mardi 24 novembre 2009 Dernière mise à jour 00h09


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Affaire Bruno Fortier: la version de Gagnon-Tremblay évolue encore

Antoine Robitaille   29 avril 2008  Québec
La ministre des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay, a invoqué l’«insubordination» pour justifier le rappel M. Fortier.
Photo : Clément Allard
La ministre des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay, a invoqué l’«insubordination» pour justifier le rappel M. Fortier.
Québec — Les explications de la ministre Monique Gagnon-Tremblay dans l'affaire Bruno Fortier ont encore une fois évolué, hier, en commission parlementaire. Ce serait maintenant pour «insubordination», un mot qu'elle employa hier pour la première fois dans cette affaire, que l'ancien délégué du Québec à New York et ami personnel de M. Charest a été rappelé. Le sous-ministre Alain Cloutier a pour sa part décrit M. Fortier comme une sorte de caractériel qui avait des «humeurs changeantes», comme il l'a répété à plusieurs reprises.

Avant la ministre, Bruno Fortier a comparu accompagné de son avocat, Pierre Latraverse. Il a soutenu que «le traitement» dont il a fait l'objet par son employeur, le ministère des Relations internationales, a été «intempestif et injustement sévère». Il n'a pas pour l'instant entamé de procédures judiciaires pour le contester et a refusé de préciser s'il le fera un jour. M. Fortier a expliqué son congédiement comme le résultat d'un «conflit de travail entre [lui-même] et une employée de la Délégation générale», conflit qui «a pris des proportions plus importantes en raison de la visibilité et de la nature politique de [sa] fonction».

Ainsi, il a tenté de montrer que ce ne sont pas des problèmes purement administratifs, comme l'affirme la ministre depuis le début, qui auraient conduit à son rappel. Selon lui, les autorités du ministère avaient même approuvé 17 des 19 points de la réorganisation radicale de la délégation qu'il comptait faire. Deux points restaient en suspens: une hausse de la «norme de logement» à New York et une promotion d'un membre du personnel. Ce dossier, a-t-il expliqué avec insistance, avait été géré par lui «de façon collégiale et professionnelle». Et il comptait faire faire des économies au ministère. C'est plutôt une plainte de harcèlement psychologique qui lui a fait perdre son emploi.

Le sous-ministre Alain Cloutier a confirmé, hier, que ce ne sont pas une, mais au moins deux plaintes pour harcèlement psychologique qui ont été déposées contre M. Fortier. Lors de son entrevue-choc et exclusive avec notre collègue Kathleen Lévesque (Le Devoir du 4 avril), M. Fortier avait d'ailleurs parlé de plus d'une «plainte». Mais hier, à plusieurs reprises, il parla d'une seule plainte.

En fait, l'une d'entre elles serait devenue «caduque, en raison du départ de M. Fortier», comme l'a révélé le sous-ministre Cloutier, en fin de journée hier. La plaignante aurait abandonné les procédures puisqu'elle considérait, avec ce départ, avoir «obtenu satisfaction».

Au reste, une ancienne attachée commerciale, Mira Clément, congédiée en 2004 par M. Fortier, a assisté à une partie des audiences hier. Elle souhaitait pouvoir déposer «un constat devant la commission», mais attendait de pouvoir être assermentée pour le faire. Ce que les libéraux ont refusé hier en fin de journée. Mme Clément disait pouvoir présenter des «faits» utiles à la commission. Devant les médias, elle a parlé «des employés de la délégation qui, eux, n'ont pas de voix, parce qu'ils ne sont pas syndiqués, d'une part, et parce que, également, il y a une grande peur, finalement. Il y en a parmi eux qui m'ont encouragée à être ici aujourd'hui», a-t-elle déclaré.

Trois erreurs

Visiblement excédée par cette affaire, la ministre Gagnon-Tremblay a soutenu avoir toujours «dit la vérité» lorsqu'elle en a traité depuis la mi-mars. Elle a maintenu hier que «ce n'est pas la plainte de [harcèlement psychologique] qui a conduit» au congédiement de M. Fortier, mais bien une suite de trois erreurs de sa part.

