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Québec aide les immigrants à parler l'anglais

Le gouvernement paie des cours aux francophones pour améliorer leur employabilité

Robert Dutrisac   1 mai 2008  Québec
Québec — Afin de tenir compte des exigences du marché du travail dans la région de Montréal, l'État québécois paie des cours d'anglais à des immigrants qui souffrent du handicap de ne connaître que le français. Ces cours d'anglais sont offerts par des organismes d'intégration et de francisation de la région de Montréal. Dans certains cas, les professeurs sont fournis par la commission scolaire English-Montréal. Dans d'autres cas, des groupes communautaires obtiennent des fonds d'Emploi-Québec pour offrir des activités afin d'améliorer l'«employabilité» des immigrants, ce qui peut comprendre l'apprentissage de l'anglais.

Enfin, les commissions scolaires anglophones offrent directement des cours d'anglais aux nouveaux arrivants. En vertu des nouvelles règles établies cette année par le ministère des Finances, c'est normalement le ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles (MICC) qui doit assumer la note pour les cours donnés à des immigrants par des professeurs des commission scolaires.

Ainsi, Carrefour solidarité Anjou, un organisme chargé de l'intégration des immigrants dans l'est de l'île de Montréal, a reçu 60 000 $ pour offrir à 40 femmes immigrantes des activités d'une durée de huit semaines afin de leur permettre d'acquérir des compétences de base et des «compétences améliorant leur employabilité». Selon l'entente de service qui lie l'organisme et Emploi-Québec et dont Le Devoir a obtenu copie, Carrefour solidarité Anjou donne des ateliers sur «l'anglais parlé de base». Sur les 160 heures étalées sur les huit semaines que dure cette activité, 32 sont consacrées à l'anglais. Toutefois, «une personne ayant un excellent français écrit pourrait passer plus de temps sur son anglais», peut-on lire. Outre l'apprentissage de l'anglais, ces femmes immigrantes, qui n'ont pas d'emploi, participent à des ateliers de recherche d'emploi, de connaissance de soi, d'informatique et de français écrit, précise-t-on dans l'entente de service, en vigueur du 4 septembre 2007 au 16 mai 2008.

Le Centre d'appui aux communautés immigrantes de Bordeaux-Cartierville offre quatre classes d'anglais, le jour et le soir, deux sessions par année. Près de 200 immigrants s'y inscrivent chaque année, a signalé la directrice de l'organisme, Anait Aleksanian. À titre de comparaison, le centre tient 14 classes de francisation qui accueillent 1000 nouveaux arrivants par an.

Selon Mme Aleksanian, les cours d'anglais font partie des mesures d'«employabilité» offertes par l'organisme. Ce sont surtout des immigrants francophones d'origine maghrébine qui suivent ces cours d'anglais. «L'immigrant apprend l'anglais seulement s'il connaît le français. C'est une condition, d'ailleurs», a-t-elle précisé.

Pour Mustapha Kachini, président du Regroupement des organismes en francisation du Québec et directeur général du Centre d'intégration multiservices de l'ouest de l'île de Montréal, le bilinguisme anglais-français aide grandement l'immigrant à se trouver un emploi dans la région de Montréal. «Un candidat bilingue avec les deux langues officielles, c'est vraiment du gâteau», estime-t-il.

M. Kachani a toutefois fait observer qu'il est beaucoup plus facile d'intégrer au marché du travail le nouvel arrivant qui connaît seulement le français que celui qui ne connaît que l'anglais.

L'organisme qu'il dirige ne donne pas de cours d'anglais aux immigrants francophones, une pratique qui serait contraire à la vocation de francisation de son organisme, croit M. Kachani. Toutefois, les nouveaux immigrants n'ont aucune difficulté à obtenir ces cours par l'entremise de la commission scolaire anglaise Lester B. Pearson, a-t-il mentionné.

En outre, ce centre pour immigrants offre des services d'intégration au marché du travail en anglais à des immigrants non francisés.

M. Kachani a reconnu que le taux de chômage chez la population immigrante maghrébine dépasse les 25 % alors que ces nouveaux arrivants sont francophones et souvent très scolarisés. Leurs attentes sont très élevées et ils insistent pour obtenir un emploi qui correspond parfaitement à leurs qualifications. «Dès que l'emploi n'est pas au rendez-vous, ils manifestent certains problèmes de frustration», a souligné M. Kachani, lui-même d'origine marocaine.

Ces immigrants maghrébins «disent: "Si on ne trouve pas de travail, c'est parce qu'on n'est pas bilingues." Ils vont prendre des cours d'anglais pour améliorer leur employabilité», a relaté M. Kachani. «Ils disent: "On a choisi une province francophone." Ils sont surpris de voir que ne pas savoir l'anglais devient un handicap», a-t-il poursuivi.

Au MICC, on a soutenu hier que les immigrants sont maintenant bien informés de l'importance de l'anglais au Québec. «On en parle, maintenant», a signalé le porte-parole du MICC, Claude Fradette. «Il faut être honnête et réaliste.»

