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France Boucher est-elle à la hauteur de la tâche?

Les membres démissionnaires du comité de suivi donnent la réplique à la présidente de l'Office québécois de la langue française

Robert Dutrisac   16 avril 2008  Québec
Québec — Dans une lettre ouverte envoyée au Devoir, quatre ex-membres du Comité de suivi de la situation linguistique de l'Office québécois de la langue française (OQLF) tombent à bras raccourcis sur la présidente de l'organisme, France Boucher, qui les a vilipendés en commission parlementaire, la semaine dernière.
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  • Hubert Larocque - Abonné
    16 avril 2008 00 h 33
    Mme Boucher et l'imparfait du subjonctif.
    Le 10 avril, le lendemain de la prestation de Mme Boucher, nous avons écrit la lettre suivante que plusieurs journaux n'ont pas jugé bon de publier. Nous pensons y avoir exprimé ce que l'on doit retenir de cette affaire. On nous permettra de la reproduire dans ce cadre modeste.
    Mme Boucher et l'imparfait du subjonctif.
    Madame Boucher n'utilise guère l'imparfait du subjonctif si l'on en juge par les propos qu'elle a tenus devant la Commission que l'on sait! Une langue carrée, sans nuances, presque populacière : « Plus clair que ça, tu meurs ». La dame paraît fourvoyée dans un contre-emploi.
    Ne devrait-elle pas manier une langue à la hauteur de son poste? On peut comprendre qu'elle n'ait pas « d'états d'âme » pour le français. Plus étonnante est la méprise de ceux qui l'ont nommée. Un gouvernement élu par des comtés d'Anglos et d'immigrants non-intégrés ne défendra le français que pour la forme. Il doit feindre l'action et laisser faire. On attend de lui qu'il ferme les yeux sur la loi 101, qu'il accroisse le secteur anglais en y agrégeant toujours plus d'immigrants. Qu'il vénère la Clause Canada et les ukases de la Cour suprême. Surtout, il lui faut nommer à la défense du français de fidèles exécutants de ses desseins: ne pas nuire à l'anglais, et pour le français: "Tout va très bien, madame la marquise!"
    On est stupéfait de la faiblesse du Parti québécois, du quasi silence de l'ADQ. Quelle illusion s'ils croient s'attirer le vote étranger en jouant le profil bas et en n'envisageant que des demi-mesures! Pourquoi ne pas s'adresser exclusivement aux vrais Québécois? Dire notre vérité sans masque, selon toute son exigence. Et que ceux qui nous aiment nous suivent!
    Hubert Larocque, Gatineau.
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  • Raymond Vaillancourt - Abonné
    16 avril 2008 08 h 16
    Poser la question !
    Comme on le dit souvent: "poser la question, c'est déjà y répondre". Il faudrait aussi s'interroger sur ceux qui l'on nommé et cela, on l'oublie trop souvent.
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  • Hubert Larocque - Abonné
    16 avril 2008 09 h 02
    Mme Boucher, représentant du Gouvernement Charest.
    Le 10 avril, au lendemain de la prestation de Mme Boucher, nous avons écrit la lettre suivante que plusieurs journaux n'ont pas jugé bon de publier. Nous pensons y avoir exprimé ce que l'on doit retenir de cette affaire. On nous permettra de la reproduire dans ce cadre modeste.
    Mme Boucher et l'imparfait du subjonctif.
    Madame Boucher n'utilise guère l'imparfait du subjonctif si l'on en juge par les propos qu'elle a tenus devant la Commission que l'on sait! Une langue carrée, sans nuances, presque populacière : « Plus clair que ça, tu meurs ». La dame paraît fourvoyée dans un contre-emploi.
    Ne devrait-elle pas manier une langue à la hauteur de son poste? On peut comprendre qu'elle n'ait pas « d'états d'âme » pour le français. Plus étonnante est la méprise de ceux qui l'ont nommée. Un gouvernement élu par des comtés d'Anglos et d'immigrants non-intégrés ne défendra le français que pour la forme. Il doit feindre l'action et laisser faire. On attend de lui qu'il ferme les yeux sur la loi 101, qu'il accroisse le secteur anglais en y agrégeant toujours plus d'immigrants. Qu'il vénère la Clause Canada et les ukases de la Cour suprême. En dernier ressort, il lui faut ne nommer à la « défense » du français que de simples exécutants. Une consigne leur suffit : ne rien dire et faire qui nuise à l'anglais tentaculaire et, pour le français, nier l'évidence avec toute l'effronterie et la brutalité nécessaires : « Tout va très bien, Madame la Marquise! ». Mission accomplie, madame Boucher!
    On est stupéfait de la faiblesse du Parti québécois, du quasi silence de l'ADQ. Quelle illusion s'ils croient s'attirer le vote étranger en jouant le profil bas et en n'envisageant que des demi-mesures! Pourquoi ne pas s'adresser exclusivement aux vrais Québécois? Dire notre vérité sans masque, selon toute son exigence. Et que ceux qui nous aiment nous suivent!
    Hubert Larocque, Gatineau.
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  • Michel Simard - Abonné
    16 avril 2008 15 h 20
    Ideologie federaliste
    Depuis que le liberal-conservateur ultra federaliste Jean Charest est au pouvoir a Quebec, les hauts fonctionnaires sont choisis en fonction de leur adhesion a l'ideologie ultra federaliste, a savoir que le francais n'est pas important, qu'il n'est pas necessaire que le Quebec soit francophone. La fille de l'autre devrait etre demise de ses fonctions sur le champ. (Excusez le manque d"accents; je suis en pays anglo-saxon aujourd'hui).
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