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Québec bafoue la Charte de la langue

Robert Dutrisac   17 avril 2008  Québec
Québec — L'administration publique québécoise bafoue allégrement la Charte de la langue française en communiquant et en transigeant en anglais avec des entreprises établies au Québec.

En cette ère du gouvernement en ligne, Revenu Québec, Investissement Québec et l'Autorité des marchés financiers (AMF), sur leurs sites Internet respectifs, mettent à la disposition des entreprises des guides, des dépliants explicatifs et leurs principaux formulaires à la fois en français et en anglais. Dans les faits, les entreprises québécoises de langue anglaise peuvent transiger en anglais avec le gouvernement.

«Si on suivait vraiment la politique, les communications avec les représentants des personnes morales situées au Québec devraient se faire en français», a rappelé le porte-parole de l'Office québécois de la langue française (OQLF), Gilbert Paquette.

En vertu de la Charte de la langue française, dont l'application est balisée par la Politique gouvernementale relative à l'emploi et à la qualité de la langue française dans l'administration, qui remonte à 1996, le gouvernement et ses organismes peuvent communiquer par écrit dans une langue autre que le français, c'est-à-dire l'anglais, avec des personnes physiques mais pas avec des personnes morales établies au Québec ni avec leurs représentants. Par personnes morales, on entend les entreprises incorporées (les sociétés par actions), les individus qui exploitent une entreprise enregistrée, les sociétés de professionnels (comptables, avocats, etc.), les coopératives et les associations.

Pour obtenir des documents du gouvernement et remplir les formulaires, la quasi-totalité des entreprises utilisent les sites Internet des ministères et des organismes. Selon les directives de l'OQLF, pour accéder à la version anglaise des sites Internet du gouvernement, on doit obligatoirement passer par la page d'accueil du site en français, ce qui est le cas. En outre, le site en anglais doit être une version allégée du site en français. «Le site en anglais doit être un résumé et non pas un miroir», a dit M. Paquette en guise d'illustration.

Or, que ce soit chez Investissement Québec ou à l'AMF, c'est l'ensemble du contenu du site en français qui se retrouve dans la version anglaise. Dans le cas de Revenu Québec, c'est la quasi-totalité des guides et des formulaires qui sont disponibles en anglais.

Tant chez Investissement Québec qu'à l'AMF, on a fait valoir que cette grande place accordée à l'anglais s'explique par la clientèle de ces organismes, qui provient tant du Québec que de l'extérieur de la province. La Charte de la langue française permet en effet à l'administration publique de communiquer en anglais avec les entreprises établies à l'extérieur du Québec. Mais cette communication en anglais devrait être réservée aux entreprises hors Québec.

«Ce sont des documents qui sont disponibles autant pour l'Albertain, l'Ontarien ou le Québécois. C'est un site Internet qui est accessible à tout le monde», a signalé le porte-parole de l'AMF, Frédéric Alberro.

Même les formulaires de l'AMF destinés aux entreprises d'ici sont disponibles en anglais. «Les entreprises peuvent utiliser la langue de leur choix pour compléter les formulaires», a-t-il indiqué. En revanche, permis, avis et décisions ne sont diffusés qu'en français. De même, les informations destinées aux marchés, tels les prospectus, doivent obligatoirement être rédigées en français par les entreprises.

«Tout élément qui peut faire pencher la balance pour qu'un investisseur décide d'investir, partout où il y a de l'information, c'est important que ce soit disponible aussi en anglais pour toute notre clientèle anglophone. Et on en a beaucoup», a fait valoir la porte-parole d'Investissement Québec, Josée Béland. Dans 80 % des cas, cette agence gouvernementale fait affaire avec des filiales québécoises de sociétés étrangères, surtout américaines, a-t-elle précisé. Mais la Charte de la langue française s'applique aussi aux filiales d'entreprises étrangères, a signalé M. Paquette.

