Pourquoi j'adhère au Parti indépendantiste
Il y a deux mois, j'ai exprimé avec humeur et humour noir tout le désarroi qui m'habitait en tant qu'écrivain et citoyen québécois par-devers nos partis politiques et, plus particulièrement, par-devers le Parti québécois, qui a renoncé à faire de l'indépendance l'idée fondamentale de son action.
J'ai alors dit que je me sentais orphelin, et plus qu'orphelin, en plein désarroi. Je suis un homme de passion et je ne pouvais concevoir que des politiciens, uniquement pour des raisons électoralistes, tournent le dos au seul projet collectif qui rallie une majorité de la population: la souveraineté du Québec. J'ai éprouvé l'affreux sentiment d'avoir été trahi, d'avoir, depuis l'âge de 15 ans, oeuvré inutilement par l'action et par l'écriture pour une cause et de me retrouver brutalement à devoir en faire le deuil.
Ce deuil, je l'ai fait, et ça m'a pris six semaines pour m'en libérer. Les trois cents messages qui me sont parvenus, écrits en majorité par des jeunes, m'ont beaucoup aidé à passer au travers. Dans l'un d'entre eux, un adolescent m'a rappelé ces mots importants que Jacques Parizeau a dits le soir du référendum volé de 1995: «Qu'est-ce qu'on fait maintenant? Eh bien, on retrousse ses manches et on recommence.»
Mais recommencer comment et avec qui? me suis-je demandé.
Avec le Parti québécois qui n'est plus indépendantiste et ne le sera plus jamais? Croire le contraire, ça serait penser qu'on puisse doper à mort une vieille picouille et espérer naïvement lui faire gagner le derby du Kentucky!
Avec l'Action démocratique du Québec? En mars 2007, j'ai appuyé Mario Dumont pour deux raisons. Le Parti québécois avait besoin d'une bonne leçon de choses et j'espérais qu'après l'avoir reçue, il se retrousserait les manches et recommencerait le combat pour nous mener à l'indépendance. L'autre raison que j'avais d'appuyer l'ADQ, c'était par solidarité pour ces petites gens qui en faisaient partie et que la bourgeoisie québécoise méprisait profondément. Un an après les élections, j'ai toujours du respect pour les députés de l'ADQ, qui ont dû faire le difficile apprentissage du parlementarisme.
Je dois toutefois ajouter que Mario Dumont m'a amèrement déçu depuis qu'il est le chef de l'opposition officielle. Que sont devenus les idéaux pour lesquels il disait se battre durant la campagne électorale, notre identité nationale, notre culture, notre langue, notre espace social? Tout cela a fondu comme neige au soleil, il n'en reste déjà plus que de lamentables débris. [...]
L'écrivain passionné et le citoyen indépendantiste que je suis repose donc la question: mais comment recommencer et avec qui? Il m'apparaît aujourd'hui qu'il n'y a que le Parti indépendantiste qui réponde à ce qui fait brûler l'écrivain passionné et le citoyen indépendantiste que je suis.
Pourquoi le Parti indépendantiste?
Parce que, justement, il est indépendantiste: un vote pour le Parti indépendantiste est un vote pour l'indépendance du Québec, pas pour une futile «conversation nationale» ou une nouvelle «saison des idées» ou la simple gérance d'un gouvernement provincial.
Parce que le Parti indépendantiste prône la langue française comme seule langue officielle du Québec, au travail comme partout ailleurs, pas le bilinguisme dévergondé à la Pauline Marois, pas le multilinguisme hypocrite à la Jean Charest, pas le «je n'en sais encore rien» de Mario Dumont.
Parce que le Parti indépendantiste est social-démocrate et que je crois à la social-démocratie, c'est-à-dire au partage équitable de la richesse qui, seul, peut mettre fin aux privilèges que notre bourgeoisie nationale s'est accordés au détriment du peuple.
Voilà pourquoi j'adhère aujourd'hui au Parti indépendantiste.
Même pour écrire, j'ai besoin de solidarité et de fraternité, j'ai besoin d'aimer, j'ai besoin que se réalise notre grand projet national et j'ai besoin d'y participer par mes mots et par l'action que j'ai toujours mise dans les mots que j'ai écrits. [...]
J'annonce également aujourd'hui que je me porterai candidat du Parti indépendantiste aux prochaines élections québécoises dans le comté de Rivière-du-Loup-Les Basques, donc celui de Mario Dumont. Je m'engage à y faire au nom de l'indépendance une lutte originale en son fond et en son contenu, mais une lutte sans merci!
J'encourage toutes les personnes qui croient à l'indépendance du Québec à adhérer au Parti indépendantiste. [...] Pour terminer, ceci encore: je me mets de nouveau à l'écriture et je compte bien, dans ce roman que j'entreprends, écrire comme si je le faisais pour la première fois, en toute joyeuseté comme ce Québec français, pacifiste, accueillant et indépendant dans lequel nous finirons tous par vivre. Enfin, la fraternité, l'égalité et la liberté! Aimer, c'est agir, a dit Victor Hugo. Alors, j'aime et j'agis. Alors, aimons et agissons!