D'abord, M. Fortier a échafaudé un plan de restructuration de la délégation «sans l'aide du ministère». Ensuite, M. Fortier a déclaré qu'il avait l'autorité voulue pour changer le fonctionnement de la délégation et se serait même montré impatient de voir ses desseins mis en pratique. Or, a soutenu la ministre, «il n'y a aucun délégué général qui a plein pouvoir de faire quoi que ce soit dans nos délégations. Une fois que le délégué général est nommé, il relève du sous-ministre». Par la suite, en janvier, le ministère est mis au courant qu'une plainte a été déposée par une employée contre M. Fortier. Le ministère dit alors à ce dernier de laisser de côté son plan de restructuration et lui ordonne de ne faire aucun geste à l'encontre de la personne qui a porté la plainte. Mais «malgré tout, encore une fois, il n'écoute pas», a lancé la ministre qui a multiplié les qualificatifs à l'endroit de M. Fortier, notamment celui d'«entêté». À la première occasion, M. Fortier «fait transmettre à la personne visée [la plaignante] une note disant que ses charges administratives sont modifiées. Troisième erreur, insubordination», a conclu Mme Gagnon-Tremblay. Cette dernière a dit que M. Fortier avait eu de bonnes évaluations comme directeur des services économiques. «Vous comprendrez que, personnellement, j'aurais tellement souhaité que ça fonctionne», a-t-elle dit.

Loyer non payé

Par ailleurs, M. Fortier a admis hier que, malgré une prime de quelque 6300 $ par mois pour le logement, le ministère a dû acquitter son loyer pendant quatre mois. M. Fortier a confirmé que le propriétaire de l'appartement où il logeait s'est plaint à deux reprises du non-paiement de loyer. «Sa date était le 1er du mois, et le bâilleur était très sévère. Il m'imposait des amendes de 250 $, passé le 1er du mois», s'est défendu M. Fortier.

Originaire de Sherbrooke, M. Fortier est un ami d'enfance de Jean Charest. L'ancien délégué a d'ailleurs confirmé hier avoir passé la soirée électorale du 26 mars 2007 en compagnie «de la famille du premier ministre et de ses conseillers».

Il est aussi un proche de la ministre Monique Gagnon-Tremblay. Il a affirmé hier avoir connu la ministre dès 1978. Par la suite, il a travaillé de façon bénévole pour Mme Gagnon-Tremblay (députée de Saint-François en Estrie) lors d'une campagne électorale.

Parce qu'il est minoritaire en chambre, le parti ministériel a été contraint par les deux groupes d'opposition de tenir ces audiences devant la commission de l'Administration publique. Les travaux se poursuivent aujourd'hui avec la comparution du premier ministre Jean Charest, de l'ancien délégué général à New York, Michel Robitaille, du conseiller à la délégation de New York, André Prince, et de la directrice des ressources humaines au MRI, Josée Cerone.
La ministre des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay, a invoqué l’«insubordination» pour justifier le rappel M. Fortier. L’ancien délégué du Québec à New York Bruno Fortier a déclaré hier en commission parlementaire avoir été traité de manière «injustement sévère».
 






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 29 avril 2008 06h56
    Pour en finir avec les Fortier, Boucher, Boulanger
    « Charest nomme ses tiamis partout: Fortier à NY, Boulanger (le nul qui a failli couler le 400e à Québec) à Londres, France Boucher à l'Office de la langue française, Toutant à la SAQ, etc... Juste des rouges, juste des nouilles.

    Pour en finir avec la république de bananes, une seule option: que les nominations des délégués du Québec ainsi que des dirigeants des grandes corporations soient maintenant approuvées par les deux-tiers des députés de l'Assemblée nationale.

    Les nominations d'incompétents seraient rejetées et le prestige des représentants du peuple serait rehaussé.

    PS: On s'est moqué, à juste titre, de l'anglais de Pauline Marois. Mais avez-vs déjà entendu celui de Monique Gagnon-Tremblay? »

  • Pierre-R. Desrosiers
    Inscrit
    mardi 29 avril 2008 08h12
    La vraie raison?
    « Tout cela est de la poudre aux yeux. Si j'étais journaliste, j'enquêterais sur ceci: pourquoi a-t-on ramené Fortier si rapidement et dans de telles conditions (interdiction de retourner à N.Y., effets personnels qui suivent séparément, etc.). Aucun congédiement pour «raisons administratives» ne justifie un tel traitement. C'est sans précédent. Il y a autre chose de trop «délicat», que personne ne veut évoquer pour ne pas «brûler» un ami intime du premier ministre.

