CHUM: Québec appuie sur l'accélérateur
Le «syndrome de la pépine» semble avoir atteint le gouvernement du Québec qui veut donner un coup d'accélérateur au projet de construction du futur CHUM qui se fait attendre depuis douze ans. Avant même d'avoir choisi son partenaire privé dans cette aventure, Québec entend procéder à l'excavation des terrains où devrait être érigé l'hôpital de l'avenir maintes fois promis.
Comme l'a confirmé au Devoir Clermont Gignac, mandataire du ministre de la Santé pour la modernisation du CHUM, du CUSM (hôpital anglais) et de Sainte-Justine, le gouvernement voudrait raccourcir l'échéancier d'au moins neuf mois. D'abord attendu pour 2006 puis 2010, le CHUM a prévu ouvrir ses portes au plus tôt en 2013, selon les plus récentes estimations. «On veut accélérer le projet et commencer l'excavation plus vite que prévu. Ça nous ferait gagner neuf mois», a expliqué M. Gignac.
Ces travaux se dérouleraient sur une période d'un an puisqu'il s'agit de retirer des tonnes et des tonnes de terre à l'angle des rues Saint-Denis et Viger, juste derrière l'hôpital Saint-Luc. Mais avant que ce chantier ne s'enclenche, il doit y avoir entente avec le partenaire privé puisque c'est lui qui aura la responsabilité de la construction et de l'entretien du futur hôpital pour une durée de 35 ans selon la formule de partenariat public-privé (PPP). Cette responsabilité comprend le trou devant être creusé.
Or, ledit partenaire n'est pas encore choisi. Deux consortiums sont en concurrence pour l'obtention de ce lucratif contrat. Leur proposition de PPP respective doit être déposée prochainement. Mais ce n'est qu'au printemps 2009 que Québec fera connaître son choix.
Ce n'est qu'à ce moment que les travaux pourront normalement débuter. Afin de modifier ce calendrier, Clermont Gignac a entrepris un «dialogue non compétitif» avec les deux consortiums, c'est-à-dire des négociations devant permettre la conclusion d'une entente sur l'excavation faite à la satisfaction de toutes les parties.
«C'est une opération délicate, parce que le PPP n'est pas déterminé et qu'il doit être d'accord sur le moindre détail afin d'assurer la suite des choses», a souligné M. Gignac.
Les délais imposés dans ce dossier font de plus en plus pression sur les coûts du futur CHUM. Selon les dernières estimations, le CHUM nécessitera 1,6 milliard de dollars d'investissement. Au total, les trois hôpitaux universitaires (CHUM, CUSM et Sainte-Justine) coûteront 3,6 milliards, soit un milliard de plus que l'évaluation de l'année dernière. Et l'analyse financière n'est pas terminée.
Hier, Le Devoir révélait que chaque mois de retard dans la réalisation du centre de recherche du CHUM (première phase du projet) ferait augmenter la facture d'un million de dollars. Un litige entre le CHUM, la Ville de Montréal et les descendants de la famille donatrice du terrain (place Chénier du nom du patriote Jean-Olivier Chénier) sur lequel le centre de recherche doit être construit retarde le début du chantier.
«Il ne manque que l'accord de la Ville de Montréal pour procéder à l'appel de soumissions. Les deux consortiums privés sont en attente. Ils ne font pas ça pour le bonheur social. C'est de la business», a expliqué M. Gignac qui ne cache pas son impatience.
Le maire de l'arrondissement Ville-Marie, Benoit Labonté, se dit «très sensible» aux questions patrimoniales. Il a toutefois rappelé qu'en exigeant du CHUM que l'édifice abritant le centre de recherche soit moins élevé que ce qui était projeté, ce dernier devra nécessairement prendre de l'expansion sur les terrains avoisinants, dont la place Chénier.
«L'autre solution serait de recouvrir l'autoroute Ville-Marie, mais je ne vois pas de volonté politique forte de la part de Montréal à cet égard», a affirmé M. Labonté.
Pour ce qui est des travaux d'excavation visant l'hôpital, ils pourraient devoir être plus étendus que prévu, puisque le nouveau bâtiment englobera une partie de Saint-Luc. Comme le révélait hier Le Devoir, l'aile sud de Saint-Luc, construite en 1931, devra être démolie compte tenu des problèmes de vétusté qui nécessiteraient une réfection plus coûteuse que les balises budgétaires établies.
Saint-Luc devait pourtant être complètement rénové selon la formule traditionnelle. Du coup, le PPP aura plus d'envergure que prévu, soit environ 20 % de plus, ce qui équivaut à la superficie de l'aile sud au sein de l'hôpital Saint-Luc.
