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Futur CHUM: une aile de Saint-Luc devra être démolie

Kathleen Lévesque   28 avril 2008  Québec
Le casse-tête du futur CHUM continue de se complexifier. La rénovation de l'hôpital Saint-Luc présente des difficultés telles que l'aile sud devra être démolie pour faire place à un nouvel édifice qui pourrait être construit selon la formule de partenariat public-privé (PPP), a appris Le Devoir.

Au cours des derniers mois, les experts en «value engineering» embauchés par la direction du CHUM ont analysé en détail les vieux bâtiments qui composent Saint-Luc en se basant sur un «guide de performance» élaboré en collaboration avec la Corporation d'hébergement du Québec. Ils concluent que la réfection de l'aile sud occasionnerait de trop nombreux problèmes ne permettant pas de respecter les balises budgétaires établies jusqu'à maintenant.

Cette décision s'est imposée d'elle-même, a expliqué le directeur général adjoint du CHUM et responsable du projet du futur hôpital (CHUM 2010), Sylvain Villiard. «À coût égal, il n'y a pas de différence que ce soit une rénovation ou une construction neuve de l'aile sud. Il vaut mieux avoir l'efficience d'un bâtiment neuf», a-t-il soutenu au Devoir.

Dans le projet du CHUM, l'hôpital Saint-Luc doit être rénové de fond en comble selon la formule traditionnelle, alors que le nouvel édifice doit être érigé à l'arrière en PPP. En démolissant l'aile sud, le bâtiment neuf prendra donc de l'expansion. Ainsi, ce changement élargira le champ d'action du partenaire privé qui doit être choisi pour la construction et l'entretien du futur CHUM.

Deux consortiums sont dans la course pour ce contrat d'une durée de 35 ans. Chacun présentera une proposition de PPP, et le gouvernement devrait trancher au printemps 2009, si l'échéancier est respecté.

L'aile sud de Saint-Luc représente environ 20 % de tout l'hôpital, ce qui rétrécit d'autant l'ampleur du mandat des professionnels (architectes, ingénieurs et gestionnaires) embauchés pour la rénovation.

La maîtrise d'oeuvre publique du projet semble s'amenuiser de plus en plus. Déjà, au cours des derniers mois, le design architectural du futur hôpital a complètement échappé au CHUM. Ce sont les architectes du consortium privé qui auront le dernier mot.

Avec l'analyse effectuée, il s'agissait de savoir comment l'édifice peut répondre aux nouvelles normes de construction et être parfaitement fonctionnel tout en minimisant les travaux. «On va construire à peu près la même superficie, mais, pour les coûts d'opérations, il y aura un gain, a affirmé M. Villiard. Par exemple, en terme d'énergie, on consomme de façon générale 2,65 gigajoules [un gigajoule équivaut à l'énergie produite par 26 litres de mazout ou 278 kilowattheures d'électricité] par mètre carré. L'objectif pour le futur CHUM est une consommation de 1,65 GJ par mètre carré.»

Outre la question de consommation énergétique, la solidité des fondations de ce bâtiment construit en 1931 soulève des questions. C'est également vrai pour la possibilité d'y installer des équipements de haute technologie. La démolition ne s'applique toutefois pas aux autres parties de l'hôpital comme celle qui longe le boulevard René-Lévesque. L'aile nord doit surtout servir pour les chambres d'hospitalisation.

Le choix de démolition devrait également avoir une répercussion positive sur la facture totale, croit le directeur exécutif des projets de modernisation du CHUM, du CUSM et de Sainte-Justine, Clermont Gignac. «C'est mieux de démolir. Normalement, ça devrait coûter moins cher. On se donne tout l'été pour évaluer ça», a-t-il fait valoir.

Les projets des trois CHU nécessiteront un investissement de 3,6 milliards de dollars, dont une somme de près de 2,2 milliards prévue pour les chantiers en PPP. La différence doit servir à la rénovation de Saint-Luc, de l'hôpital général de Montréal et de Sainte-Justine. À lui seul, le CHUM devrait coûter 1,6 milliard. Mais rien encore n'est sûr quant au prix final de cette aventure qui se fait attendre depuis 12 ans.

Les travaux d'analyse étaient incontournables, compte tenu de l'écart entre le projet initial de rénovation du CHUM (présenté en 2004) et celui conçu en fonction des besoins précisés au fil des ans. «En 2004, le projet pour Saint-Luc n'était qu'une rénovation légère, précise M. Gignac. Il y a ce que l'on doit faire, ce que l'on devrait faire comme amélioration et ce qui pourrait être fait pour l'embellir mais qui n'est pas nécessaire. Ce dernier élément n'est pas pris en compte», a indiqué Clermont Gignac.






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  • Roger Dion
    Abonné
    lundi 28 avril 2008 10h30
    La farce continue; une autre façon de augmenter les coûts
    « La farce continue; le meilleur emplacement ST.DENIS ROSEMONT choisi, par le part QUÉBÉCOIS, était épouvantable scandaleux selon les libéraux et CHAREST.
    ST LUC la place idéal, deux ans plus tard rien n est commencé, les changements de plans, encore un revirement,
    et les coût montent, mais ce ne sont pas des augmentations, c est des changements de pour améliorer , la farce continue.
    Les sondages remontent, pour les libéraux et les folies recommencent, comme il y a trois ou quatre ans.
    ROGER MONTREAL »

  • jean-marie francoeur
    Inscrit
    mardi 29 avril 2008 11h50
    Erreur monumentale
    « Le choix retenu par les libéraux pour l'emplacement du CHUM est le pire qu'on pouvait trouver. Pourquoi s'établir dans une zone où l'espace est déjà insuffisant ? Juste pour défaire ce que le gouvernement précédent avait bâti ? L'Hôtel-Dieu possède un plus grand potentiel volumétrique que ceux retenus. Tous les responsables interrogés sont pour l'emplaçement sur St-Denis malgré la voie ferrée à proximité. L'Hôpital Louis-Hippolyte Lafontaine est sise sur un immense terrain où on peut accéder par métro. L'Hôpital Douglas jouit d'un espace suffisant pour faire atterir un Boing 747 selon ses administrateurs. Pourquoi choisir le plus simple quand on peut faire profiter ses petits amis de tous ces pré-travaux ?
    La démolition d'une aile du CHUM n'est que le départ d'une débandade financière et administrative qui s'annonce pire que celle du Stade. Le PPP a été une erreur magistrale en Angleterre où on l'a appliqué au système de santé. Les Londonniens en ont pour des décennies à réparer ces erreurs. Les libéraux ne lisent-uls pas les journaux anglais ?

    Jean-Marie Francoeur. »

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