    Pierre Desosiers
    Val David »

  • Max Roujeon
    Abonné
    mardi 29 avril 2008 08h17
    Le respect des électeurs et contribuables voudrait que cette histoire ne perdure pas.
    « Pourtant elle perdure et on en remet, comme si, plus on en dira, mieux cela innocentera les intervenants, car ils sont tous dans l'eau chaude. L'initiateur pour avoir fait quelque chose dont on n'aura jamais le fin mot et les autres pour avoir essayé bien maladroitement de nous cacher le tout.
    Cette mascarade de «procès» risque de se conclure par une indemnité versée à «quelqu'un» dans le genre, préjudice à la réputation, c'est à la mode de nos jours et c'est hautement intangible. Comme si ce n'était pas assez de s'être payé notre tête et de nous avoir pris pour des débiles. »

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 29 avril 2008 08h58
    Habiles politiciens
    « Habiles sont ces politiciens qui réussissent à dire sans dire, à ne pas dire tout en disant. La roche qui cache l'anguille ne sera probablement jamais soulevée.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mardi 29 avril 2008 10h05
    Les intérêts des québécois
    « Depuis quelques temps nous découvrons les détours de ceux qui nous représentent à Québec, Ottawa et New York. Il n`y a aucune fierté à avoir comme délégué, dans des tâches pointues, les Werner, Bernier, Saint-Pierre, Normandeau et Gagnon-Tremblay. Cessons de faire la démonstration d`incompétence de ces individus sans valeur ajoutée, car ils ont atteint leur `Peter`s principle`. »

  • Pierre Germain
    Inscrit
    mardi 29 avril 2008 10h15
    Quelqu'un peut-il me dire...
    « Quelqu'un peut-il me dire comment il se fait que l'on lise constamment que le gouvernement du Québec a interdit à M. Fortier de retourner à New York? Serions-nous tombé subrepticement sous le joug d'une dictature? Le gouvernement québécois, par le biais d'une loi votée en secret la nuit, se serait-il arrogé le droit de contrôler les déplacements des Québécois (je ne veux pas dire "de ses citoyens": Pauline serait trop contente!)? »

  • Charles Marsan
    Abonné
    mardi 29 avril 2008 10h17
    Qu'est-ce que le harcèlement psychologique!
    « Je sens que l'on est assez intrigué ici pour que jamais on ne laisse aller le morceau. Le harcèlement psychologique n'est pas une mince affaire. Les abus vécus par les victimes, les méthodes de fonctionnement où le harceleur se croit tout permis, sont vraiment inouïs.

    Si monsieur Fortier avait violé une employée, on ferait un procès et l'affaire serait scrutée à la loupe. Surtout si vous appreniez qu'il a violé plusieurs membres du personnel! Or, dans le cas de harcèlement psychologique, il y a des délits qui dépassent souvent l'entendement. Il y a application de procédés extrêmement destructeurs. Il s'agit d'abus de pouvoir contre certains individus et très rarement les cibles sont entendues et comprises. Plusieurs suicides ont un lien direct avec ce genre de harcèlement.

    Le cas de monsieur Fortier est, pour moi, une très belle occasion de sensibiliser la population aux méfaits hautement préjudiciables qui sont orchestrés dans les vrais cas de harcèlement psychologique.

    Si la question vous intéresse, je vous invite à lire un article qui explique jusqu'où peut aller certains cas de harcèlement (on y parle de torture psychique) :
    http://www.centpapiers.com/Le-harcelement-im-moral-victimes,3486


    "Une importante question de société"

    Les agissements des pompiers de Montréal, à la une ces derniers jours, ce genre de mentalité « malade mental », ce harcèlement moral, est très répandu dans nos institutions, dans nos écoles [...] à différents degrés. Il est de notre devoir aujourd'hui de comprendre, faire connaitre afin de résoudre et prévenir ce genre de crime... pervers, immoral et destructeur. »