Une analyse d'experts confirme que la démolition permettrait de construire un édifice plus performant. Clermont Gignac s'accorde encore quelques mois avant de faire une recommandation formelle au ministre de la Santé sur cette question.
Comme l'a confirmé au Devoir Clermont Gignac, mandataire du ministre de la Santé pour la modernisation du CHUM, du CUSM (hôpital anglais) et de Sainte-Justine, le gouvernement voudrait raccourcir l'échéancier d'au moins neuf mois. D'abord attendu pour 2006 puis 2010, le CHUM a prévu ouvrir ses portes au plus tôt en 2013, selon les plus récentes estimations. «On veut accélérer le projet et commencer l'excavation plus vite que prévu. Ça nous ferait gagner neuf mois», a expliqué M. Gignac.
Ces travaux se dérouleraient sur une période d'un an puisqu'il s'agit de retirer des tonnes et des tonnes de terre à l'angle des rues Saint-Denis et Viger, juste derrière l'hôpital Saint-Luc. Mais avant que ce chantier ne s'enclenche, il doit y avoir entente avec le partenaire privé puisque c'est lui qui aura la responsabilité de la construction et de l'entretien du futur hôpital pour une durée de 35 ans selon la formule de partenariat public-privé (PPP). Cette responsabilité comprend le trou devant être creusé.
Or, ledit partenaire n'est pas encore choisi. Deux consortiums sont en concurrence pour l'obtention de ce lucratif contrat. Leur proposition de PPP respective doit être déposée prochainement. Mais ce n'est qu'au printemps 2009 que Québec fera connaître son choix.
Ce n'est qu'à ce moment que les travaux pourront normalement débuter. Afin de modifier ce calendrier, Clermont Gignac a entrepris un «dialogue non compétitif» avec les deux consortiums, c'est-à-dire des négociations devant permettre la conclusion d'une entente sur l'excavation faite à la satisfaction de toutes les parties.
«C'est une opération délicate, parce que le PPP n'est pas déterminé et qu'il doit être d'accord sur le moindre détail afin d'assurer la suite des choses», a souligné M. Gignac.
Les délais imposés dans ce dossier font de plus en plus pression sur les coûts du futur CHUM. Selon les dernières estimations, le CHUM nécessitera 1,6 milliard de dollars d'investissement. Au total, les trois hôpitaux universitaires (CHUM, CUSM et Sainte-Justine) coûteront 3,6 milliards, soit un milliard de plus que l'évaluation de l'année dernière. Et l'analyse financière n'est pas terminée.
Hier, Le Devoir révélait que chaque mois de retard dans la réalisation du centre de recherche du CHUM (première phase du projet) ferait augmenter la facture d'un million de dollars. Un litige entre le CHUM, la Ville de Montréal et les descendants de la famille donatrice du terrain (place Chénier du nom du patriote Jean-Olivier Chénier) sur lequel le centre de recherche doit être construit retarde le début du chantier.
«Il ne manque que l'accord de la Ville de Montréal pour procéder à l'appel de soumissions. Les deux consortiums privés sont en attente. Ils ne font pas ça pour le bonheur social. C'est de la business», a expliqué M. Gignac qui ne cache pas son impatience.
Le maire de l'arrondissement Ville-Marie, Benoit Labonté, se dit «très sensible» aux questions patrimoniales. Il a toutefois rappelé qu'en exigeant du CHUM que l'édifice abritant le centre de recherche soit moins élevé que ce qui était projeté, ce dernier devra nécessairement prendre de l'expansion sur les terrains avoisinants, dont la place Chénier.
«L'autre solution serait de recouvrir l'autoroute Ville-Marie, mais je ne vois pas de volonté politique forte de la part de Montréal à cet égard», a affirmé M. Labonté.
Pour ce qui est des travaux d'excavation visant l'hôpital, ils pourraient devoir être plus étendus que prévu, puisque le nouveau bâtiment englobera une partie de Saint-Luc. Comme le révélait hier Le Devoir, l'aile sud de Saint-Luc, construite en 1931, devra être démolie compte tenu des problèmes de vétusté qui nécessiteraient une réfection plus coûteuse que les balises budgétaires établies.
Saint-Luc devait pourtant être complètement rénové selon la formule traditionnelle. Du coup, le PPP aura plus d'envergure que prévu, soit environ 20 % de plus, ce qui équivaut à la superficie de l'aile sud au sein de l'hôpital Saint-Luc.
Une analyse d'experts confirme que la démolition permettrait de construire un édifice plus performant. Clermont Gignac s'accorde encore quelques mois avant de faire une recommandation formelle au ministre de la Santé sur cette question.
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