J'ai alors dit que je me sentais orphelin, et plus qu'orphelin, en plein désarroi. Je suis un homme de passion et je ne pouvais concevoir que des politiciens, uniquement pour des raisons électoralistes, tournent le dos au seul projet collectif qui rallie une majorité de la population: la souveraineté du Québec. J'ai éprouvé l'affreux sentiment d'avoir été trahi, d'avoir, depuis l'âge de 15 ans, oeuvré inutilement par l'action et par l'écriture pour une cause et de me retrouver brutalement à devoir en faire le deuil.
Ce deuil, je l'ai fait, et ça m'a pris six semaines pour m'en libérer. Les trois cents messages qui me sont parvenus, écrits en majorité par des jeunes, m'ont beaucoup aidé à passer au travers. Dans l'un d'entre eux, un adolescent m'a rappelé ces mots importants que Jacques Parizeau a dits le soir du référendum volé de 1995: «Qu'est-ce qu'on fait maintenant? Eh bien, on retrousse ses manches et on recommence.»
Mais recommencer comment et avec qui? me suis-je demandé.
Avec le Parti québécois qui n'est plus indépendantiste et ne le sera plus jamais? Croire le contraire, ça serait penser qu'on puisse doper à mort une vieille picouille et espérer naïvement lui faire gagner le derby du Kentucky!
Avec l'Action démocratique du Québec? En mars 2007, j'ai appuyé Mario Dumont pour deux raisons. Le Parti québécois avait besoin d'une bonne leçon de choses et j'espérais qu'après l'avoir reçue, il se retrousserait les manches et recommencerait le combat pour nous mener à l'indépendance. L'autre raison que j'avais d'appuyer l'ADQ, c'était par solidarité pour ces petites gens qui en faisaient partie et que la bourgeoisie québécoise méprisait profondément. Un an après les élections, j'ai toujours du respect pour les députés de l'ADQ, qui ont dû faire le difficile apprentissage du parlementarisme.
Je dois toutefois ajouter que Mario Dumont m'a amèrement déçu depuis qu'il est le chef de l'opposition officielle. Que sont devenus les idéaux pour lesquels il disait se battre durant la campagne électorale, notre identité nationale, notre culture, notre langue, notre espace social? Tout cela a fondu comme neige au soleil, il n'en reste déjà plus que de lamentables débris. [...]
L'écrivain passionné et le citoyen indépendantiste que je suis repose donc la question: mais comment recommencer et avec qui? Il m'apparaît aujourd'hui qu'il n'y a que le Parti indépendantiste qui réponde à ce qui fait brûler l'écrivain passionné et le citoyen indépendantiste que je suis.
Pourquoi le Parti indépendantiste?
Parce que, justement, il est indépendantiste: un vote pour le Parti indépendantiste est un vote pour l'indépendance du Québec, pas pour une futile «conversation nationale» ou une nouvelle «saison des idées» ou la simple gérance d'un gouvernement provincial.
Parce que le Parti indépendantiste prône la langue française comme seule langue officielle du Québec, au travail comme partout ailleurs, pas le bilinguisme dévergondé à la Pauline Marois, pas le multilinguisme hypocrite à la Jean Charest, pas le «je n'en sais encore rien» de Mario Dumont.
Parce que le Parti indépendantiste est social-démocrate et que je crois à la social-démocratie, c'est-à-dire au partage équitable de la richesse qui, seul, peut mettre fin aux privilèges que notre bourgeoisie nationale s'est accordés au détriment du peuple.
Voilà pourquoi j'adhère aujourd'hui au Parti indépendantiste.
Même pour écrire, j'ai besoin de solidarité et de fraternité, j'ai besoin d'aimer, j'ai besoin que se réalise notre grand projet national et j'ai besoin d'y participer par mes mots et par l'action que j'ai toujours mise dans les mots que j'ai écrits. [...]
J'annonce également aujourd'hui que je me porterai candidat du Parti indépendantiste aux prochaines élections québécoises dans le comté de Rivière-du-Loup-Les Basques, donc celui de Mario Dumont. Je m'engage à y faire au nom de l'indépendance une lutte originale en son fond et en son contenu, mais une lutte sans merci!
J'encourage toutes les personnes qui croient à l'indépendance du Québec à adhérer au Parti indépendantiste. [...] Pour terminer, ceci encore: je me mets de nouveau à l'écriture et je compte bien, dans ce roman que j'entreprends, écrire comme si je le faisais pour la première fois, en toute joyeuseté comme ce Québec français, pacifiste, accueillant et indépendant dans lequel nous finirons tous par vivre. Enfin, la fraternité, l'égalité et la liberté! Aimer, c'est agir, a dit Victor Hugo. Alors, j'aime et j'agis. Alors, aimons et agissons!
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