  • jean-marie francoeur
    Inscrit
    mardi 29 avril 2008 11h57
    Népotisme
    « Nous savons tous que John Charest aime bien ses amis, et qu'il a des faveurs à leur rendre. Les dossiers de Cacouna, Lévis, Mont-Orford ne sont que la pointe de l'iceberg. Venu d'Ottawa, Monsieur ne connaît pas les Québécois et leurs aspirations.Téléguidé par les fédéralistes, il démolit tranquilement notre identité, notre langue et nos acquis, bien au chaud dans son château de Westmount, offert gracieusement pour avoir accepté de démissionner du PC. Dans cette histoire de consul à New-York, une seule conclusion s'impose : "Qui s'assemble se ressemble"

    Jean-Marie Francoeur »

  • Pierre Vachon
    Inscrit
    mardi 29 avril 2008 12h05
    Et le mensonge est ...?
    « Décidément, nos bons libéraux de Québec ne lâchent pas . Voici maintenant que nous allons devoir subir le triste spectacle d'une commission parlementaire. Eh oui, une autre ! N'ayez crainte, chères Québécoises, chers Québécois, notre bon-bon-bon gouvernement sait quoi faire avec votre argent: le gaspiller!

    Est-on assez naïf pour croire qu'une quelconque vérité va sortir de cette nouvelle comédie ? Fortier dit blanc, Gagnon-Tremblay dit noir. L'un dit vrai, l'autre ment... à moins que ce soit l'inverse ? Sauf si la vérité est tout autre... Et le mensonge est... ?

    Une seule chose est sûre: le montant de la facture que nous, gentils con-tribuables, devrons payer et sans discussion s'il-vous-plaît, ce montant sera on ne peut plus vrai, lui... Et ça, ce n'est pas un mensonge. »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mardi 29 avril 2008 12h38
    C'est la haute fonction publique qui mène !
    « Qu'importe si M. Fortier est un ami d'enfance du premier ministre et a déjà travaillé comme bénévole pour l'élection de Madame Monique Gagnon-Tremblay.

    Le délégué refusait de se plier aux ordres de la haute fonction publique à Québec, et celle-ci a décidé de le virer !

    Et en refusant piteusement de se porter à sa défense, Charest et sa ministre nous démontrent de façon éclatante que ce ne sont finalement pas eux qui décident !

    Les politiciens ne font que passer, tandis que les hauts fonctionnaires restent ! »

  • Artus Plamandon
    Inscrit
    mardi 29 avril 2008 15h42
    on peut tu juste c'est ....
    « écoutez il est partie lâchez nous avec sa on dirrait que les autres parti veullent juste faire du capital politique sur cette affaire là. non mais combien son congédier et qu'on en entent même pas parler. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    mardi 29 avril 2008 16h45
    Tempête dans un verre d'eau...
    « Il y a toujours eu, il y a toujours et il y aura toujours des congédiements, des nominations douteuses, du gaspillage, du népotisme, du favoritisme, du tinamisme, des décisions arbitraires, des conneries monumentales, etc. au gouvernement, et ce, quel que soit le parti au pouvoir. Ça, tout le monde le sait!
    Cependant, il y a toujours la même gang qui se croit investie de la droiture politique suprême et qui, tel un chien à qui l'on donne un os et qui ne cesse de le ronger jusqu'à se casser les dents, se repaît des malheurs d'une ou de plusieurs personnes qui ont peut-être fait quelque chose de répréhensible.
    Allons, essayez au moins d'être justes et équitables. Ce genre de choses se produit sous tous les gouvernements! »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mardi 29 avril 2008 21h47
    Avocasseries versus droiture.
    « «Quand un sous-ministre en titre éternue, le (la) ministre attrape la grippe». C'est un adage bien connu, au gouvernement du Québec. Même si Alain Cloutier n'est qu'un sous-ministre adjoint, la lecture de sa feuille de route contient tous les indicateurs requis à l'effet que même le Premier Ministre risque de poigner un méchant rhume. Cloutier a plus de titres à son actif que la plupart des sous-ministres en titre n'en auront accumulés, au terme de leurs mandats. Par ailleurs, comptant sur le poids de ses accointances avec le Premier Ministre (magistrale erreur), le délégué général du Québec à New York (il faut comprendre délayé) s'est placé en situation de conflit d'autorité, ignorant ou feignant ignorer que nul ne peut affronter un omnipotent permanent, un des «Poutine» du Kremlin parlementaire québécois, un Sbire de la Haute Fonction publique, de la carrure et de l'envergure du colosse sous-ministre adjoint Alain Cloutier.

