Rapport Montmarquette - Marois veut bien débattre de tarification
Photo : Jacques Nadeau
Pauline Marois a fait campagne dans la circonscription de Bourget, hier, où l’ancien bloquiste Maka Kotto tente de se faire élire sous la bannière péquiste.
La chef péquiste Pauline Marois est disposée à discuter du rapport tout chaud proposant que les tarifs pour les services publics reflètent les coûts réels engagés.
Elle refuse toutefois d'ores et déjà l'instauration d'un automatisme qui empêcherait les décideurs politiques d'échapper à la stricte règle comptable pour favoriser des visées sociales.
«Je trouve intéressant ce qui est proposé. Je crois qu'on doit faire le débat», a déclaré Mme Marois, qui était de passage dans la circonscription de Bourget hier pour soutenir Maka Kotto, le candidat de son parti à l'élection partielle du 12 mai.
«On peut avoir comme gouvernement des intentions particulières qui font en sorte que les tarifs peuvent être très bas et ne pas couvrir les coûts parce qu'il y a d'autres objectifs que l'on veut poursuivre», a toutefois ajouté Mme Marois.
En guise d'illustration, elle s'est référée aux centres de la petite enfance. «Nous avions fixé les tarifs bas en sachant qu'il y avait d'autres objectifs. Je crois qu'il faut garder cette possibilité pour un gouvernement», a-t-elle soutenu.
Dans un rapport commandé par la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, et rendu public jeudi, l'économiste Claude Montmarquette, l'ancien ministre péquiste Joseph Facal et la consultante Lise Lachapelle ont proposé l'abandon des bas tarifs pour les services publics, tels que l'électricité, l'éducation universitaire et les garderies, entre autres.
Ils ont prôné la mise en place d'une politique-cadre prévoyant que les tarifs couvrent dorénavant les coûts pour les produire, quitte à soutenir financièrement les plus démunis.
Mme Marois a profité de l'occasion pour dénoncer l'accueil qu'a réservé la ministre des Finances aux propositions qui lui étaient faites.
«Je suis estomaquée de voir que la première chose qu'a faite la ministre des Finances, qui a commandé le rapport, a été de le tabletter. Elle n'a pas voulu prendre position. Elle le commande, elle sait à quoi s'attendre parce qu'elle sait qui elle a nommé. Le jour où il est déposé, elle n'a plus rien à dire, sauf de se tourner vers nous», a souligné Mme Marois.
La chef péquiste souhaite entendre Mme Jérôme-Forget se mouiller. «Qu'est-ce qu'elle a à dire, elle, sur ce qui est proposé», a-t-elle demandé.
Elle refuse toutefois d'ores et déjà l'instauration d'un automatisme qui empêcherait les décideurs politiques d'échapper à la stricte règle comptable pour favoriser des visées sociales.
«Je trouve intéressant ce qui est proposé. Je crois qu'on doit faire le débat», a déclaré Mme Marois, qui était de passage dans la circonscription de Bourget hier pour soutenir Maka Kotto, le candidat de son parti à l'élection partielle du 12 mai.
«On peut avoir comme gouvernement des intentions particulières qui font en sorte que les tarifs peuvent être très bas et ne pas couvrir les coûts parce qu'il y a d'autres objectifs que l'on veut poursuivre», a toutefois ajouté Mme Marois.
En guise d'illustration, elle s'est référée aux centres de la petite enfance. «Nous avions fixé les tarifs bas en sachant qu'il y avait d'autres objectifs. Je crois qu'il faut garder cette possibilité pour un gouvernement», a-t-elle soutenu.
Dans un rapport commandé par la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, et rendu public jeudi, l'économiste Claude Montmarquette, l'ancien ministre péquiste Joseph Facal et la consultante Lise Lachapelle ont proposé l'abandon des bas tarifs pour les services publics, tels que l'électricité, l'éducation universitaire et les garderies, entre autres.
Ils ont prôné la mise en place d'une politique-cadre prévoyant que les tarifs couvrent dorénavant les coûts pour les produire, quitte à soutenir financièrement les plus démunis.
Mme Marois a profité de l'occasion pour dénoncer l'accueil qu'a réservé la ministre des Finances aux propositions qui lui étaient faites.
«Je suis estomaquée de voir que la première chose qu'a faite la ministre des Finances, qui a commandé le rapport, a été de le tabletter. Elle n'a pas voulu prendre position. Elle le commande, elle sait à quoi s'attendre parce qu'elle sait qui elle a nommé. Le jour où il est déposé, elle n'a plus rien à dire, sauf de se tourner vers nous», a souligné Mme Marois.
La chef péquiste souhaite entendre Mme Jérôme-Forget se mouiller. «Qu'est-ce qu'elle a à dire, elle, sur ce qui est proposé», a-t-elle demandé.
- » Québec (province),
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