«Il y a des Européens qui arrivaient et qui disaient: "On nous avait dit que c'était français [au Québec], mais on ne nous avait pas dit que c'était en même temps anglais", a raconté M. Fradette. «Bien oui! C'est l'Amérique du Nord.» Le MICC veut «s'assurer au bout du compte que les gens puissent bien s'intégrer à la société et à la réalité nord-américaines. Il ne faut pas se le cacher».

Pour décrocher certains types d'emplois, le bilinguisme est essentiel dans la région de Montréal. C'est le cas notamment des emplois en administration et en informatique, a signalé M. Kachani. Il faut aussi noter la présence de nombreuses filiales de compagnies américaines où la connaissance de l'anglais est bien vue.

Comme il s'écoule quelques mois entre le moment où un candidat est sélectionné et son arrivée au Québec, le MICC peut lui suggérer d'améliorer sa connaissance de la langue de Shakespeare dans son pays d'origine avant son départ. «Si quelqu'un est en informatique, c'est sûr que c'est de bonne guerre qu'on lui dise de profiter des prochains mois pour essayer de parfaire sa connaissance de l'anglais», a fait valoir M. Fradette.

Depuis quelques années, non seulement le Québec accueille plus d'immigrants qui connaissent le français (plus de 56 %), mais davantage sont bilingues anglais-français et donc trilingues s'ils ont une langue maternelle autre. Près de 40 % des immigrants récents savent à la fois le français et l'anglais. Ce bilinguisme donne d'ailleurs des points dans la grille utilisée par le MICC pour sélectionner les immigrants.

Les candidats choisis par le MICC ont 28 ans en moyenne. «La plupart des jeunes qui ont 28 ans en ce moment ont une connaissance de l'anglais. C'est normal. C'est exigé et ils le savent. La plupart parlent trois langues. De toute façon, c'est l'avenir», a fait observer M. Fradette, qui parle d'une «réalité internationale».
 
 
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  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 01h42
    Quel Scandale !!
    Des immigrants bilingues, des gens qui parleront un très bon français et un bon anglais, peut être même une troisième langue et éduqué avec de bon diplôme d'étude supérieur. Quel Scandale !!!
    Ils se trouveront un bon travail dans des postes de direction alors que les pures laines unilingues français ou avec un anglais à la Marois, seront leurs employées. Quel Scandale !! NOUS serons menacés d'instinct ion et d'assimilation. Quel scandale !! Il faut à tout prix empêcher ces gens d'apprendre l'anglais.
    J'entends déjà certains, dont je ne nommerai pas les noms, réclamer tout haut et fort sur cette tribune l'abolition immédiate de ces cours et la mise aux arrêts du fonctionnaire responsable de ce scandale.

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 06h42
    l'entrevue de sélection
    Voici comment nos brillants fonctionnaires sélectionnent des candidats "BILINGUES" dans le Magheb!


    QUESTIONS / RÉPONSES
    Détails de mon entrevue de sélection à Tunis
    Écrit par nazimb
    Détails de mon entrevue de sélection à Tunis

    Ecrit par: nazimb 25-06-2005 à 19:05

    bonjour a tous,

    voila le récit de mon entrevue de selection que je viens de passer avec succés a tunis le 24/06/2005.

    je suis arrivé a tunis le mercredi 22/06/2005 à 19h00, suite a ça je suis descendu a l'hotel Commmodore comme on me l'a conseillé ds le forum.
    le lendemain 23/06 , je suis parti faire un tour a tunis histoire de décompresser un peu, et l'aprés-midi je revu encore mes papiers et tout de suite endormis pour etre bien frais le lendemain

    j'arrive a l'hotel belvedere a 10h30 ,1heure a l'avance, super stressé , j'ai fait la connaissance de quelques algériens labas, et un tunisiens qui devaient passé l'entrevue.

    a 11h30 le conseillé vient et demande aprés moi, je me leve on se serre la main et me demande de le suivre dans son bureau.

    Il cherche a voir mon passeport,mon acte de naissance, demande a voir mon derniers diplome , et les relevés de notes.
    je lui ai remis quelques attestation de quelques foprmations que j'ai fait ,maisi l m'a dit texto " non j'en ai pas besoin, ça peut etre bénéfique pour vous seulement", donc je confirme qu'il faut avoirdes diplomes publiques et non pas privés.

    aprés cela il cherche a voir mon baccalaureat, suite a ça il me demande si j'avais d'autre diplomes dans d'autres spécialités, je lui ai répondu que non.

    il m'a demandé si j'vais unpapier qui justifie que j'avais fait des etudes en français, mais j'ai repondu que non!! mais il m'a dit que ce n'etait pas un pb puisqu'il a remarque que je maitrisais tres bien la langue et sans accent.

    par la suite je lui ai montré mes certificats et attestations de travail,et il a demandé a voir les fiches de paies, afin qu'il vérifie si je cotisais a la securite sociale ou pas, car c'est tres important. donc si vous devez passer l'entrevue de selection, ça ne sert a rien de prendre des attestations de travail sans fiches de paies!!

    suite a ça il a vu mon relevé de compte devise et ça lui a suffit.

    apres toutes ces vérifications on est passé aux questions:

    1:pkoi vous voulez immigrer au quebec?

    là j'ai senti mon cooeur s'arreter de battre , puis j'ai commencé a reponde spontanément et en me remémorant tout ce dont j'avais révisé aussi,donc moi je vous conseil de repondre franchement, et de parler de la qualité de la vie au quebec et aussi énuméré les avantages de la societe quebequoise ,de l'économie et de vous dans tout ça

    2:quels sont les point forts de l'economie quebequoise?

    là a vous de reviser : parler de l'aeronautique,l'hydroelectrique,travaux publiques,nouvelles technologies....