Pour sa part, Revenu Québec propose aux entreprises le service Clic Revenu en français et en anglais, ce qui leur permet d'accéder en ligne à leur dossier de retenues et de versements de taxes. On considère que les particuliers qui exploitent une entreprise enregistrée ne sont pas des personnes morales au sens de la Charte: ils ont accès aux services en anglais parce que, par ailleurs, comme individus, ils ont le droit de se faire servir en anglais, a-t-on expliqué.

En outre, la plupart des formulaires en ligne destinés aux entreprises sont traduits en anglais, selon la formule de la «traduction de courtoisie», autorisée par la Charte. En principe, ces traductions ne sont produites que pour les entreprises hors Québec, a rappelé M. Paquette. Revenu Québec ne fait pas cette distinction.

L'usage exclusif du français peut avoir de graves conséquences, a signalé la porte-parole de Revenu Québec, Linda Di Silva. «S'il y a une incompréhension de leur part à cause de l'usage de la langue [...], ça peut avoir des conséquences très lourdes pour les entreprises et pour le gouvernement.» Quoi qu'il en soit, Revenu Québec a l'intention de réduire graduellement le nombre de guides fiscaux en anglais à l'usage des entreprises.

Les entreprises peuvent remplir leur déclaration fiscale grâce à un formulaire électronique, mais celui-ci n'est actif qu'en français seulement. Qu'à cela ne tienne: des entreprises de logiciels d'impôt, dont la firme Dr Tax, permettent de contourner cette difficulté. Avec la collaboration de Revenu Québec et sa certification, des firmes comme Dr Tax offrent aux entreprises un logiciel leur permettant de remplir un formulaire électronique en anglais qui parviendra en français à Revenu Québec. Pour l'entreprise, c'est donc comme si le français n'existait pas. «Notre expérience avec Revenu Québec a toujours été extrêmement positive. Ils sont très innovateurs», a affirmé Joanne Birtch, vice-présidente au marketing et au développement des affaires chez Dr Tax.

Cette pratique suscite des réserves à l'OQLF. «Ça évite aux fonctionnaires québécois de recevoir le document en anglais, mais ça n'envoie quand même pas le message à l'entreprise que la langue de communication publique au Québec, c'est le français», a fait observer Gérald Paquette.

D'autres organismes gouvernementaux communiquent en anglais avec des entreprises établies au Québec. C'est le cas notamment de la Commission de l'équité salariale. En revanche, le site Internet du ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, qui s'adresse pourtant à des entreprises hors Québec, est beaucoup plus fourni en français qu'il ne l'est en anglais.

«Nous avons maintes fois présenté la politique linguistique, mais à savoir si tout le monde la respecte dans son ensemble, ça, c'est autre chose. C'est pour ça qu'on est toujours là», estime le porte-parole de l'OQLF. «On est les directeurs spirituels linguistiques des organismes; il y a quelques rappels à faire régulièrement.»






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  • J. Maurice Arbour
    Abonné
    jeudi 17 avril 2008 06h02
    Attention! Danger !
    « L'usage exclusif du français peut provoquer de la somnolence et des vomissements.Il est préférable de consulter le guide publié par le Quebec Liberal Party avant toute utilisation. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 17 avril 2008 07h51
    Quel crime de lèse majesté!
    « Quel crime!!! Vite la prison pour ces criminels. Mais ou est le droit de vivre ? Dans certain cas les administrateurs sont peut être plus confortable en anglais, ou ces compagnies ne sont que des filiales de compagnie étrangère et ils ont besoin de version anglaise. Put être aussi que parce qu'il ya une loi qui brime les libertés c'est leur façon de la combattre. À mon avis se sont tous de bonnes raisons.

    De toute façon, qui subit un tort dans ce fait, y a t il des personnes qui sont affecté par cela qui se plaignent ?
    Et ceux qui se plaignent en quoi cela les touche ?

    Ceux qui diront la loi est la loi, je réponds : Quand une loi brime mes droits individuel, elle se doit d'être combattue et déjoué par tous les moyens.

