qui évoluent lentement. La fatigue du canadien français d'Hubert Aquin n'est pas loin. Mais ce sont des gestes simples et concrets qui peuvent améliorer le Canada et assurer le rayonnement du français.
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  • Fleurette Riverin - Abonnée
    10 mai 2008 11 h 49
    Qui sont les vrais cocus?
    Je crois que les cocus sont plutôt du côté du PQ et du Bloc qui peuvent constater que leurs éternelles courbettes pour s'approprier l'appui à leur option par la France ne donnent plus aucun résultat, et que cet appui qu'ils imposaient à la France s'est effiloché et ressemble plutôt à une toile d'araignée détruite par le vent de la raison.

    La France n'avait pas à naviguer dans les eaux troubles que leur infligeaient les séparatistes pour l'obliger à épouser leurs querelles avec le Canada, elle s'est enfin libérée de ce joug déplaisant et n'endosse les querelles d'aucun parti politique, comme elle se doit de le faire. Elle se doit de rester neutre et n'a pas à appuyer la religion d'un parti qui veut morceler un pays pour supposément en créer un autre, alors qu'il s'est fait démocratiquement dire non par deux fois.

    Les cocus se retrouvent donc du côté du PQ et du Bloc qui perdent un appui important à leur cause, et cela en fait des cocus fâchés qui ne savent plus quelle chicane inventer pour mousser leur option dont même les québécois se détournent de plus en plus.
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  • Michel Simard - Abonné
    10 mai 2008 16 h 10
    @ Paquet et autres anciens Québécois
    Oui, Monsieur Paquet, les Québécois ont décidé par au moins deux fois qu'ils n'étaient rien, qu'ils ne voulaient pas survivre comme francophones et qu'ils sont destinés à devenir minoritaires et de plus en minoritaires, à laisser d'autres décider d'eux-mêmes. Les fédréalistes sont d'anciens francophones qui ne désirent que devenir comme leurs mâitres anglophones; oui, les pseudo-fédéralistes sont des anciens curés.
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  • André Loiseau - Abonné
    10 mai 2008 20 h 01
    Un petit peuple?
    Vu qu'il se croit né pour un petit pain, même avec les poches pleines de sous, le québécois prend son trou. À quand la grande assimilation, commencée au Canada depuis longtemps, et qui semble presque souhaitée par "icitte"?

    On a fait plus que de refuser de prendre les armes avec le FLQ, on a voté contre nous-mêmes, nous avons compté dans nos propres buts! Nous avons honteusement refusé la douce invitation de la Démocratie.

    Resterons-nous longtemps encore colonisés, victimes de tout ces hypocrites qui manipulent nos émotions. Resterons-nous encore longtemps la province d'un pays anglais? Nous vivons chaque jour l'affirmation nationale de la soumission. Et nous gobons tous les mensonges historiques ou politiques qui nous sécurisent.
    Heureusement que le Devoir sonne nos cloches de temps à autres. Bâtard!
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  • Bernard Gervais - Abonné
    10 mai 2008 20 h 59
    Les véritables cocus
    En tentant de récupérer politiquement les fêtes du 400e anniversaire de Québec - en d'autres mots, en leur donnant un sens qu'elles n'ont pas - Harper enlève à bien des gens le goût de célébrer un tel événement et, sans s'en rendre compte, il risque de faire des organisateurs de ces mêmes fêtes de vrais cocus !
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  • Fabienne Desbiens - Abonnée
    11 mai 2008 09 h 10
    Les Cocus.
    Eh oui! Il y a les contents et les fâchés. Et les Fâchés le sont surtout contre les Contents.
    Si tout part de nous-mêmes, ce seront les contents qui auront contribué , de façon magistrale, à notre lente disparition. Mais qu'on se rassure, le rythme s'accélère et le ROC n'a aucun mal à s'occuper du reste. Au contraire! On en redemande...
    Tant qu'à être cocue, je préfère encore en être fâchée, pas vous?
    Honte aux C.C.!
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  • Roland Berger - Abonné
    11 mai 2008 09 h 13
    L'aîné meurt d'hésitation
    Quand le fils aîné d'une famille n'arrive pas à quitter le nid familial pour bâtir sa propre vie, il ne doit pas se surprendre que son père prenne des décisions à sa place. Si au moins le nid était confortable...
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    11 mai 2008 09 h 52
    La Nouvelle-Écosse
    Et pourquoi un vrai fédéraliste voudrait-il pour le Québec un statut différent de celui de la Nouvelle-Écosse?
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  • claire dufour - Abonnée
    11 mai 2008 12 h 53
    À Mme Riverin
    Madame,
    Ce sont des gens comme vous qui étouffez le Québec et voulez le voir s'agenouiller devant le Fédéral. Comment pouvez-vous sortir la tête haute quand dans votre pensée vous êtes tellement heureuse que le Québec et ceux qui veulent son autonomie aient été cocufiés. Drôle de mentalité de "petit esclave" que vous êtes.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    11 mai 2008 14 h 39
    En effet, le Québec est colonisé
    « Le maire de Québec, Régis Labeaume, nous trouve «colons» ».

    En effet, le Québec est colonisé par le Canada.

    400 ans pour en arriver là!

    Québec, quand donc rompreras-tu tes chaînes?
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  • Réal Ouellet - Abonné
    11 mai 2008 19 h 59
    Hypocrisie
    Le Canada a fêté sont centième anniversaire 1867-1967 l'année de l'EXpo. Et il souligne son 400e en 2008....C'est probablement le genre de calcul qui fait dire qu'il n'y a pas de déséquilibre fiscal!
    Les québécois forment une nation et en cinq jours en France, le mot n'a pas été mentionné une seule fois. Quelle reconnaissance et quelle fierté!
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  • Jean Desjardins - Abonné
    12 mai 2008 08 h 49
    Une dette de taille...
    Une autre dette, et elle est de taille celle-là, c'est celle que le peuple Québécois aura un jour envers ces Souverainistes courageux qui ont généreusement dépensé une partie de leur vie à vouloir redonner de la dignité et de la fierté à ce peuple conquis à qui on a réussi à faire croire qu'il était né pour un p'tit pain.

    Maintenant que la partie est pratiquement terminée et gagnée par le ROC, on demandera à nos fiers crypto-fédéralistes franco-québécois de compléter la tâche avec toute l'imagination dont ils sont capables. Jean Charest et le PLQ ont d'ailleurs fait de l'excellent travail 'in abstentia', à cet égard, avec la complicité du petit Sarkozy et de la petite presque reine du Canada, la semaine dernière...

    Même Alain Dubuc commence à réaliser l'ampleur du désastre pour le Québec et les Québécois. On y consacre une page entière dans la Presse de ce matin !!!

    Jean Desjardins
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  • Chryst - Abonné
    12 mai 2008 10 h 58
    Aux Québécois de décider de leur sort
    Seuls les québécois décideront de leur avenir.

    Les français ne sont là que par leur histoire et par ce qu'ils ont de communs avec nous.

    L'avenir peut causer des surprises à toutes les parties amenant les québécois au projet le plus emballant collectivement
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