    3:connaissez-vous des stars,chanteurs ou commediens quebequois ?

    héhé....là c'est une question tres difficile

    4: que connaissez vous de la colonisation française au quebec?

    là faites des recherches, moi j'ai de la chance d'avoir révisé ça....

    5: et là il m'a posé des questions en anglais, tres faciles, concenrant le travail que j'ai envi de faire une fois au quebec, et aussi pkoi je voulais partir labas,je me suis inspiré des temoignages des forumistes pour repondre a cette question,et ça a bien marché.

    puis il me demande de patienter le temps de valider mes points, et il me dit "Mr nazim, vous avez assez de point , vous etes selectionné, et franchement je etes la 3ème personne a qui je donne les notes maximales, vous etes bien préparé et bien informé sur le quebec,félicitation"...

    voila en gros comment ça s'est passé.....j'avoue que j'avais tres peur au debut, mais une fois arrivé face au conseillé, je me suis laché, ça reste une formalité, il faut etre soit meme,et c'est dans la poche,courage les amis je reste a votre disposition si vous avez des questions.

    merci

    ------------

    QUESTIONS / RÉPONSES
    Entrevue réussie
    Écrit par Marcos
    Entrevue réussie

    Ecrit par: Marcos 18-04-2005 à 8:34


    A: what about your English?
    M: My English it is not very good, but I can understand if you speek slowly.
    A: What old are you?
    M: I am twenty eight years old
    A: what is the colour of my shirt?
    IL la dit assez rapidement que je nai pas saisi le sens, je lui dis alors, pardon ? Et il répète alors mot à mot, je réponds alors : White
    IL la dit assez rapidement que je nai pas saisi le sens, je lui dis alors, pardon ? Et il répète alors mot à mot, je réponds alors : White
    A : A votre avis quest ce qui va vous posez problème au Québec ?
    M : Je ne vois pas beaucoup ce qui va me poser problème et puis si javais un problème il existe de nombreux organismes daides au Québec et je nhésiterai pas madresser à lun de ces organismes. (Jai devant moi un doc. là-dessus que je suis entrain de feuilleter et il demande à voir ce document). Je le vois faire un petit calculil se lève ensuite pour aller faire des photocopies de mes relevés et dautres Documents.Je me dis en ce moment que cest gagné. Il revient

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 07h03
    M. Archambault a raison
    C'est très de bien connaître la langue anglaise partout et en Amérique, en particulier incluant le Québec. Même Mme Marois l'a déclaré : Les Québécois devraient être bilingues.

    Si ce genre de cours sont aussi disponibles aux Québécois d'origine pour le même prix "gratuit", je suis en faveur.

    J'en profite pour être d'accord avec M. Claude Archambault sur ce point. Çe ne m'arrive pas souvent.

  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    jeudi 1 mai 2008 07h29
    Odieux, scandaleux et méprisant!
    Après 250 de luttes quotidiennes pour préserver notre langue, voilà où nous en sommes ; trahis par notre propre gouvernement, notre élite intellectuelle et politique.

    C'est le loup dans la bergerie et le renard qui garde les poules.

    C'est le jeu du sablier qu'on tourne et retourne sans fin.

    C'est l'assimilation qui nous guette de plus en plus.

    Je n'ai plus de mots pour décrire ce qui se passe au Québec.

    La colère gronde...

    Marie Mance Vallée

  • Etienne Merven
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 07h56
    Bien dit M. Archambault!
    Je ne peux qu'abonder dans votre sens, M. Archambault.
    Je connais un exemple qui cadre exactement avec votre propos : une personne de 26 ans qui fait une très belle carrière à Montréal. Non seulement cette personne est compétente, mais elle est aussi trilingue (français et anglais, principalement, et espagnol). Il n'y a pas longtemps elle a été débauchée par une société et bombardée à un poste de directeur en passant sur la tête de pas mal de Québécois unilingues. Ses compétences l'ont aidée, mais son bilinguisme a pesé beaucoup dans la balance, car la société en question, qui traite des affaires avec des clients anglophones, n'arrivait pas à trouver un parfait bilingue pour pourvoir le poste.
    Les tenants du français uniquement peuvent dire ce qu'ils veulent, je trouve qu'ils ont perdu le contact avec la réalité de 2008. Force est de constater que l'anglais est la langue véhiculaire dans le monde entier et qu'il est quasiment nécessaire de le parler pour réussir aujourd'hui. Et ce n'est ni honteux ni avilissant de parler l'anglais (qui est assimilé à la langue du conquérant dans la tête de certains...).
    Et je répète que ce n'est ni en forçant les gens à travailler en français ni en imposant aux immigrants des tests de français que le Québec conservera sa langue. Le travail doit se faire dès le plus jeune âge. Il faut inculquer l'amour du français aux tout petits et montrer aux jeunes à parler un français correct. Et c'est ce qui ne se fait pas. N'a-t-on pas constaté il y a quelque temps que près de la moitié des finissants universitaires québécois se destinant à la carrière d'enseignant n'avait pas le niveau adéquat de français? Bonjour les dégâts! Charité bien ordonnée commence chez soi!