    Que Jean Charest fasse quelques figurent de son patinage bottine habituel, sur la glace très mince du populisme qu'on lui a très temporairement imposé, tout le monde aura compris qu'il le fait au maximum de son opportunisme électoraliste, d'autant plus qu'il surf sur les sondages - nuages qui, lui a-t-on dit et croit-il d'ailleurs, lui seraient favorables, à défaut d'avoir sondé ailleurs que dans les repères libéraux, là où les talents de Pauline Marois et de Mario Dumont risquent encore de faire peur. Les pirouettes langagières et les entourloupettes verbeuses toutes aussi opportunistes que partisanes, font du trophéiste Jean Charest le plus insaisissable des transfuges et la plus énigmatique des girouettes politiques du Panthéon des guignols de l'ingérence (du temps qu'il était à Ottawa) et du Temple des marionnettes de l'ingouvernance (depuis qu'il est à Montréal ... PQ).

    Nonobstant Charest, Fortier et Cloutier dont chacun pourrait meubler une série, à TQS / DIVERTISSEMENT, c'est définitivement le méli-mélo des cafouillis et embrouillaminis de la Ministre directement concernée, Monique Gagnon - Tremblay dont les Québécois se souviendront, malheureusement. Une muraille de graffitis verbeux, digne des étenderies et torchonneries qui tapissent les murs de la Catherine Est, symposium de la laideur montréalaise. C'est triste et malheureux, en considération du fait que Monique Gagnon - Tremblay est une ministre senior et EX vice première ministre du Québec. C'est également malheureux pour la cote des femmes en politique, que cette façon de parler d'un cheval avec de telles manières que même le cheval ne comprend pas que c'est de lui qu'il s'agit. C'est aussi très malheureux pour la crédibilité du gouvernement qui en prend pour son rhume libéral (ce qui échappe à certains sondeurs commanditaires), face à l'électorat qui se foute éperdument de Fortier, mais qui jamais n'oubliera que la vérité fut étirée, fut galvaudée, fut apprêtée aux goûts du jour et assaisonnée, aux besoins des humeurs de celle qui cuisinait la vérité, avec des sauces plus que piquantes! De plus, quand on dit publiquement, sous le couvert de l'immunité et de l'impunité, qu'un délégué général manque de jugement, il faut s'assurer, en tout premier lieu, qu'on n'en manque pas soi-même et que celui qui a poussé sa candidature n'en manquait pas non plus! N'est-ce pas?

    Tout le monde, sauf un faible 10% des «libéraux un jour, libéraux toujours», restera avec le goût très amer et l'insoutenable arrière-goût que la vérité n'était pas au rendez-vous et surtout pas au menu simpliste de Monique Gagnon - Tremblay, ni au menu laxiste de Jean Charest. En bref, la vérité n'était pas au menu du PLQ.

    Depuis le tout début de cette affaire qui, en soi, ne justifie en rien la paradeuse falbala de l'actuelle Commission parlementaire où les Oppositions, ne prêtant aucune attention aux dires de Cloutier, se payent un lunch en tentant de coincer l'ineffable et singulier Jean Charest ainsi que l'ingénue et contorsionniste Monique Gagnon - Tremblay, RIEN DE LA VÉRITÉ N'A TRANSPARU, avec la conviction, en bonus, que JAMAIS LA VÉRITÉ N'APPARAÎTRA. Ce genre de singeries dérange moins que leurs coûts défrayés à même notre endettement national et notre faillite sociétale.

    La Ministre de la francophonie semble à court de vocabulaire, quand vient le temps de la précision et le temps d'appeler les choses par leurs noms propres, habituellement puisés au dictionnaire du français usuellement universel. La Ministre des relations internationales qui semble avoir été tenue à l'écart de toute cette bouillabaisse indigeste, récite, tant bien que mal et de pis en pis, les textes destinés au perroquet - perruche que l'on se plait à faire d'elle, dans un ministère ou la permanence la sait de passage ...

    À entendre et à voir tourner en rond ces gens de l'actuel gouvernement minoritaire, on jurerait qu'ils nous prennent tous pour des ignares en attente ou en processus d'alphabétisation, faisant usage de quelques 200 mots dont 50 sacres, de quelques signaux d'un morse primitif et écrivant au son, comme au début de la colonisation. C'est possiblement un des effets secondaires et pervers du 400e anniversaire de la « colonie» ...