    Mais il n'y a pas que du mauvais dans cette loi. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 17 avril 2008 08h17
    Pourquoi forcer tant à la fin ? Des réponses s.v.p. !
    « Depuis la conquête par les Anglais, les francophones du Canada sont en mode de résistance à l'assimilation anglophone et à ramer continuellement à contre-courant pour la survivance de la langue française au Canada et principalement, au Québec. Je commence à me demander : Pourquoi exactement forcer tant ?

    Est-ce que nos francophones complètement assimilés dans les autres provinces canadiennes et ceux déménagés en Nouvelle-Angleterre pour travailler dans les "factories" de coton, à y gagner leur pain et à y perdre leur langue française, sont plus heureux ou moins heureux aujourd'hui que s'ils avaient résisté et conservé leur langue française ? Est-ce qu'il y a des recherches de faites à ce sujet ? Est-ce qu'ils ont plus de suicides que les Québécois qui ont conservé le français ?

    Est-ce qu'on devrait laisser aller les choses ? On peut prendre l'exemple de nos indiens, s'ils refuseraient d'inscrire leurs jeunes dans les écoles anglaises pour mieux conserver leur langue ancestrale, est-ce qu'ils y gagneraient ? comment ?

    Est-ce qu'on résiste par habitude et par émotion ? Est-ce qu'on serait mieux d'être bilingue "français à la maison et anglais au travail "quand il le faut pour les affaires", dans l'ouest de Montréal et partout à l'extérieur du Québec, en Amérique" ?

    Est-ce qu'on devrait permettre à nos francophones de s'inscrire dans les écoles anglaises comme nos anglophones ont le droit de le faire ? Le Québecois qui cherche son indépendance "sa liberté" est-ce qu'il devrait être libre de s'éduquer en anglais si ça lui chante ?

    Le francophone du Québec se scandalise de ce son sort au Canada. Si on parlait tous anglais, on ne pourrait plus dire qu'on est discriminé par les anglophones, "on en serait" puisqu'un Québécois qui parle anglais a tout l'air d'un anglophone full-pure-laine. »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    jeudi 17 avril 2008 08h32
    Notre État national
    « Et cette Christine Saint-Pierre, ministre de la protection de la langue française, vous êtes toujours aussi déterminée et fière? Quelle parodie! »

  • Paul Verreault
    Inscrit
    jeudi 17 avril 2008 08h40
    Faits contre propagande
    « M. l'Émissaire de Lord Durham, Charest, peut dormir en paix. Pendant que tous les faits, y compris le dernier recensement, démontrent le recul du français au Canada et maintenant au Québec, la propagande Canadian(sic) des médias du Québec, la SRC en tête, essaie de nous faire croire le contraire. Mme Boucher fait aussi partie de cette stratégie. »

  • Yves Poitras
    Inscrit
    jeudi 17 avril 2008 10h33
    Mon Pays...
    « ce n'est pas un pays, c'est l'envers
    D'un pays qui n'était ni pays ni patrie.

    Vigneault chante l'optimisme, c'est pour ça qu'on l'aime tant.

    Je le suis moins. Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'envers d'un pays qui N'EST ni pays ni patrie. »

  • Steve Fortin
    Abonné
    jeudi 17 avril 2008 11h10
    Dr. Canadian !
    « Mais diantre, oublie-t-on qu'il n'y a qu'un seul pays ici; le Canada! "Mon Canada", comme le dirait Mr. Charest, est bilingue et tous peuvent choisir la langue qu'il leur plaît. ne nous souvenons-nous pas de Charest en 1995 avec le comité du NON. L'homme n'a pas changé, ses convictions non plus. Et nous nous en remettons à lui pour protéger l'identité québécoise francophone !!! Pourquoi ne pas nommer Don Cherry au C.A. de l'OQLF ? De la situation risible qu'on y constate, il n'y a qu'un pas.