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 08h41
    @ Mme. Vallée et M. Noel
    Marie Mance Vallée qui écrit : «La colère gronde...»

    Faut décolérer Mme Vallée parce que la colère est mauvaise conseillère et que ce n'eat pas trop bon pour le coeur. Est-ce la peur de l'anglicisation ou le coût de cette politique qui vous dérange tant ?

    Limiter l'immigration, la mieux choisir comme le suggère M. Noel et prendre les dispositions qu'il faut pour enlever l'immigrant du BS dès que possible quand il s'y trouve et lui fournir des cours d'anglais s'il faut "à condition que ça soit aussi disponible à nous, les "de souche", pas de problèmes.

    On lit aujourd'hui, dans les nouvelles, que l'anglais s'imposent même en France. Imaginez ici, en Amérique. On ne protègera pas la langue française en étant ignorant de l'anglaise. Faut juste mieux l'apprendre et la parler le plus correctement possible, ce qui ferait toujours ça de pris.

  • Gilles Malo
    Abonné
    jeudi 1 mai 2008 08h42
    question de temps
    Jusqu'où le québec peut-il aller dans sur cette voie de l'anglicisation avant que l'irréparable ne soit fait? Nous sommes sur la pente descendante et le moment est proche où le québec entrera dans sa phase de folklorisation. Irresponsabilité,manque de vision,laisser-aller collectif auront eu raison de notre vitalité comme peuple minoritaire en amérique du nord.

  • andré michaud
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 08h42
    Bonne chance
    Bonne chances à ces nouveaux venus pour avoir un emploi et devenir des citoyens qui participent activement à notre économie pour le bien-être de tous! Peut-être devrait-on faire apprendre l'anglais à nos bs francophones aptes au travail qui nous parasitent afin qu'enfin ils deviennent de vrais citoyens.

    Pour moi un bon citoyen ce n'est pas une francophone par rapport à un anglophone, c'est un citoyen qui travaille par rapport à un parasite qui se fait vivre par les autres.

  • laurent lesage
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 08h56
    Anglais , Espagnole, Francais
    Je suis bilingue et j'ai travaillé en anglais toute ma vie.
    Mon épouse est unilingue française, elle a travaillé en français toute sa vie.
    Mon fils est trilingue; anglais,espagnole, français, il travaille en anglais et français, occasionnellement en espagnol. Il étudie le mandarin.
    Le monde ne se résume pas seulement au Québec.

  • Bernard Gervais
    Abonné
    jeudi 1 mai 2008 09h23
    Le Gouvernement envoie un dangereux message !
    Je n'ai rien contre l'apprentissage d'une autre langue. D'ailleurs j'essaie moi-même d'en parler cinq. Je gagne ma vie dans l'industrie touristique depuis plus de vingt ans et, dans ce domaine, les personnes qui maîtrisent au moins 3 ou 4 langues sont celles qui ont le plus de travail.

    Cependant, je considère qu'avec les cours d'anglais qu'il offre aux immigrants qui parlent déjà le français, le Gouvernement nous envoie un message dangereux, soit celui de se plier au bilinguisme au lieu de tout faire pour franciser le Québec.

    Un Québécois francophone, qui ne connaît pas vraiment l'anglais, devrait quand même avoir la possibilité de très bien gagner sa vie au Québec. Charest sait-il qu'il y a encore chez nous des anglophones qui, malgré le fait qu'ils ne parlent un mot français, ont quand même de très bons emplois au Québec ?

  • Max Roujeon
    Abonné
    jeudi 1 mai 2008 09h25
    Ça ne date pas d'hier
    Merci à la loi 101 qui a contribué à abrutir toute une génération, sinon 2.
    Les Québécois n'avaient pas le droit d'étudier en anglais et les autres oui.
    Ce n'est pas aujourd'hui qu'il faut se mettre à gueuler, le mal est fait, on est les sous-développés de la «globalisation mondiale».
    C'est ce que ça donne l'éducation à rabais, désolé.
    Par contre je suis d'accord avec le ras le bol général mais...c'est un peu tard convenons en.

  • Zach Gebello
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 09h31
    Faute d'un réseau Québécois
    C'est grâce à leurs réseaux ethniques que les communautés immigrantes s'intègrent, non-pas aux Québécois, mais à la structure de réseaux économiques qu'est Montréal. Ils ont tous leur Chambre de Commerce bien à eux où ils trouvent les services d'emplois et embauche propre à leur communauté ou si non disponnible vers des communautés cousines.

