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Ghislain Lebel sera candidat du Parti indépendantiste

Antoine Robitaille   3 mai 2008  Québec
Québec — Tout comme l'écrivain Victor-Lévy Beaulieu, l'ancien député bloquiste et ex-candidat à la direction du Parti québécois Ghislain Lebel passe au Parti indépendantiste. Lors des prochaines élections, il portera dans Chambly les couleurs de ce nouveau parti, reconnu par le Directeur général des élections le 18 octobre 2007. Selon lui, «le PQ ne va nulle part». Comme VLB, M. Lebel, un notaire, s'était prononcé en faveur de l'ADQ lors des dernières élections. Il avait même reconnu avoir songé à être candidat pour la formation de Mario Dumont.
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  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 3 mai 2008 13h18
    Perte de mémoire ?
    Monsieur Lebel affirme que « [l]e Parti indépendantiste me fait penser au RIN des débuts.» Il a raison, dans le temps où le RIN comptait dans ses rangs des gens à l'idéologie plutôt ou très conservatrice tels Lysiane Gagnon et Denise Bombardier. Comme dans le cas de VLB, il est à se demander pourquoi monsieur Lebel n'a pas choisi de militer dans lQuébec solidaire, un parti pleinement indépendantiste. Trop à gauche pour ces messieurs ?
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    dimanche 4 mai 2008 11h29
    La division des uns fait la force des autres.
    Selon le sondage du 30 avril 2008, le Parti vert recueillerait 9 % des intentions de vote et Québec solidaire 5 % ? Pour les plus grands partis, cela peut faire la différence entre gagner et perdre. La goutte d'eau peut faire déborder un vase. C'est mathématique. Et ça peut être suicidaire pour la majorité francophone du Québec.

    Il faut voir l'environnement électoral au complet. Le Parti Libéral du Québec récolterait 38 % des voix? Le Parti Libéral du Québec a toujours été le parti des Anglais. Les anglophones de longue date et les nouveaux arrivants ayant choisi de s'intégrer aux anglophones forment environ 16 % de la population du Québec. Le Parti Libéral du Québec tire donc la moitié de ses votes de ce groupe qui l'appuie à 99 %. C'est démocratique, mais c'est inquiétant. C'est cet appui quasi unanime qui lui permet trop souvent de prendre le pouvoir.

    Dans ces conditions, il est suicidaire pour les francophones et pour les souverainistes de diviser leurs votes.

    La présence de plusieurs groupements indépendantistes, souverainistes, et autonomistes exprimant plusieurs tendances est une très bonne chose pour l'affirmation des aspirations du Québec. Cependant, quand il s'agit d'élections, il est essentiel que toutes ces tendances agissent dans le même sens dans un seul parti.

    Sinon la division des francophones mènera inéluctablement à leur minorisation, comme on l'a vu aux dernières élections, où même Jean Charest aurait été défait dans son comté n'eussent été les votes que Québec solidaire a détournés du Parti québécois.

    Aux élections du 26 mars 2007, Jean Charest a obtenu 13 136 votes, soit seulement 1 332 de plus que le candidat du Parti québécois qui en a obtenu 11 804. Le candidat de Québec solidaire a obtenu 2 263 votes.

    L'angélisme de Québec solidaire nous a valu un gouvernement de droite avec les libéraux et l'ADQ aux commandes. Québec solidaire poursuit de bonnes intentions largement partagées, mais il est devenu l'allié objectif de ce gouvernement de droite. C'est triste et navrant. Il y a sûrement un groupe puissant qui a intérêt à cette division du vote des francophones. Et maintenant, des souverainistes déçus qui fuient en avant, c'est désolant ...

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