    Enfin, ce que je déplore davantage, dans toute cette loufoque affaire de m'as-tu-vu aussi mal foutus et tous aussi clownesques les uns, les unes que les autres, c'est que la Ministre Monique Gagnon - Tremblay qui fait si distinguée et dont le CV fait état d'une «licence en droit», semble ignorer les vocables que requiert la vérité, c'est-à-dire ceux de la clarté, de la netteté et de l'univocité du 2+2=4. Ça semble tenir d'une seconde naturel ou d'une déformation professionnelle, que de substituer sans cesse les biais d'avocasseries douteuses aux billets de la droiture et de l'honnêteté ainsi qu'à ceux de la probité et de l'intégrité qui ne peuvent supporter qu'on les maquille, qu'on les grime et qu'on les asticote avec tous les fards d'un burlesque vaudeville dont ne s'accommoderont finalement que les facétieux plaisantins, les libéraux diablotins et amis de Scapin.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • François Caron
    Abonné
    mardi 29 avril 2008 23h16
    Ces dangereux mangeurs de steak
    « Caractériels au possible, on les reconnaît à leurs donations au Parti libâral provinchiâl dans les coquetels dînatoires de financement dans les gros et grands steak houses des boulevards Saint-Martin de toutes les banlieues libâral de la Province Of Quebec.

    Et après nous avoir copieusement bassinés avec l'incommensurable supériorité des guerriers de l'émergence, le libre-échange mondialisé et émancipateur, la mythique qualité totale et la comptabilité extrême, voilà t'y pas que le gouvernement libâral de Patapouf 1 & 1/2 s'empêtre dans les notions d'intelligence émotionnelle, comprise bien sûr dans leur vision étroite de combien ça rapporte et en combien peu de temps.

    Alors Patapouf 1 & 1/2 ne s'en mêle pas (me semble...) et ne regarde pas la nomination d'un (autre) tonitruant incompétent rouge pompier, pour qu'on le voie bien (sous-) performer et démontrer son infinie supériorité sur tout autre candidat à la vaste et équivalente expérience mais qui a le malheur de ne pas faire le chèque au nom du bon parti.

    Enfin, devra-t'on les endurer pour CINQ autres mandats ? dixit Patapouf dans son party d'autocongratulation consanguine de 10ème anniversaire... »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    mercredi 30 avril 2008 10h11
    Heureusement que les libéraux sont minoritaires! Lorraine Dubé
    « Que ce soit pour le long délai d'attente de 18 mois avant qu'on force la très incompétente ministre Christine St-Pierre à s'expliquer sur le silence et l'immobilisme des libéraux face au rapport de l'Office de la langue française ( leur impuissance et manque de volonté à protéger la loi 101 martelée par les tribunaux fédéraux depuis le rappatriement unilatéral de Pierre E. Trudeau ), ou encore...le silence de Jean Charest pendant 10 ans en réponse aux questions sur la provenance d'un autre salaire...et encore un semblant de magouille pour empêcher le dépôt du constat de l'ancienne employée Mira Clément, attachée commerciale de Bruno Fortier, ami du premier ministre Charest.. etc..etc..etc... Vous rajoutez monsieur Antoine Robitaille *Parce qu'il est minoritaire en chambre, le parti ministériel a été contraint par les deux groupes d'opposition de tenir ces audiences devant la commission de l'Administration publique *HEUREUSEMENT QU'IL EST MINORITAIRE*!!!
    Les sondages indiquent un gouvernement majoritaire libéral s'il y avait élecvtions???
    Il faut croire que les répondants auront le gouvernement médiocre qu'ils méritent....avec l'arrogance qui caractérise les libéraux lorsqu'ils sont majoritaires...( LOIS BAILLONS... donc OPPOSITION, FERMEZ VOS GUEULES...Peu démocrate...
    Si les libéraux semblent mieux gouverner aux yeux de certains, c'est que l'opposition l'empêche de faire à sa guise... POINT c'est tout! Ils se doivent de respecter l'opposition et les électeurs n'ayant pas voté pour eux...
    Je ne peux croire à un autre 4 ans avec ces incompétents. »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
15 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009