    Le réseau ethnique Québécois (Canadien français) avec ses institutions financières et sociales, qui nous a permis la Révolution Tranquille et d'enfin compétitionner avec le réseau économique Anglais, fut aboli et éclaté àprès l'échec du referendum de 80 dans la campagne "civique-inclusive" qui cherchait à plaire à la vague d'immigrants pour des raisons électoralistes.

    Biensûr, les immigrants n'ont jamais été assez fou pour abandonner leurs réseaux ethniques communautaires et économiques pour rejoindre un groupe qui mettait la hache dans le sien !

    Ce qui fait qu'aujourd'hui le réseau ethnique économique des Québécois est en lambeaux et ceux des immigrants et de l'Anglais sont en saine compétition, font rouler Montréal et recoivent subventions et support autant du fédéral que du provincial de par la loi sur le multiculturalisme.

    Chercher la solution dans la francisation forcée des réseaux communautaires immigrants est complètement insensé. La défense de notre langue n'appartient qu'à nous, tout comme les réseaux ethniques des immigrants sont aussi des outils pour conserver leurs langues et cultures, il faut rétablir le nôtre et cesser de se renier pour enfin reprendre notre place dans la compétition.

    Ou disparraître.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 09h44
    Vive Christine Saint-Pierre
    Avec tout ce courage notre Christine nationale fait la démonstration de son insignifiance à protéger le français, tout en encourageant l`expansion de l`anglais. Aucune confusion dans son esprit. Que de la bravoure!

  • Ken Ko
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 09h57
    La realité s'impose toujours
    Comme j'ai souvent remarqué dans cette tribune, c'est impossible d'ignorer la realité où on se trouve, l'Amérique du nord. Si on est entouré d'un mer anglophone, c'est un acte de suicide de soi pour ne pas apprendre comment ils pensent ou parler. Presque tous les immigrants qui arrivent au Canada en reconnaître; c'est pour ça je parle maintenant six langues! Je rencontre toujours les francophones unilingues restreint contre leur gré pour se faire avancer dans leur carrières à cause de leur mal connaissance de l'anglais ou autre que le français. Si le Québec pourrait survivre sans aucune échange avec les autres provinces ou le reste du monde, ca serait logique pour ériger les murs linguistiques. Malheureusement, à l'heure actuelle, c'est impossible. Quand on constate on se trouve dans un "prison", la stagnation commence.

  • Fabienne Desbiens
    Abonnée
    jeudi 1 mai 2008 09h59
    Les Cocus Contents.
    Le Québec dort aux gaz toxiques, et apparemment très efficaces, de ce gouvernement. Il y a aussi beaucoup de "nous" dans cette mélasse. J'ai lu dans la section IDÉES du journal, la lettre de Renald Tremblay qui fait un constat assez désastreux de notre mollesse collective. Force est d'admettre qu'il y a beaucoup de vrai là-dedans.
    Et une chance qu'il y a Le Devoir...

  • Tarzalt Moussa
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 10h01
    Ni odieux, ni scandaleux, ni méprisant
    Non Monsieur Archambault n'a pas raison pour d'innombrables raisons que cet espace insuffisant ne me permet pas d'énumérer. En premier lieu, il faut s'armer d'humilité lorsque l'on piétine soi-même cette belle langue qu'on l'on prétend aimer ou préserver. En second lieu, affirmer que l'immigrant bilingue, rien que parce qu'il connaît l'anglais, est susceptible de déposséder le québécois pure laine que vous êtes du poste de responsabilité (qui, selon vous, devrait vous revenir de droit je suppose), c'est occulter une triste et piteuse réalité. De grâce, évitez de généraliser ou de prendre votre opinion pour argent comptant. Allez voir se qui se passe parmi les immigrants. Je suis moi-même immigrant et je côtoie tous les jours (remarquez bien que je n'écris pas « à tous les jours ») leur quotidien rempli de détresse et de désespoir. La majorité d'entre eux parle un français châtié, limpide et fluide mais il ne leur est accordé aucune chance quand bien même ils sont « bourrés » de diplômes. Que d'immigrants n'a-t-on pas vu végéter dans le bien-être social ou travailler comme chauffeurs de taxi ou autres menus travaux sans commune mesure avec les compétences techniques, académiques ou professionnelles qui sont les leurs. De grâce arrêtez de faire de l'immigrant un défouloir collectif. À moins que l'agenda caché (pardon l'intention inavouée) ne soit d'avoir une immigration corvéable, docile et fertile.

    Sur ce, je vous souhaite une bonne journée.

    Moussa, un immigrant en colère.

  • Guylain Tremblay
    Abonné
    jeudi 1 mai 2008 10h03
    Ce n'est pas un scandale, mais...
    Au premier abord, il semble logique qu'un immigrant francophone puisse améliorer son employabilité en suivant des cours d'anglais. Toutefois, il faut toujours mettre en balance ce bénéfice à court terme avec celui à long terme de garder une forte présence francophone dans ce minuscule ilôt qu'est le Québec en Amérique du Nord, où il y a seulement 16 francophones pour 1000 anglophones.