    Le peuple québécois (s'il existe ???) est mou, lâche. Il a les politicien qu'il mérite et la situation du français n'en est qu'un reflet. Quand ce peuple saura se tenir debout, quand il saura voir plus loin que la seule propagande fédéraliste gescienne, alors il aura l'autorité morale de défendre sa langue. En attendant elle se meure dans l'insignifiance, entre autre, mais aussi dans le confort et l'indifférence d'une génération qui, manifestement aujourd'hui, tire plus de fierté dans la lecture des états financiers et des REER que dans la défense qu'elle faisait jadis de son identité. »

  • Michaël Jarvis
    Inscrit
    jeudi 17 avril 2008 11h37
    d'où vient le danger?
    « La plus grande menace que peut subir une langue vient de ceux et celles qui la parlent. Voici la preuve. Si les québecois, personnes physiques et personnes morales ensemble, peuvent se faire servir en anglais à l'extérieur du Québec, qui a décidé que les anglophones de l'extérieur sont incapables ou contre un service en français au Québec? D'où vient cette arrogance québécoise de dire qu'ils savent mieux que d'autrui ou qu'ils ont le droit de faire de telles décisions pour eux. Que les ministères donnent les services en français comme veut la loi et laissent aux anglophones ou aux entrangers le loisir de se débrouiller à leur manière. C'est certain que la courtoisie que veut offrir le governement québécois n'est pas reciproquée par les autres gouvernements provinciaux ou étrangers. Arrêtons de démontrer au monde entier que nous pensons que notre langue n'a pas de valeur. »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    jeudi 17 avril 2008 12h17
    Félicitations à Monsieur Dutrisac !
    « Monsieur Robert Dutrisac,

    Bonjour et toutes mes félicitations pour votre texte.

    Après votre article consacré au peu de respect accordé au français dans les communications entre divers services de l'État québécois et de nombreux immigrants, voici un autre reportage tout aussi pertinent qui fournira des armes aux partis d'opposition et forcera le Gouvernement à réagir !

    Pauvre Mme Saint-Pierre, elle qui préfère parler de conservation d'édifices patrimoniaux ou de subventions à des institutions culturelles, plutôt que de l'épineuse question linguistique ! Elle doit vivement apprécier vos textes ! »

  • Nicolas St-Gilles
    Inscrit
    jeudi 17 avril 2008 12h47
    Merci, M. Archambault !
    « Quand il s'agit de légitimer tout recul ou affaiblissement de la langue française, ainsi d'ailleurs que tout amolissement du Québec de manière générale, vous êtes, à l'instar de votre grand ami Gerry Pagé, toujours aux premières loges, M. Claude Archambault.

    Mais c'est qu'ils y tiennent, ces bons Québécois, à l'abâtardissement constant et systématique de la nation française d'Amérique dont ils sont eux-mêmes, le croirait-on, les fils...

    Aux États-Unis, ça se passe en anglais. And in English only. In Canada outside of Québec, too ! En italie, ça se passe en italien, et en italien seulement. En Allemagne, ça se passe en allemand. Und Nur !

    Mais pour ces bonnes gens qui ont su cultiver jusqu'à ce jour l'indécrottable esprit colonisé des peuples qui se méprisent eux-mêmes, la même politique au Québec relève de l'intolérance et du mépris, tenez-vous bien, des « droits individuels » !

    M. Archambault, comptez-vous chanceux de vivre au Québec. Et de pouvoir allègrement piétiner cet État vos jours durant sur toutes les tribunes de dialogues possibles (dialogue ??? Propagande bien plutôt, quant à vous). Car dans certains de ces pays (qui respectent, eux, les droits individuels, semble-t-il : je ne parle pas de l'Italie, de l'Allemagne...), on aurait tôt fait de vous enfermer dans un hôpital psychiatrique.

    Encore heureux au passage que vous puissiez éviter le peloton d'exécution...

    Décidément, l'humanité n'en finira jamais avec la bêtise. Nos amis Pagé et Archambault en sont des preuves vivantes tout à fait « irréfutables » (au sens le plus popperien qui soit, d'ailleurs).

    En terminant, une bonne pensée pour M. Michaël Jarvis.

    Et une autre, attristée mais reconnaissante, à Aimé Césaire.

    C'est autre chose, n'est-ce pas, que nos Claude et nos GeePee.