    Le pouvoir attractif de l'anglais est déjà énorme, et s'il est compréhensible qu'un immigrant veuille apprendre l'anglais, au moins que ce soit par ses propres moyens, et non pas à partir de programmes gouvernementaux, donc nos taxes et impôts.

  • Pierre Zwngli
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 10h10
    Tous bilingues (enfin les francophones) !
    C'est Mme Marois qui doit être heureuse !

    Tous les francophones bilingues avant d'être de plus en plus anglophones.

    Et puis on se demandera pourquoi les immigrants (non francophones) ne se précipitent pas à Montréal (c'est l'inverse à Québec) vers les cours de francisation : ça ne sert à rien, tous les unilingues francophones qu'ils rencontreront seront rendus bilingues grâce à des gouvernements qui prétendent hypocritement que le français est la langue officielle du Québec. PQ, PLQ même combat.

  • Paul-Aimé Landry
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 10h20
    Québec aide les immigrants à parler français
    C'est une très bonne idée d'aider les nouveaux arrivant à apprendre une nouvelle langue afin de faciliter leur intégration au marché du travail. Je rêve au jour que notre gouvernement de colonisés paie des cours de français aux unilingues anglophones et aux immigrants dont la langue maternelle n'est pas le français pour qu'ils puissent s'intégrer à la société québécoise.

  • Michel Lauzon
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 10h26
    L'immigration pour effacer le Québec et le Canada : PSP, NAU.
    50 000 immigrants assermentés dans le seul été de 1995 a servi de majorité au référendum, non ?

    Si vous regardez un graphique du nombre d'assermentations en fonction des années vous pourrez voir une corélation des plus claire avec l'histoire politique.

    La crise d'Oka a servi aussi à rabaisser le Québec pour lui enlever le gout de voter OUI, le OUI étais à 75% la veille a chuté sous 45% en 3 semaines avec peu de frais : une poignée d'agitateurs payés par Ottawa.

    Même chose avec les directeurs d'élections quand ils parlent de laisser les femmes voilées voter.

    Même chose avec les accomodements déraisonables.

    Faire honte et diviser.

    Selon moi c'est la même volonté qui a causé les dégats après le match de hockey. Au même moment Harper étais caché en Louisianne, loin de nos journalistes, avec Bush et le PM du Mexique...

    En train de s'entendre sur le PSP à huit clos, sans mandat et de façon autant illégale aux USA qu'ici.

    C'est l'agenda du North American Union dénoncé par un seul parti politique, le Parti de l'Action Canadienne, qui affirme que le faux terrorisme du 11 Sept 2001 a servi le même agenda.

    Depuis Montebello un flic américain peut venir armé vous arrêter à condition d'être "encadré" par une GRC qui n'a pas besoin de mandat.

    La même GRC qui se déguisais en FLQ :). La même GRC qui a donné Maher Arar à la CIA...

    Nous sommes des mouyons hypnotisés dont le cerveau lymbique a été programmé avec du mensonge avec des médias vendus...

    Ajoutez de l'immigration et la job sera complête :)

  • Gilles Théberge
    Abonné
    jeudi 1 mai 2008 11h12
    À dire vrai
    Ce qui me trouble, outre cette situation aberrante, ce sont les commentaires d'un certain nombre de québécois que je viens de lire ici.

    Faut vraiment être enculé pour ne pas s'apercevoir que la langue n'est pas d'abord une question économique mais une question politique. Et de respect de soi. Faut être inféodé pas à peu près pour ne pas se rendre compte que l'anglicisation considérée comme normale par certains ici, sous couvert d'ouverture de réalisme et de pragmatisme est assimilable à un saut dans le vide. Une forme de suicide culturel rien de moins.

    Quand nous déciderons que notre langue doit primer sur celle des autres nous n'aurons plus à lire des nouvelles affligeantes comme celle que rapporte monsieur Dutrisac ce matin. Une nouvelle qui s'ajoute à une longue liste d'événements qui tendent à montrer qu'une partie importante de québécois s'en vont à l'abattoir en sifflotant et comme étant la conséquence normale et souhaitable d'une situation sur laquelle ils ne se rendent même pas compte qu'ils peuvent agir. Et contre laquelle ils ne veulent surtout pas agir.

    C'est Arcand qui avait bien raison en titrant un de ses films de jeunesse : Le confort et l'indifférence.

    Hé ben, mourez, bande de caves!

  • coté carol
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 11h17
    Histoire se répete
    Bravo pour les porteurs d'eau,cela se révele de plus en plus que nous sommes un peuple qui n'a pas de colonne vertébrale.Un jour on va vous mettre dehors de Montreal,on va vous mettre dans vos derniers retranchements que sont les régions.Durham serait t'il un grand visionnaire,un peuple sans identité,sans culture.

  • Peter Langford
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 11h25
    Shame on you, Monsieur Archambault!!
    M. Archambault écrit: 'Il faut à tout prix empêcher ces gens d'apprendre l'anglais.' Peut-être vous pensez également que nous devons empêcher tous les jeunes québecois (francophones) d'apprendre l'anglais? Pas de cours d'anglais dans les écoles. Interdiction d'écouter la radio anglaise et la télévision anglais, interdiction de voyeger ou visiter des amis ailleurs sur le continent, interdiction de lire en anglais. L'utopie pour M. Archambault est un Québec 100% français, closed to the rest of the world. Pas pour moi!!

  • Pierre Germain
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 11h42
    Étroitesse
    En matière de langue, la norme européenne veut qu'un diplômé universitaire soit trilingue, soit sa langue nationale, l'anglais et la langue d'un pays limitrophe ou une autre langue importante. Par exemple, un Danois parlera et écrira le danois, l'anglais et l'allemend. Et quand on dit parler et écrire, on entend une connaissance beaucoup plus pousser que seulement des connaissances fonctionnelles. Il n'est pas rare que certains postes de fonctionnaires européenes exigent la maîtrise de quatre langues.

    Ai-je besoin d'en dire plus quant à l'étroitesse des Québécois, et des Canadiens et Américains en général?

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 12h44
    @ Marie France
    Ou est l'assimilation ? Une personne bilingue aura toujours préséance sur un unilingue. De plus n'est-ce pas le but recherché que TOUS parle le français ? La loi 101 ne dit nulle part que l'on a pas le droit d'apprendre l'anglais.
    Quel est le but recherché par les défenseurs de la langue française et les autres encor plus radical qui voient l'assimilation à tous les coins de rue ?
    1. Que tous soient capables de parler et écrire en français ?
    2. Que tous parles le français en tout temps ?
    3. Que tous parles SEULEMENT le français ?
    4. Que tous se disent Québécois ?
    5. Interdire toute expression de l'anglais dans l'espace publique ?
    6. Que tous se joignent à la nation souveraine québécoise ?
    7. Que tous s'identifient comme Québécois et deviennent souverainiste ?

    Réponse : 1

    Et seulement 1 peu être accepté, tous les autres but sont innacceptable

  • Isabelle Binet-Rochette
    Inscrite
    jeudi 1 mai 2008 12h45
    Absurde...
    J'ai entendu tellement d'histoires absurdes en faisant une enquête SOM il y a quelques années auprès d'immigrants qui étaient venus au Québec comme réfugiés... Notamment ces Africains francophones, universitaires. Un de ceux-là m'avait dit: "le français est ma langue, je rêve en français !". Son malheur : il n'arrivait pas à travailler à Montréal faute de bien maîtriser l'anglais. C'est la réalité ! Il ne faut pas tout confondre. Les nouveaux arrivants sont souvent instruits, constituent une richesse dont on se prive collectivement en réduisant leur accès à l'emploi... et les postes sont bilingues ! Tant mieux si on leur facilite la tâche. Tant que les anglophones et les allophones continuent d'apprendre le français. Ces réalités ne sont pas irréductibles les unes aux autres.
    www.isabellebinet.com

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    jeudi 1 mai 2008 14h08
    Un Québec que je désire souverain et ouvert sur le monde
    J'ai l'impression monsieur Peter Langford que vous avez sorti une phrase du texte de monsieur Archambault qui en a changé le sens. Tout en étant parfois ironique, ce dernier prônait l'ouverture du Québec sur le monde. Comment peut-on sans s'appauvrir se limiter à une seule langue et aspirer à la prospérité? On ne parle pas de négliger la langue française ou de ne pas protéger nos acquis et notre spécificité. Il est question ici d'enrichissement personnel, de possibilité accrue de se démarquer, s'épanouir, se réaliser comme être humain et en tant que peuple. Je désire un Québec ouvert sur le monde avec tous les moyens dont il dispose...

  • Dominic Pageau
    Abonné
    jeudi 1 mai 2008 15h11
    Ce qui me dérange le plus, c'est le deux poids deux mesures
    Pourquoi les immigrants ont droit à un cours payé par l'État?

    Une pareille mesure est responsable du ressentiment de ceux que certains appels les Québecois de souche envers les immigrants et contribue à la peur de voir le Québec s'angliciser ou pire, devenir une tour de Babel.

  • Francis Bédard
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 16h19
    Étroitesse 2
    Étroitesse, c'est un bon titre!!

    Le monde qui ne considère pas encore les langues comme une qualification pour un travail me fait rire.

    Si à compétence égale, je parle 2 langues de plus que toi, je suis plus qualifié, point final.

    À Montréal, il ne faut pas se leurrer, il faut parler français et anglais pour être compétitif. Nous ne sommes pas en banlieue de Québec ou au Lac Saint-Jean ( et ce commentaire est loin d'être péjoratif! ). L'anglais est aujourd'hui ce que le français était aux aristocrates du début du 19ième siècle.

    Pourquoi ces cours sont-ils gratuits pour les nouveaux arrivants? Parce que se sont des personnes qui arrivent dans un pays avec seulement 2 valises. Ils ont tout laissé derrière eux. Ceux qui n'ont que des commentaires désobligeants ne comprennent rien à la réalité de l'immigration.