    Soupir...
    (mais c'est tout de même difficile, admettons-le, de rester zen avec des énergumènes de cette espèce, qui de sucroît s'inscrustent jusque dans les pages de l'unique quotidien québécois qui ait un peu d'allure) »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    jeudi 17 avril 2008 20h48
    À Nicolas St-Gilles
    « Un seul qualificatif à votre intervention : grotesque.
    Vous vous roulez très bien dans la farine, n'arrêtez surtout pas! »

  • Jean Dunois
    Inscrit
    vendredi 18 avril 2008 13h27
    St-Gilles / Merven et le bilinguisme auto-destructeur
    « Je crois, au contraire, M. Merven, que M. St-Gilles a oublié de vous inclure dans sa « liste » (parmi des semblables, tels Gerry Pagé et autres Claude Archambault : si tant est que vous ne soyez pas un pseudonyme de ce dernier, ainsi qu'il en fut fait état déjà).

    Car enfin, lorsque l'on écrit des invraisemblances semblables (www.ledevoir.com/2008/04/18/commentaires/0804181008405.html) pour la x ième fois, eh bien on est fort mal logé pour traiter qui que ce soit de « grotesque ».

    Votre conscience politique, linguistique et culturelle, hélas, M. Étienne Merven, s'apparente à celle d'un enfant qui répèterait tout bonnement ce qu'il entend de la bouche de sa maman ou de son papa (une Céline Hervieux-Payette ou un Denis Coderre, comme par surcroît...).

    C'est curieux. C'est unilingue pratiquement partout dans l'ensemble des pays du monde (y compris la Suisse ! où chaque région est rigoureusement unilingue allemande, française, italienne, sans compter l'«exception» romanche), et lorsqu'il y a plusieurs langues, c'est fermement balisé de l'une à l'autre sur tous les territoires impliqués.

    Or dans ce beau bilingual Country qu'est le Kanada, il n'y a qu'au Québec que le bilinguisme soit dangereux ou menaçant pour l'autre langue. En effet, le français ne constitue d'aucune manière une menace en Canada hors-Québec. Et pourtant le français y est systématiquement réprimé, ignoré dans le meilleur des cas.

    Or il se trouve que c'est au Québec que se développe le plus massivement ce bilinguisme. C'est-à-dire : là où il se révèle suicidaire pour l'identité du peuple concerné. Et ce, avec l'assentiment absolument inacceptable de notre propre gouvernement ! Que dis-je : avec son encouragement tous azimuts, en dépit des dénégations de Tartuffe des Christine St-Pierre mais surtout du premier ministre en personne. Un Don Cherry ou un Beryl Wajsman n'agiraient pas autrement...

    Aussi, continuez à traiter de « grotesques » les gens lucides qui possèdent encore un sens de la dignité, M. Merven. Ça vous va très bien.

    Car il est bien connu que pour l'imbécile, tout ce qui ne partage pas son imbécilité est pour lui parfaitement... imbécile. Je ne dis pas cependant que vous êtes forcement un imbécile. Je dis seulement - et là avec certitude, il est vrai - que votre conscience politique est tout simplement celle d'un individu : ou inculte, ou borné, ou ignorant.

    Ou colonisé. Profondément colonisé.
    (réponses non exclusives également possibles...)

    Bref. Quand c'est anglais tous azimuts, c'est très bien: il n'y a rien à redire (d'ailleurs, M. Merven ne s'en est jamais offusqué). Toutefois, quand c'est français, c'est intolérant, fermé, voire... grotesque.

    Cela dit, vous posez une question dans votre commentaire, M. Merven : en quoi ce bilinguisme est-il répréhensible ? Or comme je veux bien vous accorder le bénéfice du doute, et croire que vous êtes sincèrement disposé à réfléchir honnêtement à votre « position », voici de quoi alimenter cette réflexion (l'article s'intitule « Les Bilinguistes ». Tout n'y est pas dit, certes, mais je crois que l'essentiel y est affirmé avec force) : http://www.vigile.net/article3679.html

    En espérant réflexion, je vous salue, M. Merven. »

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