    D'un autre côté, si un québécois normalement constitué voulait apprendre l'anglais, il pourrait très facilement le faire dans n'importe quelle université à Montréal et en plus, c'est déductible d'impôts! La réalité financière d'un immigrant n'est pas celle d'une personne bien établie.

    Ici deux choses sont mélangées. La rancune québécoise envers les anglophones et le besoin d'immigrants pour payer des impôts. Parce que des immigrants, c'est pas pour nous assimiler plus facilement, bande de paranos, c'est pour payer des impôts pour maintenir notre système publique, pour que les baby-boomers qui vont prendre leur retraite dans les années à venir puissent avoir une pension.

    Définissons pure-laine. Ça n'existe pas le pure-lainisme après 400 ans de métissage. C'est une pure illusion d'appartenance à un groupe. La plupart, nous avons caché loin dans notre arbre généalogique, une descendance indienne. Sommes-nous moins québécois?

    Un de mes amis est de père italien et de mère québécoise. Je vous garanti qu'il est plus Québécois que la moitié des lecteurs de ce journal( même s'il écrit assez avec un r! ).
    Un autre ami anglophone a un nom de famille français mais est anglophone parce qu'en 1600 et des poussières, ses ancêtres sont devenus anglophones. Pouvons-nous juger ces personnes? Lui, né au Québec, est-il moins Québécois que moi?

    Après avoir tant déblatéré, j'aimerais dire que je suis pour la défense et la promotion de la langue française. Cette promotion passe par la patience de parler en français plus souvent avec tous ceux dont le français n'est pas la langue maternelle. Combien de Québécois vont changer tout de suite à l'anglais en parlant s'ils notent un accent étranger ? De toute les choses, le pure-lainisme serait selon moi une excuse pour excuser notre mollesse.

    J'ai une solution surréaliste, dalinienne même : on s'annexe en tant que département français et on adopte l'euro comme monnaie.


    Bonne journée, have a nice day, que tengan un buen día.

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    jeudi 1 mai 2008 17h51
    Plongeur bilingue s.-v.-p.
    Il y a bilinguisme et assimilation. Personne ne se surprendra de l'importance de connaître une autre langue, l'anglais, en occurrence, dans des postes-clefs et rémunéré en conséquence. Là où ça ne va plus c'est au moment où tous les travailleurs doivent être bilingue pour postuler et sans rémunération additionnel. Si c'est rendu au point où tout travailleur doit être bilingue ça veut donc dire que tout se passe en anglais à Montréal, là on parle de colonisation, d'un peuple qui parle la langue de l'autre.

    Claude L'Heureux, Québec

  • Pierre Germain
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 17h52
    @ M. Langford
    M. Langford,

    Je crois que M. Archambault... faisait de l'ironie.

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 17h54
    Nous sommes en guerre et elle est sainte!
    «Pour décrocher certains types d'emplois, le bilinguisme est essentiel dans la région de Montréal.»
    Je regrette, mais c'est un abus caractérisé. Il y a une véritable bataille rangée entre le français et l'anglais à Montréal et c'est le français qui a tout perdu sur le terrain ou peu s'en faut. Les entreprises ont des exigences linguistiques parfaitement erronées pour la plupart dans la région de Montréal. Je suis moi-même bien assez bilingue dans mon domaine, le Web, sauf que la langue et la culture française y est systématiquement discriminée et je dis, moi, que c'est une politique délibérée des conseils d'administration eux-mêmes. Une chasse aux sorciers francophiles! Il va falloir leur botter le cul et vite!

  • David Sanschagrin
    Abonné
    jeudi 1 mai 2008 23h13
    Soyez nuancés ! Monsieur Archambault ironisait.
    Une première intervention inutile mais qui confirme la toute autant inutilité de certains intervenants qui ne prennent pas la peine de lire avec soin les commentaires affichés en ces pages.

  • Camille MOUYEKE
    Inscrit
    vendredi 2 mai 2008 00h17
    Le complexe du Kangourou
    Alors, là! Je n'y comprends plus grand chose. D'habitude je suis gars ouvert, sensible et extremement tolérant aux différences (c'est très bien j'aime la différence)mais que le gouv'québécois finance la "boutique" du conquistador...
    J'usqu'ici, je connaissais versatilité des français mais j'ignorais la paradoxalité québécoise. S'il vous plait, téléphonez-nous juste après que l'anglais a fini de vous avalez. Sait-on jamais si la chine à des vélléités d'avaler l'Afrique francophone. Parce que chez nous, la peur de l'affairiste chinois lui fait prendre ses jambes à son cou au blanc.
    A chaque fois je suis venu chez vous, je me dis "après les louisianais, les cambodgiens, les viétnamiens, voici la dernière communauté des resistants de la langue française. Dites-moi, les filles, maintenant dans quelle langue, je dois tourner mes films ? En français ? En anglais?
    Je vous souhaite une bonne dose de vitalité extraordinairement francofêlé.

    Camille Mouyeké
    Congo, Brazzaville

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